Disclaimer : L'univers et les persos sont l'entière propriété de , et je la remercie de nous les prêter le temps d'une fic.
Slash DM/HP gentillet. Il n'y aura pas de lémon, donc âmes sensibles, vous pouvez rester. C'est la bonne occasion d'apprendre à aimer ce couple en douceur ;)
Bonjour à tous. J'espère que ce chapitre vous conviendra d'avantage que le dernier, qui n'a pas eu beaucoup de succès.
Merci à :
Loula : Je dois t'avouer qu'effectivement le manque de review me chagrine. Je passe une moyenne de 6 heure par chapitres, et avoir qu'une ou deux personnes qui me laisse une review, sur les 300 en moyenne qui lisent le chapitre est assez décevant. Pas la peine d'intimer les lecteurs à laisser des review, (mais merci lol) apparemment, ma fic n'en mérite pas d'avantage. C'est pas grave, je vais essayer de ne pas me décourager.
Gros bisous à toi, et merci pour ta review.
PS : Pour ceux qui ont trouvé le chapitre précédent brouillon, c'était dû au fait que les lignes séparatrices des chapitres ne s'inscrivaient pas (merci à Leeloo c. de me l'avoir dit) Je les ai rajouté et je pense que vous y verrez plus clair.
7. Il a vraiment un sale caractère :
Lundi matin, 7H00, Harry fut réveillé en sursaut par un « plop » sonore dans la chambre.
— Mr Potter, couina un elfe de maison, le professeur Rogue m'envoie vous chercher. Vous devez vous rendre dans les plus brefs délais à son bureau. Il me fait vous dire que vous aurez vingt minutes pour être prêt, et une heure de colle par quart en retard.
Harry, qui somnolait encore à moitié en maudissant Rogue et les lundis matins, se réveilla tout à fait en prenant conscience de l'imminence du rendez-vous.
Il sauta du lit et courut dans la salle de bain avant de bondir dans la douche sans prendre le temps de régler la température, ce qui le fit suffoquer quand il se jeta sous un jet d'eau glacée.
Après s'être frictionné quelques minutes, s'inquiétant du temps qui passait à une vitesse affolante, il sortit de la douche et enfila directement son uniforme, en ayant à peine pris le temps de se sécher. Il se brossa vite fait les dents et partit en courant. Rogue savait très bien qu'il fallait déjà presque dix minutes aux Gryffondor pour se rendre de leur tour aux cachots !
Harry dévala tous les escaliers en manquant de se rompre le cou une bonne dizaine de fois. Il arriva, essoufflé, échevelé, et plus débraillé que jamais, devant le bureau du professeur de potions. Entendant des voix à l'intérieur, il frappa.
— Entrez, lança sèchement le professeur Rogue.
Harry entra, et vit Rogue qui trônait derrière son bureau, et qui le regardait comme déçu qu'il soit à l'heure.
Le blond, qui siégeait devant le bureau de son directeur, se retourna, impeccablement coiffé et habillé et détailla Harry en souriant avec suffisance.
Le Gryffondor fronça les sourcils, il était certain que Malefoy avait été prévenu bien avant lui. Sans ça, il n'aurait pas pu s'être préparé aussi parfaitement qu'il l'était.
— Je vois que vous n'avez même pas fait l'effort de vous peigner ce matin, au contraire de Mr Malefoy, ça sera donc cinq points de moins pour Gryffondor, fit Rogue de sa voix doucereuse, sous le sourire orgueilleux de Malefoy.
— Donc voilà, je vais vous donner l'occasion d'être moi, Potter. Vous et Mr Malefoy irez me chercher quelques ingrédients nécessaires à la préparation de mes potions. Je vous ai rédigé une liste.
Rogue donna la feuille de parchemin à Drago, sur laquelle figurait le nom d'une demi-douzaine de plantes et insectes.
Celui-ci la parcourut rapidement des yeux, mais releva la tête, inquiet.
— Mais, professeur, tous ces ingrédients se trouvent...
— Dans la Forêt interdite, oui Mr Malefoy, je suis au courant. Je vous conseille de penser à emporter des bocaux et autres ustensiles, vous en aurez besoin. Maintenant, disposez !
Les deux garçons se levèrent et allaient sortir quand le professeur parla :
— Je veux les ingrédients dans mon bureau, ce soir. Vous avez tout intérêt à ce qu'ils soient tous présents. Vous allez devoir faire preuve d'entraide et de prudence tous les deux. Vous vous rendez dans la Forêt interdite, il n'est pas question que vos gamineries vous mettent en danger, c'est clair ?
— Oui, professeur, répondirent-ils en chœur.
Harry et Drago sortirent et longèrent le couloir en silence. Aucun d'eux deux ne parlaient. Drago se tenait éloigné de Harry et l'ignorait totalement. Après quelques coups d'œil furtifs vers Drago, Harry prit la parole.
— Passe-moi la liste des ingrédients, que je voie ce qu'on doit chercher.
Drago lui tendit le parchemin sans prendre la peine de le regarder. Harry s'en empara avant de bougonner un merci, quasiment inaudible.
— Alors :
3 gousses d'Achillée sternuatoire ;
5 Champignons grincheux ;
2 bocaux de Bandimon ;
15 Doxys des forêts ;
5 Hurlupés ;
1 Chrysopes ;
Harry soupira et s'ébouriffa les cheveux.
— Nous devrions peut-être aller à la bibliothèque pour faire des recherches sur certains ingrédients, pour en savoir plus sur leurs apparences et leurs effets ?
— Je ne vois pas pourquoi « nous » devrions y aller. Pour ma part, je connais tous les ingrédients, dit Drago en le toisant avec mépris.
— Très bien, reprit sèchement Harry, nous pouvons donc aller remplir notre mission tout de suite puisque tu as une si grande connaissance, ironisa-t-il. Je vais chercher certains trucs qui nous seront utiles, on se rejoint à l'entrée de la Forêt interdite.
— Tu n'as pas d'ordres à me donner Potter ! Je t'attendrai à l'entrée du château.
Harry leva les yeux au ciel et acquiesça succinctement avant de partir dans les couloirs.
Durant le trajet, Harry se demanda ce que pouvait avoir Malefoy. Après le repas du samedi midi, duquel Drago était parti en trombe, Harry ne l'avait pas revu du week-end. Drago évitait son regard, comme gêné, mais il ne savait pas pourquoi. Il ne lui avait rien dit ou fait qui pourrait être la cause de ce comportement, singulier, venant de Malefoy.
Il se dirigea aux cuisines pour prendre un peu de nourriture. Il n'avait pas eu le temps de déjeuner, et n'était pas certain qu'ils puissent prendre le temps de s'arrêter pour manger. Il ignorait combien de temps il leur faudrait pour trouver tous les ingrédients de la liste, alors il préférait être prévoyant.
Il prit trois pommes, des carrés de chocolat et des brioches, plus une gourde de jus de citrouille, qu'il mit dans un sac avant de le rétrécir pour le placer dans sa poche.
Harry s'arrêta dans la réserve où il prit pleins de fioles et des bocaux. Il ajouta à tout ce matériel deux pinces pour décoller le Bandimon, du doxycide, et des gants en peau de dragon. Il fulminait car pendant ce temps, Malefoy ne l'aidait pas alors qu'il le devrait.
Il ne lui restait plus qu'à monter dans son dortoir pour prendre sa cape d'hiver. Bien que, sous le couvert des arbres immenses et touffus, le vent glacial du dehors ne devait pas pénétrer énormément.
Harry descendit dans le grand Hall, où il vit Malefoy l'attendre stoïquement. Dès que celui-ci l'aperçut, il sortit et se mit en marche vers la Forêt interdite. Harry accéléra l'allure pour ne pas être distancé, il ne voulait pas passer sa journée à rechercher Malefoy dans l'immense forêt.
Ils arrivèrent à l'entrée de la forêt, où ils pénétrèrent avec appréhension après avoir sorti simultanément leur baguette. Aussitôt, une quiétude oppressante envahit l'espace. Une atmosphère magique et malsaine les entourait. Des arbres aux formes étranges et torturées, aux mouvements furtifs aperçus du coin de l'œil, en passant par des cris effrayants provenant d'une quelconque créature, tout y était pour qu'un humain ne soit pas en confiance dans ce lieu.
— Alors, on part par où ? demanda Harry.
— Eh bien, les Achillées sternuatoire, Champignons grincheux et le Bandimon poussent dans les coins très humides, donc il suffit de trouver un tel endroit, déclara Drago, qui avait l'air profondément ennuyé de se trouver ici, avec Harry.
Harry réfléchit quelques secondes et se souvint qu'il était passé près d'un marécage, lors d'une de ses visites à Graup.
— Viens, je pense que nous devrions aller par là, dit-il à Drago, toujours aussi silencieux et contrarié.
Harry avait envie de demander à Malefoy pourquoi soudain, il agissait de la sorte. Il ne lui lançait même pas de pique, ni aucune remarque blessante, pas que ça le dérange, mais ça le travaillait. En même temps, il n'avait pas envie de « réveiller » Malefoy, aux risques qu'ils passent leur temps à se crier dessus, et par la même, attirer l'attention dans un endroit rempli de créatures n'aimant pas les humains.
Ils marchèrent durant un quart d'heure, dans le silence le plus complet, et arrivèrent près du marécage. Les deux garçons avaient croisé bon nombre de Botrucs qui courraient dans tous les sens. Ils sursautèrent lorsqu'un Augurey détala, dérangé par leur arrivée.
Après un tour d'horizon, ils se mirent en quête de trouver les ingrédients.
Une grosse touffe d'Achillée poussait au beau milieu du marécage. Malheureusement, celui-ci était infesté de Fangieux aux dents acérées, ces petites bestioles qui prennent l'apparence du bout de bois flottant.
— Déjà, on a trouvé l'Achillée, mais comment faire pour la récupérer ? demanda Harry découragé.
— Laisse-moi faire Potter, tu n'as apparemment pas souvenir que tu es un sorcier, fit Malefoy avec dédain.
Il lança un simple sort de découpe sur les longues tiges de la plante, suivi par un Accio, pour les amener directement dans ses mains. Il récolta les fines gousses, en prenant soin de ne pas toucher les étamines, hautement urticantes.
Harry se sentit bête de ne pas y avoir pensé et apporta un bocal pour que Drago les glisse à l'intérieur.
— Nous devrions nous séparer. Potter, tu cherches les champignons grincheux, et moi, les Bandimons, proposa Drago, heureux d'avoir prouvé une fois de plus sa supériorité à Harry.
— Oui, heu... à quoi ça ressemble les grincheux déjà, demanda Harry, mal à l'aise.
Malefoy haussa un sourcil moqueur, et finit par lui décrire le champignon.
— Tu verras, ils sont tout petits et tout bleus. Ils ne sont pas dangereux, tu n'as pas besoin de protection, indiqua Malefoy avant de partir de son côté, un sourire aux lèvres.
Drago examinait attentivement les troncs d'arbre. Les Bandimons, ces petits amas de moisissure pourvus d'yeux, aimaient s'y accrocher pour profiter du paysage. Après vingt minutes de recherche intensive, Drago avait découvert toute une colonie de Bandimons. Il mit des gants, s'arma de sa pince, et décrocha difficilement la moisissure qui s'accrochait de toutes ses forces. Une fois qu'il eut réussi à en mettre une grande partie dans un bocal, il décida de retrouver Harry, après avoir entendu celui-ci hurler après lui.
— Malefoy ! Tu vas me le payer ! s'époumonait Harry.
Drago arriva près de la source de cris intempestifs et éclata de rire en voyant Harry, bleu des pieds à la tête.
— Vraiment très drôle Malefoy, je savais que je n'aurai pas dû te faire confiance, beugla Harry.
— Ce n'est pas de ma faute si tu ignores tout des champignons schtroumpfs quand même ! se défendit Drago en essayant de reprendre son souffle. En tous cas, je peux te dire une chose : le bleu ne te va pas du tout, lâcha-t-il en pouffant de rire de nouveau.
— Heureux de voir que mon état te rend moins laconique, pesta Harry. Je te laisse le soin de trouver toi-même les champignons grincheux dans ce cas, finit-il par dire en s'asseyant sur un tronc d'arbre couché.
Malefoy mit une demi-heure supplémentaire pour trouver des champignons grincheux, toujours aussi heureux de sa petite vengeance personnelle.
— Bon, on a fait tout ce qu'on devait dans le coin. Il nous faut trouver une clairière, car les Chrysopes aiment voler à la lumière du jour.
Harry se leva et passa rageusement devant Malefoy sans lui répondre. Il partit vers la gauche, suivit par Malefoy, redevenu tout guilleret.
— Tu ne vas pas faire la tête toute la journée quand même, demanda Drago au bout d'un moment.
— Qu'est-ce que ça peut te faire, je n'ai jamais eu l'habitude de te faire la conversation de toute manière, répondit Harry, renfrogné. Et puis, tu ne disais pas la même chose, tout à l'heure, quand c'est toi qui ne disais pas un mot !
— Bien, si tu préfères le silence Potter, ça ne me dérange pas, fit Drago vexé.
— Écoute Malefoy, reprit Harry en se retournant si prestement vers Drago qu'il se retrouva nez à nez avec lui, je n'apprécie pas forcément le silence, mais je sais que toutes les discussions que nous aurons finiront toutes de la même façon, en s'engueulant ! Donc, soit on se tait, soit on essaye de parler normalement, mais te connaissant, je sais que c'est impossible, donc pas la peine d'essayer.
— Et qu'est-ce que tu connais de moi Potter ? Ce que tu t'imagines sur moi n'est pas à prendre en compte !
— Je n'ai rien à m'imaginer, la façon dont tu agis me suffit pour voir que tu n'es pas quelqu'un de bien, c'est tout.
Les deux garçons avaient repris leur marche et enchaînaient les tirades virulentes, dérangeant le calme de la forêt. Des oiseaux s'envolaient, effrayés par leur passage, des petits rongeurs lâchaient leur butin comestible pour aller se réfugier sous des feuilles et des animaux poussaient des cris comme pour leur imposer le silence.
Les deux garçons arrivèrent aux abords d'une clairière, essoufflés, mais réfugiés de nouveau dans leur mutisme.
Ils cherchèrent à repérer une nuée de petits insectes aux larges ailes transparentes.
Leur recherche était pour l'instant infructueuse, et les deux garçons commençaient à en avoir marre. Le froid était humide, et leur humeur maussade n'arrangeait rien.
— Regarde, il y a un rocher plat couvert par une sorte de dôme de buisson, ont fait une pause ? proposa Harry pour tenter de relancer le dialogue.
Drago accepta et le suivit. Ils s'installèrent l'un contre l'autre, à cause de la petite place exiguë qu'il y avait. Harry retira ses lunettes et se frotta les yeux, avant de les remettre en place. Il attendait que Malefoy parle mais celui-ci était très rancunier. Un défaut de plus à mettre sur la longue liste !
Soudain, un grondement venant tout droit de l'estomac de Malefoy se fit entendre.
— Tu as faim ? demanda Harry. J'ai apporté des trucs à manger si tu veux, proposa-t-il en signe de paix relative.
— Non, déclara Drago.
Harry haussa les épaules et ne s'inquiétant pas du sort de Malefoy, il sortit un gros morceau de chocolat avec une brioche. Il mangea avec délice, ne s'étant pas rendu compte que lui aussi mourrait de faim.
oOo
— Tiens, prends une pomme, tu m'énerves à gargouiller, dit Harry à Drago qui s'évertuait à refuser toute nourriture depuis dix minutes.
Drago accepta finalement ce que Harry lui proposait.
— Et merci, c'est pour les chiens ? insinua Harry
— Dans ce cas, Merci Potter, dit Drago avec effronterie.
— C'est quoi ton problème Malefoy ? s'énerva Harry. Tu vois, j'avais raison, tu ne peux pas parler normalement !
Drago mangea sa pomme, imperturbable, remerciant mentalement Harry d'avoir penser à apporter de la nourriture.
— C'est pas tout, mais il faudrait peut-être qu'on s'y remette si on ne veut pas passer la nuit ici, objecta Drago, une fois sa pomme finie.
Harry était d'accord, aussi il se leva et scruta l'horizon pour y découvrir un Chrysope. Cet insecte était très rare, donc il leur serait très difficile d'en trouver un.
Cela faisait une heure que Harry et Drago faisaient le tour de la clairière à la recherche du maudit insecte, quand Drago finit par s'arrêter, dépité de ne pas en trouver. Il se cala contre un arbre et espéra que Harry en trouverait un.
« Génial, monsieur se repose pendant que moi je dois chercher. Il ne manque pas d'air, je vais aller lui dire ce que j'en pense ! »
— Malefoy je...
Harry se tenait en face de Drago mais ne bougeait plus.
— Qu'est-ce que tu as à...
— Chut Malefoy, souffla doucement Harry, qui regardait le Serpentard comme s'il venait de se rendre compte qu'il était la huitième merveille du monde.
Harry braquait son regard dans la direction de Drago. Il s'approcha doucement du blond, tendit délicatement la main vers son visage et effleura ses cheveux.
« Qu'est-ce qu'il a à me fixer comme ça tout à coup ? Pourquoi il s'approche autant là ? Mais, qu'est-ce qu'il fait...il va pas... »
— Hey, Potter, m'approche pas. Qu'est-ce que tu fais ? Dégage ! dit Drago, crispé de voir Harry se rapprocher de plus en plus.
Harry se pencha rapidement en avant et se retrouva à quelques centimètres du visage du Serpentard. Leurs joues se frôlèrent une fraction de seconde.
— Regarde ce que j'ai, lança joyeusement Harry, s'écartant rapidement et montrant un Chrysope entre ses doigts. Il était juste derrière toi, et toi, tu n'as rien vu !
— Oui bah ça va, pousse-toi de mon espace Potter, cracha Drago en le repoussant.
« Par Merlin, j'ai vraiment cru qu'il allait... je préfère même pas y penser ! »
— T'es pas bien, t'as sniffé du pus de Bubobulb ou quoi ? Je ne vais pas te manger ! Je ne pouvais pas prendre le risque qu'il s'envole. Je n'avais pas le choix ; si tu t'étais poussé, peut-être qu'il serait partit, et nous aurions passé une éternité à en retrouver un autre.
« Qu'est-ce qu'il croit ? Que j'avais envie d'un câlin peut-être. En tout cas, je suis malheureusement contraint d'avouer que ses cheveux ne sont pas fourchus ! Ils sont même extrêmement doux. Je suis sûr qu'il les badigeonne continuellement avec la fameuse crème hydratante d'extrait de bave d'escargot à trois queues que les sorcières s'arrachent à prix d'or. Une vraie fille, je n'ai jamais vu ça ! Et puis, il a vraiment un sale caractère ! »
— Oui bon, ça va, tu ne veux pas une médaille non plus ! Les deux derniers ingrédients à ramener se trouvent partout. Il suffit d'ouvrir l'œil. Les Horglups sont des champignons rosâtres avec des poils. Il faut des gants pour les ramasser, et on trouve les nids de Doxys aux petits excréments jaunes sur le sol, finit Drago rapidement, en prenant la tête de la marche pour dissimuler au plus vite les rougeurs qui apparaissaient sur ses joues.
Nous allons prendre le chemin du retour, avec un peu de chance, nous en croiserons et nous pourrons plus vite rentrer au château.
Il suffît de dix minutes de marche pour qu'ils tombent sur un gisement d'Horglups. Les deux garçons enfilèrent leurs gants, récoltèrent les cinq champignons et se remirent en route.
— Génial, il ne nous reste que les Doxys et nous avons fini. Je suis sûr que Rogue ne s'attendait pas à ce qu'on termine si tôt, dit Harry de bonne humeur.
— Ça c'est certain, sourit Drago en se renfrognant immédiatement, se rendant compte qu'il avait été aimable.
« Serait-ce un sourire ? Il y a de l'espoir, peut-être que nous finirons par nous parler sans nous insulter. » pensa Harry.
Perdu dans ses pensées, Harry ne vit pas Malefoy qui s'était arrêté pour examiner quelque chose sur le sol et le percuta de plein fouet.
— Aïe Potter ! Tu ne peux pas regarder où tu vas ? s'énerva Drago.
— Désolé, je n'avais pas vu que tu t'étais arrêté.
— Oui bah... regarde, grogna Drago, décidant de passer sur la maladresse du Gryffondor.
Harry suivit ce que le Serpentard montrait du doigt et aperçut une multitude de crottes jaunes.
— Super, reste plus qu'à trouver le nid. Il doit être dans cet arbre là.
— C'est ce que je pense aussi, confirma Drago.
Harry sortit le pulvérisateur de doxycide et demanda à Malefoy de s'écarter, ce qu'il fit sans rechigner. Il visa les petits insectes recouverts de poils noirs et pulvérisa du produit rapidement sur l'ensemble de la colonie. Tous les Doxys se détachèrent de l'arbre et tombèrent à ses pieds dans un bruit sourd.
Les deux garçons se baissèrent pour récupérer les quinze Doxys qu'il fallait, heureux que leur mission soit enfin finie.
Harry referma le flacon quand il entendit Malefoy jurer entre ses dents.
— Arrg, un Doxy m'a mordu !
Harry devint blême quand il se rendit compte qu'il avait oublié de prendre un antidote contre les morsures très dangereuses des Doxys.
Malefoy s'était mis à transpirer à grosses gouttes. Le venin qui se rependait très rapidement le brûlait de l'intérieur. La morsure au doigt saignait abondamment, et la plaie devenait violacée. Drago vacilla contre un arbre, incapable de rester debout plus longtemps.
Harry essaya de ne pas paniquer. Il attrapa Malefoy, cala son bras sur ses épaules et enserra sa taille pour l'aider à marcher. Il lui était difficile d'avancer car le terrain plein de brindilles et de racines entremêlées était presque impraticable. Malefoy était quasiment sans connaissance, et le peu d'aide qu'il apportait à Harry pour marcher ne servait à rien. Par chance, ils n'étaient plus très loin de l'orée de la forêt.
Harry avait fini par prendre Drago sur son épaule, quand celui-ci avait totalement perdu conscience. Il marchait le plus vite possible et atteignit enfin l'entrée de l'infirmerie.
« Pourvu que Pomfresh soit présente ! » s'inquiéta Harry.
Il entra et l'appela de toute sa voix.
— Oui, oui, qu'est-ce que... Mais que s'est-il passé ? demanda l'infirmière en se hâtant d'accueillir ses patients. Elle soutint immédiatement Drago et l'installa sur le lit le plus proche.
— Il a été mordu par un Doxy des forêts, avoua Harry, épuisé, inquiet et trempé de sueur d'avoir porté Malefoy sur une si longue distance.
— Heureusement, j'ai justement de l'antidote tout frais. Severus m'en a apporté ce matin. Envoyer des élèves dans la Forêt interdite, j'avais bien dit à Severus que c'était trop dangereux, mais croyez-vous qu'il m'écoute ? Non, bien sûr, dit l'infirmière en parlant dans sa barbe, tout en s'affairant auprès de son patient.
Et vous, pourquoi êtes-vous tout bleu ? demanda-t-elle à Harry en le regardant, surprise.
Harry qui avait totalement oublié qu'il était bleu des pieds à la racine des cheveux se mit à rougir.
— Ce... c'est rien, j'ai touché un champignon schtroumpf par inadvertance, mentit-il.
— Eh bien, j'ai une potion qui devrait faire effet rapidement. Vous avez de la chance, certains font de graves allergies et les effets sont désastreux. Déshabillez-vous et mettez-vous dans ce lit, je m'occupe de vous dès que j'en aurais fini avec Mr Malefoy.
Harry obéit et regarda l'infirmière faire des examens à Drago, qui était blême et inerte. Sa peau avait pris une teinte translucide par endroits, et la fièvre froide n'avait apparemment pas encore baissé.
— Il va s'en sortir ? interrogea Harry au bout d'un long moment.
— Vous êtes arrivés à temps. Je lui ai donné une forte dose d'antidote. Il risque de délirer un peu cette nuit, mais il s'en sortira, déclara Pompom en s'épongeant le front.
— Et moi, quand est-ce que je retrouverais ma couleur normale ? demanda Harry, plein d'appréhension.
— Demain probablement, je vais vous garder en observation cette nuit, pour vérifier que vous ne faites aucune allergie, asséna Pompom pleine d'entrain.
— Bien, dit Harry, mais je dois emmener les ingrédients du professeur Rogue dans son bureau, avant ce soir.
— Laissez, je vais lui faire porter, reposez-vous maintenant. Je pense qu'il viendra vous voir demain, quand vous serez en condition de recevoir de la visite. Il était sûr que l'un d'entre vous, ou même les deux, finiraient ici. Malgré ça, il a persisté ! Ah, ce professeur Rogue, quelle tête de mule.
Harry sombra dans la léthargie, bercé par les récriminations de Pompom à l'encontre de Rogue.
Voilà, si vous avez aimé ce chapitre, vous pouvez me laisser une review.
Merci et le prochain chapitre est : Il peut faire preuve de gentillesse de temps en temps !
