20 REVIEWS ! J'en ai jamais eu autant pour un chapitre ! Je suis aux anges ! Merci à Pottera, Lizoune, Lola, Zazo, tonkie (la VIP), Sandiane, Perruche Cevenole, rockeuse dans l'ame, louisy, CapUu, aylala, Anae, giovannapotter, Anna Black, Kikie1990, Erylis, Lilli-Puce, Gabrielletrompelamort, Emmaliana, et Estelle.
Voici la suite ! Bonne lectuuuuuure ! Chapitre 7 : Le baiser
J'ouvris les yeux le lendemain, et constatai qu'il faisait déjà jour. J'avais très mal dormis, et impossible de retrouver le sommeil. Je me levai et sortis de ma chambre rapidement pour vérifier si par hasard j'avais eu du courrier… (Je sais, je sais, un hibou ne peux pas traverser deux fois l'atlantique en une nuit, mais que voulez-vous quand on attend du courrier important on vérifie tous les jours, au cas où…). Je ne lui avais pas proposé de venir faire un tour dans ma cheminée parce que je devais être au Chaudron Baveur vers 14 h, et ça faisait du 8 h du matin pour elle… Donc une ou deux heures avant c'était beaucoup trop tôt.
Je fis un tour dans la cuisine où quelques enveloppes étaient éparpillées sur la table.
« Erika Knight »
« Grace Knight »
« Caleb Knight »
Grrr… et Andréa Knight alors ?
- C'est pas tous les jours qu'on reçoit des bijoux par hibou, me dit ma mère.
- Tu n'es pas au travail ? lui demandai-je surprise.
- Je ne commence que dans une heure.
Quoi ? Mais non !
Elle m'indique l'horloge de sa main, et m'aperçois qu'en effet il n'était que 6h30 !
- Je sais pas qui est ce garçon, mais il te fait complètement perdre la tête, me dit-elle avec un sourire compréhensif, j'étais comme toi à ton âge quand j'ai rencontré ton père.
- Tu as rencontré papa à mon âge ? Mais vous avez quatre ans de différences !
- L'amour n'a pas d'âge ma biche.
- Peut-être mais 15 ans et 19 ! On voit beaucoup la différence ! Enfin je veux dire, il devait avoir déjà eu d'autres copines « sérieuses », et toi…
J'espérai qu'elle comprenait mon message par « copines sérieuses ». Je n'avais pas envie d'employé les mots qui convenaient pour lui faire comprendre. Je n'ai pas du tout l'habitude de parler de mes histoires d'amour (et de celle de ma mère) avec elle. Alors parler de sexe… encore moins !
- Et moi non, termina-t-elle. Je sais que tu as une grande sœur, et des amies pour discuter de tes histoires avec les garçons mais je veux que tu saches que je suis là moi aussi.
J'acquiesçai, mais ne dis rien. Je ne voulais pas qu'on enchaîne avec mes histoires avec les garçons comme elle l'avait si bien dit. Je fis mine de bailler et remontai discrètement dans ma chambre, pour essayer de dormir encore un peu.
oOoOoOo
Elle dans sa chambre. Moi dans la mienne. Nos portes ouvertes. On discute tout en se préparant chacune de notre côté.
- Tu as prévu quoi aujourd'hui ? demandai-je à ma sœur.
- Je passe l'après-midi avec Lily, Kessy et Lauren. Et toi ? Vas-tu revoir ce mystérieux garçon ? me dit-elle avec un sourire dans la voix.
A quoi bon lui mentir sur ce coup là ? Elle avait deviné depuis bien longtemps que je voyais quelqu'un.
- Oui, dis-je simplement.
- Moi aussi je vois un garçon cette après midi. Enfin, c'est les filles qui ont prévues ça. Elles disent qu'il va me plaire, et que je devais tourner la page Sirius. Lily m'a dit qu'il se pourrait qu'il se soit casé pour du bon...
Heu… quoi ?
- Ah oui ? Et comment elle sait ça ? dis-je d'un air détaché. Elle n'est pas très proche de Sirius a ce que je me souvienne.
- Non, de Sirius non, mais de James oui… Ils s'écrivent depuis le début des vacances. J'ai l'impression que ça avance entre eux.
- Oh…
Je n'ajoutais rien. En effet Lily avait une très bonne source pour affirmer ce genre de chose. Je regardais ma montre et constatai que je ferai mieux de partir tout de suite pour ne pas arriver en retard au Chaudron Baveur. J'ai longuement réfléchi avant de me décider. J'avais déjà préparé le parchemin et l'encre pour lui dire que je ne venais pas finalement. Mais j'étais incapable de refuser au fond de moi. Je voulais le revoir. Et puis ya toujours rien entre-nous. Les amis ça s'enlacent non ? NON ? Et ben moi je dis que oui. Et puis je lui avais déjà dit que je venais, je ne pouvais pas annuler le matin pour l'après midi ? C'était pas poli. Je suis quelqu'un de très polie. Enfin… quand j'y pense pas vraiment… Hier dans mes réflexions, je me suis aperçue que je ne l'avais pas remercié pour le collier (entre autre). Je me rattraperai.
oOoOoOo
Je n'eus même pas besoin d'aller à l'intérieur de l'hôtel. Il m'attendait devant. Il m'offrit le plus beau de ses sourires lorsqu'il me vit arriver. Mon cœur fit un bon dans ma poitrine. Pourquoi fallait-il qu'il soit si irrésistible ? J'essayai de paraître le plus normal possible lorsque j'arrivai face à lui, et lui sourit en guise de bonjour.
- Pile à l'heure, me dit-il toujours souriant. Tu as quelque chose de spécial à faire aujourd'hui ?
- Non… Et toi ?
- J'avais prévu une balade tranquille sur le chemin de Traverse et les environs.
- Ca me va.
Nous nous mîmes en route. On aurait dit que ce qui s'était passé hier n'avait jamais eu lieu. J'étais un peu plus à l'aise voyant qu'il ne faisait aucune référence à ça.
- Tu as des nouvelles de Liz et James ? Ils rentrent bientôt non ? dis-je pour faire la conversation.
- Ouais, j'ai eu quelques contacts avec James. Ils rentrent dans une semaine il me semble.
- Il me semble aussi…
Un silence s'installa… Pourquoi c'était si dur de faire la conversation ? Avant on avait pas du tout ce problème ! Nous passâmes devant une première boutique où une affiche était placardé avec inscrit :
COMMENT PROTÉGER
VOTRE MAISON ET VOTRE FAMILLE
CONTRE LES FORCES DU MAL
- Alors ça y est c'est la guerre ?
- C'est pas loin de l'être, me dit-il.
Tout en continuant à marcher dans la ville, nous entamâmes une grande conversation des plus sérieuse à propos de la montée en puissance de ce mage noir. Plusieurs fois nos mains se frôlèrent, ce qui emballait mon cœur au quart de tour. Mais lorsque nous nous replongions dans la discussion j'arrivais à me calmer, sans pour autant m'éloigné de lui. Lorsque nous avions épuisé le sujet, je me rappelais d'une chose…
- Merci, dis-je.
Il me regarda dans les yeux et me demanda perplexe :
- Merci pour quoi ?
- Pour le collier – je mis ma main dessus à ce moment là – pour le tee-shirt, pour les verres au concert…
- De rien, dit-il simplement.
Nous continuâmes notre route en silence. A un moment je m'arrêtai.
- On va faire un tour à la Ménagerie Magique? me proposai-je très enthousiaste en montrant la devanture de la boutique qui se dressait face à nous.
- Si tu veux, dit-il.Nous entrâmes donc dans la boutique. J'adorai les animaux. J'avais envie de m'acheter un hibou rien qu'à moi, mais je n'avais pas encore assez d'argent, cela ne m'empêchai pas de jeter un coup d'œil.
- Ils viennent de naître, nous dit le gérant alors que je m'attardai devant un petit enclos avec de magnifiques chiots.
- Ils sont trop mignons, dis-je en en prenant un dans mes bras.
Ses petits aboiements me faisaient fondre, se devaient être des labradors. Mais je ne suis pas du tout une experte en chiens.
- Tu aimes les chiens ? me demanda Sirius l'air content.
- Pas particulièrement, mais comment résister à ceux-là, sont trop chou…
Je reposai le chiot dans son enclos.
- Et toi ? demandai-je curieuse.
Je comprenais pas qu'il ait l'air tant ravi que j'appréciai ces bêtes là.
- Moi ? J'adore les chiens ! Ce sont les meilleurs amis de l'homme ! dit-il avec une expression qui m'échappa, comme s'il se remémorait une bonne plaisanterie.
Nous continuâmes notre petit tour dans la boutique, puis nous sortîmes. De nouveau sur le chemin de Traverse je le sentis qui me pris par la main.
- Viens, je veux te montrer quelque chose, dit-il en me tirant vers un autre coin de la rue.
Inspiré. Expiré. Inspiré. Expiré. Pourquoi je devais sans cesse me rappeler comment respirer lorsqu'il me touchait ? Et voilà ! Mon cœur se mit à battre anormalement vite et je piquai un fard. Il avait la peau si douce. Ma sœur avait complètement quitter mon esprit pour la journée. Je voulais profiter de sa présence, sans me torturé. Un ami ça vous prend par la main des fois non ? NON ? Bah moi je dis que oui ! En tout cas, je n'avais pas l'intention de briser ce contact si lui ne le faisait pas.
Nous ne pûmes atteindre la destination qu'il avait prévue car une petite bouille aux cheveux rose fonça droit sur lui en criant :
- Siiiiiiiriiiiiiiuuuuuus !
La petite se colla à la jambe de Sirius qui était deux fois plus grande qu'elle. Elle devait avoir 3 ans vu sa taille.
- Oh salut toi, dit-il à la petite en lui ébouriffant les cheveux.
Elle n'avait pas l'air de vouloir se décoller de lui. C'en était presque comique. Il tenta de lui faire lâcher sa prise, mais rien à faire, elle était fermement agrippée à sa jambe. Il fit même quelques pas dans la rue sans qu'elle ne soit une gêne pour se déplacer. Je ne pus retenir plus longtemps mon rire.
- Drew je te présente, Nymphadora ma petite cousine, Nymphadora voici Drew.
Elle leva la tête vers moi, et je lui adressai un sourire tendre. Elle était trop mignonne. Elle avait une bouille à bisous ! Elle me rendit un sourire éclatant, visiblement je lui plaisais.
- Dora ! Ne t'échappe plus jamais comme ça ! réprimanda une femme brune qui devait avoir la vingtaine, oh ! Sirius ! dit-elle en l'apercevant.
- Drew voici Andromeda, ma cousine, m'indiqua Sirius.
- Enchantée, dis-je poliment en lui serrant la main.
Elle me fit un sourire bienveillant. J'étais contente que Sirius m'ait pris la main gauche, sinon j'aurai dû le lâcher, et je ne sais pas si j'aurai eu le courage de la lui reprendre…
- C'est ta chérie ? demanda innocemment la petite Nymphadora la tête complètement relevé pour pouvoir voir le visage de Sirius. Elle avait apparemment remarqué nos doigts enlacés.
Nous tournâmes nos visages l'un vers l'autre. Moi pour voir ce qu'il allait répondre, et lui sûrement pour voir dans mes yeux ce qu'il pouvait répondre. Heureusement Andromeda nous sauva.
- Ce ne sont pas des choses qu'on demande, réprimanda-t-elle à sa fille, excusez là, elle est vraiment intenable en ce moment.
- Ta mère a raison, ce ne sont pas tes affaires petite ! dit Sirius sa main sur sa chevelure rose.
Enervé, elle lâcha la jambe de Sirius, et se colla à la mienne.
- Heu…
Sirius avait l'air vexé. Andromeda souriait devant la scène, et devant ma gêne apparente.
- Je croyais que c'était moi ton préféré ! dit Sirius toujours aussi surpris de la réaction de sa petite cousine.
- Non ! Je veux Drew ! Elle est gentille elle ! répliqua-t-elle avec sa voix d'enfant.
- Allez Dora, laissons les tranquilles tous les deux, dit sa mère.
- Non, je veux Drew ! répéta-t-elle.
- Dommage, dit Sirius, j'avais des bonbons dans ma poche, je sais pas à qui je vais les donner… Tiens peut être à ce petit garçon là bas, dit-il en lâchant ma main et en se dirigeant vers le garçon en question qui était dans la rue avec sa famille.
Nymphadora réagit très rapidement, elle lâcha ma jambe et couru à la suite de Sirius qui était déjà un peu plus loin, en criant :
- Non ! Non ! C'est moi ta préférée !
Un sourire tendre se forma sur mon visage. La scène était trop craquante. Il la prit dans ses bras et nous fit signe qu'il revenait tout de suite.
- Aussi gamin l'un que l'autre, entendis-je.
Je me retournai et remarquai qu'Andromeda s'adressait à moi.
- Oui, dis-je timidement.
Je ne savais pas quoi lui dire. Alors je me dis que plutôt que de dire n'importe quoi il valait mieux ne rien dire. Je continuai à fixer Sirius et sa petite cousine qui s'était arrêté chez un marchant ambulant. Je me doutais bien qu'il n'avait pas vraiment de bonbons dans ses poches. Il ne lui restait plus qu'a lui en acheté.
- Alors ? Sirius et toi, vous…
- Sommes amis, terminai-je rapidement.
Je détournai mon regard vers elle. Elle avait un sourire qui voulait dire « c'est ça, je te crois », elle n'était pas dupe (et moi non plus).
- C'est la première fois qu'il me présente une de ces amies, me dit-elle en accentuant bien le mot « amies », et je peux te dire que ce n'est pas la première fois que je le vois avec une fille.
- Oui… Sirius est ce qu'on peut appeler un coureur, dis-je.
- Mais là c'est différent, dit-elle d'un air mystérieux.
- En quoi c'est…
Mais je fus couper par Nymphadora qui revenait vers nous en courant.
- Dreeew ! Tu veux des bonbons ?
J'acceptai pour lui faire plaisir.
- Un pour toi – elle m'en tendit un – un pour toi – elle en donna un à Sirius puis se tourna vers sa mère – et un pour toi ! Le reste c'est pour moi ! s'exclama-t-elle en camouflant le sachet de bonbon dans ses petits bras.
- On va vous laisser les jeunes, à la prochaine, dit Andromeda en faisant un clin d'œil à Sirius.
Sirius pris sa petite cousine dans ses bras et lui fit un bisou sur la joue. J'entendis la petite lui murmurer :
- Tiens, toi je t'en donne un autre.
Et elle lui plaça discrètement un bonbon dans sa main. Puis toujours dans les bras de Sirius elle se tourna vers moi et me tendis les bras. Je l'accueillis à bras ouvert, et lui souhaita une bonne fin d'après midi.
- On va se revoir ? me demanda-t-elle ses yeux grands ouverts.
- Si tu veux, dis-je, elle était trop mignonne je ne voulais pas la rendre triste.
Elle me fit un gros bisou sur la joue et je la reposai sur le sol. Je saluai Andromeda et elles reprirent leur chemin, et nous le notre.
- Tu crois que je n'ai pas vu l'autre bonbon qu'elle ta donné, lui dis-je alors qu'il était en train de le mettre dans sa poche.
- Tu le veux ? me proposa-t-il surpris de ma remarque.
- Non, je rigolais. Elle était vraiment chou ta petite cousine.
- C'est de famille, dit-il en souriant.
Je vis que nous étions arrivés à la fin du chemin de Traverse.
- Ya un endroit où tu voudrais qu'on aille ? me demanda-t-il.
Tant que le « nous » était de rigueur j'irai où il voulait !
- Ya pas un parc, ou un coin d'herbe ? J'ai mal aux pieds, me plaignis-je.
- Juste deux rues plus loin, m'informa-t-il, tu pourras tenir jusque là, ou tu veux que je te porte ? dit-il en se moquant de moi.
- Pourquoi pas ? dis-je.
Je le vis s'approcher de moi pour me porter comme il avait proposé, mais je me ravisai rapidement.
- Non, c'est bon, je plaisantai.
- Trop tard… dit-il en s'approchant encore plus de moi.
Je me mis à courir pour lui échapper. En riant c'est pas très simple, mais je réussis tout de même à atteindre le parc avant qu'il ne me rattrape. Je m'allongeai sur l'herbe superbement verte, et tentai de reprendre mon souffle. Le soleil m'éblouissant, je fermai les yeux. Un instant plus tard je sentis qu'il venait de s'étendre sur le gazon à son tour.
Je restai ainsi immobile, j'étais bien.
Puis, je sentis qu'il devait s'ennuyer car il commença à taquiner mon petit doigt. Un sourire se dessina alors sur mon visage. Un vrai gamin. Il ne peut pas rester plus de deux minutes tranquille. J'essayai de défendre mon petit doigt de son emprise comme je le pus sans pour autant changer de posture. Je l'entendis rire devant ma réaction.
Puis il prit ma main dans la sienne, tout en caressant mon avant bras. Je frissonnai. Mon cœur s'emballa, et je n'étais plus capable de bouger. Ses caresses sur mon bras et ma main étaient tellement tendre… Que je ne me rendis pas compte qu'il avait ensuite posé ses lèvres sur les miennes… Lorsque mon cerveau pris en compte cette dernière information, je crus que j'allais mourir tellement les battements de mon cœur s'étaient accélérés. J'avais l'impression qu'il allait sortir de ma poitrine ! Je sentis qu'il entrouvrait les lèvres et je fis de même pour goûter à la saveur de sa bouche, de sa langue... Je n'arrivai plus à me contrôler j'enroulai mes bras autour de sa nuque et me soudai à son visage. Je sentis qu'il esquissa un sourire contre mes lèvres sans pour autant stopper ce magnifique baiser.
Et puis loin, très loin dans ma tête résonnait : Erika… ERIKA ! Je le repoussai immédiatement, et redressai ma position.
- Non, il faut pas, dis-je plus pour moi que pour lui.
Je le regardai enfin. Il avait la respiration saccadé et les lèvres gonflés, ses yeux me regardaient surpris de mon changement d'attitude.
- Pourquoi ? dit-il tendrement en me prenant la main.
Je récupérai rapidement ma main. Non, il fallait pas. Tout ce qu'il faisait c'était couché avec les filles et les largués. C'est Sirius. Le coureur ! Tentais-je de me persuadé. Et moi, je n'avais jamais eu ce genre de relation avec un garçon. Il fallait que je lui fasse comprendre que je n'étais pas comme toutes les autres filles qu'il avait eut avant.
- Je suis… Je suis encore… Enfin, j'ai jamais… avec un garçon, balbutiai-je.
- Tu crois vraiment que tout ce que je veux c'est coucher avec toi ? fit-il l'air vexé.
J'hochai la tête.
- Ecoute Drew, j'ai pas passé le dixième du temps que j'ai passé avec toi, avec toutes les autres filles réunis. Tu comptes beaucoup plus pour moi, je ne t'aurai jamais traité comme elles.
Il me dit ça trop sincèrement. Je me levai prête à m'en aller. Il ne fallait pas que je craque. Il se leva à son tour pour me faire face, et pris mes mains dans les siennes.
- Tu me crois ? dit-il en me cherchant mon regard.
- Ma sœur… dis-je évitant de répondre à sa question et toujours sans le regarder, je peux pas faire ça à ma sœur…
Je récupérai mes mains, et commençai à m'en aller. Il me rattrapa facilement, et avant qu'il ne puisse dire quoi que se soit je balançai :
- Laisse-moi Sirius, il faut que je réfléchisse à tout ça.
A contre cœur. Il me laissa. Je retournai chez moi à pied. Il me fallait le temps d'assimiler tout ce qui venait de se produire. Tout ce qu'il venait de me dire… Complètement perdu dans toutes ces réflexions je me rendis pas compte que j'étais déjà arrivé chez moi. Je respirai profondément avant de rentrer chez moi, au cas où ma sœur serait là et que je doive faire bonne figure malgré le mal être qui venait de s'emparer de moi.
Je ne fis aucun détour et allai directement à l'étage pour m'enfermer dans ma chambre.
- Ahh Drew ! Tu es là ! me dit ma sœur.
Mon cœur se serra en l'entendant. Si elle savait ce que j'avais fait seulement une heure auparavant… Je lui fis un sourire qui j'espérai ne me trahirai pas. Et apparemment cela était suffisant car elle continua :
- Elles m'ont organisé un rendez-vous arrangé avec Julian Hudson, il est à Serdaigle, dans la même année que moi. Je ne savais pas qu'il s'intéressait à moi ! Lily m'a dit que c'est lui qui était venu la voir pour discuter de moi ! Il est très charmant !
Yeah ! C'est bien ça ! En plus elle a l'air toute contente !
- Alors tu es avec lui ? demandai-je enthousiaste.
- Non, on a juste passé l'après midi chez lui, il a un immense manoir, tu peux pas imaginer !
- Il te plait ?
- Ouais, il est pas mal. Mais…
- C'est pas Sirius… dis-je sans m'en rendre vraiment compte.
- Mouais… dit-elle embarrassé.
- Moi je pense que tu devrai tenter quand même ta chance avec ce Julian, et passer du bon temps avec lui pour l'été. Après tu vois si tu veux plus continuer avec lui, ou si tu préfères rester seule jusqu'à ce que Sirius te remarque enfin.
- Mouais… Je sais pas quoi faire…
- Sors avec lui, ça te changera les idées. A trop te focaliser sur Sirius, tu ne vois pas qu'il y a d'autre mec tout aussi bien dans ton entourage.
- Mouais… t'as peut être raison…
- Oui j'ai raison, affirmai-je, discute-en avec Lily.
- Elle dit à peu près la même chose que toi…
Bien, elle était bien cette Lily finalement. Je laissai ma sœur, voyant que la discussion était terminée et allai dans ma chambre.
- Au fait, tu as reçu une lettre de Liz.
Le cœur un peu plus léger après les révélations de ma sœur… je redescendis les escaliers pour voir sa réponse…
A suivre !
