Auteur de la fic : Sushi

Genre : Sérieuse

Rating : G

Disclaimer : les personnages de Full metal alchemist ne m'appartiennent pas mais sont la propriété d'Hiromu Arakawa sauf Nathan et Anna et d'autres persos mais pour plus tard

Bien sûr pas de sous pour écrire cette fic.

Note de l'auteur : Voilà le chapitre 7 fini tout juste aujourd'hui dans l'après midi (enfin hier vu l'heure lol) et fraîchement passé à la correction, j'exploite mon bêta lecteur, mais il à pas arrêté de toute la semaine de me dire « Alors ce chapitre ? Il est finit ?...Tu as écris ?... » Etc etc du coup bha me suis amusée à lui dire « Bha alors tu l'corrige quand hein ? C'est quoi c'travail ? On m'fout la pression et après cela ce la coule douce ? Nan mais ! » Et du coup me suis fait déshérité directe…..Bouhahahahahaahahahahahahahaahahahahaha mais non je plaisante XD (pour l'héritage évidement lol ). Bon sinon c'est vrai que j'ai mis du temps à le faire ce chapitre, j'ai eu beaucoup de mal à me remettre dans l'histoire, l'ambiance, remettre de l'ordre dans mes idées. Sinon les vacances ce termine, bientôt la rentrée… (Oui oui je sais… suis sympa de le rappeler hein ? XD ) mais donc pour moi le boulot va reprendre, avec ces horaires de folies… debout tout les matins à 5h du mat ça va être dur dur de reprendre le bon rythme lol, mais faut ce qu'il faut pour gagner sa vie et en plus je passe titulaire, enfin normalement après un stage d'une semaine. Enfin bref… je raconte ma vie là, désolée. Alors bref à propos d'After Brothers, bha pauvre Edo fufufufuffufufufufu il n'a pas fini d'en baver et son entourage avec hahahahaahahahahahahahhahahaha ! Allez je m'arrête là… (Suis trop bavarde) Bonne lecture et au prochain chap (normalement lol XD…. Huhuhuhuhuhhuhuhu)

After Brothers

Chapitre 7 : Al….

Pendant un long moment ils se jugèrent en silence, le regard mauve félin de l'homonculus face à celui doré de l'alchimiste.

Qu'allait-il se passer ? Alphonse craignait que cela dégénère, ces deux là face à face n'étaient pas la meilleure chose. Il se souvenait de leur « collaboration » lors de la quête de ces gants rouges. Envy les avaient trahis… puis…

Le jeune frère mourait d'envie de savoir pourquoi finalement avec Wrath il avait accepté de faire cette transmutation et ainsi de créer le passage.

-« …Décidément t'es toujours aussi bouché… » Répliqua Edward après ce moment de silence. « J'ai dit…. Pas ici ! »

-« …Ni-san… » C'était ce qu'il craignait.

Envy plissa lentement les yeux, une étrange lueur s'anima dans son regard violet mais au grand étonnement du cadet, il détourna la tête affichant un sourire amusé et ne sembla pas s'irriter.

-« Alors sortons… Si tu y tiens tant. »

Edward hocha lentement la tête et désigna du regard la porte en une indication muette à l'homonculus de passer devant.

Envy haussa un sourcil, soupira et croisa ses mains derrière la nuque pour s'avancer vers la sortie d'un pas félin et nonchalant.

Il laissa échapper un petit rire amusé et se retrouva tranquillement dehors sous la lumière éblouissante du soleil. Il s'immobilisa et leva une main devant les yeux, rejoint par les deux frères qui ne le quittèrent pas d'un regard méfiant.

« Hm… J'aurais dû m'en douter. »

-« De quoi ? » Questionna le full metal sur ses gardes.

Envy étira un petit sourire ironique.

-« Vous n'êtes pas seul. » Lâcha-t-il avec un naturel déconcertant.

Les deux frères échangèrent un rapide regard.

-« Effectivement… Mais ils ne feront rien tant qu'ils ne sentiront pas un danger. » Confirma finalement l'aîné.

-« Je vois… » Il pivota lentement son regard moqueur sur le blond. « Tu te serais alors affaibli ? »

Les prunelles dorées d'Edward s'agrandirent de surprise puis brusquement il fronça les sourcils.

-« Ne raconte pas de connerie ! »

-« Vraiment ? » Envy se tourna à moitié vers lui plaçant ses mains sur ses hanches. « Il me semble au contraire que je dis vrai non ? »

L'alchimiste ne put retenir une grimace irritée, ce qui fit rire l'homonculus.

« Alors…Edward est incapable d'agir seul ? Il a besoin de garde du corps et… des chiens de l'armée. » Il éclata de rire clairement amusé de la situation.

-« TU VAS LA FERMER TA SALE GUEULE ! »

-« NI-SAN ! » Alphonse saisit le bras de son aîné l'interpellant d'un ton de reproche. « Si tu commences à réagir ainsi… Il est clair que cela va mal tourner ! » Il sentait entre ses doigts les tremblements de rage de son frère, il le vit crisper les poings. « Ni-san… »

-« Ecoute bien ton gentil frérot Edward… Si tu veux t'es infos va falloir te montrer doux comme un agneau. » Se moqua ouvertement l'homonculus.

-« T'oublie que j'ai ce qu'il faut pour vivre Envy. » Siffla entre ses dents le blondinet.

L'homonculus réprima un frémissement, son regard cynique changea l'espace d'une seconde, affichant une avidité, une envie, un appétit... Ces pierres rouges… Sa nature d'homonculus le réclamait ardemment, cruellement.

-« Hm… » Il abaissa légèrement les paupières, masquant l'expression de son regard. « Alors… ? Où allons-nous ? » Murmura-t-il.

Alphonse sentit son frère se détendre à son grand soulagement, il relâcha lentement le bras.

-« Suis-moi ! »

Et sur ces mots Edward tourna les talons et emprunta une petite ruelle à droite de l'église.

-« Ni-san ? » Alphonse marchait à côté de son frère et légèrement en avant d'Envy. « A quoi tu joues au juste ? » Il sonda son profil impassible.

-« A Rien. »

-« Pourquoi vouloir négocier avec Envy dans ce cas ? Je ne te reconnais plus depuis quelque temps. »

Brusquement Edward s'arrêta, surprenant Alphonse. L'homonculus s'immobilisa à son tour perplexe.

-« … C'est ici que tu voulais continuer la conversation… En pleine rue ? » S'étonna-t-il.

Alphonse tourna un instant son regard vers lui, puis revint vers son aîné. Quelque chose lui sembla soudain étrange.

Edward se tenait la tête baissée, ses mèches blondes tombant autour de son visage, cachant aux yeux de son petit frère son expression.

-« Ni-san ? » La voix de ce dernier se fit plus basse mais pressante. « Ni-san est-ce que ça va ?... » Il avança sa main hésitant. « Ni-san ? »

Edward porta sa main à son visage, sa respiration semblait saccadée, il frissonnait.

Alphonse comprit, aussitôt il saisit le bras de son frère, il ne fallait pas rester en pleine rue alors que visiblement une nouvelle crise de fièvre semblait commencer.

« Viens on rentre ! C'est préférable. » Commença-t-il.

Brusquement une main le repoussa avec vigueur, la main de son propre frère. Al écarquilla les yeux et recula de plusieurs pas.

« Ni-san ?... »

-« JE NE TE CONNAIS PAS ! » Hurla Edward.

-« Voilà autre chose ! » S'exclama la voix acide d'Envy qui légèrement en arrière assistait à toute la scène. « Qu'est ce qui lui prend ? »

Mais Alphonse ne prit pas la peine de lui répondre, il ne fit même pas attention à lui. Il fixait son frère avec stupeur.

-« Mais Edward… C'est moi… Ton frère…Tu me reconnais non ? » Il fit un pas en avant.

Aussitôt Edward recula.

-« Q…Qui es-tu et comment tu connais mon prénom ? »

L'alchimiste semblait comme inquiet et complètement paumé, son regard semblait effrayé. Il balaya de ses yeux affolés les lieux.

« Où suis-je ? Où est-il ? »

Alphonse ne chercha plus à se rapprocher en état de choc face à sa réaction.

-« …Q…Qui donc ? » Bredouilla-t-il d'une voix incertaine, comprenant pas son attitude.

-« Al ! Il est où ? Al ? AL ? »

-« Mais je… »

-« Tu fais exprès ou quoi ? Il est juste devant toi ! » Répliqua Envy légèrement agacé par tout ceci.

-« Non ! Il n'est pas là ! » Edward porta ses mains à sa tête, grimaçant de dépit. « Il n'est pas là… Il m'avait promis….AL ! Al…. » Se lamenta-t-il, baissant son visage, ses mains s'agrippant dans sa chevelure blonde.

-« Vaut mieux rentrer pour te reposer…. » Alphonse tenta finalement une nouvelle approche maladroite.

Il saisit le poignet de son frère, doucement dans un geste réconfortant… Mais ce dernier ne sembla pas le prendre ainsi.

Alphonse n'eut pas le temps de comprendre ce qui suivit, tout se passa trop rapidement, la réaction d'Edward le déstabilisa davantage, pris de panique il repoussa violement Alphonse, ce dernier perdit l'équilibre et tomba en arrière, puis sous un sentiment de peur, l'aîné s'enfuit en courant dans la ruelle.

« NIIIIIIIIIII-SANNNNN ! NON ! ATTENDS ! » Hurla la voix désespérée d'Al, se relevant tant bien que mal malgré la douleur et courut à sa suite.

L'homonculus venait d'assister à quelque chose de pas banal, il demeura un long moment immobile et sans réactions, surpris par l'attitude du full gamin.

Envy se frotta la nuque perplexe.

-« Allons bon… L'nabot a pété un câble !» Il leva les yeux vers le ciel, poussa un long soupir et s'élança vers les hauteurs, atterrissant souplement sur le toit.

Il sonda de ses yeux violets le chemin à suivre et esquissa un étrange sourire.

« Mais ceci va peut être arranger mes affaires. » Laissa-t-il échapper d'un ton cynique. Et sur ces mots il s'élança suivant un chemin bien précis.

Combien de temps il avait couru ? Difficile à dire, il tituba à bout de souffle et s'appuya d'une main contre un mur, le visage baissé, haletant, le front moite de sueur, son regard hagard balayant le sol. Un moment il demeura sans réactions, comme absent, puis sa bouche se crispa de nouveau et il ferma les yeux. Il porta sa main à son front douloureux, sa tête lui semblait si lourde, si pesante, comme sur le point d'exploser.

Edward étouffa une exclamation de douleur, ces images…. Sans cesse… lui revenaient… Pourquoi elles ne le laissaient pas tranquille? …. Ces gens… Cette ville… Lui ... Qui étaient-ils ?

-« CA SUFFIT ! » Hurla-t-il. « BORDEL ! FOUTEZ-MOI LA PAIX ! » Il agrippa de ses deux mains sa chevelure blonde et se laissa tomber à genoux. « ARRÊTEZ ! » Sa voix se brisa dans sa gorge, il se courba au dessus du sol frissonnant de tout son être.

Il se sentait à la fois si lourd, si fatigué, si vide… Comme une poupée de chiffon se couvrant de sable épais. Il se sentait s'enliser et cela l'effrayait…

« Al…. » Murmura-t-il d'un ton désespéré.

Malgré cette migraine il distingua deux images… deux visages complètements différents… Seulement ils semblaient comme lointains, brouillés, il n'arrivait pas bien à distinguer leurs traits, leurs contours mais ces deux visages lui semblaient familiers… Chacun d'eux lui perçaient le cœur. Pourquoi ressentait-il tant de tristesse ?

« Je deviens fou…. » Songea-t-il. « Al…Merde… Qu'est ce qui me prends ?... » Il se sentit sombrer, un voile noir brouilla sa vue, ses sens et… « Al….Aid- moi… » …L'obscurité la plus totale….

Envy s'agenouilla sur le bord et de sa hauteur sonda attentivement les lieux, tranquillement sans se presser, une main reposant sur sa cuisse pâle. Finalement il plissa lentement les yeux et le coin de sa bouche se releva en un léger sourire narquois. Il se redressa dans un mouvement félin pour sauter souplement vers le sol. Il se réceptionna sur le sol avec aisance et d'un pas souple s'avança, traversant la petite ruelle sordide, son regard braqué sur une forme allongée.

-« C'est vraiment… Mon jour de chance. » Murmura-t-il amusé contemplant de toute sa hauteur, Edward évanoui par terre. « Hm… » Il pencha lentement la tête, puis s'agenouilla près de lui. « Ouais pour moi une sacrée chance… On ne peut pas dire que tu sois verni…Gamin. » Il avança sa main et saisit entre ses doigts la longue queue de cheval blonde.

Il laissa glisser les mèches dorées entre ses doigts pâles, ne quittant pas des yeux l'alchimiste.

Puis finalement, il saisit à deux mains ses épaules et le retourna.

Edward émit un léger soupir las mais ne se réveilla pas. Envy sonda du regard cette silhouette familière à sa merci. Il lui était si facile… maintenant… d'en finir définitivement avec le fils de ce salopard. Oui d'un geste, maintenant, il pouvait le tuer.

Pourtant l'homonculus n'en fit rien, c'est avec une assurance déconcertante qu'il plongea sa main dans l'une des poches du pantalon du jeune homme, celle qui semblait plus rebondie, celle qui contenait ce qui l'intéressait particulièrement.

« Hm, tu m'excuseras Edward mais… Je n'ai jamais eu la patience d'attendre. » Lança-t-il goguenard.

Il extirpa le petit sac contenant les fameuses pierres. Sans perdre un instant, il l'ouvrit et versa dans la paume de sa main son contenu. Elles étaient là, couleur sang… le sang de toutes ces vies humaines… Envy déglutit, ses prunelles avides fixant les cailloux pourpres. Il se sentait comme Gluttony face à elles… Un appétit féroce lui déchirait les entrailles et il s'empressa de satisfaire son envie, dévorant ce qu'il avait dérobé au jeune alchimiste.

Il frissonna violement sous la sensation au fur et à mesure qu'il ingérait les précieux cailloux, une énergie s'infiltra en lui à la fois brûlante et glaciale, à la fois douleur et bonheur.

Une fois les pierres avalées, il abandonna sans un regard le petit sac sur le sol.

Il se sentait bien mieux, énergique, fort mais surtout il n'avait pour le moment plus faim.

« Et maintenant ?... Qu'est-ce que je vais faire de toi ? » Ironisa-t-il.

Il leva les yeux et sonda la ruelle. « Hm… Ils doivent tous le chercher. » Envy reporta son attention sur Edward. « Finalement c'est peut être une chance… Pour toi. » Sur ces mots, il se pencha et saisit le blond inconscient pour le hisser sur son épaule. Avec son fardeau, il se redressa. « Ne les décevons pas… N'est-ce pas Edward ? » Continua-t-il du même ton cynique, s'élançant en hauteur pour se repérer.

« Allons bon… Où il est l'autre crétin ? » Il s'élança, sautant de toit en toit, sondant attentivement les rues.

C'est alors que de l'agitation attira son regard, il s'arrêta et observa les uniformes bleus reconnaissables.

« Tiens… je crois que je viens de tomber pile poil dessus. » Il jeta un regard de biais à son fardeau. « Il va en faire une drôle de tête ton frérot. » A cette pensée il éclata de rire puis avec l'aisance d'un félin, il sauta dans le vide pour atterrir souplement au sol.

Alphonse paniqué courait au hasard dans les ruelles, cherchant activement son frère.

-« Alphonse ! » Interpella une voix familière.

Le jeune homme se retourna vivement.

-« Gé…Généralissime ? »

Riza était à ses côtés ainsi qu'Havoc, tous trois semblaient essoufflés.

-« Pouvez-vous me dire pourquoi vous avez filé ainsi hors de notre champ d'action ? » Questionna le gradé d'un ton légèrement irrité et sévère.

-« Généralissime ! » Al s'avança le visage blême, le regard trahissant sa grande inquiétude. « Ni-san… Il…. »

L'attitude du jeune frère surprit les trois militaires, Mustang fronça les sourcils mais son irritation première s'était évanouie. Il posa une main sur l'épaule du cadet bouleversé.

-« Que s'est-il passé au juste ? » S'enquit-il plus doucement que précédemment.

-« Je…J'ignore… Il… Il me reconnaissait plus et puis il s'est enfui brusquement. » Leva ses mains vers son visage et secoua la tête de dépit. « Il appelait Al… mais ce n'était pas moi qu'il cherchait… »

Mustang exprima une vive surprise, son visage d'ordinaire impassible afficha de l'étonnement.

-« Que dites-vous Alphonse ? »

-« Il cherchait… quelqu'un d'autre… C'est ce qu'il m'a semblé comprendre. Mais… » Il abaissa la tête et grimaça. « Je ne sais plus quoi faire… Ni quoi croire… Je ne sais plus… Je l'ai perdu… » Se lamenta-t-il.

Roy serrant toujours l'épaule du jeune homme entre sa main, croisa un instant le regard de ses deux subordonnés présents.

-« Nous allons le retrouver. » Murmura-t-il d'un ton à nouveau calme.

-« Ouais… Il ne doit pas être bien loin, Central n'est pas une si grande ville tout de même. » Rassura Havoc affichant un visage rassurant et souriant, sa cigarette au coin de la bouche.

-« Des hommes sont en train de patrouiller dans les rues de Central, ce ne sera qu'une question de temps pour qu'ils le retrouvent. » Continua la jeune femme blonde.

Alphonse se sentit brusquement si ridicule, il essuya d'un revers de main les quelques larmes qui coulaient. Comme à son habitude il avait paniqué au lieu de réfléchir. Mais il ne pouvait s'ôter de la tête que le comportement d'Edward bien au contraire de s'améliorer se dégradait de plus en plus.

-« Vous avez raison… Je ne dois pas paniquer ainsi. » Murmura-t-il.

Roy approuva ces propos et serra un peu plus fort l'épaule en réponse.

-« Bien ! » Puis tranquillement il se tourna vers le lieutenant. « Faites le nécessaire pour une nouvelle hospitalisation du full metal. »

Havoc leva sa main près de sa tempe en un salut impeccable.

-« J'y vais de suite mon commandant. »

-« Une hospitalisation ? »

Le généralissime fit face au jeune frère.

-« Vu la situation… Je n'ai guère le choix. Nous ne pouvons le laisser errer librement dans son état. »

-« Il ne va pas vraiment apprécier. »

-« Il devra pourtant faire avec.» Trancha plus fermement Roy. « Maintenant il nous faut retrouver sa trace. »

Il pivota tranquillement vers le lieutenant colonel, ouvrant la bouche pour lui donner un ordre quand…

-« Hé les militaires ! Je vous ramène un cadeau ! » S'éleva une voix traînante.

Alphonse, Riza et Roy se retournèrent d'un même mouvement, la silhouette élancée de l'homonculus se découpait dans la lumière au bout de la ruelle, Envy portant sur l'épaule Edward Elric, pencha légèrement la tête et afficha un sourire amusé. « J'ai un colis pour vous visiblement. »

---------------------

Nathan était à la poupe du navire, accoudé à la barrière blanche fixant pensivement les flots tumultueux de la mer à perte de vue et cette ligne d'horizon. L'Angleterre était loin maintenant, cela faisait plusieurs jours qu'ils voguaient. Un voyage pour le moment paisible sans heurts, sans tempête.

Mais chaque jour le rapprochait de la France, il ignorait si un jour il pourrait retraverser cette mer et revoir l'Angleterre… revoir Anna…

Le vent marin malmena ses longs cheveux noirs, sa longue queue de cheval sombre lui fouettait la joue droite, mais il ne s'en souciait guère, plongé dans ses pensées.

Bizarrement plus il se rapprochait du continent plus son sentiment d'accomplir son destin se faisait présent en lui. La certitude d'avoir fait le bon choix, paradoxalement même si peut- être…. La mort serait sa seule issue.

Il leva les yeux vers le ciel sans nuages, son temps ici, dans ce monde touchait à sa fin… Il faisait erreur depuis le début… Jamais il n'appartiendrait vraiment à ce monde, jamais il ne serait à sa place. Son monde à lui était au-delà des mers et des frontières, son monde s'appelait Amestris et peut être qu'ainsi il pourrait enfin rentrer…

------------

Envy haussa un sourcil devant ces trois là sur le moment sans réaction tellement sous la stupeur de la situation.

-« Alors ? Personne pour réceptionner le paquet ? » Insista-t-il.

-« N…Ni-san ! »

Alphonse fit un pas vers lui, mais Roy lui barra le chemin avec son bras. Son regard en amande ne quittant pas un instant l'homonculus. Il savait très bien à qui il avait affaire, le signe d'Ouroboros bien visible sur sa cuisse pâle.

-« Restez à votre place Alphonse. » Conseilla-t-il d'un ton calme.

Envy afficha clairement son amusement devant tant de prudence.

Riza effleurait de ses doigts la crosse de son revolver au cas où, ce geste n'échappa pas à l'homonculus, du coin de l'œil il avait vu l'humaine abaisser sa main vers son ceinturon.

-« Ceci est parfaitement inutile vous savez. » Répliqua tranquillement la créature. « Nous autres nous mourrons pas aussi facilement d'une balle en pleine tête. » Railla-t-il.

-« Ceci je le sais parfaitement. » Répliqua Roy. « Je connais vos points faibles. » Et sur ces mots il s'avança d'un pas vers lui.

-« Ha oui vraiment ? » Envy feint la surprise.

-« J'ai eu l'occasion de tester. » Confirma-t-il continuant son approche, ne quittant pas du regard l'homonculus et son chargement.

Riza observait avec méfiance l'échange, Alphonse n'était pas non plus très à l'aise, la tension était palpable.

« J'ai éliminé celui que vous aviez chargé d'infiltrer notre armée. »

Envy jaugea l'aspect de l'homme et étira un peu plus son sourire narquois.

-« Je vois… Pride… Evidement… C'est donc vous. » Il se mit à rire. « Le chef-d'œuvre de la vieille… Pas si chef-d'œuvre que cela finalement. »

Roy finalement s'arrêta à quelques pas de lui, Envy croisa son regard tranquillement.

« Vous savez… Si je voulais je l'aurais déjà fait. »

-« Pardon ? » Roy haussa un sourcil.

-« Vous tuer pardi… » L'homonculus émit un autre rire moqueur.

-« Je vois. » Mustang se fit glaciale.

-« Ha oui… c'est vrai… Le gamin… » A ces mots Envy fit le dernier pas qui les séparaient et se débarrassa du jeune alchimiste le laissant entre les pattes du militaire.

« Comme vous le voyez… Il est en entier. »

Roy réceptionna le jeune homme, le calant mieux contre son torse et resserrant un peu mieux sa prise.

-« Hm… Je suppose que vous attendez quelques remerciement de notre part. » Lança cette fois ironique le généralissime.

-« Des remerciements ? Je n'ai que faire de la gratitude des humains.»

-« Alors dans ce cas… » Et sur ces mots le généralissime se détourna vivement, s'éloignant tranquillement.

Attitude plutôt osée, tourner le dos ainsi à Envy, ce dernier pouvait sans peine à cet instant l'éliminer et personne n'aurait pu faire quoi que ce soit pour l'empêcher. Tel étaient les pensées d'Alphonse et certainement de Riza, cette dernière semblait particulièrement tendue.

Le seul à être parfaitement décontracté était le généralissime, du moins en apparence. Difficile de savoir ce qu'il pouvait ressentir sous ce masque impassible.

Envy aurait pu le supprimer, il avait la possibilité mais… Roy retrouva Riza et Alphonse, il ne l'avait pas fait.

« Lieutenant Colonel ! »

Riza reprit contenance, levant la main droite près de sa tempe.

-« Commandant ? »

-« Allez avertir nos hommes qu'on vient de retrouver le full metal et qu'ils peuvent rejoindre le quartier général. »

La jeune femme blonde jeta un regard de biais vers Envy.

-« Et pour l'homonculus ? »

Alphonse fixa tour à tour les deux militaires et Envy.

Pendant un moment Roy demeura silencieux, puis se tourna à moitié vers l'homonculus.

-« Vous êtes libre de partir. » déclara-t-il.

-« Mais… Mon commandant ? » S'étonna la militaire.

-« Je ne vois pas pour quel motif je tenterais quoi que ce soit. Il nous à aidé à retrouver le full metal… Il est libre de s'en aller. » Puis s'adressant directement au concerné. « Mais… Ne croyez pas que je ne vous aurai pas à l'œil si jamais vous tournez autour de ces deux jeunes gens. De plus… Inutile de vous rappeler qu'il est interdit sauf pour le personnel de l'armée de pénétrer dans l'enceinte du QG. »

Envy croisa nonchalamment ses mains derrière la nuque.

-« J'ai bien saisi le message, quant au gamin… C'est lui qui est venu me voir… Si l'envie lui reprend… » Il haussa les épaules. « J'y pourrais rien.» Puis sur ces mots et sous le regard perçant du généralissime, il pivota sur ses talons et s'éloigna de sa démarche souple.

-« Commandant… » Commença timidement Alphonse.

Roy s'intéressa au jeune frère.

« Pourquoi…. Il… » Il posa son regard sur son frère toujours inconscient dans les bras du généralissime. « Il nous a ramené Edward… ? » Il secoua la tête. « Envy nous déteste … »

-« Hm… » Roy prit un moment de réflexion abaissant son regard vers le visage endormit du full metal. Il songea au généralissime King Bradley et fronça légèrement les sourcils. « Je l'ignore…Mais… Sûrement pas par simple compassion. »

Quelques heures plus tard, Alphonse était à nouveau dans cette chambre d'hôpital, assis sur une chaise entre la fenêtre et le lit où dormait profondément son frère, les yeux dans le vague Al était plongé dans ses pensées.

Il revoyait son frère le rejeter vivement, il entendait encore sa voix, ses mots, ses appels.

Le cadet leva sa main vers son visage et frotta ses yeux fatigués.

Mais qui étais cet Al ? Si ce n'étais pas lui…Qui cela pouvait être ? Comment pouvait-il connaître l'existence d'un autre Alphonse ? Soudain il s'immobilisa, son regard s'écarquilla.

-« Alphonse Heiderich… » Murmura-t-il.

Mais oui… Pourquoi il n'avait pas pensé a lui plus tôt. Il abaissa vivement sa main et posa un long regard sur Edward. Pourquoi n'avait-il pas pensé à cet Alphonse là ?

Il n'avait pas pu le connaître, mais il lui en avait souvent parlé, très souvent même. Serait-il possible que ses délires soient ceux de cette période passée avec son double ? Dans l'autre monde ?

« Et si… En réalité… Une partie de son âme était restée là-bas ? C'est peut être ça la cause de ce que subit Ni-san. »

Il se releva vivement sur ses pieds.

« Il faut que j'en fasse part au généralissime… » Il hésita et baissa un instant son regard vers le visage de son grand frère. « Ni-san… Je sais peut être ce qui t'arrive… » Il se pencha et effleura de ses doigts le front chaud de ce dernier, repoussant quelques mèches dorées. « Je reviens très vite… » Il adressa un petit sourire, puis quitta la chambre, refermant sans bruit la porte, saluant d'un signe de tête l'un des hommes postés dans le couloir, condition imposée par le service hospitalier qui n'avait pas digéré encore le bazar qu'Edward avait provoqué à son réveil.

Puis d'un bon pas il emprunta les longs couloirs du service, impatient de faire part de son idée au commandant Mustang.

A suivre.