Me revoilà :) Toujours un grand merci a ceux qui me suivent depuis le tout début. Veuillez me pardonner pour le temps que j'ai mis a écrire ce chapitre, j'ai lutté pour trouver une fin acceptable. Oui acceptable car je ne suis pas tout a fait satisfaite de ce chapitre. Cela fait un long moment que je l'ai commencé mais je bataillai. Quoi qu'il en soit j'espère qu'il vous plaira quand même. Bonne lecture !


J'ouvrais les yeux, difficilement. J'avais horriblement mal à la tête, quelque chose tapait, comme un coup de marteau mais à l'intérieur de moi. Je ne voyais rien, la pièce était si sombre. Je ne me souvenais pas de comment j'étais arrivée ici. Je me forçais à me rappeler et enfin, quelques souvenirs me revinrent. Je sortais du bureau de Dumbledore où j'avais appris que mon cavalier pour tous les événements prévus de l'année, serait Malefoy. Rien que d'y repenser me mettait en colère. Bref, je quittais le bureau quand j'avais entendu des pas et je me souvins m'être retournée en pensant voir Malefoy et à partir de là … c'est le noir complet.

-Réveillée ?

Je connaissais cette voix, elle me paraissait lointaine, comme si elle résonnait dans ma tête. J'avais l'impression de connaître cette voix depuis déjà quelques années. Seulement, je ne voyais pas la personne. Je m'étais cru seule en réalité et je ne voyais pas l'individu qui était, il me semble, au fond de la pièce. C'est quand il s'avança que je le reconnu. Que je les reconnus. Crabbe et Goyle.

-Crabbe, Goyle ? Demandais-je la voix un peu rauque

-En personne, répondit Crabbe.

Ils semblaient tous deux avoir acquit un peu de maturité mais à mes yeux, ils resteraient toujours deux idiots.

-Je peux savoir pourquoi je suis là ?

-Pour nous aider, dans notre plan pour retourner auprès de Drago, me dit Goyle en souriant, mais j'aurais sans doute préféré qu'il ne souri pas car il était encore plus affreux. Les années passées ne lui avaient pas été bénéfiques, et à Crabbe non plus d'ailleurs.

-Quoi ?

Je trouvais cela parfaitement débile, même s'il était vrai que personne ne s'était soucié de ne plus les voir auprès de leur « maître » favori.

-Tu es si stupide que ça ?! Sang-de-Bourbe !, me cracha Crabbe a la figure.

Je ne relevais pas sa remarque. J'étais habituée et je ne pensais pas que les mettre en colère contre moi me serait favorable. J'attendais juste patiemment qu'ils m'expliquent, même si ma position n'était pas très confortable. J'étais avachie sur des sacs remplis de je ne sais quoi. A mon avis, ils m'avaient balancée la dessus en me ramenant dans ce lieu. D'ailleurs, lieu qui ressemblait énormément à la cabane hurlante.

-Drago, nous a évincé de ses amis à partir de la troisième année quand il a apprit que quelqu'un c'était fait passé pour nous. Nous ne savons pas qui, lui non plus mais selon lui nous ne sommes pas digne d'être des Serpentard. Alors nous allons lui montrer qu'il se trompe.

-Et comment comptez-vous vous y prendre ? Si ce n'est pas indiscret, dis-je doucement. Je restais prudente. Nul ne pouvait savoir comment ces crétins allaient réagir.

-C'est pourtant évident, nous allons te tuer. Il te hait, il nous remerciera d'avoir débarrassé son environnement de ton sang impur.

J'éclatais de rire, contre mon gré. C'était trop stupide. Comment pouvaient-il penser que Drago serait heureux de cela ? Enfin, je me posais toujours la question sur son jeu de rôle envers moi toutes ces années. Mais il était clair que mes parents ne lui pardonneraient jamais si je mourais sans qu'il n'ai rien fait pour me protéger.

Je crois que mon soudain fou rire ne tourna pas la situation à mon avantage. Ils approchèrent, tous les deux et, pensant qu'ils allaient me jeter un sort, je me tue brusquement. Je n'oubliais pas que leur parents étaient des Mangemorts et sûrement qu'eux aussi en étaient. Mais contrairement à toute attente, Goyle me releva en me tirant brutalement par les cheveux et, pendant qu'il me traînait hors de la pièce, Crabbe me donnait des coups de pieds dans les genoux et les tibias en nous suivant. Je luttais pour avancer, tiraillée entre la douleur sur mon crâne et celle de mes jambes qui, je pense, ressortiraient pleines de bleus et d'hématomes.

Je ne m'étais pas trompée, nous étions bien dans la cabane hurlante. Nous passâmes par le passage secret. Je me demandais comment ils pouvaient en connaître l'existence. Ces idiots me traînaient jusqu'au château. C'était l'heure du repas du soir. Tous les élèves et les professeurs devaient être en train de manger et Drago aussi. Quand la porte de la grande salle s'ouvrit pour nous laisser passer, tous les élèves s'arrêtèrent de manger et je vis Harry et Ron se lever d'un geste brusque. Ils firent mine de venir vers moi mais Dumbledore leur fit signe de rester assis. A regret, ils se rassirent. Crabbe et Goyle me tirèrent jusque sur l'estrade et, exerçant une forte pression sur ma tête, ils me firent me mettre à genoux devant toute l'assemblée d'élèves. Je regardais mes camarades de Gryffondor qui avaient tous des visages inquiets voir même furieux pour ceux de Harry, Ron et Ginny. La plupart des Serpentard riaient, sauf deux. Pansy et Drago. Pansy semblait sur le point de s'évanouir tellement elle était pâle et Drago, je ne pouvais dire ce à quoi il pensait puisque son masque de glace avait fait son retour, du moins si il l'avait quitté ne serait-ce qu'une fois. J'entendais les professeurs marmonner derrière mon dos mais je ne parvenais pas à entendre ce qu'ils disaient.

-Messieurs, veuillez relâcher tout de suite Miss Granger, dit Dumbledore d'une voix qui ne laissait pas la place pour discuter ses ordres. Pourtant c'est ce que firent Crabbe et Goyle.

-Taisez-vous, vieux croûton. Nous ne sommes pas là pour vous mais pour Drago, dit Goyle avant de continuer en regardant son « ami ». DRAGO, regarde ce que nous t'avons apportés ! Admet que nous sommes de vrais Serpentard, que nous méritons d'être près de toi. Nous t'apportons ton ennemie sur un plateau. Docile et prête à mourir pour nous aider à retourner auprès de toi.

Je ne disais rien, trop effrayée par la réaction que pourrais avoir Drago. Et si je ne m'étais pas trompée et qu'il me détestait vraiment ? Je tremblais de peur. Je sais qu'une Gryffondor est censée être courageuse, mais j'avais tout simplement peur de perdre l'occasion de connaître un peu mieux ma nouvelle famille, ma véritable famille. Personne ne sait comment pourrait réagir ces deux crétins.

Un silence de mort régnait dans la grande salle. Goyle et Crabbe semblait attendre que Drago prenne la parole.

-Tu ne dis rien ? Même pas merci ? Tu n'as peut être pas compris que tu pouvais faire tout ce que tu voulais d'elle a présent. Nous allons te montrer qu'elle est à notre merci, à ta merci, dis Goyle, la voix soudainement plus sombre, plus obscure.

Je sentais que les choses allaient mal tourner pour moi. Et je ne me trompais pas. Je me demandais encore ce que les professeurs pouvaient attendre pour intervenir. Mais c'était trop tard. Soudain, j'entendis Crabbe et Goyle crier en même temps et je reçus le sortilège « Endoloris » deux fois plus puissant. J'avais beau penser que je pourrais résister ne serais-ce que quelques minutes mais il était trop fort pour moi. Et une fois n'est pas coutume, je tombais à nouveau dans les pommes. C'était la deuxième fois en deux jours.

Quand je me réveillais, j'avais perdu toute notion du temps, je ne savais pas quel jour nous étions. Je pouvais deviner que je me trouvais à l'infirmerie et que des rideaux m'entouraient. Simplement, je ressentais comme un poids sur mon ventre et je ne savais ce que cela pouvait être. Alors j'entrouvris les yeux, avec difficulté néanmoins. Ma tête me faisait horriblement mal. Je me forçais à la relever, doucement pour ne pas raviver la douleur et je regardais le bas de mon corps. C'était Harry, endormi sur mon ventre, tenant une de mes mains dans les siennes. Je tentais de la retirer mais cela n'eut pour effet que de le réveiller.

-Mione ! Comment vas tu ? Tu as mal ? Tu veux que j'appelle l'infirmière ?, me demanda t-il l'air si inquiet que je ne doutais pas qu'il ne s'était pas beaucoup reposé.

-J'ai.. soif. J'avais la voix si rauque qu'on aurait dit que j'avais fait la fête toute la nuit en hurlant à tue tête.

Il se leva puis fit le tour de mon lit pour me servir un verre qu'il me tendit, le regard toujours très inquiet, puis il revint s'installer sur la chaise qu'il avait quitté quelques secondes auparavant.

-Que c'est-il passé ?, demandais-je.

-Tu t'es évanouie Mione. Après que ces deux crétins t'aient jetée le sortilège Doloris, me dit-il le regard un peu plus sombre et coléreux qu'il y a quelques secondes.

-Oh, oui, ça me revient. Et après ?

-Les professeurs, dont le professeur Rogue, ce dont je ne reviens toujours pas, sont intervenus pour les maîtriser et Dumbledore les a renvoyés.

-Ce que je ne comprends pas moi, c'est pourquoi, ils ont attendus que je sois blessée pour intervenir.

-Je me suis posé la même question Mione. Du coup, comme tu me connais, tu dois te douter que je me suis rapidement rendu dans le bureau de Dumbledore pour lui demander. Il m'a répondu que tant qu'ils ne t'avaient pas touchée, il ne pouvait pas les renvoyer et donc même si il est navré que ceci te soit arrivé, il a préféré attendre pour pouvoir les renvoyer par la suite et ainsi être sûr qu'ils ne pourraient pas recommencer.

-Mouais... Combien de temps suis-je restée inconsciente ?, demandais-je.

-il est 9h du matin donc toute la nuit.

-Tu devrais être en cours, vas-y. je vais bien je t'assure, dis-je rapidement en voyant qu'il s'apprêtait à protester en argumentant que je ne devrais pas rester seule ou que j'étais encore trop faible, vas-y Harry, tu ne peux pas louper tes cours. Je te promets que si je me sens mal, j'appelle l'infirmière.

-Bon … d'accord, mais je repasserai te voir ce soir, même si tu es dans ton dortoir. Repose toi Mione.

Il se leva et vint m'embrasser sur le front avant de me regarder dans les yeux, de prendre une profonde inspiration et de quitter l'infirmerie, à contrecœur, je le savais.

Voilà, j'étais seule. J'en profitais pour dormir un moment, dans le calme et la sérénité de la pièce. Quand j'ouvrais les yeux, j'entendis la porte de l'infirmerie s'ouvrir. Je pensais voir Harry mais je me trompais. C'était Drago. Il vint dans ma direction puis s'arrêta au pied de mon lit, avant de venir s'asseoir sur la chaise, qui quelques heures plutôt supportait mon cousin et meilleur ami.

-Comment vas tu ? Me demanda-t-il.

-Bien. Merci, répondis-je sèchement.

Sans savoir pourquoi je lui en voulais. Je lui en voulais de n'avoir rien fait pour me protéger, lui qui disait qu'il ne m'avait jamais haït. Il m'avait laissée souffrir au pied de ces deux abrutis.

-Je ne pouvais rien faire, me dit-il le regard …. Désolé ?!

-Tu lis dans mes pensées?

-Non mais ton visage parle de lui même. Tu sais aussi bien que moi que je ne pouvais rien faire sans manquer de faire découvrir à tout le monde qu'il y a quelque chose entre nous. Je sais que tu souffrais et que tu attendais que je fasse quelque chose mais tu sais aussi bien que moi que Dumbledore n'aurait jamais laissé ces deux crétins te faire plus de mal qu'ils n'en ont fait. Si j'avais fait quelque chose pour te protéger, tu aurais été encore plus en danger. Je ne veux pas cela. J'ai fais une promesse tu te rappelles. Celle de toujours te protéger.

Je ne répondais pas tout de suite, trop abasourdie par ce que je venais de découvrir. Maintenant je pouvais le croire, je le voyais dans ses yeux. Il ne me détestait pas, il ne m'avait jamais détesté. Il avait enfin laissé tomber son masque de pierre, de froideur qui ne laissait jamais transparaître aucun de ses sentiments. Aujourd'hui, je voyais. Je voyais tout ce qu'il ressentait. De la peine, de la douleur et de l'inquiétude.

-Je comprends Drago. Je ne t'en veux pas.

-Vraiment ?

-Vraiment. A présent, je te crois quand tu dis que tu ne m'as jamais détestée et je m'en veux de t'avoir traité ainsi.

-Ne t'en veux pas, tu ne savais pas. J'ai moi aussi regretté tous les mots que j'ai pu te dire même si je ne les ai jamais réellement pensé, me dit-il, posant sa main sur la mienne.

Ce geste m'émut plus que je ne l'aurais pensé. Je ressentais quelque chose d'étrange en moi mais je mis ça sur le compte de la fatigue et du doloris que j'avais reçu.

-Drago, rentrons au dortoir.

-D'accord. Je vais demander l'autorisation à madame Pomfresh. Habille toi pendant ce temps là.

Il parti dans la direction du bureau de l'infirmière et je fis ce qu'il m'avait dit. Quand il revint, j'étais prête et je l'attendais devant la porte de l'infirmerie. Sans un mot mais avec un léger sourire, il m'ouvrit la porte pour me laisser passer. Il était un peu plus de midi, personne ne traînait dans les couloirs, tous le monde mangeait. Plus j'avançais, plus je me sentais faible et donc plus je ralentissais le pas. Drago, qui marchait devant moi, ne s'en rendait pas compte mais je commençais à me sentir nauséeuse. Je du m'arrêter un instant pour m'appuyer sur un mur car la tête me tournait. Je fermais les yeux quelques instants puis je sentis un bras se poser sur ma taille. J'ouvrais les yeux et rencontrais le regard compatissant de Drago.

-Laisses-moi t'aider, me dit-il avant de passer un bras sous mes jambes et l'autre dans mon dos afin me prendre dans ses bras.

Je posais ma tête dans son cou, près de son torse, j'arrivais même à entendre les battements de son cœur qui résonnaient comme une douce mélodie. Je somnolais quand il entra dans le dortoir puis dans ma chambre. J'étais loin, bien loin quand il me déposa sur mon lit. Je sentais juste ses mains effleurer mes jambes quand il me retira le bas de mon uniforme puis toucher mes bras et mon ventre, quand il enleva mon gilet. Je le sentis déposer une couverture sur moi et puis je sombrais dans les bras de Morphée avec ses paroles qui résonnaient toujours en moi.

« Laisse moi t'aider » ….


Alors, que pensez vous de tout sa ?

J'espère avoir des commentaires constructif, j'ai toujours beaucoup de plaisir a vous lire et je vous remercie encore une fois pour votre soutien.