Ecrite durant la 8ème nuit du fof, thème misère.
Lundi matin
Yumi est en cours de français.
-Aujourd'hui, et jusqu'au prochain trimestre, nous allons étudier les misérables. Comme l'indique le titre, dans cette œuvre Victor Hugo veut montrer la misère dans laquelle vit le bas peuple, cette misère dont on ne s'intéresse pas. Le mot misérable comme le mot misère,…
A la récréation :
-Je ne pouvais plus le supporter ! dit Yumi
-Quoi ? demanda Ulrick
-Le prof, en une heure de cours, il a dit exactement 86.5 fois le mot misère.
-Comment est ce qu'on peut dire un mot une demi-fois ? Et puis, tu as vraiment compté ?
- Oh que oui, à croire qu'il n'existe aucun synonyme, et pour le demi fois, il a commencé à dire « mis.. » puis à dit pauvreté, Alléluia.
-Hey, appela Jeremy, j'ai appris un nouveau sympa pendant les vacances vous voulez que je vous l'apprenne.
-Ouais avec plaisir dit Ulrick, puis tout bas à Yumi, attention, sympa ca veut dire horriblement compliqué avec Jeremy. A nouveau à Jeremy : je vais chercher Odd.
Dans la bibliothèque :
-Bon ca s'appelle le Tarot, cela se joue avec …
10 min plus tard : voiàa vous avez compris ?
-Attends je crois que je connais, quand on n'a pas de nombres… commença Odd
-D'atout, souffla Ulrick.
-Oui d'atout, on a un bonus.
-Oui, tu as raison, c'est misère d'atout, ton jeu est alors tellement misérable que tu pries pour que ton partenaire n'est pas une misère de tête.
-Misère de tête? demanda Ulrick
-Comme pour les atouts, misère de tête, c'est quand tu n'as pas de tête.
-CA SUFFIT, hurla Yumi.
-Calme-toi, qu'est ce qui se passe ? demanda Odd surpris,
-Si j'entends encore une seule fois le mot misère je hurle.
-Misère, misère, misère, murmura une voix.
-Qui a dit ça? demanda la jeune fille en tentant de conserver son calme.
-Misère, misère, misère, de chez misère, répéta la voix.
-C'est Jim, je vais l'aider ou je pique une crise.
-Jim, vous cherchez quelque chose?
-Oui mon portable, je l'ai perdu dans le parc, il devrait se voir, il est rose.
-Je vais vous aider mais promettez de ne plus dire MISERE.
Elle le trouva deux minutes plus tard. Elle retourna à la bibliothèque et entendit Milly qui essayait de vendre le journal de l'école.
- Misère à la cantine, on affirme avoir vu…
Yumi n'entendit pas la suite, trop énervée pour écouter quelque chose.
-Combien il te reste de journal Milly, dit-elle d'une voix qui menaçait d'exploser à chaque seconde.
-8 pourquoi ?
-Je les prends tous OK.
-Cool merci beaucoup Yumi, t'es trop cool.
Elle rentra chez elle, abrutie par la misère qui planait autour d'elle. Elle mit le journal télé comme tous les soirs, espérant entendre la rupture d'un couple de star qui lui changerait les idées. Au lieu de ça, un reportage sur les pauvres en France : « La misère est croissante. De plus en plus de ghettos se créent d'où la misère ne peut sortir ».
Son portable sonna, « Yumi, c'est Jeremy, Xana est passée à l'attaque c'est la misè.. » Elle raccrocha. Elle tomba dans les pommes et se réveilla dans la chambre d'Aelita où elle avait demandé a passer la nuit après le bal de Noël.
-Yumi, Yumi, réveille toi c'est Aelita.
-Qu'est qui ce passe,
-Je ne sais pas, tu as fais un cauchemar, tu n'arrêtais pas de dire misère.
-Ne répète plus jamais ce mot.
-D'accord, tiens met de la musique ça va te détendre.
Elle alluma la radio : Et voici le nouveau groupe : Miz'R
C'était plus qu'une malédiction, c'était une véritable misère.
