Hello tout le monde, voici enfin le chapitre 7 de cette histoire, après une période assez compliquée et un manque de temps effrayant pour écrire deux fic's en même temps.
Désolé pour ce retard, à la base ce chapitre aurait dû être publié il y a plus d'une semaine, mais comme ceux qui suivent Trahisons le savent, j'ai récemment connu quelques problèmes familiaux qui m'ont gardé éloignés de mon clavier.
Remerciements
Merci à Fan28, Kaddu, Guest et Hm pour vos reviews
Hm : Effectivement la CIA n'a pas fini de faire des siennes, tu le verras dans ce chapitre^^.
Guest : Thanks for reviewing.
Fan28 : le retour à la normale ne va en effet pas être facile, surtout avec ce qui arrive dans ce chapitre.
Disclaimer
L'histoire et les personnages sont toujours la propriété de Martin Gero et de NBC
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Chapitre 7 – Preuve de loyauté
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Prison fantôme de la CIA, localisation inconnue
Kurt connaissait sa femme par cœur, mais sa vigueur le surprit tout de même. Elle était pourtant menue et toute légère, la vie au grand air dans les montagnes l'ayant certainement gardée en forme mais sans lui permettre de réellement manger à sa faim, ou tout du moins de prendre du poids. Par rapport à lui, elle était même un vrai poids plume, mais sa rage compensait largement cela, et même avec ses deux bras fermement enroulés autour de sa taille, il peinait à la ramener en arrière et à l'empêcher d'étrangler Shepherd.
-« Jane, elle te provoque, arrêtes », dit-il fermement en parvenant enfin à la ramener contre lui pour l'immobiliser. La brune tatouée se débattit encore quelques secondes, avant de s'arrêter, le souffle court, le corps tremblant sous l'effet de l'adrénaline.
-« Tu vois, il y a encore du Remi en toi », constata tranquillement Shepherd avec satisfaction, manifestement peu affectée par le fait que sa fille adoptive ait essayé de lui nuire.
-« Pourquoi ? Parce que vous la provoquez en vous vantant de ce que vous avez fait à sa meilleure amie » ? répliqua sèchement Kurt. Techniquement Tasha et Patterson étaient les deux meilleures amies de Jane, mais il savait que sa femme avait une légère préférence pour la spécialiste informatique blonde. Elle prétendait que c'était parce que Patterson était moins sauvage dans ses taquineries, mais il savait qu'au fond, elle se méfiait encore un peu de la Latina après le traitement qu'elle lui avait fait subir à son retour. Certaines cicatrices intérieures étaient juste trop douloureuses pour être oubliées ou du moins pardonnées si facilement. Considérant le fait qu'ils avaient tous fait comme si de rien n'était et n'avaient jamais réglé ce problème ensuite, ce n'était pas si étonnant…encore une chose qu'il aurait à corriger dès que possible.
-« Amie ? Comment peut-elle être amie avec des gens qui lui ont fait ça », ricana Shepherd.
-« Patterson est loin d'être celle qui s'est montrée la plus dure avec Jane lorsque nous avons appris qu'elle nous avait menti. Au contraire, c'est même elle qui a été la plus…humaine avec elle, lorsque nous l'avons forcé à travailler avec nous. En réalité si quelqu'un est à blâmer pour ce qui lui est arrivé…c'est moi ».
-« Comme c'est touchant, je suis sûre que tu n'étais pas aussi prompt à venir à son secours la dernière fois », commenta la femme menottée d'un ton sarcastique. « Je dois dire que je suis déçue par ton comportement. Si j'ai accepté ce plan en dépit des risques, ce n'était que parce que je pensais que tu la protégerais. Avec les tatouages menant à Guerrero, et Mayfair impliquée, ce n'était qu'une question de temps avant que la CIA ne s'en mêle. Je n'aurais cependant jamais imaginé que tu laisserais la femme que tu prétends aimer subir tout ça ».
-« Je me suis faite passer pour son amie d'enfance qui s'est révélée être morte. Je lui ai menti et à cause de moi Mayfair est morte, je comprends qu'il m'en ait voulu », le défendit Jane. Étrangement, cela fit se sentir Kurt plus mal encore, en ne faisant que renforcer son sentiment de culpabilité. Jane avait toujours assumé ses actes, mais là, son attitude de martyr qui voulait endosser seule la faute de tout ce qui était arrivé était de trop.
-« Peu importe à quel point j'étais en colère, cela ne justifie pas ce que je t'ai fait…ce que j'ai laissé t'arriver », répondit Kurt en la regardant et en secouant la tête, sans plus se préoccuper de Shepherd.
-« Vraiment » ?! Ironisa la femme en s'immisçant à nouveau dans leur conversation. « Tu penses que de simples mots vont effacer ce que tu as fait » ? Kurt retint de justesse la réplique qu'il avait sur le bout de la langue. Sur ce plan là, il ne pouvait pas vraiment lui donner tort, rien de ce qu'il pourrait dire ou faire ne changerait le fait que sa femme, même si elle ne l'était pas encore à l'époque, avait subi des mois de tortures à cause de son inaction.
-« Est-ce que c'est Roman qui a enlevé mes amis » ? demanda finalement Jane, à la fois pour échapper à la tension naît de la remontée à la surface de tous ces souvenirs douloureux et pour essayer de reprendre le contrôle de la conversation. Sa mère adoptive l'observa un instant, avant de consentir à répondre :
-« Avec des amis pareils…Mais puisque la question semble tant te préoccuper…Je ne sais pas. S'il voulait attitrer ton attention c'était certainement le meilleur moyen, tu as toujours été loyale envers ceux qui te tenaient à cœur…même si j'aurais préféré que cette loyauté reste envers nous ». La dernière partie fut à peine plus qu'un murmure mais Jane et Kurt l'entendirent tout de même, la brève lueur de douleur qui passa dans les yeux de la prisonnière les surpris, et la brune sentit son cœur se serrer malgré elle. À sa façon tordue, Shepherd l'avait certainement aimé, et le faisait peut-être encore. Très vite, la femme se reprit et leva à nouveau le regard vers eux : « Mais comme tu dois le savoir, nous sommes très mal desservis par la poste ici, et cela fait longtemps que je n'ai pas eu des nouvelles de ton frère ».
-« Est-ce qu'il prépare quelque chose » ? Demanda froidement Kurt, en essayant de ne pas oublier de quoi Shepherd était responsable. Une petite partie de lui comprenait sa douleur d'avoir perdue sa fille, mais dans le même temps il était déterminé à ne pas la laisser atteindre sa femme à nouveau. Visiblement ces longs mois de solitude avaient permis à sa…belle-mère…de faire le point sur ses décisions, et elle regrettait certainement de ne pas avoir réussi à ramener Jane…Remi…de son côté au lieu d'essayer de la tuer. Là encore, c'était quelque chose qu'il n'était pas prêt de laisser arriver. Jane avait eu une deuxième chance et l'avait saisie, même si le coût avait été terrible, et il était hors de question de laisser Shepherd gâcher tout cela.
-« Maintenant qu'il sait que sa sœur adorée lui a mentit et nous a trahit avant d'essayer d'effacer sa mémoire ? C'est probable… ».
-« Et vous ne nous direz rien j'imagine ».
-« Non. D'une part parce que je ne sais rien de son plan et d'autre part…Qu'ai-je à y gagner ? Je ne sortirais pas d'ici…Alors que si je laisse Roman travailler, je récupèrerais bientôt mon fils et ma fille et nous serons une famille à nouveau ».
-« Nous ne sommes pas une famille, tu m'as utilisé, tu as essayé de me tuer », répondit Jane en la foudroyant du regard, même si à sa grande honte sa voix faiblit un peu sur la fin.
-« Ta bouche dit une chose mais tes yeux en disent une autre. Je sais que tu as récupéré quelques souvenirs de ton enfance. Est-ce que tu penses réellement que je t'aurais fait du mal sans une bonne raison ? Je vous ai toujours protégés toi et ton frère lorsque vous étiez plus jeunes et que je vous ai sortis de cet enfer. Je vous ai peut-être poussés pour vous endurcir, mais c'était pour vous rendre aptes à survire à ce monde corrompu. Cite moi une seule fois où j'ai été inutilement cruelle avec vous », répondit sa mère adoptive en lui jetant un regard sévère.
En réponse, Jane baissa les yeux, afin de ne pas croiser le regard de son mari. Tous les souvenirs qu'elle avait récupérés de son enfance au côté de Shepherd, même s'il n'y en avait pas beaucoup, lui donnaient raison. Sa mère s'était toujours montrée autoritaire, dure, mais juste. De petits gestes montraient mêmes que à sa façon elle les aimait vraiment, et cela la perturbait grandement. Elle ne voulait éprouver que du dégout et de la haine pour la femme qui n'aurait pas hésité à sacrifier des dizaines de milliers de vie pour parvenir à ses fins, mais elle en était incapable.
Nerveusement, ses doigts se glissèrent à nouveau dans sa poche pour y trouver le seul petit témoignage de son passé qu'elle conservait. Kurt tourna des yeux préoccupés vers elle, et manqua ainsi le regard soudain plus vif que Shepherd riva sur sa fille. Rapidement, un léger sourire en coin apparut sur ses lèvres alors qu'elle semblait réaliser quelque chose, avant que son visage ne redevienne aussi stoïque que d'habitude.
-« Peu importe que vous prétendiez tenir à elle, vous avez essayé de la tuer, c'est cela qui compte », grogna Kurt en resserrant un bras protecteur autour de sa femme.
-« Tu es mal placé pour me faire la leçon », riposta sèchement Shepherd
-« C'est vrai, mais moi j'ai essayé d'arranger les choses ! Alors que vous, vous avez délibérément sacrifié votre propre fille. Vous avez même demandé à son propre frère de la tuer ».
-« C'est vrai…Lorsque j'ai appris que Remi avait trahit notre cause, notre famille, j'ai été très en colère. Je lui avais pourtant donné plusieurs fois l'occasion de revenir avec nous mais elle a fait un choix différent…même si j'en viens à me demander si ce choix était vraiment le sien… ».
Cette fois-ci ni Kurt ni Jane ne répondirent, car il y avait du vrai dans sa remarque. Jane n'avait pas vraiment eu d'autre choix que de coopérer contre sa famille pour éviter de retourner en enfer. Bien sûr elle aurait pu se retourner contre eux et rejoindre le camp de Shepherd à la première occasion, mais ce n'était pas la personne qu'était Jane…Jamais elle n'aurait participé volontairement à un plan pour tuer des milliers d'innocents, et cela ne lui avait laissé qu'une option. En pensant à la façon dont ils l'avaient contrainte à les aider, Kurt se sentit à nouveau dégoûté de lui-même. Pire que tout, il se sentait dégoûté d'avoir donné à la brune des raisons de croire que le FBI et lui seraient capables de la livrer à la CIA sans remord si elle n'infiltrait pas Sandstorm.
-« On dirais que j'ai touché un point sensible », le nargua Shepherd. Se forçant à ignorer sa colère, Kurt essaya de regarder au-delà, et ce qu'il vit ne lui plut pas. Shepherd semblait effectivement tenir à Jane, et être en colère de ce qui lui était arrivé par sa faute. Mais ce n'était pas cela qui le troublait, après tout la femme avait élevé Jane et Roman, alors il était possible que même à sa façon tordue elle les aime réellement. Non ce qui le troublait c'était l'impact que cette découverte pouvait avoir sur sa femme. Visiblement, elle luttait encore pour essayer de déterminer qui elle était réellement, et avait dû retrouver certains souvenirs qui la faisaient douter. Apprendre que Shepherd la considérait toujours comme sa fille et regrettait d'avoir essayé de la tuer n'allait pas l'aider à se sentir mieux.
Il aurait préféré se dire que l'ancienne générale mentait, qu'elle essayait de semer le trouble et de les diviser, mais ce qu'il voyait dans ses yeux paraissait sincère.
-« Tu voulais refaire de moi une tueuse », protesta finalement Jane, sans toutefois quitter l'étreinte de Kurt. Elle sentait au fond d'elle-même qu'elle devait avoir l'air pitoyable, ainsi blottie contre son mari, incapable de faire face à sa mère seule. Les choses qu'elle venait d'apprendre étaient cependant trop…trop tout en fait. Cela faisait tout simplement trop d'informations difficiles à assimiler en un cours lapse de temps, et elle se sentait…confuse…perdue.
-« Tuer n'était qu'un moyen de parvenir à nos fins, ce n'est pas cela qui te définissait. Tu as toujours été déterminée, loyale, et prête à te sacrifier pour les autres, et cela ne semble pas avoir changé si j'en juge par ta réaction. Je trouve seulement dommage que tu ne fasses pas confiance aux bonnes personnes… ».
-« Certains abusent de leur pouvoir c'est vrai et je suis…quelque part je suis contente que les tatouages nous aident à les mettre hors d'état de nuire. Mais je n'approuve pas tes méthodes. Rien ne justifie la mort de milliers d'innocents, il y avait d'autres façons de lutter », répondit la brune tatouée, retrouvant un peu de feu dans ses yeux.
-« Les gens ne sont pas le seul problème, c'est tout le système qui est corrompu. Crois-tu vraiment que le citoyen lambda que tu prétends protéger s'inquiéterait de savoir pourquoi tu t'es retrouvée dans un endroit comme celui-là » ? Demanda Shepherd en désignant la pièce d'un signe du menton. « Non, il trouverait certainement que tu as mérité ce qui t'arrive, même sans avoir toutes les informations pour juger. Il se baserait sur les déclarations mensongères des gouvernants, retransmises par les médias à leur botte, sans chercher plus loin ».
-« Ça suffit nous perdons manifestement notre temps ici », l'interrompit Kurt en poussant doucement Jane vers la sortie.
-« Tu vois ? Même ton cher mari sait que j'ai raison et veut t'éviter de voir la vérité ! Mais un jour tu verras que j'ai raison et tu reviendras vers nous » ! Clama Shepherd en se tordant pour les suivre du regard alors qu'ils quittaient la pièce.
Leur entrée dans la salle d'observation se fit dans un silence de mort, et Kurt sentit Jane se crisper contre lui. Il remarqua immédiatement qu'elle évitait soigneusement le regard des personnes présentes, et en particulier de leurs amis. Le directeur adjoint du FBI resserra l'étreinte autour du ventre de sa femme, essayant de lui témoigner toute son affection. Finalement, se fut Patterson qui rompit le silence, et la tension, en venant serrer Jane dans ses bras.
-« Cette femme est cinglée, ne l'écoute pas ».
-« Mais si elle avait raison ? S'il restait vraiment une part de Remi en moi ? Si j'étais…dangereuse » ? Demanda la brune d'une voix si faible qu'ils durent tendre l'oreille pour l'entendre.
-« Patterson à raison, Shepherd essaye sûrement de jouer avec nous. Ne tombe pas dans son piège de mère aimante et repentie, elle a essayé de te tuer, de tous nous tuer », lui dit fermement Tasha.
-« Je sais mais…elle a l'air si convaincue… »
-« C'est le problème avec les extrémistes. Ils sont persuadés d'avoir raison et sont prêts à faire n'importe quoi pour imposer leur vision des choses », intervint Reade.
-« De toute façon, je ne sais pas trop si nous pouvons faire confiance au peu qu'elle nous a dit, ou si l'isolement a endommagé sa santé mentale », commenta Keaton en regardant Shepherd qui souriait avec satisfaction à travers la vitre sans teint.
-« Ce sera un débat pour un autre jour, la première étape c'est de sortir de cet endroit », les coupa Kurt en voyant que sa femme jetait des regards nerveux et méfiants vers Keaton, comme si ce qu'ils venaient d'apprendre pouvait lui donner une raison de la garder ici. Avec un froncement de sourcil, l'agent se dit que c'était tout à fait possible, son homologue de la CIA ayant clairement exprimé, tout récemment encore, le fait qu'il ne faisait pas confiance à Jane. L'espace d'un instant, Kurt eu presque envie de le voir essayer, pour lui donner un prétexte pour extérioriser sa colère. Keaton sembla le remarquer, car il fit prudemment un pas en arrière en croisant son regard, restant à bonne distance de Jane.
-« Bien sûr, nous pourrons faire un débriefing de tout cela dans un endroit plus convenable », acquiesça Nas en voyant à quel point la jeune femme tatouée avait l'air perturbée.
Sans réellement prendre garde à ce qui se passait autour d'elle, Jane se laissa entrainer vers leur moyen de transport qui attendait toujours devant le bâtiment. Son esprit tournait en boucle, essayant de faire le tri parmi toutes les choses qu'elle venait d'apprendre, et d'assimiler le fait que son équipe…sa famille connaissait maintenant certains de ses plus noirs secrets. Tout le monde pris place à l'arrière, et l'homme de la CIA qui leur servait de chauffeur referma la portière sur eux. Sans surprise, Jane se laissa tomber sur la planche de bois qui servait de banquette à la droite de Kurt, Tasha s'installant à sa droite près de la portière arrière, tandis que Reade et Patterson s'asseyaient en face d'eux.
-« Ok, je sais que l'épreuve que tu viens de vivre n'était pas…agréable mais…ne me frappe pas d'accord ? C'est une idée de Tasha ». La brune l'observa avec étonnement se lever, puis placer ses mains sur ses avant-bras pour l'empêcher de bouger, même si Kurt tenait de toute façon toujours sa main gauche. L'étonnement céda la place à l'inquiétude lorsqu'elle entendit un cliquetis caractéristique, puis sentit le froid de l'acier se refermer sur son poignet droit.
-« À quoi est-ce que vous jouez » ? Demanda Kurt surpris en fronçant les sourcils. Jane se tourna vers Zapata, qui sourit et referma l'autre menotte sur son propre poignet gauche.
-« Je sens que mademoiselle tête de mule risque encore d'essayer de prendre le large, alors je prends mes précautions. À moins de m'emmener avec elle, elle n'ira nulle part tant que nous n'aurons pas eu le temps de la convaincre qu'elle n'est pas l'horrible personne qu'elle pense être ».
-« Je n'ai pas dit ça », marmonna la brune sans conviction.
-« Non mais c'est tout comme. Et je ferais ce qu'il faut pour te convaincre que tu es notre amie et que nous tenons à toi », répondit fermement la Latina, avec un sourire à la fois affectueux et légèrement menaçant. Même si les mots réchauffèrent le cœur de Jane, le ton fit courir un petit frisson glacé dans son dos. Elle savait à quel point Tasha pouvait être déterminée lorsque quelque chose lui tenait à cœur, et elle ne lui laisserait pas un instant de répit tant qu'elle ne se serait pas ralliée à son point de vue. La fatigue la rattrapant maintenant que la tension de la journée évacuait peu à peu son corps, la jeune femme se laissa cependant rapidement bercer par les cahots de la route et les paroles de réconfort de ses amis, avant de s'endormir contre le torse de Kurt qui resserra un bras protecteur autour d'elle.
…
Quatre heures plus tard, bureau de Hirst
-« Je vois…Même si nous avons obtenus certaines informations, qu'il nous faut encore vérifier, cette petite…sortie était probablement prématurée », soupira la directrice du FBI en regardant les agents fatigués et nerveux assis devant elle, après que Kurt eu terminé son rapport. Ses yeux balayèrent brièvement la veste posée entre Jane et l'agent Zapata afin de camoufler leurs avant-bras, et sachant ce qui se cachait en dessous, la femme retint de justesse un sourire. Il n'y avait vraiment que Zapata pour penser à des choses comme cela afin de garder son amie dans son champ de vision, même si elle pouvait comprendre ses craintes. Depuis son entrée, le seul élément civil du groupe regardait fréquemment vers la sortie, comme si elle envisageait de fuir à nouveau.
-« C'est le moins qu'on puisse dire », marmonna Reade en se frottant nerveusement le visage.
-« Jane », reprit Hirst en attirant l'attention de la brune tatouée qui se força à croiser son regard. « Je sais que les derniers jours n'ont pas été faciles pour vous, et que vous essayez encore de…eh bien de retrouver votre place dans cette équipe et dans ce travail, par rapport aux derniers évènements. Personnellement, je ne pense pas que vous représentiez une menace…».
-« Pourquoi ? Pourquoi est-ce que vous êtes tous si gentils avec moi après ce que j'ai fait » ? L'interrompit nerveusement Jane, causant un froncement de sourcils généralisé.
-« Jane, soupira Kurt, nous en avons déjà parlé. Tu as fait des erreurs c'est vrai, mais nous en avons tous fait. Tu n'avais aucune intention de nuire, et c'est cela qui fait la différence ».
-« Mais… ».
-« Pas de mais » ! Gronda soudain Patterson, les surprenant par sa fougue. « Tu es notre amie et nous savons que tu ne nous feras jamais volontairement du mal. Peu importe ce que Shepherd essaye de te faire croire sur qui tu étais avant, ce qui compte c'est la personne que tu es maintenant. Après…après avoir été torturée, après…ce que nous t'avons fait à ton retour, tu aurais pu te retourner contre nous…Décider que le FBI ne valait pas les efforts que tu faisais. Tu aurais pu rallier Shepherd et nous tuer tous…Mais tu ne l'a pas fait. Peu importe ce que tu as traversé, tu as essayé de nous protéger et de protéger des innocents encore et encore, même si le prix à payer était élevé pour toi », dit douloureusement l'agent blonde en se penchant pour attraper sa main libre, les yeux embués de larmes.
En réponse, Jane sentit sa propre gorge se serrer et ses yeux s'humidifier. Depuis son retour, ses amis et son mari ne cessaient de lui répéter à quel point ils tenaient à elle et étaient désolé de ce qu'elle avait traversé, mais elle peinait toujours à se faire à la situation. Une partie d'elle-même ne parvenait pas à oublier sa propre culpabilité, et les souvenirs qu'elle avait récemment récupérés ne faisaient rien pour arranger cela.
-« Vous êtes la personne la plus têtue que je connaisse », soupira à son tour Hirst en reculant dans son fauteuil.
-« Ça c'est un euphémisme », marmonna Zapata, arrachant quelques sourires aux autres agents.
-« Je pense que vous avez besoin de parler de tout ce qui est arrivé pour pouvoir avancer. J'imagine à quel point ce doit être dur pour vous, et je conçois que vous soyez inquiète de la réaction de vos amis s'ils venaient à apprendre certains détails sur vos erreurs », poursuivit la directrice du FBI comme si elle n'avait pas été interrompu.
-« Parce que nous n'avons pas toujours été compréhensifs avec toi quand tu avais besoin de notre aide », approuva sombrement Kurt.
-« Au lieu de ça nous avons même essayé de t'enfoncer en rejetant notre colère et nos propres erreurs sur toi parce que…c'était plus facile de te blâmer que de faire face à nos échecs », enchaina Reade.
-« Et si tu dis que tu comprends et que nous avions des raisons d'être en colère, je te botte les fesses » ! Gronda Patterson son visage soudain à quelques centimètres de celui de la brune. « Nous étions tristes après la mort de Mayfair et en colère que Sandstorm s'en prenne à nous, mais tu avais fait tout ça en pensant nous protéger. Rien n'excuse ce que nous t'avons fait en te menaçant de te livrer à Keaton si tu ne nous aidais pas à arrêter Shepherd, sans même penser à ce que tu avais vécu dans cet enfer ».
-« Jane…Il est visible que ces secrets vous rongent de l'intérieur...Si vous ne voulez pas faire cela pour vous, faite cela pour votre équipe, ils ont le droit de savoir ce qui vous met dans cet état », poursuivit Hirst d'un ton raisonnable. C'était un coup bas, mais Jane ne réagissait que pour aider les autres au détriment d'elle-même alors…
-« Je ne peux pas… » souffla Jane en détournant les yeux.
-« Je conçois très bien que cela soit difficile de vous confier. Votre ancien thérapeute s'est révélé être une taupe pour Shepherd, mais cela ne veut pas dire que c'est le cas de tous les professionnels de santé qui travaillent ici. Je vous assure que je veux vous aider mais si vous n'y mettez pas du votre…je devrais penser à la sécurité de cette équipe et vous retirer du terrain jusqu'à ce qu'un avis favorable soit émis par un psychologue ».
-« Vous ne pouvez pas faire ça » ! Protesta Jane, semblant retrouver un peu de sa combattivité.
-« Bien sûr que si. Honnêtement, je vous apprécie énormément et je détesterais avoir à le faire. Mais si vous persistez à vous culpabiliser et à vous renfermer ainsi sur vous-même, Roman pourrait se servir de vos sentiments contre vous et votre équipe et vous pousser à commettre des erreurs…C'est un risque que nous ne pouvons pas courir ».
Kurt voulut protester, sachant que le terrain était la seule chose qui permettait à sa femme d'évacuer un peu la pression à l'heure actuelle. Cependant, il savait que Hirst était dure mais juste et ne faisait pas cette menace par plaisir. L'honnêteté le poussait à admettre que si Jane gardait des secrets, l'équipe pouvait en effet se retrouver en danger, même sans qu'elle ne le veuille.
-« En fait…il y a peut-être une autre solution », dit lentement Zapata, attirant l'attention générale.
-« Laquelle » ? Lui demanda sa supérieure intriguée.
-« Jane a peur de nous faire confiance et que nous la rejetions, comme lorsque nous avons appris qu'elle avait couché avec Oscar. Honnêtement je peux comprendre ses hésitations après ce qui est arrivé il y a deux ans…En fait je me moque de ses secrets et de ce qu'elle pense avoir fait de mal. Par contre, je n'apprécie pas que cela la mine autant… ».
-« Et donc ? Que proposez vous » ?
-« Patterson et moi connaissons tous ses points faibles. Laissez nous nous en occuper, et elle nous dira très vite tout ce que nous voulons savoir. Tu sais que nous en somme capable », ajouta la Latina en se tournant vers son amie avec un sourire affectueux qui désamorçait un peu la gravité de ses paroles.
-« Tasha a raison, cela nous fait vraiment mal de te voir dans cet état parce que tes secrets de hantent alors…s'il faut ça pour t'aider à aller mieux parce que tu ne l'admettras pas autrement…je suis prête à l'aider à te faire craquer », approuva Patterson en la regardant avec résolution.
La brune frissonna devant l'intensité des regards qu'elle recevait, se sentant en conflit. Une part d'elle-même voulait soulager sa conscience et leur confier ce qui la tourmentait, ses souvenirs, ses erreurs, ses doutes, ses peurs…Mais dans le même temps, elle craignait qu'après tout ce qu'ils avaient vécus ils ne finissent par la rejeter, lorsqu'ils comprendraient qu'elle était la cause de leurs malheurs. C'était une conclusion douloureuse mais logique à laquelle elle était arrivée après de longues réflexions durant sa retraite forcée dans les montagnes. La préoccupation de ses amis envers elle était touchante et presque rassurante, mais elle craignait qu'elle ne résiste pas à un examen minutieux de ses souvenirs en tant que Remi. Elle savait également que ses amies ne changeraient pas d'avis maintenant qu'elles avaient une idée en tête. Leurs menaces amicales n'étaient pas vaines, elles ne lui feraient certainement pas de mal, pas après avoir passé autant de temps à l'assurer du contraire, mais elles utiliseraient toutes ses petites faiblesses pour la convaincre de leur dire ce qu'elles voulaient savoir. Pas par sadisme ou par désir de la punir pour ses erreurs, mais juste parce qu'elles pensaient que c'était le meilleur moyen de l'aider en la poussant à se confier, et à ne pas essayer de s'en sortir seule.
-« Elles ont raison. Tu ne me feras pas croire que tu es revenue ici juste pour aider Weller à nous retrouver et repartir ensuite », ajouta Reade alors que Jane se mordillait nerveusement les lèvres.
-« Très bien…Vous avez donc trois choix : soit vous consentez à admettre que cette équipe tient à vous et vous leur confiez ce qui vous tourmente, soit vous acceptez l'aide d'un professionnel de votre choix, soit je vous laisse entre les griffes des agents Patterson et Zapata ». La dernière partie fut prononcée avec un petit sourire, mais Jane savait que Hirst était sérieuse. Elle avait un petit côté anti-conventionnel qui déroutait certains agents, habitués à suivre le règlement à la lettre, mais que Jane trouvait d'habitude rafraîchissant. Malheureusement, cela voulait aussi dire qu'elle était tout à fait capable de mettre cette menace un peu folle à exécution, afin d'obtenir ce qu'elle voulait…
-« En fait les trois choix ne sont pas exclusifs », commenta Kurt en prenant la main libre de sa femme et en faisant courir son pouce sur les tatouages qui s'y trouvaient.
-« Très bien, je pense que vous devriez tous rentrer vous reposer », dit Hirst.
-« Tasha, sois gentille et rend moi ma femme s'il te plait, je te garantis qu'elle ne m'échappera pas », demanda Kurt en se tournant vers son agent, puis vers Jane. La concernée frissonna un peu sous la chaleur de son regard, sentant sans même qu'il ait besoin de le verbaliser l'amour que Kurt éprouvait pour elle. Avec un petit ricanement amusé, la Latina délivra son amie, avant de l'attirer dans un câlin, rapidement rejointe par Patterson, puis de laisser son patron entrainer la brune vers l'ascenseur.
…
Deux jours plus tard, bureaux du FBI
Contrairement à ce qu'elle craignait, Kurt ne l'avait pas harcelé pour la convaincre de parler à leur retour à leur appartement. À la place, il l'avait entrainé sur le canapé pour regarder un talk-show sans intérêt, se contentant de la câliner et d'attendre qu'elle soit prête à parler. Comprenant finalement qu'il n'allait pas essayer de la forcer à se confier, Jane s'était détendue petit à petit. Le lendemain, elle avait même accepté d'aborder brièvement le sujet de leur rencontre avec Shepherd, avant de retourner au bureau. Ils poursuivaient toujours les recherches sur Roman et sur les nouveaux tatouages, même si ses amis profitaient de chaque pause pour essayer de la pousser à se confier. Pour l'instant ils ne faisaient que lui parler, et elle se sentait progressivement plus en confiance, mais la jeune femme savait que plus elle tarderait à parler et plus Patterson et Zapata se montreraient insistantes et…créatives pour lui délier la langue.
-« La directrice Hirst nous attend au labo », commenta Reade en passant la tête par la porte de la salle de sport où Jane se défoulait sur un mannequin en compagnie de Tasha, pendant que Patterson consultait un rapport sur sa tablette. Ses amies ne la lâchaient plus d'une semelle depuis la veille, comme si elles craignaient qu'elle ne prenne la fuite si elles la quittaient des yeux une seconde. Elle ne l'avouerait jamais à voix haute, mais elle trouvait leur préoccupation bien plus rassurante que gênante. Elle avait l'impression d'être importante à leurs yeux, et le sentiment était loin d'être désagréable, surtout après des semaines de solitude.
-« Une idée de ce qu'elle veut » ? Demanda sa coéquipière en refaisant rapidement sa queue de cheval.
-« Non, mais le patron doit nous rejoindre là-bas ». Le petit groupe se dirigea vers l'antre de Patterson, croisant effectivement Kurt à la porte. Lorsqu'ils entrèrent, la surprise les arrêta cependant net. La pièce était vide de techniciens, et à la place se trouvaient Hirst, Nas, Keaton assis sur une chaise, le visage couvert de contusions et un bras en écharpe, ainsi que deux autres hommes en costume sombre.
-« Qui êtes-vous ? demanda Patterson d'un ton soupçonneux en regardant l'homme en costume trois-pièces qui lorgnait sur son matériel, mais fixa son regard sur Jane dès qu'elle entra.
-« James Meyers, directeur de la CIA. Nous sommes ici pour parler à Jane…Weller », se présenta l'homme sans jamais quitter Jane des yeux. Aussitôt, Patterson et Tasha se placèrent entre lui et leur amie, alors que Kurt se tournait vers Hirst.
-« Qu'est-ce que cela veut dire » ? demanda-t-il à sa supérieure avec une pointe d'agressivité dans la voix. Comprenant sa réaction, celle-ci laissa passer, et se contenta de faire signe à Nas.
-« Hier il y a eu un…incident. Un groupe d'hommes armés est entré dans le site où nous détenions Shepherd et l'a libéré », expliqua l'agent de la NSA.
-« Shepherd est dans la nature » ?! S'étrangla Reade. Jane ferma les yeux en voyant l'un de ses pires cauchemars se réaliser. Maintenant sa mère allait reprendre son plan et probablement aussi traquer l'équipe pour lui avoir mis des bâtons dans les roues.
-« J'imagine que c'est pour ça le bras en écharpe », commenta Tasha en regardant Keaton.
-« Oui, Roman n'a pas apprécié ce que j'ai fait à sa mère, ni d'apprendre que j'étais celui qui a torturé sa sœur », grimaça l'agent en bougeant difficilement sur sa chaise.
-« Roman était là » ?! Demanda presque avidement Jane, désireuse d'avoir des nouvelles de son frère malgré les circonstances.
-« Oui, il dirigeait l'attaque. Il voulait me tuer mais Shepherd l'en a empêché, même si j'ignore pourquoi ».
-« Mais comment a-t-il fait pour trouver la prison ? C'était censé être un site secret non » ? Demanda Reade.
-« Ça l'était oui, mais nous avons une assez bonne idée de la façon dont il a localisé l'endroit…et de l'aide qu'il a reçu », répondit le directeur de l'Agence en regardant toujours fixement Jane.
-« Attendez…Vous pensez que Jane l'a aidé ?! Vous êtes à côté de la plaque » ! Protesta Zapata.
-« Vraiment ? Certains des éléments qui ont été porté à notre connaissance après votre visite semblent dire le contraire… ».
-« Pourquoi, parce que Shepherd a essayé de jouer avec nous » ? Gronda Kurt.
-« Non parce que la loyauté de votre femme est visiblement vacillante ».
-« La loyauté de Jane est envers cette équipe, et elle ne vacille pas », contra immédiatement Reade.
-« Le fait que Jane regrette que sa mère ne soit pas dans une prison officielle ne veut pas dire qu'elle cautionne ses actes. Compte tenu de son passif avec la CIA, je peux même comprendre qu'elle n'approuve pas l'idée que la personne qui l'a élevé soit détenue et torturée régulièrement en violation totale de ses droits », commenta Hirst qui observait toujours la scène depuis son coin de la pièce.
-« Laissons de côté cet aspect pour le moment », intervint Nas. « Ce qui nous intrigue c'est le timing de l'attaque, et un détail que nous avons remarqué en analysant les données satellites des jours précédents ».
-« Quel genre de détail » ? Demanda Patterson.
-« Une faible trace de radioactivité qui part d'ici pour aller jusqu'à la prison, et qui en repart ensuite, clairement visible depuis les satellites ».
-« Exactement pendant le lapse de temps où cette équipe a été amenée sur la zone », dit Meyers.
-« Personne dans cette équipe n'a aidé Shepherd à s'évader » ! Protesta Kurt en croisant les bras.
-« Peut-être pas volontairement c'est vrai mais…nous avons une théorie », répondit Nas à contrecœur avant de se tourner vers Jane.
-« Jane…en analysant la vidéo de l'interrogatoire, nous avons remarqué que vous jouiez régulièrement avec quelque chose dans votre poche. Qu'est-ce que c'est » ? La brune se figea sur place, avant de jeter un regard coupable à Kurt. Lentement, elle glissa ensuite la main dans la poche arrière de son jean pour en sortir…la pièce que Roman lui avait donné lors de leur première rencontre.
-« Attend est-ce que c'est…la pièce que Roman et toi échangiez quand vous étiez enfant » ? Demanda Patterson en fronçant les sourcils.
-« Je croyais que tu l'avais donné à Roman juste avant son évasion », commenta Kurt, plus surpris qu'accusateur.
-« Ce qui nous amène à la question suivante. Comment cette pièce s'est à nouveau retrouvée en votre possession » ? demanda Meyers d'un ton froid.
-« En revenant ici après que Kurt m'ait retrouvé dans les montagnes…une pile de courrier attendait sur mon bureau. La pièce était dans l'une des enveloppes… », admit difficilement la brune.
-« Jane…vous étiez censé nous signaler tout contact même indirect avec votre frère », soupira Hirst.
-« Je ne voulais pas qu'on me la confisque, c'est…le seul souvenir que j'ai de lui », murmura Jane en détournant le regard. Ses amis retinrent un soupir de dépit, connaissant l'importance de ce petit objet qu'elle leur avait avoué lors d'une soirée un peu arrosée où l'alcool avait considérablement baissé ses inhibitions.
-« Quel rapport avec la pièce » ? demanda pourtant Reade. Sur un signe de son supérieur, l'agent de la CIA qui était resté silencieux jusqu'ici s'avança avec un petit boitier à la main, qui grésilla au fur et à mesure qu'il l'approchait de la pièce reposant dans la paume de Jane.
-« Parce que c'est la pièce qui les as conduit jusqu'à Shepherd », répondit le directeur de la CIA.
-« Attendez ! C'est évident que Roman s'est servi de Jane. Il savait à quel point cette pièce est importante pour elle, et il comptait sûrement sur le fait qu'elle la garderait tout le temps avec elle », protesta Patterson.
-« Où elle travaille avec lui depuis le début pour faire évader Shepherd. Après tout, personne ne sait ce qu'elle a fait réellement durant sa prétendue retraite dans les montagnes…», insinua Meyers.
-« Jane ne ferait jamais ça » ! Protesta à nouveau Patterson en se tournant vers Hirst.
-« Peut-être mais sa loyauté reste sujette à caution », continua le directeur de la CIA, ne voulant manifestement pas en démordre. Alors que l'équipe et Kurt protestaient, Jane s'avança vers Nas.
-« Il a raison », dit-elle finalement.
-« Quoi ?! Jane nous savons que tu ne ferais jamais ça », la défendit immédiatement son mari en approchant.
-« Mais ce n'est pas vous que je dois convaincre », répondit la brune avec un sourire triste.
-« Et comment compte tu faire ça ? Ce connard a l'air d'avoir déjà décidé que tu étais coupable », grogna Tasha sans se soucier du fait qu'elle insultait le directeur de l'une des plus puissante agence fédérale du pays.
-« Je vais repasser au scanner », répondit la brune en regardant vers Nas. « La dernière fois vous m'avez dit qu'il était infaillible, j'imagine que cela n'a pas changé non » ?
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Fin du chapitre 7
Comme d'habitude, une petite review ferait plaisir ^^
