Chapitre 7 :
NOTE : Bonsoir tout le monde =) Comme promis, je vous apporte la suite ce soir. Je sais c'est tard le vendredi mais c'est toujours vendredi x) J'ai tenue ma promesse =P J'ai traité ce chapitre d'une manière un peu différente des autres en ce qui concerne le caractère de Felicity. Je viens de voir une review de holdshood qui me demandait de mettre un peu plus d'humour dans le personnage de Felicity. Je viens de terminer le chapitre donc je vais pas le faire pour ce chapitre mais je travaillerais là-dessus. Comme toujours, s'il vous plait, prenez quelques secondes pour poster des reviews, surtout concernant ce chapitre. J'ai mis pas mal de temps à l'écrire et je suis pas vraiment sûre du résultat x) En tout cas merci à toutes les personnes qui prendront le temps pour me donner leur avis:) Très bonne fin de soirée à tous:) Laura
« Il faut qu'on devienne un couple » Quelques mots. Juste quelques mots qui eurent l'effet d'un boomerang sur moi quand je compris ce qu'ils signifiaient. Et je ne sais pas si ce fut la fatigue qui s'accumulait ou l'anxiété mais je laissais un rire s'échapper de ma gorge. Ce genre de rire qui signifiait quelque chose comme « Toi ? Moi ? Ensemble ? Bien sûr oui ! » Oliver avait prit l'option de détourner ses yeux des miens mais quand il entendit le son de ma voix, je le vis relever le regard vers moi, presque inquiet.
« Non, Oliver » finis-je par dire avant qu'il ne puisse parler en premier avec SON regard et SES phrases qui feront que je finirais par décider de suivre sa...solution parce que je lui faisais confiance.
Ce n'était pas l'option de « prétendre être en couple » avec Oliver qui me posait problème, non. A dire vrai, cette option me plaisait beaucoup trop et bien plus que je ne voulais l'avouer. Non. C'était la façon dont nous allions devoir gérer l'après. Si, et je dis bien « si » nous réussissions à résoudre ce problème, qu'est-ce qui se passerait ensuite ? Comment il allait réagir et pire encore, comment j'allais réagir ? Est-ce que nous aurions ce genre de discussions qui dirait quelque chose comme « Hé ! On était en couple, enfin on a prétendu l'être pendant quelques temps mais maintenant c'est terminé alors je retourne à mes ordinateurs et tu retournes à tes flèches ? » NON. Je ne pourrais pas faire ça.
« Felicity, je sais que... »
« Non, tu ne sais pas ! » le coupais-je « Je sais que tu ne passe que très peu de temps dans les couloirs de Queen Consolidated mais est-ce que tu as la moindre idée de tout ce qu'on raconte sur nous ? Sur moi ?
Je m'attendais à tout. A un soupir. A un de ses regards qui me demanderait de lui expliquer. Mais pas à ça :
« Je sais ».
Attendez, quoi ?
« Je sais » répéta-t-il tandis que je lui adressais un regard interrogateur. « Isabel m'en a parlé » avoua-t-il avec un soupir.
Quelqu'un peut-il m'expliquer qui a décrété que quand votre journée est déjà catastrophique il faut absolument qu'un petit « détail » vienne tout empirer ? Je devinais qu'Oliver regrettait ses mots à la façon dont sa mâchoire se crispa. Isabel... J'aurais du m'en douter, pas vrai ? Qui d'autre pouvait être au courant de ça à part elle ? Allez savoir, elle s'était peut-être même chargé de propager cette rumeur.
« Un, je ne veux pas savoir comment ni dans quelle circonstance tu as eu cette information » dis-je en pointant un doigt dans sa direction « Deux, si tu le savais, pourquoi tu me propose cette option ?! Et ...et d'abord comment tu compte faire ça hein ? Faire une déclaration en me désignant comme étant ta dernière petite amie ? Oh et confirmer touuuutes les rumeurs par la même occasion ? »
Oliver fit quelques pas jusqu'à ce qu'il me domine et me prit gentiment par les épaules. Sa façon de me calmer. Efficace je vous l'accorde.
« Je sais que je demande beaucoup mais il n'y a pas d'autres options. La seule chose que je veux c'est de te savoir en sécurité et de ne plus jamais revoir ce que j'ai vu dans ton regard ce soir »
Il avait raison et je le savais. Je le savais même trop bien. Je savais qu'on ne mettrait jamais la main sur lui si nous n'avions pas de plan assez bien établi pour cela. Je savais qu'il était intelligent et que cette fois, mon talent et mes ordinateurs n'y feraient rien. Je n'arrivais jamais à retrouver sa trace parce qu'il savait parfaitement comment disparaître. Ou peut-être que finalement j'y parviendrais mais pas avant des jours, voir peut-être des semaines et que le temps n'était pas un luxe que je pouvais m'offrir. Lui donner du temps c'était comme lui donner une manière de m'atteindre. Et ça je ne voulais pas. Tout comme je ne voulais pas vivre dans la peur constante pendant les prochains jours. Et une fois toutes ces options éliminées, il n'en restait plus qu'une. Je finis par soupirer, lui donnant mon accord en silence auquel il répondit par un sourire.
« Comment ? » demandais-je en prenant soin d'éviter son regard.
« Je vais organiser une soirée. Au Verdant. Une soirée caritative. Ca... ça fera venir pas mal de monde.
« Par « pas mal de monde » tu veux dire la moitié des journalistes de la ville ? » demandais-je avec un sourire. Sourire a moitié effrayé, oui.
Il trouva le moyen de répondre sans répondre vraiment à ma question.
« Ca ne fera que le pousser à se montrer s'il n'est pas ce soir-là ».
« Il ne va pas se montrer à cette soirée. Il ne peut pas deviner que toi et moi... enfin je veux dire... »
Il me coupa avant que mes paroles ne s'étendent en phrases interminables.
« On fera en sorte qu'il y croit avant la soirée. Pour le pousser à venir. Il suffit de se montrer. Ca fait partie des joies d'être suivi en permanence quand je mets un pas dehors ! » dit-il avec un sourire en coin.
Je ne voulais pas savoir ce qu'il entendait par « se montrer », pas maintenant. Et c'est exactement pour cette raison que je ne chercha pas à en savoir plus. J'étais exténuée et je n'avais sincèrement pas la force d'aborder tout cela aussi tard dans la nuit ou plutôt aussi tôt dans le matin.
« Et Digg ? On ne devrait pas avoir son point de vue sur la question ? » ajoutais-je. Oui, ça s'appelle jouer sa dernière carte dans le sens du « tu es vraiment sûr qu'on doit faire comme ça ? »
« Digg sera d'accord avec moi Felicity. Je lui en parlerais dés demain. En attendant, je veux que tu me trouve une photo de cet homme. Récente. Digg sera avec nous au Verdant. Je veux qu'il puisse être capable de le reconnaître aussi s'il se montre.
J'acquiesçais simplement. « Dernière carte perdue, Felicity » pensais-je. Après m'avoir convaincue que je ne devais pas m'en faire, Oliver me poussa à m'allonger, même quand j'avais cherché à répliquer qu'il ne restait que quelques heures à dormir avant qu'il soit l'heure de repartir pour Queen Consolidated et qu'il était inutile que je dorme maintenant. Ce soir-là, je me poussa à ne pas penser aux jours qui allaient suivre ni à penser à tout ce qui s'était produit des années plus tôt. Au lieu de cela, je laissais le sommeil m'envahir complètement et quand je sentis la main d'Oliver secouer mon épaule gentiment pour me réveiller, je compris que j'avais plutôt réussi.
Les jours suivants furent, disons, compliqués. Oliver avait pris les devants en organisant la soirée, en me donnant quelques détails quand je lui en demandait et il avait aussi prit les devants pour faire en sorte qu'on soit vu ensemble. Il m'avait proposé presque innocemment de sortir pour déjeuner et tout aussi innocemment il avait choisi la table près des fenêtres, oui, celles où les photos pouvaient être aisément prises depuis l'extérieur. J'avais presque prétendu ne pas savoir pourquoi subitement il avait décidé de nous placer là ni pourquoi il avait insisté pour que nous sortions dans ces restaurants chers au lieu de nous contenter de prendre nos hamburgers habituels au Big Belly Burger. Et croyez-moi quand je vous dis que peu de choses suffisaient à attirer l'oeil des nombreux paparazzis qui rodaient toujours aux alentours de Queen Consolidated. Bien que je sache parfaitement la raison qui le poussait à agir de cette manière, qui entrait dans le cadre de l'opération être « vu ensemble », j'appréciais les efforts d'Oliver pour faire paraître tout cela un peu plus naturel et moins dans l'optique d'une mission que nous nous étions donné. Et bien sûr, la chose que je n'avais pas manqué de remarquer était la façon dont il avait eu d'augmenter ses attentions envers moi, appelons-les comme ça. Une main sur l'épaule puis autour de ma taille quand il m'aidait à remettre mon manteau une fois le déjeuner terminé, quelques mots qu'il aurait pu dire à voix haute mais qu'il finissait toujours par me murmurer au coin de l'oreille. Tout autant de petits détails important qui ne ferait que confirmer la rumeur. Stupide, oui, mais vrai. Et quand j'apercevais quelques flashs depuis l'extérieur, je me contentais de sourire et je continuais de prétendre que je ne voyais rien. Meilleure option. Et puis honnêtement ? Parfois je n'avais même pas besoin de prétendre. Le rapprochement d'Oliver envers moi, bien qu'il soit, disons, forcé, continuait de me surprendre et au fond, je ne pouvais pas prétendre être indifférente à ça parce que même si je le disais, vous ne me croireriez pas, si ? Non. Et croyez-moi aussi quand je vous dis que la rougeur de mes joues sur les photos n'avaient de faux. C'était juste … étrange. Combien de fois avais-je imaginé ce genre de situation entre nous deux ? Et la vérité ? La vérité c'était que j'espérais qu'il pensait la même chose et qu'au bout du compte, il ne faisait pas que prétendre. Mais ça bien sûr, c'était une question que je me contentais de garder pour moi. Inutile de rendre les choses encore plus étranges entre nous.
Le jour où la soirée arriva bien plus tôt que je ne l'avais prévu. Oliver m'avait apportée une de ces robes ridiculeusement chères que j'étais censée portée ce soir-là et que j'étais en ce moment, incapable de fermer toute seule, enfermée dans la petite salle de bain du QG. Au bout de quelques minutes, je soupirais et appeler Digg à l'aide. Lui et moi n'avions pas aborder le sujet, CE sujet dans lequel Oliver et moi étions censés être...ensemble. Lorsque je le vis arriver derrière moi, un sourire en coin, je savais que ce moment était venu. Pourquoi je ne voyais jamais les choses arriver hein ?
Alors toi et Oliver... ? Me demanda-t-il innocemment tandis qu'il m'aidait à remonter la fermeture éclair au dos de ma robe.
Je levais les yeux au ciel et retenait un rire en même temps.
« Il n'y a pas de « Oliver et moi » Digg. C'est juste une mission » essayais-je d'une petite voix.
Le « hmmm » qu'il m'adressa en réponse suffit à me faire comprendre qu'il n'était pas aveugle et je savais très bien que même si nous n'en avions jamais parlé officiellement, Digg savait très bien ce qui se passait dans mon esprit en ce qui concernait Oliver. Peut-être même trop bien. Dieu merci, il changea de sujet.
« Tout va bien se passer, Felicity. S'il est là, on le trouvera. Tu ne risque rien »
J'avais souris en retour. Quelques minutes avant de nous rendre à la soirée, Oliver me dit pratiquement la même chose et j'étais heureuse qu'il le fasse. Plus les heures passaient, plus les minutes passaient même maintenant et plus j'étais nerveuse et prétendre devoir sortir avec Oliver Queen n'était plus ce qui m'inquiétait le plus. C'était lui. J'avais mis des années entières à oublier, à reprendre le cours de ma vie du mieux que j'avais pu, de reconstruire quelque chose qui avait du sens, loin de tout, et voilà que maintenant tout recommençait. J'avais été stupide d'avoir attendu pour en parler à Oliver. J'aurais du le faire lorsque les circonstances avaient étés plus normales.
A peine arrivée à la soirée, je n'avais cessée de jeter des regards autour de moi, des regards mêlés à de la panique et la seule chose qui me permettait de retrouver un semblant de calme était la présence d'Oliver et celle de Digg autour de moi. Pendant qu'Oliver faisait son habituel discours de début de soirée, Diggle était resté autour de moi, à quelques personnes près, et je savais qu'il gardait un œil sur les alentours d'une façon tout aussi attentive.
Oliver m'avait rejoint dés son discours terminé, m'adressant un sourire qui se voulait rassurant au passage. Je lui en était reconnaissante. En déposant une main au niveau de mon coude, il m'avait écarté légèrement de la foule pour nous amener vers le bar.
« Tout va bien ? » me demanda-t-il sérieusement avec ce regard inquiet qu'il avait l'habitude de me porter quand quelque chose n'allait pas.
J'acquiesçais sans être capable de trouver quelques mots à répondre et continuais à jeter des regards nerveux aux alentours.
« Hé... » commença-t-il en me tournant pour que je sois fasse à lui, entourant mon visage de ses mains « Tout va bien se passer. Digg a sa photo et il est reste près de nous. Il ne te fera rien. Le pousser a se montrer est précisément ce qu'on voulait. Et je suis là »ajouta-t-il en déposant un baiser contre ma tempe. Et à ce moment là je savais que ça n'entrait pas dans le principe d'être vu. Il voulait me rassurer. Et pour être complètement honnête personne n'arrivait mieux que lui à le faire.
Je ne compris pas de tout de suite ce qu'il comptait faire quand il prit ma main dans la sienne pour m'emmener au centre de la foule. Et puis je compris. Je compris à la seconde où j'entendis la musique. Ce n'était plus ce genre de musique assourdissante qui résonnait autour de nous, c'était quelque chose de beaucoup plus doux et qui poussait à se faire remarquer quand on voulait l'être, si vous voyez de quoi je parle. Je tentais lamentablement de retirer ma main de la sienne avant d'ajouter
« Oliver, est-ce que j'ai déjà mentionné que je ne sais pas danser ? Je ne sais pas faire ça ! » tentais-je paniquée « Dire que j'ai deux pieds gauches seraient le minimum à dire, je ne sais pas faire ça » répétais-je.
« Alors laisse-moi te guider. Une danse, Felicity. Une seule. C'est la meilleure façon de se faire remarquer. S'il te plait ».
Pourquoi, pourquoi, ce regard marche toujours et pourquoi faut-il toujours que je finisse par abdiquer ? Je ne sais pas. Je le suivis à reculons jusqu'à ce qu'il nous amène sur la piste de danse et évitait du mieux que je pu tous les regards qui étaient désormais tournés vers nous. Au passage, je remarquais les quelques appareils photos qui rodaient autour de nous avant même que nous ayons fait quoi que ce soit. Bienvenue dans la vie d'Oliver Queen.
Quoi qu'il en soit, à peine arrivé au centre de la piste, la main d'Oliver glissa sur le bas de mon dos avant qu'il ne m'attire gentiment contre lui jusqu'à ce que nos deux corps ne se touchent. Maladroitement, je plaçais une main contre son épaule épaule et après avoir hésité quelques secondes, je blottis le haut de ma tête juste sous sa mâchoire. « Juste faire semblant Felicity, juste faire semblant, c'est tout ». Une danse n'a jamais tué personne pas vrai ? Pas jusqu'à maintenant du moins. Je savais qu'à la façon dont nos corps se touchaient qu'il pouvait probablement entendre mon cœur battre sous ma poitrine et que par le fait il pouvait de lui-même constater que ce n'était pas une allure normale. Je tachais moi-même que c'était parfaitement normal et que ce n'était rien de plus que le stress de ce soir. Mais ça n'avait rien à voir. Je laissais Oliver me guider tandis qu'il commençait doucement à se balancer de gauche à droite et je tachais de le suivre.
« Qui est Anthony ? » murmura-t-il au creux de mon oreille une fois que j'étais suffisamment à l'aise pour suivre les pas sans réfléchir.
Je n'avais jamais parlé d'Anthony à Oliver ni à qui que ce soit dans cette ville. Je n'eus pas le temps de lui demander où il avait entendu parler de lui parce qu'il le fit, comme s'il avait senti la tension qui avait envahi mon corps à l'annonce d'un seul petit prénom.
« Tu en as parlé. A l'hôpital. Quand tu étais inconsciente »
Ici n'était ni le lieu ni le moment pour lui parler de ça. Savoir que tout le monde pouvait entendre cette conversation me mettait mal à l'aise.
« Est-ce qu'on peut remettre cette discussion à plus tard ? » lui demandais-je en tentant de croiser son regard du mieux que je pouvais au vue de la position dans laquelle nous nous trouvions.
« Bien sûr »
Quelques minutes passèrent après que je lui ai murmuré un « merci » quasiment inaudible. Quelques minutes pendant lesquelles plus rien n'avait vraiment d'importance. Je regardais les personnes autour de moi, en ne cherchant que le visage de la personne que nous cherchions ce soir. A quelques reprises, je croisais le visage de Diggle et pris soin de ne pas m'attarder dessus. Etre en train de danser avec Oliver était gênant et totalement étrange. Devoir observer Diggle nous observer était encore plus gênant. Alors pour rendre les choses un peu plus simple, je me concentra sur ma tâche première. Observer. J'étais tellement focalisée à jeter des regards autour de nous que je ne compris pas les mots que me dit Oliver et sans doute pour ça que je n'eus pas le temps de réagir.
Avant que je ne puisse comprendre ce qui était en train de se produire, je vis trop tard le visage d'Oliver se rapprocher du mien et se pencher avant que ses lèvres ne touchent les miennes. Peut-être que ce fut toutes les fois où j'avais imaginé ce genre de situation mais une fois la surprise passée, j'entendis un léger soupir s'échapper de ma gorge sans que je ne puisse faire quoi que ce soit pour empêcher ça. Je le sentis sourire sous mes lèvres et je me souviens m'être demandé si c'était toujours pour sauver les apparences ou non. Me hissant sur la pointe des pieds, mes mains glissèrent timidement autour de nuque, mes doigts au contact de ses cheveux. Je finis par répondre à son baiser avant de sentir ses lèvres presser plus urgemment contre les miennes. J'allais peut-être le regretter plus tard mais ça ne comptait pas à ce moment-là alors en accord à ce qu'il me demandait, j' entrouvis mes lèvres, lui laissant l'opportunité d'approfondir le baiser en même temps qu'une de ses mains maintenait ma nuque en place, l'autre main bloquant mes hanches, comme s'il cherchait à me retenir de partir. Je n'en avais pas l'intention. J'entendis quelques remarques autour de nous dont je ne compris pas le sens et je me séparais d'Oliver, reprenant mon souffle par la même occasion. Je ne sais pas ce qui se passa à ce moment là quand nos regards se croisèrent. C'était juste quelque chose de ...différent. Je n'eus pas le temps de lui demander parce qu'une voix que je ne connaissais que trop bien nous interrompis.
« Ollie ?! »
Vous vous souvenez quand je vous ai dit que quand une journée commence mal, elle finit mal ? Bien. C'est toujours vrai en ce qui me concerne. Laurel Lance. Bien sûr. Oliver Queen. Soirée. Qui d'autre pouvait apparaître, hein ? Je sentis le rouge me monter aux joues et je pris soin de détourner mes yeux de ceux d'Oliver.
« Laurel » la salua-t-il et je ne saurais pas vous dire si ce fut d'une manière gênée ou non.
Avant qu'il ne puisse dire autre chose qui m'impliquerait dans la conversation, je désignais le bout de la salle, prétextait devoir me rendre aux toilettes et filait sans donner d'autres explications. Gênée. C'était le mot.
Quand j'arrivais dans les toilettes et que je croisais mon reflet, je pris conscience de ce qui venait réellement de se passer. Je prenais aussi conscience du fait que nous allions probablement tous les deux nous retrouver dans à peu la moitié des journaux de la ville. J'imagine déjà les clichés. L'assistance et son patron. Au moment où j'entendis toquer à la porte, j'étais presque certaine que c'était Oliver.
« Felicity, tout va bien ? » me demanda Diggle de l'autre côté de la porte. Est-ce qu'il avait vu ? Bien sûr qu'il avait vu ! A moins que le hasard n'ait fait qu'il est tourné les yeux PILE à ce moment là.
« Une minute Digg. Je te retrouve près d'Oliver dans une minute ».
Lorsque j'entendis ses pas s'éloigner, je m'autorisa à m'asseoir à même le sol après avoir fermé le verrou des toilettes. Ce plan était stupide ! Et maintenant ? J'allais faire quoi MAINTENANT ? Lorsque j'entendis un autre coup contre la porte, je maudis instantanément quiconque pouvait être derrière. Une minute de plus. J'avais le droit à au moins ça.
« Felicity » ?
Je sentis tout mon corps se raidir quand j'entendis le son de cette voix. Parce que ce n'était ni celle d'Oliver ni celle de Diggle. Et croyez-moi, j'avais vraiment espéré ne pas entendre cette voix ce soir.
