Nous somme le 8 mars, il est 22H24 et je viens de me rendre compte qu'aujourd'hui c'était la journée de la femme...
Quand je pense à mon collègue qui m'a demandé de gérer ses dossiers en retard je me dis que j'aurais mieux fait de faire la première chose qui m'a traverser l'esprit à moment où il m'a tendu les papiers... Les lui balancer à la tronche en lui disant "Et si pour une fois tu faisais ton taf au lieu de t'en débarrasser"
OoOoO Bonne Lecture OoOoO
Chapitre 7
Dernière chance
Le jour où Draco avait appris qu'il était nommé préfet-en-chef des Serpentards il avait dans un premier temps était tenté de refuser. Il n'avait vu que les inconvénients du poste. A savoir aider les élèves de première année lorsqu'ils étaient perdus, faire des rondes la nuit, ce qui était le plus souvent inutile, et surtout, être responsable du comportement des membres de sa maison. Pourtant après réflexion il avait admis que ce poste avait également de nombreux avantages, à commencer par la possibilité non négligeable de pouvoir distribuer des retenues et bien sur la chambre personnelle dont il bénéficiait
Ce soir là plus que jamais le jeune homme était heureux de ne pas avoir à partager un dortoir. Depuis que Théodore avait mis le doigt sur les raisons de son comportement il avait cherché à l'éviter le plus possible. Il ne voulait pas se retrouver en face de lui et de son regard perçant qui semblait dire à chaque instant « je sais tout.» Afin d'être certain que cela n'arrive pas Draco n'était même pas descendu manger, il n'avait pas mis les pieds dans la salle commune et il avait refusé d'ouvrir à Pansy qui avait pourtant insisté pour lui parler.
Sa soirée, il l'avait passé à lire et à présent son livre était ouvert sur ses genoux et il fixait le feu qui crépitait, réfléchissant aux dernières vingt quatre heures.
Il était amoureux de Harry Potter depuis si longtemps que son secret avait fini par s'ébruiter. Aujourd'hui, Théodore et Hermione étaient au courant, demain tout Poudlard en parlerait. C'était comme cela que fonctionnait le château… Le seul secret qui avait réussi à en rester un était la nuit qu'il avait passé avec le Gryffondor de nombreux mois plus tôt. Une nuit qui aurait du rester sans conséquence.
Il était près de minuit lorsque des coups frappés à sa porte firent sursauter le Serpentard, s'il fut d'abord tenté de ne pas répondre, la voix qui s'éleva pour lui demander d'ouvrir le fit changer d'avis.
Sans se presser il se leva et posa son livre sur son lit. Il prit le temps de se regarder quelques secondes dans le miroir de son armoire et de rectifier quelques mèches qui ne tombaient pas exactement comme il le voulait.
- Malefoy … Ouvre !, reprit la voix derrière la porte.
Le jeune homme obéit et resta stoïque en découvrant Harry. Sans l'inviter à entrer il retourna immédiatement s'assoir dans son fauteuil. Pendant quelques secondes le silence régna puis il entendit le Gryffondor refermer la porte et faire quelques pas dans la chambre.
- Il ne sait rien passer entre Pansy et moi, déclara Harry.
Draco ne répondit pas, il continua de fixer le feu comme si de rien était. Il lui avait fallut des années pour maîtriser ses émotions et aujourd'hui il était fier du résultat.
- Tu as entendu ce que je viens de te dire ?, demanda le Brun en s'approchant encore un peu.
- Oui, répondit distraitement le Serpentard.
- Et tu t'en fous ?
Draco tourna la tête vers le jeune homme et lui sourit avec ironie.
- Tu veux quoi ? Des applaudissements ?
- Oui pourquoi pas ? Ce serait déjà ça...
Harry s'agenouilla près du fauteuil.
- Ce que j'essaye de te dire, expliqua-t-il calmement, ce que pendant toute la soirée d'hier je n'étais pas moi-même…
- Je sais tout ça, coupa Draco en se levant. Owen Cauldwell t'a drogué avec une potion qu'il avait volée à Milicent et te croyant ivre mort Pansy a eu la bonne idée de te mettre dans son lit pour que je ne me focalise pas sur sa petite relation avec Ernie McMillan…
- Tu es au courant de ça ?, s'étonna Harry.
Le Serpentard croisa les bras sur son torse.
- Pansy est très jolie, dit-il avec mépris, mais coté neurone elle a encore des progrès à faire.
Harry le regarda sans comprendre
- Hier, j'avais rendez-vous avec elle, expliqua Draco. Je commençais à me lasser des petites cachoteries dont elle était si fière. Je voulais lui dire que je savais pour elle et son imbécile de Poufsouffle, mais Théo m'a trainé de force à ta "soirée." Par chance, Granger l'a rapidement accaparé et j'ai pu m'esquiver pour la rejoindre… C'est à ce moment là que je t'ai croisé avec Cauldwell.
Tout ce que disait Draco rejoignait parfaitement ce que Owen lui avait dit et Harry en était soulagé. Au final sa soirée ne lui était plus aussi étrangère.
- Quand je pense que tu as refilé ta cape à ce petit crétin, cracha le Serpentard. Il se pavanait avec comme si…
Conscient que la jalousie dictait ses mots Draco s'arrêta nette dans sa tirade. Il passa une main nerveuse dans ses cheveux et soupira.
- Tu aurais du rentrer dans ton dortoir comme je te l'avais ordonné, dit-il froidement.
- Si tu m'avais raccompagné au lieu de me laisser seul à errer dans Poudlard, rien de tout cela ne serait arrivé, s'emporta Harry
- Si tu réfléchissais avant de boire tout ce qu'un amant potentiel veut bien te donner, rien de tout cela ne serait arrivé, répliqua vertement le blond.
Les deux adolescents s'affrontèrent du regard.
- De toute façon je ne te dois rien, lâcha soudain le Gryffondor. Si tu avais l'intention de rompre avec Pansy je ne vois pas pourquoi tu as fait tout un cirque lorsque tu as cru que nous avions passé la nuit ensemble.
- Tu ne comprends vraiment rien, explosa Draco, j'ai toujours su qu'il n'y avait rien eu entre toi et cette garce… Ce matin au déjeuner j'ai compris en une seconde ce qui s'était passé dans la tête de cette petite dinde, je la connais par cœur…
- Mais alors c'est quoi cette scène que tu m'as fait dans la cours pavée ?, hurla à son tour Harry.
Draco fit quelques pas dans la pièce cherchant visiblement à retrouver son calme.
- Tu croyais que c'était quoi cette nuit là, demanda-t-il après quelques secondes. Un coup d'un soir juste pour s'amuser?
Harry ne répondit pas.
- As-tu la moindre idée de ce que ça fait de se livrer à quelqu'un corps et âmes, de se laisser aller sans réfléchir aux conséquences et de se lever le matin pour se rendre compte que pour l'autre ce n'était que du vent…
Le blond attendit en vain une réponse
- Je ne suis pas comme toi Potter, continua-t-il, ce ne sont pas mes hormones qui dictent ma conduite mais mes sentiments.
- J'avais des sentiments moi aussi, murmura alors le Gryffondor qui ne trouva rien d'autre à répondre.
Draco attrapa la statuette en porcelaine que Pansy lui avait offert pour Noël et il le jeta de toutes ses forces dans la direction d'Harry.
- FERME-LA, hurla-t-il.
Le Survivant se baissa pour éviter le projectile qui finit sa course contre la porte de la chambre. Il fit quelques pas en arrière stupéfait par le comportement du jeune homme.
- Ne me parle pas de sentiment quand tu ne sais même pas ce que c'est…, reprit le Serpentard sur le même ton.
Pour la première fois depuis qu'il le connaissait Harry eut vraiment peur du Serpentard.
- Tout le monde t'admire parce que tu as vaincu Voldemort, mais ils ont tous tort… C'est lui qui a gagné. Il a pris la seule chose qui faisait de toi quelqu'un d'unique…
Le Brun déglutit et secoua la tête de gauche à droite
- Arrête, supplia-t-il.
Draco ne tint pas compte de la supplique du jeune homme.
Depuis ce fameux matin cinq mois plus tôt, depuis qu'Harry l'avait repoussé, il ruminait tout ce qu'il avait envie de lui dire et aujourd'hui le jour était venu de tout déballer.
- Il a tué l'amour que tu portais aux autres. Tu ne ressens plus rien, pour personne, et c'est pour ça que tu agis comme tu le fais…
- Tu dis n'importe quoi, répondit Harry.
- Quand as-tu ressentis pour la dernière fois autre chose que du désir pour quelqu'un ?
Une fois de plus Harry ne trouva rien à répondre.
- Réfléchis bien, continua Draco. Est-ce que c'était pour Lisa ? Pour Kenneth ? Pour Eddy ? Pour Charly Weasley ? Non ! Tu les as connus après l'avoir tuer… Alors qui ?
- C'était pour Ginny, hurla le Gryffondor. T'es content ? T'as ce que tu veux ? Je suis un monstre sans cœur, t'as gagné, je l'ai dit…
Draco sentit une vague de jalousie le submerger et pourtant il connaissait déjà la réponse à cette question. Il avait assez observé Harry pour se rendre compte qu'avant la guerre il éprouvait de vrais sentiments pour l'unique fille Weasley.
Un silence pesant s'installa dans la chambre mais Draco ne regretta pas ce qu'il venait de faire. Harry avait besoin de prendre conscience que quelque chose n'allait pas dans son comportement. Il s'approcha lentement d'Harry et passa ses bras autour de ses épaules.
Pendant plusieurs secondes le couple resta enlacé sans bouger.
- Est-ce que tu ressens ça ?, chuchota soudain Draco à l'oreille d'Harry.
Le Gryffondor ne répondit pas. Les battements de cœur de Draco résonnaient en lui tant leur deux corps étaient proches et les mains du blond simplement posées dans son dos dans une étreinte qui aurait pu paraitre amical le faisaient frissonner de plaisir. Il ferma les yeux savourant l'instant, Draco plaça alors doucement une main autour de sa taille et il glissa l'autre sur sa nuque. Harry qui jusqu'alors avait gardé les bras bien droits le long de son corps enlaça à son tour son ancien amant. Cela faisait des mois qu'il recherchait cette sensation d'apaisement, et il avait envie d'en profiter le plus longtemps possible.
- Tu le sens ?, demanda de nouveau le blond
- Oui…, souffla Harry.
Draco le repoussa brusquement rompant totalement le charme qu'il avait instauré. Il sortit sa baguette à une vitesse effrayante et la braqua sur le Gryffondor.
- Est-ce que tu m'aimes ?, demanda-t-il avec hargne.
Le Gryffondor ouvrit la bouche pour répondre mais Draco ne lui en laissa pas le temps.
- Non, tais-toi…
Le Préfet tenait toujours sa baguette tendue vers le Brun et sa main tremblait de manière inquiétante. Il savait pourquoi Harry avait dit oui et pourquoi il aurait surement répondu la même chose à la question qu'il venait de lui poser.
Le survivant ne comprenait pas les raisons de se brusque changement comportement. Il fit lentement quelques pas vers lui et tendit une main dans sa direction.
- Lâche ta baguette, demanda-t-il avec calme.
- Tu crois quoi? Que je vais te tuer? C'est vrai après tout, si je ne peux pas t'avoir pourquoi quelqu'un d'autre le pourrait.
Le Serpentard raffermit sa prise sur sa baguette.
- Draco, arrête… Tu me fais peur…
- Ca arrangerait tellement mes affaires si tu mourrais maintenant, affirma le Préfet.
Harry savait que si Draco mettait ses menaces à exécution il n'aurait pas le temps de sortir sa baguette pour se protéger.
La tension devenait insoutenable et Harry réfléchit une seconde à la possibilité de sauter sur le Blond pour le désarmer mais il n'eut pas à en venir à de telles extrémités.
Draco baissa lentement sa baguette. Il ne savait pas ce qui lui avait pris. Pendant une seconde il avait vraiment pensé ce qu'il avait dit, il ne voulait pas qu'Harry aime une autre personne que lui mais il voulait encore moins que le Gryffondor ait peur de lui.
- Est-ce que tu m'aimes?, demanda-t-il une seconde fois
Draco avait besoin de l'entendre dire oui même si la réponse n'était guidée que par le yebo. Il avait envie pendant une seconde de croire que c'était possible, qu'il n'était pas qu'un amant parmi tant d'autre.
- Je ne sais pas…, répondit Harry encore perturbé par le comportement du Blond. Entre nous ça à toujours était tellement compliqué. Tu ne peux pas être réellement amoureux de moi… Je veux dire, on passe notre temps à s'insulter, à se battre même et ce n'est pas une nuit qui peut changer ça.
Draco sentit quelque chose se briser en lui. Il aurait pu penser que c'était sa fierté parce qu'il venait de se livrer et que son amour n'était pas partagé mais il savait que c'était son cœur et la douleur était plus insupportable que ce qu'il aurait pu imaginer.
- Même sous l'effet d'un sort tu ne me le diras jamais..., murmura-t-il.
- Je ne suis plus sous l'effet du Yebo, expliqua Harry. Tu ne voudrais pas que je te dise que je t'aime alors que c'est faux. Tu as plus de fierté que ça.
- Dégage de ma chambre, répondit Draco avec un calme impressionnant. Tu étais venu me dire que tu n'avais rien fait avec Pansy, très bien, considère que le message est passé. Mais écoute bien ce que je vais te dire… Dès l'instant où tu auras franchi cette porte tout ce que je t'ai dis ce soir ne signifiera plus rien et pour moi tu n'existeras plus…
Le Serpentard vit clairement qu'Harry hésitait et pendant un court instant il crut qu'il allait changer d'avis et peut-être même se jeter dans ses bras et s'excuser mais le Gryffondor ne fit rien de tel. Sous le regard anéanti du Blond Harry tourna les talons et quitta la chambre.
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Pendant presque cinq mois, Harry Potter et Draco Malefoy avaient laissé le calme régner dans Poudlard. Ils s'étaient évités et lorsque cela n'avait pas était possible, ils ne s'étaient pas insultés, pas battus ni même regardés, mais tout le monde avait senti les efforts qu'ils devaient faire pour réussir un tel exploit.
Aujourd'hui les choses étaient bien différentes, en une semaine, des témoins les avaient vus dans un couloir, dans la cours pavée profitant de quelques rayons de soleil et à la bibliothèque à seulement deux tables de distance.
Bien sur, au départ, l'inquiétude avait régné, les étudiants s'étaient attendus au pire mais rien ne s'était produit, absolument rien. Tous avaient compris qu'ils ne devaient pas cette tranquillité à Harry mais plutôt à Draco car le jeune homme aurait pu marcher sur le Gryffondor sans s'en apercevoir tant son indifférence était frappante.
Si certains criaient au miracle, Hermione Granger qui se vantait de toujours tout savoir, savait qu'il n'en était rien, elle craignait même que ce ne soit le fameux calme avant la tempête.
Elle avait essayé de discuter avec Harry mais ce dernier n'avait rien voulu lui dire, selon lui, il n'y avait rien d'étrange dans le comportement de Draco, le Serpentard suivait simplement les règles qu'ils avaient établie maintenant que l'histoire Pansy était réglée. Hermione avait fait semblant de le croire mais en réalité elle n'était pas dupe.
Théodore, tout comme sa petite amie, avait compris que quelque chose de grave s'était passée entre les deux princes de Poudlard et contrairement à son habitude il avait interrogé son ami sur le sujet. Il avait cru qu'il se ferait rembarrer mais étonnamment Draco lui avait répondu avec calme et simplicité qu'il ne voyait pas ce que son comportement avait d'étrange.
Le nom de Potter n'avait pas été prononcé une seule fois durant leur discussion comme si le Gryffondor n'avait absolument rien a voir dans cette histoire.
- Alors on fait quoi?
Hermione et Théodore s'étaient donné rendez-vous à la bibliothèque assez tôt pour être sur de ne pas être dérangé.
- Ca fait une semaine que ça dure, répondit Théo, je ne vois pas ce qu'on peut faire. Au final c'est peut-être une bonne chose pour Poudlard.
- Pour Poudlard peut-être mais pas pour Harry, ni pour Draco.
- Je ne sais pas ce qu'il en est pour Potter mais Draco n'a jamais été aussi serein.
Hermione eut un sourire ironique.
- Et tu trouves ça normal ? Il y a sept jours il leur fallait toute leur énergie pour ne pas se sauter à la gorge et aujourd'hui c'est comme si Harry n'existait plus.
- Qu'est ce que tu veux qu'on y fasse ?, demanda Théo avec impuissance.
- Il faut qu'on les réunisse. Ils sont amoureux l'un de l'autres mais ils n'en ont pas encore conscience.
- Non, non, non et non… As-tu la moindre idée de ce qui risque de nous arriver s'ils se rendent compte que nous essayons de nous mêler de leur vie privée ? Draco me tueras sur le champ et Harry ne t'adressera surement plus jamais la parole.
Hermione se leva et se plaça derrière la chaise de son petit ami, elle posa les mains sur ses épaules et respira profondément.
- Il n'y a aucune raison pour qu'ils l'apprennent, commença-t-elle d'une voix mielleuse, pas si on trouve le plan parfait.
Théo posa une main sur celle d'Hermione et se leva en se retournant pour lui faire face.
- Il n'y a pas de plan parfait tu le sais aussi bien que moi, je refuse de me mêler de cette histoire…
- Trouillard, répondit Hermione alors que le Serpentard commençait à s'éloigner.
Il se figea et la jeune femme sut qu'elle avait remporté la partie.
- T'as une idée de ce que tu veux faire ? demanda Théodore. Les enfermer dans une salle pendant une nuit en espérant que leurs hormones fassent le boulot ? Ou je ne sais pas leur donner un filtre d'amour en espérant qu'après s'être aimé magiquement ils s'aimeront vraiment ?
Hermione eut de nouveau ce sourire ironique que Théodore avait appris à craindre.
- Tu me prends pour un amateur ou quoi ?, se moqua la jeune femme. Est-ce que tu sais ce qu'est un trans'ame ?
Le teint de Théodore vira au blanc.
- Non attend tu ne peux pas faire ça… On risque de se faire virer pour un truc pareil.
Hermione sortit un petit grimoire de son sac et le tendit à son petit ami.
- Durant c'est sept dernières années, dit-elle, j'ai fabriqué du Polynectar, utilisé une cape d'invisibilité, farfouillé autant que possible dans les livres de la réserve et pourtant je suis toujours là. Je n'ai pas l'intention de me faire virer l'année de mes Aspic.
Le Serpentard feuilleta l'ouvrage.
- Alors ?, demanda Hermione, je peux compter sur toi ?
- Comme si j'avais le choix, répondit Théo en s'installant en face de sa petite amie.
A suivre…
A bientôt pour le prochain chapitre
Saowen
