Chapitre 7: Salvation

Le soleil se leva doucement caressant le visage des deux endormis. Harry ouvrit les yeux difficilement. Il remarqua la présence réconfortante de Drago à ses côtés. Le blond plongea son regard dans les deux émeraudes qui lui faisait face et ne put retenir un tendre sourire.

Le gryffondors se remémora des évènements de la veille. Une lueur affolée passa dans son regard alors qu'une main douce vînt caresser délicatement sa joue.

-Je l'ai mérité.

Ce n'était pas une question mais le reflet de la pensée du brun qui ne put retenir une larme. Il se roula en boule, la culpabilité l'écrasait.

-Non, Harry, tu ne l'as pas mérité.

-Mais...

-Nous sommes en guerre.

-Je ne peux pas mettre mes crimes sur son dos.

-Non mais tu ne peux pas te laisser briser alors que l'espoir de tous repose sur tes épaules.

-Toi, tu n'as jamais tué. Rogue a tout fait pour te sauver.

-Tu ne peux pas non plus reprocher aux autres de ne pas t'avoir sauver.

-J'ai peur. Je ne veux pas combattre. Je rêves sans cesse de tous ces morts et blessés.

-Je rêve sans cesse des martyrs de cette guerre.

-Crois-tu que je serais pardonné un jour?

-Crois-tu pouvoir te pardonner un jour?

-Non.

Ils se levèrent sans plus un mot, plus un regard.

Ron et Hermione se réveillèrent, leur corps enlacés. Ils s'embrassèrent avec amour et insouciance. Ils auraient aimer rester ainsi pour toujours, ne plus jamais quitter le regard de leur aimé, ne jamais avoir à se demander si ils étaient en sécurité, quand allait avoir lieu la prochaine attaque, les prochains morts.

-Ron, je m'inquiète pour Harry.

-Moi aussi, Mione. Mais nous ne pouvons rien faire si ce n'est rester à ces côtés et attendre de connaître la vérité.

-J'ai peur. Je ne suis pas sure de la supporter. Nous devons encore trouver les Horcruxes et tous l'ordre est en danger. Je ne veux plus revoir l'un d'entre vous couvert de sang. Je veux aider Harry mais je ne le comprends plus. Tu as entendu! Il a tué Cédric.

-Je sais, je ressens la même chose mais pour que Harry l'ai fait, il doit forcément il y avoir une raison.

-Je t'aime.

-Je t'aime aussi, je serais toujours là pour toi.

Ils échangent un baiser passionné, tentative vaine d'oubli mais l'amour leur donne la force d'avancer. Ils ne sont pas seuls et ça c'est ce qui importe.

-Bon! Ron! On se lève, on va réveiller les deux autres, on va manger et je vérifie vos devoirs! Je suis sure qu'aucun de vous n'a avancé!

-Oh! Allez Mione! Ryry doit pas aller bien!

-Oui, Harry est dispensé mais pas Drago et toi!

Ron prit un air boudeur mais est vraiment heureux de voir la femme qu'il aime si forte. Il sait que parfois elle a besoin de vider tout ce qu'elle a sur le cœur et lui ne peut qu'écouter et comprendre. Sa petite lionne!

-Je me demande ce qu'il se passe entre eux.

-Voyons Mione, Malfoy a du s'endormir là c'est tout!

-Oui, surement.

Ils trouvèrent Harry et Drago dans la selle commune tous deux regardant le feu, le visage fermé. Hermione s'assit à côté de Harry en lui prenant doucement la main cherchant son regard mais le brun la fuyait et se contenta de lancer un « salut ».

-Harry, je me doutes que tu ne veilles pas parler mais tu devrais essayer. Tout garder pour toi n'est pas bon! On attendra le temps qu'il faudra mais un jour tu devras tout nous dire, d'accord? Demanda gentillement Hermione.

-Oui.

Il fuyait toujours leur regard préférant regarder dans le vide, tentant de se convaincre qu'il ne trouverait ni dégoût ni déception ni tristesse dans leur yeux mais n'y parvînt pas.

A la surprise de tous, Hermione regarda le blond et lui dit de sa voix douce:

-C'est pareil pour toi, Drago. Si tu as besoin de parler nous sommes là.

Le serpentard sortit de sa léthargie et diverses expressions passèrent sur son visage, peur, incompréhension et aussi un soupçon de reconnaissance... Il remit son masque et répliqua d'un voix froide:

-Merci , Granger mais je ne pense pas vraiment que Weasley soit prêt à entendre ma confession.

Le rouquin devint rouge et devant le regard appuyé de sa chère et tendre se calma pour répondre maladroitement:

-Bah, t'inquiètes Malfoy je suis pas si con que ça!

Un sourire méprisant naquit sur les fines lèvres de Draco mais il retint sa réplique acerbe. On ne pouvait pas lui reprocher de ne pas faire d'effort!

Ils descendirent à la grande salle et trouvèrent une place. Les élèves de septièmes années s'étaient regroupés et malgré les tensions, Draco avait sa place parmi eux. Les début ont été difficile, les rares gryffons qui tentèrent de démarrer une conversation avec le beau blond avait le droit à des répliques acerbes et méprisantes. Draco ne voulait aucun lien et il faisait tout pour rester concentrer sur la seule chose qui importait, la vengeance.

Harry ne parlait pas à la grande inquiétude de ses camarades. Ils avait l'habitude de voir le sourire du brun chaque matin et étaient décontenancés par son attitude.

Ce dernier fixait tous sauf ses amis et il remarqua quelques choses d'étranges.

-Malfoy, tu fais quoi avec ce café?

Le blond sentait sa tasse, examinait sa couleur, testait sa texture, goutait à peine le liquide. Ayant fini son examen il but une gorgée et consentit enfin à répondre:

-Je vérifiais si il n'était pas empoissonné Potter. Tu ne dois pas connaître cette science subtile.

-Non, effet.

-Comment tu fais? Demanda Hermione avide, tu as appris où? Je n'ai trouvé aucun livre qui puissent apprendre à distinguer les poisons! Enfin si, mais c'est très controversé, les cinq sens ne peuvent être parfaitement décris!

-J'ai reçu un enseignement particulier.

Le blond restait vague mais répondait courtoisement ce qui attira l'attention d'une grande partie de la table.

-Qui était ton professeur? Y a-t-il une méthode particulière pour apprendre? Tu as mis longtemps?

Draco afficha un visage encore plus froid et répondit de manière glaciale:

-A huit ans, mon père considérait que je devait, en tant qu'héritier, éviter l'humiliation de mourir empoissonné. Ça aurait salit le nom des Malfoy alors tout naturellement, il m'a montré un pièce à exactement cinq minutes de la salle à manger. Elle contenait des contres poisons.

Tous buvaient ses paroles. Le prince de serpentard n'avait jamais parlé aussi longtemps. Sa voix frigorifique et son aura charismatique obtenaient l'attention de tous.

-Il mettait différents poisons dans ma nourriture, rien de mortel mais suffisamment pour que la douleur dure des heures voir des jours. Si je n'arrivais pas à reconnaître un poison avant de l'ingérer, je n'avais qu'à espérer le détecter et parvenir à la pièce avant que je n'en ressente les effets sinon je restais étendu en me tordant de douleur jusqu'à ce que les effets s'estompent. Je n'arrive pas encore à reconnaître tous les poisons, tu peux en déduire que l'apprentissage est long. Cela satisfait-il ta curiosité Granger?

-Je... Je suis désolé.

-Je n'ai pas besoin de ta pitié, cracha-t-il.

Tous le regarder avec effarement. Le sang pur pourri gâté venait de leur délover une part de lui même assez pathétique. Les gryffondors furent touchés. Tous d'une manière différente. La méfiance pour certain qui pensait que cette histoire servait à rendre le serpentard attendrissant. D'autre avait été ému de voir que le milieu des sang pure pouvait être aussi dur. Mais Harry avait relevé la tête et d'un air moqueur lui dit:

-Et bien Malfoy quel est l'intérêt de tester ta nourriture si c'est pour ne pas reconnaître un poisson comme l' Asphixiadormatusque.

Tous furent sous le choc! Harry n'aurait jamais utilisé une telle information pour blesser quelqu'un!

-Félicitation Potter, je n'imaginais pas que tu avais assez d'intelligence pour retenir un nom aussi compliqué. Granger déteindrait-elle sur toi? Il serait temps à 16 ans, tu restes une calamité. Ton placard ne t'a pas aidé.

-17 ans, Malfoy. Je vivais certes dans un placard mais au moins je ne risquais pas de finir empoissonné par ma propre famille.

-Harry! Tu devrais avoir honte! Toi aussi Draco! Maintenant vous venez!

Coupant cours à toutes contestations elle prend les deux jeunes hommes par le bras secrètement heureuse de les avoir vu redevenir humain même l'espace d'une seconde. Elle fut blessé du regard toujours fuyant de son meilleur ami mais essaya de comprendre. Les évènements de la veille devaient l'avoir affecté. Depuis quand Harry dissimule aussi bien ses émotions, les simulent-il? Elle ne savait plus mais espérait que son ami lui parlera pour alléger son fardeau mais aussi l'inquiétude qui la ronge.

Le temps passe lentement. Le froid commence à infiltrer les pierres du château. Les feuilles tourbillonnent et la forêt interdite se parent d'orange et de rouge. Les élèves profitent encore des quelques éclaircis assis dans l'herbe bavardant joyeusement de tout et de rien oubliant la menace qui plane, profitant simplement de leurs tendres années.

Les relations sont moins tendus avec le serpentard. Personne ne lui parle ou alors Harry et lui se lancent des piques mais on voit tout de suite que ces conversations ne sont que des réminiscences de leur haine qui s'est effacée car aucun des deux n'a le courage ou peut-être l'envie de l'entretenir.

Depuis l'agression de Harry, les trois serpentards ont été envoyé à Azkaban pour une durée indéterminée. Harry refuse d'aller au procès mais le témoignage d'Hermione et de Ron suffise aux juges. Le Survivant erre dans les couloirs toujours suivit par un ou deux gryffondors qui ont compris qu'il était visé par les mangemorts et les partisans de Vous-savez-qui.

Regard vide. Inquiétude. Le temps passe lentement à Pouldlar. Les rires des septièmes années sont rares. Tous sont troublés. Les nouvelles affluent chaque jour, une bonne pour dix mauvaise. La guerre qui se déroule dehors commence à se faire sentir. La peur progresse un peu plus.

Ron, Harry, Hermione et Drago sont assis paressant devant la cheminé. Leurs paroles se sont taries depuis bien longtemps. Les amis sont ensembles sans vraiment l'être. La vie semble être suspendue. Les journées se succèdent semblables les une aux autres.

Mais ce soir quelque chose est différent. Une tension nouvelle. Un pressentiment.

Un hibou noir s'engouffre dans la tour et pose une lettre en face d'eux.

Elle est signé Ronald Weasley. L'écriture est tremblante. La peur.

Hedwigde entre porteuse, elle aussi, d'un courrier qui est au nom d'Harry Potter et d'Hermione Granger.

Ron l'ouvre, la lit. Il pâlit et des larmes commencent à couler sur ses joues.

Hermione prend celle qui lui est destinée est soudain elle se jette dans les bras de son amant, secouée de sanglots silencieux.

Harry craint le pire et s'empare de la lettre. Ses yeux parcoure les mots sans vouloir les voir. L'écriture est tremblante, des larmes ont faits couler l'encre.

Des mauvaises nouvelles.

Chère Hermione, Cher Harry,

Hier soir, l'Ordre a tenté de reprendre la Bague. Nous nous sommes infiltrés sans problèmes mais il y a un traître parmi nous. Nous avons été pris au piège.

Molly a été frappé de plusieurs doloris en même temps et est très faible mais sa vie n'est pas en danger.

Bill est entre la vie et la mort. Ron doit venir au plus vite à Sainte Mangouste pour faire un don de sang. Il est le seul compatible.

Rogue avait déjà une blessure à la jambe et malheureusement en aidant les blesser à sortir de là, il a reçu un sortilèges sur son autre jambe. On ne sait pas encore si il pourra remarcher.

Arthur a été gravement touché à l'abdomen. Les médicomages sont en train de l'opérer.

Lupin nous avez accompagné. Il est dans le coma. Nous n'en savons pas plus pour l'instant mais ses chances d'en sortir sont très mince même avec son sang de loup-garou.

Tonks est tombée, elle a emmené Macnair avec elle.

Je suis navré. Nous avons échoué.

L'Ordre du Phénix

Un résumé clair, nette et précis. Harry ne retient plus ces larmes.

Tonks, une bouffé de joie au milieu de la guerre. Un rayon de soleil excentrique qui illuminait la journée de tous. Partie. Un nouveau vide se creuse. Des souvenirs. Rien de plus. Un manque.

Rémus a peine retrouvé. Harry espère qu'il attendra avant de rejoindre sa bien-aimée. Il a besoin de lui. La crainte de perdre un être cher. L'attente. Horrible. L'incertitude. L'espoir d'un avenir incertain.

La famille de Ron a été bien trop touché. Molly la douce et gentille Molly torturée. Arthur le si passionné Arthur blessé. Bill entre la vie et la mort.

Il laisse la lettre tombée et ne remarque pas que Draco la lit.

Il s'approche de son meilleur ami et doucement le prend dans ses bras.

Hermione et lui parte pour Sainte Mangouste. Il doit rester ici pour ne pas prendre de risque. Il accepte et les laisse partir. Il s'affale dans un fauteuil la tête entre les mains.

Aurait-il fait la différence? Aurait-il du insister pour chercher la Bague avec eux? Il ne sait plus, ne veut pas y penser. Espérer. Rien n'est encore perdu. Il essaye de s'en convaincre.

La guerre mélange de peur et de haine. Le regret, la tristesse.

POV Draco

Macnair a été tué. Ma vengeance m'a été dérobé. Je monte les marches sans les voir. La salle de bain. Je contemple mon reflet. Cette cicatrice qui est devenu objet de ma haine. Plus rien ne me retiens. Je les vois partout. Dans chaque couloir, je les aperçois. Mes amis, ceux pour qui j'aurais donné ma vie et bien plus. Pourquoi ne suis-je pas mort avec eux? C'est égoïste, je le sais. Ma mère s'est sacrifiée dans le premier et dernier geste d'amour qu'elle aura eut envers moi. Je n'ai plus de but seulement un vide atroce qui me bouffe de l'intérieur. Ma haine est présente mais à quoi bon? Le bourreau de Pansy est mort. Elle est vengée. Puisse-t-elle reposer en paix. Les autres sont hors d'attente. Je ne les connais pas. Voldemort sera tué par Harry ou l'inverse.

Je retrace cette cicatrice. Leurs visages morts et sanglants figés dans l'horreur et la terreur sont sans cesse devant mes yeux. Ils me hantent. Peut-être me demande-t-il de les rejoindre. Je ne sais plus. Je suis fatigué. Il n'y a plus d'intérêt, plus d'espoir, plus d'avenir. A quoi bon?

Désespoir.

Je sens des larmes couler le long de mes joues. Je prend la lame de rasoir que je garde toujours avec moi. Je la contemple et voit mon œil s'y refléter.

Gris. Acier. Indifférence.

Je m'assoie sur le sol froid.

J'approche doucement la lame de mon bras.

Je l'enfonce et trace une ligne de bas en haut.

Le sang afflue.

Je tente maladroitement de faire la même sur mon autre bras.

Je m'allonge.

La douleur m'enveloppe.

Je sens mon sang qui s'écoule.

La douleur me quitte.

Mon champs de vision diminue.

J'ai chaud. J'ai froid.

Ma tête bourdonne.

J'entends mon sang battre. Peut-être se battre.

Une ombre me saisit.

La mort?

Non c'est un ange aux yeux d'émeraude qui m'allonge sur un lit moelleux.

Il referme mes plaies. J'ai l'impression d'avoir la tête sous l'eau.

Je ferme les yeux. Il me gifle. Ce n'est pas un ange.

Je les rouvre et parvient à entendre. C'est Harry.

-Draco, ne t'endors pas.

J'entends la douleur dans sa voix. Pour moi? Je n'arrive pas à penser. Il me dit de boire. Je le fait. Je ne peux pas lutter mais peut-on lutter pour sa mort?

J'ai chaud. Je brule et me consume.

Je vois un peu plus nette et parvient à articuler piteusement « Harry »

Il se penche vers moi. Nos yeux se croise. Je me perds dans ce vert. Je m'y noie. Je vois sa peine, sa douleur, sa culpabilité. Je vois s'y refléter ma peine, ma douleur, ma culpabilité.

-Draco.

Je me sens mieux et je pleure.

-Pourquoi?

Il me le demande avec tant de douleur que je le regarde.

-Je n'ai pas d'importance Harry.

Arrivera-t-il à comprendre? Je ne me comprends plus moi-même.

-Je pleurerais pour toi.

Je le regarde et là tel un ange, il effleure mes lèvres avec les siennes tendrement et me dit ses mots salvateurs:

-Restes avec moi.

Puis-je y croire? J'en ai l'envie. J'en ai le besoin.

J'éclate en sanglot. Puis-je vraiment faire votre deuil? Puis-je continuer à vivre sans vous?Me pardonnerez-vous de ne pas vous avoir sauver? De ne pas avoir fait un seul geste? Moi je ne suis pas sur d'y arriver...

Pourtant j'espère.

POV Harry

J'ai cru mourir quand je l'ai trouvé étendu. Des ailes rouges qui partaient de ses poignets. Ses cheveux blond répandu autour de lui s'imbibaient de la vie qui fuyait.

L'angoisse, la peur mais surtout la douleur. Je ne veux pas le perdre.

Je le prends doucement dans mes bras. J'ai l'impression de pouvoir le briser par un seul mouvement brusque. Je l'allonge dans son lit et referme ses plaies.

Il est si pale. Ses lèvres ont perdu leur couleur rosée. J'hésite. Je ne veux pas l'emmener à l'infirmerie mais il parait si faible.

Il ferme les yeux. Je le gifle. Aucune rougeur sur sa peau. Il semble mort.

-Draco, ne t'endors pas.

J'espère avoir été ferme mais je n'en ai pas l'impression. J'ai presque envie de le frapper, de le détruire mais je vais plutôt chercher la potion du sang bouillonnant. J'espère qu'il n'est pas trop tard. Il en a perdu tellement. Trop. J'ai une boule dans la gorge. Je lui demande de boire approchant doucement la fiole de sa bouche. Il boit. Je respire enfin. Il ouvre un peu plus les yeux. Il est pale comme la mort.

-Harry.

Un souffle, si faible.

-Draco.

Il pleure. J'ai mal de le voir ainsi. Détruit. Aurais-je pu l'aider? Aurais-je pu éviter ça?

-Pourquoi?

Je ne sais pas vraiment à qui j'adresse cette question. A lui, à Dieu, à personne, à moi, à tout le monde.

-Je n'ai pas d'importance Harry.

Moi je n'en ai que trop.

-Je pleurais pour toi.

Dans ta douleur, ta peine, ta mort. J'ai besoin de lui. Lui sans attache. Moi qui accumule les chaines. Je me penche et l'embrasse. J'ai peur. Je ne supporterais pas de le perdre. Il m'a compris. Il m'a accepté. Je ne peux qu'en faire autant.

-Restes avec moi.

Je vois l'incompréhension, l'espoir dans tes yeux. Tu éclates en sanglot. Je ne peux que te serrais dans mes bras. Tu as l'air si fragile. J'ai peur. Je ne peux pas t'aider. Je suis perdu.

Je te regarde et te trouves beau. Dans ta faiblesse. Dans ta douleur. Le futur est sombre. L'avenir n'existe pas encore. Existera-t-il un jour? Je ne le pense pas.

Pourtant j'espère.