Petit blabla : Bonjouur ! Comment allez-vous, aujourd'hui ? Tranquilles, pas tranquilles ? Parce que je dois dire que moi, je passe mon permis lundi, alors je commence déjà à stresser, et dans l'après-midi, je me fais mon premier tatouage... Ce que j'ai hâte, mais ce que je stresse aussi aha ! Enfin bon, pour en revenir à cette fiction, les personnages ne m'appartiennent pas, sauf les miens, et voilà voilà. Bon, je dois aussi avouer que j'ai du feuilleter et zieuter quelques passages de Cinquante Nuance de Grey et parcourir un peu le net pour réussir à écrire certains détails dans ce chapitre, vous me direz si vous pensez avoir trouvé pourquoi ! Autrement, warnings à la fin, tout ça tout ça, et... enjoy !

P.S.: le chapitre de la semaine prochaine sera intéressant, aussi... mais ça sera la semaine prochaine :)


J+182

Dean poussa un sifflement d'admiration. Il avait vu des belles choses, mais ça, c'était magnifique. En fait, ce n'était pas extravagant, ni tape à l'œil, mais juste majestueux et pourtant discret.

- Monsieur ?

- Oui, excusez-moi, dit l'ancien chasseur en ramenant son regard sur l'homme qui le guidait. Mais s'il vous plaît, appelez-moi Green.

- Très bien.

En traversant le jardin, l'ancien chasseur observa avec un œil appréciateur le travail réalisé. Chaque plante était à sa place, et pourtant, tout semblait naturel. Dean avait appris à aimer sa nouvelle vie, même ses défauts. Mais c'était tellement agréable de ne pas être à tout moment sur ses gardes, de pouvoir profiter d'un café sans faire de recherche sur un monstre ou de se balader sans traquer où être traqué. S'il n'y avait pas les différentes armes cachées un peu partout dans son appartement ou la réserve de sel toujours deux fois plus importante que celle de sucre et les cauchemars récurrents, Dean aurait pu croire que ce n'était que son imagination qui lui jouait des tours, et qu'il n'avait jamais eu à faire un voyage aux Enfers.

Ashton – puisque c'était le nom du garde du corps – le fit rentrer par une porte blanche, sur le côté droit de la maison plein pieds. Ils arrivèrent dans une sorte de petit salon, où un homme les attendait.

- Ash' ! Tu n'as pas eu trop de problèmes avec les paparazzis ?

La voix de Sullivan Colhon était terriblement grave, et Dean ne put s'empêcher de la comparer avec celle de Castiel, qui l'était néanmoins encore plus. Il avait un léger accent, mais l'ancien chasseur ne parvenait pas à le nommer. Son client avait une manière spéciale de prononcer les « r », un peu comme s'il les roulait, mais en même temps, ce n'était pas cela du tout. God, est-ce que ce que pensait Dean avait un quelconque sens ?

- Non, monsieur, pas le moindre.

- Ah, merveilleux. Merci.

Ashton eut un sourire et sembla disparaître. Enfin, peut-être était-ce simplement que Dean et Sullivan Colhon s'observaient attentivement, comme pour essayer de voir s'il y avait entre eux l'alchimie presque indispensable entre un chien et son Maître. L'ancien chasseur avait appris peu à peu à savoir reconnaître un bon Maître, principalement dans son regard, et dans la manière dont ils se comportaient autour de lui. Et visiblement, au frisson qui remonta dans la colonne vertébrale de Dean, l'homme était quelque chose de bien.

Son client était bien plus grand que lui, atteignant sûrement sans problème le mètre quatre-vingt-quinze, et encore. Dean était sûr qu'il frôlait les deux mètres. Définitivement plus grand que Sam, en tout cas. Il avait des cheveux châtains qui tiraient sur le doré du côté éclairé, et sur le brun aux endroits où la lumière ne faisait pas de reflets. Une barbe de trois jours accentuait la carrure de sa mâchoire et mettait en avant ses lèvres pleines, surmontées par un nez droit et des yeux situés entre le noisette et le brun – comme ses cheveux, en fait. Dean songea que définitivement, il était bien plus beau en vrai que sur les photos. Le simple tee-shirt blanc qu'il portait faisait ressortir ses muscles, que l'on pouvait même deviner sous son jean clair. D'après les magazines people que l'ancien chasseur avait lu, l'homme était passionné des sports extrêmes, d'où son physique. Et puis, sa peau semblait doré à cause de l'éclairage, et le tout était vraiment beau. Surtout le sourire satisfait qui apparut sur ses lèvres.

- Green Eyes, dit-il simplement en s'approchant, la main tendue.

- Monsieur Colhon.

La poigne fut ferme, et en se regardant dans les yeux, les deux hommes en furent certains : l'alchimie était présente, un pur concentré de respect couplé avec une domination sans partage, une précaution entourée de souffrance, en somme, ce que Dean avait commencé à chercher avec de moins en moins de honte, demandant au Chat des clients plus porté sur le Bdsm que sur les galas. Et là… Il semblait que Dean avait trouvé la perle rare. En un homme d'affaires connu partout à travers le pays. Awesome.

Dean finit par lâcher la main de son client, et celui-ci l'invita à avancer, posant sa main dans le creux des reins du plus petit. Ils passèrent dans la cuisine, où un géant noir faisait la cuisine.

- Green, voici Marc, Marc, Green. Il va rester avec nous durant trois semaines.

- Enchanté, Green, dit l'homme en levant une main pleine de farine.

- Bonjour ! Répondit Dean, un peu surpris par l'amabilité du géant.

En fait, il était surtout étonné par la relation entre son client et ses employés, qui semblaient vraiment heureux de travailler pour lui. C'était tellement différent d'un homme qui avait payé les services de Dean, un vrai tyran. Enfin, Colhon le sortit de ses pensées en le guidant vers le salon, le vrai, cette fois, tout blanc avec des meubles modernes le plus souvent marron clair ou noir. Avant de montrer à Dean sa chambre, le plus grand le fit passer par une salle de détente où se trouvait un billard, des fléchettes, un bar, enfin, la totale. La salle de sport fit écarquiller les yeux du plus jeune, tout comme la salle de cinéma - certes pas gigantesque, mais merde, qui avait les moyens de se payer une putain de salle de cinéma chez lui ? - mais tout ça ne fut rien par rapport à sa réaction quand il vit la piscine dans le jardin.

- Tu n'avais jamais vu de piscine ? Se moqua gentiment Colhon. Pourtant, j'avais cru comprendre que les enchères montaient assez haut…

- Si, dit Dean en rougissant légèrement, assez gêné de s'être fait prendre en pleine contemplation, mais pas des aussi…

Le plus jeune fit un geste de la main.

- Pas des comme ça, quoi.

Dean faisait surtout référence à la profondeur de la piscine, sûrement en rapport avec l'immense plongeoir, les nombreuses chaises longues, la taille démesuré de la piscine qui s'étalait sur deux étages, enfin, à tout.

- Tu pourras l'utiliser quand tu voudras.

- Vraiment ? Awesome !

Colhon eut un léger rire, avant de guider Dean vers sa chambre, qui était encore plus grande que celle de son appartement. Une porte menait à la salle de bain – où se trouvait les toilettes et une baignoire, et Dean se dit que décidément, il était en train de rattraper toute une vie à ne pas avoir pris de bain. Le plus jeune tiqua en voyant des photos et une grande bibliothèque.

- Je vais dormir avec vous ? S'étonna-t-il, confus, parce que peut-être seulement un quart des clients qu'il avait eu demandait cela.

- Oui. Enfin, sauf si cela pose problème.

Dean secoua la tête.

- Non, pas du tout, mais... Je croyais que vous ne vouliez qu'un chien ?

- C'est le cas, dit l'homme en souriant. Mais seulement dans la Chambre. En dehors, tu es plus un… Partenaire. Par conséquent, tu pourras m'appeler Sullivan, mais je te nommerais Green en toute circonstance. Enfin, je suppose que tu es au courant que pour des raisons évidentes, tu ne pourras pas sortir de la maison.

- Oui, Le Chat m'a fait passer le mot.

Avant, Dean n'aurait jamais pu penser tenir trois semaines sans chasse, assigné à résidence. Mais depuis qu'il avait commencé à travailler pour Asmodée et son amant – et ça, il en était sûr, pour avoir l'avoir appelé et être tombé sur une partie de jambes en l'air qui lui avait donné une érection monstre, bref - Dean n'avait plus tant de mal que ça à rester des jours dans une maison, ses clients préférant souvent la discrétion. Et puis, il travaillait, tout de même. Dean déposa donc son sac avant que Colhon ne lui fasse reprendre la visite, se dirigeant vers une porte presque invisible perdue dans un bout de couloir. Il enleva un bracelet à son poignet où se balançait une petite bille forgée qui laissait apparaître un motif, puis la glissa dans la serrure. La porte s'ouvrit, dévoilant un sous-sol, et le châtain se tourna vers Dean, le poignardant de ses yeux.

- La Chambre. Après toi.

Une boule serrée dans la gorge, mais définitivement pas d'appréhension, Dean mit un pied sur la première marche de l'escalier, et après avoir lancé un regard à Colhon, il entama la descente. La porte se referma derrière eux, et il ne resta plus que la lueur des néons blancs au-dessus d'eux pour les éclairer dans les escaliers noirs. Une autre porte s'éleva devant Dean quand il finit la descente, et son client le rejoignit, avant de poser la main sur la poignée.

- C'est ta dernière chance de reculer si tu ne t'en sens pas capable, Green, surtout après le dernier incident que tu as rencontré.

Dean fronça les sourcils en fixant Sullivan Colhon dans les yeux.

- Ce sont les risques du métier, dit-il après un instant de silence. Je ne serais pas là si je n'avais pas dit au Chat et à Asmodée que j'étais prêt à reprendre le travail. De plus, j'ai entendu dire que tu étais un Maître incroyable, ajouta Dean en haussant un sourcil, à moitié taquin, à moitié sérieux.

La réponse sembla satisfaire l'homme qui eut un sourire en coin.

- Tu le jugeras. J'aurais vraiment regretté de devoir te laisser partir alors que tu as l'air si prometteur.

Dean ne sut pas vraiment comment prendre cette phrase mais n'eut pas l'occasion de se questionner plus, car son client ouvrit la porte. Si l'ancien chasseur eut un moment de déception en ne voyant pas de système super sophistiqué à l'ouverture, ce fut avant que ses pupilles se dilatent en voyant l'intérieur de la Chambre.

La lumière blanche donnait l'impression que la pièce baignait dans la lumière, et pourtant, il n'y avait pas la moindre fenêtre, ce qui était plutôt normal pour Dean. La salle était assez grande, avec le mur gauche entièrement grillagé, et sur le droit, il y avait des commodes et armoires se côtoyant, ainsi qu'une sorte de paravent. Cependant, il était éclairé de derrière, et Dean devina que s'il se changeait, son Maître - dans cette pièce, il ne se posait même pas de question sur le nom à donner -, son Maître donc, verrait son ombre sur le paravent aux dessins abstraits, mais étrangement érotiques.

Un grand lit recouvert de fins draps noirs reposait contre le mur en face des deux hommes, avec des attaches sur les côtés. Au-dessus et sur les côtés se trouvaient des supports où trônaient des sangles de différentes tailles et de différentes matières, ainsi que des instruments qui firent frissonner Dean. Après tout, vu la collection de palettes et de cravaches qui était affichée, l'ancien chasseur ne pouvait qu'attendre avec impatience de voir ce qui se trouvait dans les commodes.

- Puis-je… ? Demanda-t-il en se tournant vers Sullivan.

- Vas-y.

Son Maître eut un léger sourire encourageant, et Dean s'approcha avec délectation de la première commode. Ses chaussures faisaient un infime bruit sur le sol, un carrelage blanc, mais le premier tiroir fit un claquement en s'ouvrant, et les yeux de Dean s'écarquillèrent. Awesome. Commode après commode, armoire après armoire, l'ancien chasseur découvrait tour à tour des allumettes et des bougies, des godemichets et des fouets, des bâillons et des bandeaux, des menottes et des cordes, des cockrings et des vibromasseurs. Mais il n'y avait pas qu'un seul exemplaire de chaque objet, non, il y en avait de tous les types, de toutes les tailles, de toutes les matières, de toutes les variantes, enfin, un nombre incalculable. Et Dean bandait rien qu'à voir tout ça (parce que merde, quoi. Il avait appris à quoi servait tout cela, et avait peu à peu découvert qu'il aimait vraiment, vraiment, ça). Et visiblement, son Maître l'avait compris.

- Green, dit-il d'une voix rauque.

Dean se sentit frissonner de haut en bas, et il se tourna vers son Maître, tête baissée. Le réflexe était naturel maintenant, surtout après avoir remplacé un homme dans un donjon il y a deux mois et demi. Une main attrapa son menton un peu violemment, et l'ancien chasseur redressa la tête automatiquement, plongeant ses yeux dans ceux de Sullivan.

- Ne baisse pas les yeux.

Dean cligna des yeux d'étonnement, mais se reprit en hochant la tête.

- Oui, Maître.

Un sourire de satisfaction mince apparut sur le visage doré, et cela envoya une décharge dans le corps de Dean. Son Maître paraissait tellement spécial, dosant sa force pour maintenir sa mâchoire pour faire mal, mais c'était une douleur volontairement faible, comme un simple préambule. Sullivan, après une dernière pression un peu plus forte, enleva sa main et se recula d'un pas, observant son chien de haut en bas.

- Déshabille-toi.

Dean obéit immédiatement à l'ordre sec, enlevant sa chemise. Comme Le Chat avait précisé qu'il devait s'habiller de manière discrète, ses anciens habits de chasseurs avaient fait leur retour. Après tout, cela restait comme ça qu'il se sentait le mieux, et pas dans des costumes hors de prix.

Ses doigts tremblaient légèrement quand il ouvrit le dernier bouton avant de retirer totalement le vêtement pour le laisser tomber à côté de lui. Dean n'avait pas quitté le visage de Sullivan comme celui-ci l'avait demandé, mais lui ne se gênait absolument pas pour parcourir le torse du plus petit du regard. Enfin, c'était lui le Maître.

Dean enleva ensuite ses chaussures et ses chaussettes d'un geste rapide et maîtrisé (il l'avait fait un nombre incalculable de fois avec les femmes qu'il ramenait des bars, c'était devenu aussi naturel que manger) puis défit le bouton de son pantalon avant d'abaisser la braguette et de le faire glisser le long de ses jambes musclées. Depuis qu'il travaillait pour Le Chat, il avait le temps de passer à la salle de sport assez régulièrement, au minimum trois fois par semaine quand ses clients étaient d'accord. Aussi, il n'avait absolument pas honte du corps qu'il présenta à son Maître une fois que le pantalon eut rejoint ses autres vêtements, malgré les cicatrices qui le parcouraient presque de haut en bas.

Sa taille s'était marquée, les muscles de ses bras légèrement développés, et ceux de son torse étaient fermement dessinés. Il avait des jambes toniques, et en les regardant longuement Sullivan les imagina parfaitement bien tendues sous le plaisir. Finalement, Dean enleva le dernier morceau de tissu qui le recouvrait, et son Maître put voir la continuité de son V marqué, qui aboutissait sur une érection déjà bien présente. Sullivan fit un geste de la main, et le chasseur se retourna quelques secondes, avant de se remettre face à lui, frissonnant face au sourire carnassier, mais encore plus en voyant la lueur de pure luxure qui éclairait son regard châtain.

Cependant, il ne fit rien. Sullivan se contenta d'observer son chien de haut en bas pendant de longues minutes, les bras croisés, se mordillant parfois le côté de la lèvre inférieure pendant ses réflexions. Voir cela donnait à Dean une véritable envie de s'occuper de ces lèvres, mais son Maître ne lui en avait pas donné l'autorisation. Puis, finalement, l'homme bougea, se dirigeant vers une des commodes. Il resta un instant pensif devant le tiroir qu'il venait d'ouvrir, avant de sortir un collier en cuir rigide, d'un noir profond. Sullivan se rapprocha de Dean, qui dut relever la tête pour pouvoir continuer de le regarder, comme il le lui avait ordonné.

- Ceci, dit le plus grand en détachant les deux extrémités du collier avec un claquement retentissant, devra rester autour de ton cou durant toute la durée de ton séjour avec moi. Il devra rester en place à n'importe quel moment de la journée, que ce soit la nuit, où lorsque tu te douches, ou pendant les repas. Est-ce que tu comprends, chien ?

Dean hocha la tête, ne sachant pas s'il pouvait parler, mais en voyant le regard de son dominant, il se corrigea rapidement.

- Oui, Maître.
- Bien.

Un sourire satisfait étira discrètement les lèvres de Sullivan, qui fit glisser le cuir sur la peau frissonnante de Dean. Il serra les deux extrémités au milieu de la gorge de son chien, observant avec attention ses mouvements respiratoires. Quand il jugea qu'ils étaient assez dérangés, il referma l'espace libre, et le claquement métallique résonna dans les oreilles de Dean, détendant son corps d'une manière étrange, comme si le fait de porter un collier lui permettait, paradoxalement, de se libérer totalement. Et Sullivan le comprit immédiatement.

- Allonge-toi, sur le dos.

Dean s'exécuta immédiatement, et ne put s'empêcher de frissonner au contact de la soie. Si lorsqu'il chassait, il ne faisait pas la différence entre du coton et du lin, ce n'était plus le cas depuis qu'un de ses clients ait décidé de lui apprendre les plus infimes différences entre les tissus, d'une manière assez originale.

Des menottes en acier se fermèrent à ses poignets, et suivant leur tension, Dean ramena ses bras au-dessus de sa tête. Dans cette position, il devait relever la tête pour pouvoir continuer à regarder son Maître, et ce qu'il vit ne fut pas pour lui déplaire, au contraire. Sullivan retira son tee-shirt blanc et le jeta sans y faire attention au pied du lit, avant de venir s'asseoir sur le côté gauche de son chien. Pendant qu'il bougeait, ses muscles nerveux jouèrent sous sa peau, et Dean déglutit difficilement.

- Alors, puppy, par quoi va-t-on bien pouvoir commencer ?

Un doigt se posa sur le front de l'ancien chasseur, avant de descendre le long de son nez, passer un long moment sur ses lèvres, les taquinant, avant de descendre le long de sa gorge, dépassant le collier, les clavicules, pour finalement s'arrêter au niveau du cœur. Le doigt y resta un long moment, et Dean était presque sûr que son Maître comptait ses battements. Malgré le désir qui brûlait dans ses veines, le pouls du plus jeune était presque calme, profond, mais lent. Puis le point de chaleur disparut, et Dean dut batailler pour garder ses paupières ouvertes. Il suivit du regard Sullivan qui se retournait, attrapant une bougie et une boîte d'allumettes.

- Es-tu prêt, Green ?

- Ou-oui, Maître.

Dean était passé outre son étonnement. Cela ne lui était encore jamais arrivé que ses clients soient aussi préventifs – surtout pas les derniers. Enfin, il n'avait encore jamais eu cette alchimie non plus. Le craquement d'une allumette se fit entendre, et quelques instants plus tard, une bougie fut posée sur son ventre. En y jetant un rapide coup d'œil, Dean s'aperçut qu'elle était encore plus petite que ce qu'il croyait, et à peine eut-il le temps de penser cela qu'une goutte de cire tomba dans son nombril. L'ancien chasseur se mordit la lèvre pour s'empêcher de gémir, et ses doigts se refermèrent sur les chaînes qui tiraient ses poignets.

Lentement, Sullivan déplaça la bougie, laissant des traces de cire sur son chemin, dessinant des arabesques qui devenaient toujours un peu plus douloureuses pour le plus jeune, la cire étant de plus en plus chaude. Mais cela ne faisait qu'augmenter son excitation, et lorsque brutalement, au bout de longues minutes, la chaleur fut remplacé par un glaçon, un cri lui échappa, bref et aigu, alors qu'il rejetait sa tête en arrière en fermant les yeux. Aussitôt, le glaçon s'appuya encore plus contre son téton gauche, et le froid lui mordit méchamment la peau.

- Il me semblait t'avoir dit de me regarder, non, chien ?

Dean déglutit en ouvrant les yeux, la respiration courte, et s'excusa, sa voix partant dans les aigus à la fin de sa phrase quand un deuxième glaçon fut posé à l'opposé de l'autre. Après cela, la bougie fut replacée sur son nombril, et Dean gémit, le regard plongé dans celui de son Maître qui ne regardait même pas ce qu'il faisait parfaitement.

Il joua avec le froid et le chaud de nombreuses minutes, descendant le long de ses jambes, remontant le long de son érection tendue, réchauffant le collier, humidifiant ses lèvres. Dean se sentait partir à chaque fois que les glaçons ou la bougie atteignait son sexe ou, plus rarement, son anus. Mais Sullivan ne semblait pas vouloir cesser de s'amuser des réactions qu'il découvrait, et lorsque finalement, il enleva ce qu'il tenait dans ses mains pour les poser à côté de lui, le corps de Dean tremblait, et quelques gouttes de sueur perlaient sur son front alors qu'il respirait bruyamment. Si le collier, quand il n'était pas essoufflé, le gênait juste un peu, là, il appuyait contre sa gorge, rendant sa respiration difficile.

Mais ces petites choses furent vite oubliées quand un premier doigt rentra brutalement à l'intérieur de lui, le faisant se cambrer sur le matelas. Son Maître le retira dès que les yeux de Dean se fermèrent, et celui-ci peina à les rouvrit pour les poser à nouveau sur le châtain.

- Est ce que tu tiens absolument à être puni, chien ?

- N-non, Maître – ah.

L'ancien chasseur se tordit quand deux doigts entrèrent dans son corps, tout aussi brutalement que le premier avait été inséré. Son Maître n'avait même pas besoin de lubrifiant, ses doigts étant encore couverts de l'humidité des glaçons, et le corps de Dean était totalement détendu, perdu dans le plaisir.

- Pourtant, je ne t'ai donné qu'un ordre, et tu ne cesses de désobéir.

- Je vous demande pardon, Maître, je -

- La ferme.

Dean se tut immédiatement, se mordant la lèvre alors que quelques larmes perlaient à ses yeux pendant que Sullivan l'écartelait de son index et son majeur. Il venait de décevoir son Maître, et à cette pensée, un gémissement de détresse naquit derrière ses lèvres, mais il ne le laissa pas sortir. Son Maître lui avait ordonné de se taire.

- D'un autre côté, ton trou avale mes doigts comme s'il n'attendait que moi, commenta Sullivan, les yeux plongés dans ceux vitreux de Dean. On devrait pouvoir trouver un compromis…

Son Maître sembla réfléchir un instant, avant qu'un sourire carnassier apparaisse sur ses lèvres.

- Je pense avoir trouvé.

Le châtain s'éloigna brusquement, laissant ses doigts sortir de Dean avec un bruit indécent, et l'ancien chasseur ondula sur le matelas, retenant un grognement de désespoir. Il avait besoin que son Maître le remplisse, il se sentait si vide, il -

- Là.

Le corps de Dean s'arqua avant de retomber sur le matelas quand la main de Sullivan s'écarta de la base de son sexe, à présent entouré d'un cockring noir, et remonta ses doigts le long de l'érection de son chien légèrement.

- Maintenant, regarde-moi, ne me lâches pas du regard. Je veux avoir tes yeux sur moi quand je m'enfoncerais dans ton cul et que tu auras besoin de plus, toujours plus, comme le chien que tu es, mon chien. Je veux que tu laisses sortir tes gémissements et tes cris quand je te prendrais toujours plus brutalement et que tu me supplieras pour continuer et te laisser jouir. Si je m'estime satisfait, je t'y autoriserais. Peut-être. C'est clair, Green ?

La voix de l'homme se fit encore plus rauque sur le surnom de Dean, qui hocha la tête avec précipitation, avalant difficilement sa salive.

- Oui, Maître.

- Parfait, ronronna ce dernier, avant de replonger deux doigts dans l'intimité étroite de son chien.

Ce dernier ne retint pas ses gémissements, des « oh » et des « ah » expirés dans un souffle ou criés, et quand son Maître ajouta un troisième doigt qui entra directement en contact avec sa prostate, Dean dut faire appel à tout son contrôle pour garder les yeux ouverts. Enfin, il n'en avait plus vraiment, de contrôle, les doigts de plus vieux étant restés appuyés contre sa prostate, lui envoyant des décharges de plaisir continues. Comme si cela ne suffisait pas, l'anneau serré autour de sa verge l'enserrait douloureusement, ce qui le faisait encore plus bander, et qui par conséquent accentuait la pression de l'objet.

Un foutu cercle vicieux qui rendait Dean fou de plaisir. Les yeux de son Maître étaient plongés dans les siens, l'observant sans la moindre pudeur, et l'ancien chasseur pouvait voir chaque étincelle qui éclatait dans les yeux si sûrs d'eux. Damn. Dean ne savait pas comment il y arrivait, mais le châtain était littéralement en train de jouer avec sa prostate, ne la lâchant pas un instant des doigts, le rendant totalement mou de désir.

- S'il vous plaît, Maître…

- Oui, puppy ?

- Plus, je – ah, Maître…

- Je crois que je n'ai pas bien compris, Green.

- J'ai – encore, aah – besoin de ah…

- De ? S'amusa Sullivan, appuyant un peu plus fort contre la prostate de Dean.

- Baisez-moi ! J'ai besoin de vous sentir en moi, je vous en supplie, s'il vous plaît, j'ai besoin de -

Dean eut un sanglot quand son Maître retira ses doigts d'un coup, et il bougea son bassin, recherchant un contact qui ne venait pas, et cela le rendait fou, et il ne pouvait pas quitter le plus vieux des yeux alors il ne parvenait pas à voir ce qu'il faisait et -

L'ancien chasseur fut brutalement écartelé. Il n'avait pas eu l'occasion de voir le sexe de son Maître, mais vu comment ses chairs étaient écartées, Dean n'avait pas de doute sur sa taille plus que respectable. N'attendant pas que son chien soit prêt, Sullivan commença immédiatement à donner des coups de reins, savourant l'étroitesse du fourreau brûlant qui le recevait. Pour un peu, il en aurait perdu le contrôle.

Cela faisait horriblement longtemps qu'il cherchait quelqu'un comme Green, et il avait dû faire une dizaine d'agences sans trouver une personne, homme ou femme, qui puisse lui convenir. Celle où travaillait Green n'était pas parfaite, mais c'était celle qui proposait les meilleurs chiens. Et lorsqu'il avait vu Green… Là, ses yeux châtains fixés dans ceux de son chien, il était sûr d'avoir fait le bon choix. S'il devait payer bien plus cher pour l'avoir encore, il le ferrait sans la moindre hésitation.

Dean se cambra lorsqu'un de ses tétons fut violemment tordu, et ses paupières commencèrent à s'abaisser un instant, mais par un immense effort de volonté, il parvint à les garder ouvertes. Un sourire apparut sur le visage de son Maître, rempli de satisfaction, et ses mouvements se firent de plus en plus profonds. Il n'y avait pas la moindre douceur ni la moindre retenue, mais Dean adorait ça. Sullivan pinçait la peau de son chien avec plaisir, se délectant des gémissements et des petits cris qu'il obtenait. Il n'aurait jamais pensé que la voix de Green pouvait être aussi aiguë. Pourtant, quand la prostate de Dean fut une énième fois frappée, encore plus fort qu'avant, les baragouinages de l'ancien chasseur partirent tellement haut que sa voix se cassa alors que ses muscles internes se resserraient autour du sexe du plus vieux.

Ceci fit une sorte d'électrochoc à son Maître, qui se sentit brutalement venir. C'était tellement inattendu – après tout, cela ne faisait pas plus d'une heure que Green avait posé ses vêtements – que lorsque Sullivan se répandit au fond de son chien, ce fut avec un grognement sourd pas tout à fait maîtrisé qui fit frissonner l'homme sous lui.

D'ailleurs, l'ancien chasseur se sentit encore plus perdre pied quand son Maître se déversa au fond de lui, ses iris devenant presque entièrement noir de luxure. Il gémit encore un peu plus fort, suppliant pour que l'autre homme le laisse jouir, mais visiblement, ce dernier n'en avait pas fini avec lui, et en Dean le compris rien qu'au sourire qui éclaira ses lèvres. Damn.


Puppy peut se traduire par "chiot", c'est à la fois affectif et réducteur.

Warnings : smut, heavy Bdsm, bondage, dirty-talk, sex-toys. Je crois que c'est tout x)