Chapitre VII
POV EVY
Haletante, je cours dans le manoir complètement paniquée. J'ai découvert que Sébastian est un démon et le seul truc qui me vient c'est de le provoquer !
- Quelle conne ! Je me réprimande à voix haute.
Je réfléchis en vitesse comment je pourrais me défendre contre lui mais... Tout ce qui me vient est ridicule : un crucifix, une bible, de l'eau bénite, un prêtre, un ange, de l'argent, une incantation... Vade Retro Satanas ? Pff... Rien de concret et que je n'ai pas à disposition de toute façon.
Je m'arrête pour reprendre ma respiration et me rend compte que je suis perdue, je panique encore plus.
- Une petite chose égarée et paniquée, voulez-vous que je vous apaise ? Dis une voix suave et diabolique.
Je crie encore de surprise, décidément il ne fait que ça ! Sous adrénaline je fonce droit devant moi, à l'affût de la moindre arme. J'entre dans ce que je reconnais un bureau et aperçoit deux épées au mur. Je cours prendre non pas une, mais les deux. Bon, un démon c'est rien hein... ? C'est moins pire que... Que quoi merde ?! Je m'égare et ce n'est pas le moment. Je peux sentir l'adrénaline courser dans tout mon système. Je respire un bon coup, aller !
Je retourne dans le couloir prête à attaquer, je regarde autour de moi et dit d'un ton résolu :
- Maintenant que je sais que t'es un démon et que le Comte n'est certainement pas innocent à ce sujet, as-tu l'intention de me tuer ? Parce qu'il est pour moi hors de question de me faire tuer par toi et dans une tenue pareilleC'est vrai, se faire tuer par un démon en robe de "maid", c'est trop cliché ! J'ai ma fierté bordel !
- Mon intention est tout autre Evelyne... Quant à ta tenue, elle est pour moi adéquate à mon idée.
Je me sens rougir en l'écoutant et découvre sa silhouette dans la pénombre, qui s'avance vers moi. Je tends les épées :
- N'approches pas !
- Oh... Evelyne sérieusement... Crois-tu que ces armes auront un quelconque effet sur moi, surtout entre tes mains. Son sourire s'agrandit.
Là je suis furieuse, je fronce les sourcils. Ah ouais c'est ça ? Je m'élance sur lui en colère et l'attaque. Je succède les coups, mais il les esquive sans problème en se déviant un peu à chaque fois. Merde j'y arrive pas... Je lâche une épée pour me concentrer à le toucher. Au cours de cet affrontement, je me sens étrange... Comme si j'étais enfin vivante. Peut-être parce que je suis en danger de mort... De plus, je commence à le voir bouger, d'habitude pour moi c'est comme s'il se téléportait. Mais là je le vois. C'est furtif, mais maintenant je le suis du regard. J'anticipe son mouvement et je brandis l'épée. Il la stoppe d'un coup en l'attrapant avec ses paumes.
- Impressionnant, tu progresse plus rapidement que prévu...
- Mais qu'est-ce que tu racontes ?! Je souffle en reprenant ma respiration.
Il me saisit en me désarmant. Je me sens poussée contre un mur un peu brutalement. Mon souffle est coupé, je reprends à peine ma respiration que Sébastian se colle à moi et me dit tout bas, derrière mon oreille :
- Du calme Evelyne, sois gentille et laisse toi faire...
Je souffle gênée quand soudain la douleur jusque là oublié refait surface. Je gémis de douleur et halète en essayant d'avoir une respiration normale tout en appuyant sur ma poitrine.
- Pourquoi j'ai mal... ? Je réussis à dire.
- C'est normal, je vais t'aider. Il saisit doucement ma main de la poitrine.
- Qu'est-ce que tu me fais ? Je demande d'une faible voix presque à l'agonie à mes oreilles.
- Chut... Ne t'en fais pas je vais simplement t'apaiser et... il me regarde d'une manière que ne l'ai jamais vu faire, c'est de la tendresse ? ... Retarder le processus.
Je n'ai même pas eu le temps de réagir qu'il m'embrasse. J'écarquille les yeux, what ?! J'étais déjà confuse à cause de la douleur, là je suis plus qu'étourdit. Il remue les lèvres et joue avec les miennes, mais je ne réagis toujours pas. La douleur me poignarde et j'essaye de le pousser en gémissant faiblement, mais il continue. Il passe doucement la langue sur ma lèvre inférieure pour me demander l'accès, mais je refuse. J'ai toujours ma fierté.
Il ne semble pas très content et me lève au mur en plaçant son genou entre mes jambes. Sous la surprise j'ouvre la bouche et il en profite pour approfondir le baiser. Je suis sous son contrôle, je m'agrippe comme je peux sur ses épaules pour éviter le plus possible que mon entre-jambe touche son genou, mais ce n'est pas très réussit. Il joue avec ma langue et inspecte tous les recoins de ma bouche, je ne peux pas réprimer un gémissement. Mais le plaisir s'évanouit vite lorsque la douleur se propage dans tous mon corps. J'essaye de le repousser Sebastian en gémissant et en le frappant de mes faibles mains. Sébastian reste stoïque et me serre un peu plus pour me retenir.
La douleur augmente encore en même temps que la chaleur en moi, cette fois je ne peux pas retenir quelques larmes, j'ai l'impression que des centaines d'épées transpercent chaque partie de mon corps. Je m'entends chouiner, je suis pitoyable... Sébastian attrape mes poignets en mouvements et me les retiens d'une main au-dessus de ma tête. Je repose cette fois complètement sur son genou qui appuie contre mon intimité, je me sens chaude à cet endroit. Ce n'est vraiment pas le moment Evy !
L'autre main de Sébastian touche ma mâchoire pour descendre le long de mon cou et je suis son regard jusqu'à ma poitrine. Arrivé à mon décolleté, il tire vers le bas le tissus. Je réagis violemment en lui balançant mes jambes. Cette fois plusieurs larmes coulent le long de mes joues, j'ai terriblement mal, mais en plus je me fais humilier, il va me violer ?! Soudain sa main appui avec sa paume à l'origine de ma douleur entre mes seins. J'hurle, mais mon hurlement est étouffé par la bouche de Sébastian. Je gémis de plus en plus et sens un truc... Comme une... Énergie. Elle se diffuse dans tout mon corps. Petit à petit mes membres s'engourdissent. La douleur s'estompe lentement comme je tombe doucement dans l'inconscience.
