Do you think love can bloom even during an investigation?

Note: Je suis infiniment désolée pour tout ce retard! et rien que pour ça ce chapitre devrait être 10 fois plus long et intéressant mais il ne l'est pas *pleure* c'est dire à quel point je suis occupée mais j'ai tout fait pour pouvoir envoyer au moins un chapitre pour montrer que je ne suis pas morte. Alors s'il vous plait si vous me lisez toujours avertissez moi avec un petit commentaire que je vois si tout le monde ne m'a pas déjà déserté et c'est dit que j'étais morte. Le peu de lecteur que j'avais s'envole, je vais me retrouver à me parler toute seule sur ce site XD"" J'espère que vous me pardonnerez mon retard, que vous apprécierait la suite. Je n'aime pas trop les chapitres qui vont suivre parce que j'ai plus l'impression qu'ils sont là pour poser la trame de l'histoire parce que dans le fond niveau action c'est zéro, et s'est lent à venir mais j'ai peur d'aller trop vite sinon et que ça ne fasse pas "vrai et authentique". Désolée s'il y a des fautes quelques fois, c'est surtout le plus souvent des fautes de frappes.

Merci encore de me lire. Merci tout particulièrement à Naermint (sur deviantart) qui m'a redonnée confiance en moi par rapport à cette "sorry excuse for a fic" et à Miharu qui m'a envoyée l'une des reviews qui m'a le plus touché! Quelle bonheur de la lire! Quel plaisir et quelle joie!!! Merci.

Deuxième jour de l'enquête

26 Décembre

Une fois la session terminée, Gumshoe repartit directement pour la division des affaires criminelles l'air soucieux. Et là il ne pouvait y avoir de doutes: Gumshoe était bel et bien anxieux et il ne s'agissait pas d'une de ses expressions du visage que l'on pouvait confondre avec une autre. L'inspecteur avait assisté au procès le plus marquant de toute sa carrière. Depuis qu'il avait remplacé son insigne en plastique fait main par un une vrai insigne reluisante, Gumshoe avait toujours espéré ne jamais voir dans le banc des accusés, un membre de sa famille ou quelqu'un qui lui serait cher. Aujourd'hui avait donc était une journée douloureuse, difficile à avaler. L'accusé n'avait pas encore été déclaré coupable et avait l'air de plutôt bien s'en sortir mais la figure blême de Von Karma, et la haine qui se lisait dans ses yeux ne prévoyaient rien de bon.

Gumshoe poussa violemment la porte d'entrée du poste de police. Quelques regards se dirigèrent vers lui, mais cela ne sembla pas lui importer. Il continua de marcher à grands pas dans la pièce et vint s'asseoir devant un ordinateur. Quand les policiers autour de lui détournèrent leurs regards et se remirent au travail, l'inspecteur se prit la tête entre les mains et, les doigts crispés contre son crâne, retenait un élan de colère.

Il restât là un moment confus et fatigué sans prêter attention aux personnes qui passaient à côté de lui quand un tas de feuilles vinrent s'éparpiller bruyamment à ses pieds. Gumshoe lâcha sa tête et baissa les yeux tandis qu'une voix de jeune femme se fit entendre: « Aaah! Oh non! Pas encore! » Et comme l'homme restait assis sans réagir, la jeune recrue se sentit gênée « Oh je suis désolée! Je vous ai dérangé! Quelle maladroite je fais! » Elle se leva précipitamment et commença à ramasser les feuilles étalées sur le sol en s'excusant toutes les cinq secondes. En gentleman, Gumshoe se baissa pour l'aider dans sa tâche.

« Oh non n'en faites rien! Je ne veux pas vous ennuyer! Je vais finir ça seule! Oh! Mais c'est très gentil de votre part! Pas que je n'apprécie pas le geste! Ah je m'embrouille, excusez-moi… »

L'inspecteur fixa bizarrement la bleue et soudain, fut pris d'un fou rire incontrôlable.

« Huh… Monsieur…? »

La jeune femme ne savait pas s'il fallait partager son rire ou s'inquiéter de l'état mental de l'homme en face d'elle. Toujours accroupi, Gumshoe arrivait difficilement à se retenir de rire, puis finit par répondre :

« Désolé, ne le prenez pas mal! C'est juste que j'ai l'impression de me voir dans un miroir-- En plus petit, plus mignon et avec une jupe » ajouta-t-il avec un sourire niais tout en se grattant la tête. Cette phrase réussit à la rassurer et elle se mit à rire aussi.

« Voilà, c'est la dernière feuille. Je ne vous conseillerai pas de faire plus attention la prochaine fois parce que ça ne m'a pas aidé à moi! Je suis toujours autant maladroit! Haha-- Au fait, vous êtes, Agent--? »

La femme attrapa la main que lui tendait l'inspecteur et tout en se relevant répondit : « Byrde! Agent Byrde! » Elle se mit au garde à vous essayant d'avoir l'air sérieux, ce qui ne fonctionnait apparemment pas. Byrde était une jeune policière fraîche et dynamique. Elle avait des cheveux châtains courts et de grands yeux foncés. Elle n'était pas bien grande, elle devrait être à la limite entre la petite taille et la taille moyenne. Gumshoe devait bien avoir 20cm de plus qu'elle.

« Inspecteur Gumshoe! Enchanté de vous rencontrer. Vous êtes nouvelle, pas vrai? Et bien j'espère que vous aurez plus de chance que moi dans ce métier. » Il lui sourit et se rassit devant le bureau. Byrde avait cette insolence maladroite des nouvelles recrues. Insolence qu'on ne pouvait lui reprocher au regard de son air angélique et de ses manières de petite fille: « Qu'est-ce qui ne va pas inspecteur? » Gumshoe tourna vers elle un visage où fatigue et découragement était bien marqués. Sans dire un mot de plus, elle l'attrapa par le bras et lui lança:

« Monsieur! Vous prendrez le temps de me réprimander plus tard mais je ne peux pas laisser le seul inspecteur qui ai daigné être gentil avec moi dans cet état là! Avez-vous déjeuné? »

« Huh?! Je… Non je n'en ai pas eu le temps… »

« Moi non plus! Alors venez avec moi, nous prenons notre pause déjeuner! »

Et elle l'entraîna avec elle à l'extérieur du poste de police. Gumshoe était surpris, non, plus que ça, il croyait halluciner. Cette frêle jeune fille l'emmenait avec elle sans lui demander son avis, alors qu'il venait à peine de la rencontrer. Le peu d'arguments qu'elle lui avait présentés lui avait suffit à la suivre.

Un peu plus tard…

Dehors il faisait encore bien froid, le vent soufflait quelque peu et le ciel avait des tons grisâtres. Exactement le genre de temps qui agit négativement sur vous. Cela n'arrangeait pas les affaires de ce pauvre Gumshoe. Il fixait l'horizon, sans vraiment réfléchir à quoi que ce soit et des images de lui et monsieur Edgeworth quelques jours auparavant dans ce parc sous la neige lui revinrent à l'esprit. « Arrête de penser à lui comme s'il n'était plus de ce monde, mon vieux ! » Pensa-t-il, lorsqu'un bol de nouilles bien chaud se retrouva en face de lui.

« Attaquez tant que c'est bien brûlant, Chef ! » S'exclama Byrde avec un grand sourire.

Dick se saisit du bol qui lui réchauffait les mains. Il ne mangeait pour ainsi dire que des nouilles instantanées, mais celles-ci lui paraissaient drôlement meilleures pour une raison qui lui échappait. Le liquide bouillant se déversait dans sa gorge, lui redonnant des couleurs et de la bonne humeur. La boule dans la gorge de Gumshoe sembla fondre sous le jus, et se sentant alors mieux, il parla plus facilement. Il avait bien besoin de quelqu'un à qui se confier. Quelqu'un qui serait en dehors de l'affaire et qui serait assez gentil pour l'écouter et qui ne le connaitrait pas assez pour se permettre de lui faire la morale. Byrde était toute désignée.

« J'ai toujours ce besoin de rester près de lui. Il est tellement intelligent, clairvoyant, j'ai presque l'impression de devenir de moins en moins bête rien qu'en le suivant. C'est vrai, je ne suis pas futé et très maladroit, alors quand je suis près de lui je me sens ébloui. Je ne vaux rien par rapport à lui, mais je n'existe pas sans sa présence. Je sais que je ne représente rien pour lui, que je ne suis qu'un pot de colle, mais c'est la seule façon de l'approcher ; par la force. Je ne brille pas par ma culture et ne pourrait jamais l'intéressé… »

Il ne dévoila pas l'identité de son « ami » et ne révéla pas le lien qu'il y avait entre lui et l'affaire sur laquelle il travaillait. Il resta toujours très vague mais arrivait à communiquer à Byrde son désarroi et les problèmes que devait surmonter son ami. La jeune fille paraissait infiniment touchée par les paroles de l'inspecteur et buvait chacun de ses mots. Ils restèrent là un bon moment, lui à déverser son flot verbal et elle à recevoir ses plaintes avec attention.

« …Et c'est pourquoi je n'ai pas réellement le moral. C'est dommage que vous me voyiez justement le jour où je ne suis pas moi-même… »

« Mais il n'y a pas de raison pour que vous soyez dans cet état ! Au contraire ! Monsieur vous n'avez pas le droit de rester les bras croisés ! Si cet ami a des ennuis, faites tout pour l'aider ! Vous l'aimez, pas vrai ? »

« Hein ?! Je… » La question le frappa de plein fouet. Il ne savait pas pourquoi mais ça lui faisait quelque chose… Quoi ? Aucune idée. Son ventre se nouait, comme quand on stress, il se sentait tout retourné…

« Oui… Oui je l'admire. »

« Non ! J'ai dit Est-ce que vous l'aimez ? Et bien, monsieur ? »

Byrde le regardait fixement, attendant de lui une plus grande réaction. Elle lui prit son bol des mains, et l'incita à se lever. Gumshoe monta sur le banc et s'exclama :

« Oui je l'aime ! »

« Vous l'aiderez ? »

« Oui je l'aiderez ! »

« Dites-le plus fort ! »

« JE L'AIME ET JE FERAIS TOUT POUR L'AIDER ! » Il avait dit ça le poing levé vers le ciel, l'air déterminé et le visage rayonnant. Heureusement pour lui, personne ne se trouvait de ce côté de la rue.

« Oh mon dieu, monsieur. Je suis toute émue ! Je n'avais jamais vu un homme aimait quelqu'un avec une telle passion ! »

« Qu- ?!! Quoi ?!! » Et c'est sur ces mots que notre cher inspecteur est tombé du banc dans un fracas. Dur de s'entendre dire la vérité quand on veut la cacher au fond. Le pire c'est qu'il ne s'était pas rendu compte à quel point ses dires pouvaient porter à confusion. La bleue l'aida à se relever en riant gaiement. « Vous êtes un vrai dur chef ! Allez ! Courez à son secours ! » Sur ces mots, l'homme se dépêcha d'aller retrouver celui qui occupait ses pensées.

Au même moment -Centre de détention-

-Vous aurez eu ces vacances que vous l'ayez voulu ou non, en fin de compte.

La voix toujours calme, le ton neutre, cette femme était des plus stoïques et savait garder son sang froid en toute occasion. Lana Skye était cependant venue. C'était assez inattendu. En fait, il était difficile de prévoir ses faits et gestes. Miles en restait sans voix, mal à l'aise de se retrouver de l'autre côté de la vitre en face de son patron.

-Madame. Je ne m'attendais pas à votre visite... dit-il, les poings posés sur ses cuisses, tripotant sa veste compulsivement.

-Vous restez sous mes ordres jusqu'au verdict. Et au-delà si jamais vous êtes reconnu non coupable.

-Vous me croyez innocent ?

-Je l'espère de tout cœur. Quelle mauvaise image donnons-nous de notre système juridique…

-Que je sois innocent ou coupable de ce crime, ma réputation est déjà salie. Quant à celle de notre bureau, elle ne sortira pas indemne de cette affaire, quoiqu'il arrive. La situation est des plus critiques et tout ça est de ma faut--

-Ah Edgeworth ! Epargnez-moi les « C'est ma faute ! Je vous cause des problèmes ! Je suis désolé ». Vous m'épuisez déjà. J'aime converser avec vous, car vos sujets de conversations ne sont pas futiles, que vous avez de l'esprit. Je ne vous reconnais plus avec vos manières de jeune fille en détresse ! Ressaisissez pour l'amour du ciel. Ah…

Elle poussa un long soupir et plaqua une main contre son front, d'un air exaspéré. Miles fut affecté par les mots du procureur Skye.

-Vous êtes là à pleurnicher dans votre coin « Ma vie est misérable ! Ma vie ne vaut plus rien ! » À vous rabaisser chaque jour encore et encore, jamais content de vos résultats. Ça ne m'ennuie pas que vous ayez de telles pensées quand il s'agit de votre travail, car cela vous oblige toujours à vous surpasser. Mais si vous appliquez toujours le même schéma à chaque étape de votre vie, vous ne ferez jamais que du surplace !

Elle marqua encore une pause. Miles en profita pour pouvoir intervenir :

-Êtes-vous donc là pour me réprimander, madame ? avait-il dit avec un sourire gêné, le regard de billet.

-Ecoutez-moi simplement pour une fois, vous voulez-bien ? Je vous ai assez laissé de liberté jusqu'à aujourd'hui et voilà où ça nous a mené. Edgeworth, je vous en conjure, cessez ce mélodrame et arrêtez un peu de faire votre…votre…votre « Drama Queen », comme direz Ema.

Miles une Drama Queen ? C'est vrai que ces temps-ci, il se lamentait un peu trop sur son sort mais… à ce point-là ? Au point que Skye en ai des bouffés de chaleurs et se mette à parler comme sa jeune sœur ? Edgeworth était assez blessé par les paroles de son mentor mais… Elle n'avait pas tord. Et d'un autre côté, cela le…

-Je n'ai pas le temps de papoter devant une tasse de thé avec vous Miles. Je vais donc vous laisser.

-Vous ne voulez pas connaitre ma version des faits ? Vous ne voulez pas savoir si votre substitut est un meurtrier ?

-Je la connais votre version. De plus je n'ai pas le droit de vous parler de l'affaire en cours, alors, à quoi bon en discuter ? Le futur nous montrera bien qui a raison, qui dit la vérité…

Elle se leva et arrangea son écharpe d'un geste et se tourna vers la sortie. Lui tournant le dos, elle ajouta quelques mots :

-Au fait, Edgeworth. Quand vous reprendrez du service, vous me devrez le double du travail que vous fournissiez déjà avant votre arrestation.

Miles écarquilla les yeux à cette annonce. Il marmonna un petit « Madame… ? » inaudible.

-Et quand je vous direz de prendre des vacances vous ne les refuserez pas. Bonne journée.

Les derniers mots de Lana, avant de disparaitre derrière la porte, lui avaient fait une drôle de sensation. Il se sentait le cœur battre de nouveau, les yeux humides de larmes nouvelles et la bouche pleine de mots de reconnaissance. Elle lui laissait l'espoir de sortir victorieux de ce procès. Elle lui donnait tellement de courage… S'en rendait-elle compte ?

Quelques minutes à peine, après l'intervention de Lana Skye, le gardien vint annoncer l'inspecteur Gumshoe que Miles reçut sans se plaindre, un peu adouci par la visite de son patron. Dick entra, un peu moins assuré qu'il ne l'était en partant du parc. Il ne pouvait s'empêcher de détester ce lieu, cette cellule qui retenait Miles et de se sentir tellement oppressé en lui faisant face. Il aurait voulu échanger sa place avec la sienne, passer de l'autre côté de la vitre ; Il aurait aimé en appeler au droit de substitution. Il ne supportait pas de voir Edgeworth dans cet état.

-Bonjour Inspecteur Gumshoe.

-B-Bonjour M-Monsieur…

Un silence de plomb s'installa entre les deux hommes. Gumshoe ne savait plus par quoi commencer, quoi dire, quoi faire et Miles attendait non sans impatience que son visiteur daigne lui parler du sujet de sa visite.

-Et bien, inspecteur ?

Gumshoe gêné de le déranger ainsi pour ne rien dire par la suite, essayait de trouver quelque chose à dire, mais il ne put que bafouiller et bégayer. Rien de très intelligent ne voulait sortir de sa bouche. Edgeworth, un peu embarrassé mais nullement pressé de retourner dans sa cellule, décida d'aider un peu ce cher inspecteur.

-Je voulais vous demander… Ce matin, vous savez, la jeune assistante de Wright…

-Maya Fey ?

-C'est cela, la petite sœur de Mia Fey… Je vais me charger de payer sa caution. Dîtes à Wright de ne pas s'en faire, que je m'en occupe.

-Oh ! T-Très bien monsieur ! Je n'y manquerai pas ! C'est, c'est très gentil de votre part--

-C'est la moindre des choses. Sans elle, tout était fini. Enfin, pour ce matin…

-Je comprends, évidemment. Quand je pense, que je n'ai pu être d'aucune aide… Monsieur… Excusez-moi, je…

-Arrêtez. Vous faites votre travail. Rien de plus. Vous n'avez pas à prendre ma défense, et je vous interdis de donner votre avis personnel encore une fois sur le sujet de cette affaire à la cour. Je ne voudrais pas qu'on croit que je vous paye pour trafiquer les preuves.

-Non, non bien sûr…

Gumshoe passa une fois de plus une main dans ses cheveux, l'air gêné et désolé.

-Vous ne devriez pas être en train de travailler encore sur l'affaire inspecteur ?

-Je---Je… Oui, tout de suite Monsieur !

Il se leva d'un bond prêt à repartir et lâcha dans un dernier élan de désespoir :

-Je ferais tout pour vous sortir de là monsieur, même si je devais en perdre mon insigne ! Je me battrais pour prouver votre innocence où je ne m'appelle pas Dick Gumshoe, inspecteur à la criminelle ! Et si je n'y arrive pas, je vous ferez évader !

Gumshoe n'osa pas fixer Miles pendant son discours et les yeux baissés vers le carrelage délavé de la pièce sombre, le visage empourpré, il retenait de fortes émotions qui le submergeaient. Il ne pouvait, ne voulait voir le visage de son procureur adoré, il n'en avait pas la force. Il attendit un bon moment que le silence se rompe, gêné, embarrassé et quelque peu honteux. Quelle était la réaction d'Edgeworth, quelle était l'expression sur son visage ?

-Pourquoi me soutenez-vous tous comme ça ?

Le ton de la voix de Miles parut inconnu aux oreilles de Gumshoe. L'atmosphère était vraiment différente de toutes celles qui s'installaient entre eux d'habitude. L'inspecteur en était encore plus troublé, et toujours en évitant le regard du procureur il répondit :

-Parce qu'on croit en vous, Monsieur.

« Qu'on vous aime tous à notre manière » avait-il ajouté dans un murmure avant de quitter la pièce à la hâte. Mais Miles ne sembla pas avoir entendu ses derniers mots susurrés. Il n'en restait pas moins très troublé.

Il ne savait pas combien de fois depuis le meurtre il s'était retrouvé dans cette pièce, combien de fois il avait eu envie de crier, pleurer, sourire, rire… Il était heureux, il était triste, troublé, angoissé, gêné, embarrassé, énervé, agité, il devenait fou et recouvrait sa santé mentale. Il passait par tout un tas de sentiments contraires et variés, qu'il sentait que son esprit, comme son cœur, allaient lâcher. La tête lui tournait : d'ivresse ? De douleur ? De peine ? Que ressentait-il exactement ? Que pensait-il de lui-même ? Du monde qui l'entoure ? Y avait-il en lui encore de la place pour des sentiments comme la reconnaissance, l'amitié, la fraternité, l'amour ?

Miles qui es-tu ? Qui sont ces gens qui sont autour de toi ? Qui sont-ils pour toi ?

Miles vas-tu réussir ou perdre ? Vas-tu sombrer dans une dépression sans fin ?

Miles ? Miles ?

Stop.


Note: Je me rends compte que j'axe souvent les chapitres sur d'autres personnages que Edgeworth, mais comprenez bien que ça n'a rien d'intéressant de l'entendre se plaindre tout le temps dans sa cellule, je vous l'assure. Tant que je ne reprends pas des faits du côté de Phoenix qu'on a déjà vu dans le jeu, je pense que ma mission est achevée à moitié. Gumshoe est un peu la Maya de Miles et Lana sa Mia, j'adore le parallèle. Mais ne vous inquiétez pas, on va revoir Miles plus souvent, faut juste lui laisser un peu de temps. Au prochain chapitre que j'éspère faire plus vite, plus long, plus intéressant.

S'il vous plait, un commentaire ça ne coûte rien et c'est un geste pour l'environnement (si si je vous assure). Faut que je fasse une collecte de reviews pour les redistribuer sous forme d'argent aux orphelinats, je sens que ça va faire marcher mon business (tout le monde aime les orphelins voyons).