Du retard, moi ? Jamais. Oui bon allez c'est les vacances et j'ai d'autres choses à faire… Non ? Ok ok je suis impardonnable, ça vous va ? Je suis encore plus inexcusable du fait que ce chapitre est tout nul et tout petit et sans aucun dialogue… Bouuuh haïssez-moi je le mérite !

BemyCoffeeOrder : Le nom du garçon du Trois a été énoncé au tout début (Chapitre 1: Le Capitole, il me semble !) Sauver la vie des gens ne veut pas forcément dire être amoureux d'eux ! Sinon je serais amoureuse d'une abeille… Quelle étrange vision. J'aime bien les personnages qui sortent de leur contexte (Blaine méchant c'est assez étonnant, non ? Eh bien ce point de vue me plait haha ! Mais désolée pour le Klaine c'est peu probable… A moins que Kurt atterrisse dans les Hunger Games on ne sait trop comment ? Suspens…) Ma rentrée, ça a été, même si j'ai vu mieux. Et toi, tu en es où ?

Juju.15 : Coucou, ça va bien et toi ? Et moi désolée de pas avoir posté ce chapitre plus tôt… Tu verras bientôt qui est le sauvateur (j'aime ce mot, et aussi son féminin: sauvatrice). Enjoy!

Je t'aime à mourir

Chapitre 6 : Blessé.

JEFFREY

Le sixième jour se passa sans embûches, et il fut même un jour de chance pour moi : j'attrapai un lapin, un écureuil, et trois poissons. Il fallait dire que dans le District Six, on pêchait beaucoup. C'était après tout le district de la chasse, du gibier. Le soir, je fus plutôt embêté qu'il n'y ait aucun mort. A vrai dire, je préférais que les autres tributs se chargent d'en tuer le plus possible, ce qui me rapprocherait plus de la victoire. Nous n'étions plus que douze dans l'arène.


Le matin du septième jour, je me levai assez tard. Je fis cuire le lapin à quelques pas de la grotte, et le mangeai avec appétit. J'entrepris ensuite d'aller me baigner dans la rivière. Je remplis également ma gourde et celle du tribut du Sept. Voyant qu'au bout d'une demi-heure, personne ne venait, je décidai d'enlever tous mes vêtements – à part mon caleçon, vu qu'il y avait des caméras partout dans cette arène – et laissai mes habits près de mon sac à dos sur la rive. Je me glissai pleinement dans l'eau pure et froide, profitant pleinement du bien-être que me prodiguait le liquide transparent.

Après m'être lavé à la va-vite avec du sable et de l'eau, je sortis de la rivière et m'allongeai sur la berge. En seulement dix minutes, je fus entièrement sec. J'enfilai mes vêtements, que j'avais pris le temps de laver aussi, enlevant la crasse et la terre.

Vu qu'il ne semblait y avoir personne dans le coin, je souris et décidai de partir en expédition dans les alentours. Peut-être que je trouverais des racines et des baies comestibles, cette fois.

Le soleil commençait à se coucher quand je revins de ma cueillette. J'avais ramassé trois racines, et même une trentaine de baies. Je les avais prises car je savais qu'elles étaient bonnes – il y avait les mêmes dans la forêt du District Six.

Fier de moi et de mon gibier ainsi que de ma récolte, je retournai avec un petit sourire dans ma grotte. Alors que je n'étais plus qu'à une dizaine de mètres de celle-ci, des bruits de pas lourds m'alertèrent. Je me retournai vivement. Une silhouette plutôt massive avec une sorte de grand couteau à la main accourait. Je hoquetai et pensai à courir. Mais avant que l'information ne puisse atteindre mon cerveau, le tribut fondait déjà sur moi.

J'eus le temps d'esquiver l'attaque et même de voir à quoi ressemblait mon assaillant. Il était grand, mais pas autant que moi, aux cheveux blonds, mais plus foncés que les miens, ses grands yeux étaient écarquillés par ce qui semblait être de la folie. Son grand coutelas était en fait un katana, qui paraissait très lourd.

J'allais m'enfuir en courant mais soudain je pris conscience d'une chose. Je devais me battre contre ce garçon – du District Huit, il me semblait. Je ne pouvais pas fuir toute ma vie – qui allait vite s'écourter si je restais planté là. Aussi rapide que l'éclair – plus que le blond au corps massif – je positionnai correctement mon arc dans ma main et décochait une flèche.

Trop tard. Le tribut du Huit abattait déjà son katana sur moi. Avec un petit bond sur la gauche, j'évitai de me prendre l'arme sur le crâne. Au lieu de ça, elle me toucha à la cuisse droite. Je poussai un petit cri de surprise mêlée à de la douleur, puis lâchai ma flèche. Elle atterrit en plein sur le front du garçon, qui partit en arrière et s'écroula sur le sol.

Sans m'occuper plus de lui, je regardai ma cuisse. Le tissu de mon pantalon était déchiré sur au moins vingt centimètres. Dessous, je pouvais voir sur ma peau blanche une plaie béante, déjà pleine de sang. J'avais mal. Très mal. Je me mordis la lèvre pour éviter de hurler ou de pleurer. Ma cuisse droite me faisait tellement souffrir que je dus m'allonger par terre, parce que rester debout m'était insupportable.

Je scrutai le corps du blond. Il était sans vie. La preuve, le coup de canon résonna dans l'arène. Mon premier meurtre.

Sans me préoccuper plus que ça du tribut du Huit et de l'hovercraft qui l'emmenait déjà – après que j'eus retiré ma flèche de son crâne – je tentai désespérément de me relever. En vain. Ma cuisse était trop affaiblie pour supporter mon poids. Rassemblant tout mon courage, je commençai à ramper dans le noir. Ça faisait moins mal que de marcher, mais ça me faisait quand même souffrir.

Heureusement, je n'avais que dix mètres à faire pour arriver à la caverne. Je me tortillai comme un ver sur le sol pour atteindre mon abri. Il me fallut bien près d'un quart d'heure pour y parvenir. Enfin, je me laissai tomber à l'intérieur de la grotte. Avec un cri étouffé, je me tins la jambe. La chute d'environ un mètre m'avait fait mal.

Je rampai jusqu'au fond de la grotte et posai ma tête contre la paroi rocheuse. Je respirai par grandes bouffées, me tenant la cuisse. La douleur me pliait en deux. Tellement j'avais mal, j'eus toutes les peines du monde à me calmer pour penser à manger. Exténué, je pris l'écureuil et le mangeai cru. J'étalai mon anorak sur moi et essayai de dormir un peu.

La nuit fut longue et dure. Je ne cessais de me réveiller à cause de la douleur dans ma jambe, ou de la peur qui me tenaillait l'estomac. J'avais peur de mourir, et peur d'être découvert. Si c'était le cas, je n'avais aucun moyen de me défendre, à part peut-être mon arc. Mais comment tirer une flèche en pleine nuit, sans visibilité, et cloué au sol ?


Lorsque je me réveillai, après une nuit agitée, je découvris que ma plaie était encore plus horrible qu'hier. Du sang avait séché autour et il en continuait de couler. Ajouté à ça toute la crasse qui s'était accumulée depuis, ce n'était vraiment pas beau à voir. En soupirant, je mangeai un peu de poisson cru, et bus beaucoup d'eau. Je passai toute la journée planté dans ma grotte, à supporter la douleur et à maudire les gens de mon district qui étaient assis dans leur maison à me regarder mourir lentement.

Pendant ce huitième jour dans l'arène, je ne fis que penser et repenser à ma famille, à mes proches. Je me dis que, peut-être, je ne reverrai jamais Rocky, Ross et Riker. Ni ma mère. Les Hunger Games avaient le don de vous faire pardonner n'importe quelle faute à n'importe qui. En ce moment, je donnerais tout pour serrer ma mère dans mes bras et lui dire que je ne lui en voulais plus. J'aurais voulu voir mes frères, les voir heureux, les voir grandir. Je me demandai si Riker réussissait à nourrir notre famille. Peut-être étaient-ils déjà tous morts de faim ? Non. Riker était doué. Il était mon frère. Il devait s'en sortir à merveille.

Une douleur fulgurante dans ma jambe me fit penser à autre chose. Les sponsors. Ma seule chance de guérir. Si j'avais été plus agréable, au Capitole, peut-être que des gens auraient payé pour me garder en vie ? Peut-être se seraient-ils intéressés à moi si j'en avais dit un peu plus sur mon passé ? Mais je savais que je n'avais pas de sponsors. Tout ça à cause de quoi ? Moi.

Puis d'un seul coup, je me redressai. Je venais de réaliser quelque chose. « Quinn. », pensai-je. Une relation amoureuse avec elle m'aurait permis d'avoir des sponsors ! Pourquoi avais-je été aussi bête de la rejeter ? « Non. », songeai-je ensuite. Je ne voulais rien avoir à faire avec Quinn. Je ne voulais pas m'occuper de sa vie, ni l'embrasser ni même lui parler. Elle était un démon manipulateur, égoïste et dangereux. Je reconsidérai ma décision et décidai que c'était la bonne. Quitte à mourir, je préférais mourir seul plutôt qu'avec elle.

Après un long soupir, je me mis à penser à Adam, le styliste du District Six. Il était si gentil avec moi. Ça avait été une des rares personnes à m'accorder vraiment de la sympathie, et que j'avais apprécié. Il était vraiment quelqu'un de confiance, et je l'aimais beaucoup. J'espérais le revoir un jour. Peut-être était-il en ce moment devant le téléviseur – et peut-être même avec Kurt, son amoureux, styliste du District Trois – en train de me regarder agoniser.

Je levai la tête vers un endroit que j'avais repéré dès mon arrivée dans la grotte. C'était un petit trou dans la roche, pas plus gros qu'une noisette. Je savais ce que c'était. Une caméra. Pour que tout le monde voie l'enfer que je vivais. J'aurais voulu dire des choses comme « Riker, Rocky, Ross, Maman, je vous aime. Adam aussi. » mais au lieu de ça, une larme coula silencieusement le long de ma joue. Je la laissai couler.

De toute façon, je n'en avais plus que pour quelques jours. Mes réserves d'eau et de nourriture baissaient, et je n'aurai ni la force ni le courage d'aller dehors.

Il devait être vingt heures quand je décidai de manger le reste de poisson et que je tombai de fatigue.


Bon ok c'est un peu nul mais vous m'aimez quand même ? :3