Amis du jour, bonjour.
Amis du soir, bonsoir.
Ce chapitre clôture le premier Arc avec notre cher Law. Je remercie également les personnes qui ont posté des reviews et pour vous dire que ma semaine à la plage s'est (en partie) bien passée! Maintenant je vous dis...
Enjoy!
ARC HEART PIRATES
Chapitre 7: Vladimir Lebita ou comment partir incognito
Astrid et Vane les punks se dirigeaient maintenant vers le port. Ils avaient croisé par la même occasion Trafalgar et avaient pu constaté que leur déguisement fonctionnait à merveille. Les deux amis se comportaient en ce moment comme deux tourteraux cherchant un itinéraire de voyage. Au bout de dix minutes de recherches infructieuses, le garou alla s'asseoir sur une caisse et fit Astrid se poser sur lui. La pauvre était fatiguée et avait envie de dormir. Elle soupira.
- On ne pourra même pas décoller de cette île, finit par dire Astrid avec une pointe de déception dans la voix.
- Mais si, la rassura Vane. On va trouver une solution...
- Excusez moi jeunes gens, fit une voix masculine.
Les pseudos-punk se retournèrent d'un même mouvement et Vane regarda - Astrid peut pas voir- un vieillard s'avancer tranquillement vers eux. Ses cheveux grisonnant lui arrivaient aux épaules. Une barbe de trois jours ornait ses joues et son menton. La peau blanchâtre, l'homme était de taille moyenne et mince. Il portait un chapeau de cowboy, un haut marron troué dont le col était caché par un foulard rouge. Une veste en cuir marron aussi lui arrivait aux genoux. Son pantalon serré faisait tâche dans la tenue vestimentaire du style farwest que portait le vieux.
Quand Vane eut finit son inspection, la vielle personne sourit, montrant de formidables dents orange d'une splendeur éclatante... Beurk! Le jeune homme se retint de froncer le nez et de le boucher par la même occasion quand il put sentir l'odeur du vioc quand il fut assez prêt. L'odorat agressé, il sentit chaque cheveu se dresser sur sa tête et Astrid cacher discrètement son visage dans son torse. En effet, depuis que l'inconnu était là, une odeur d'urine mêlée à de la fumée flottait dans l'air. Le vieillard s'assit à côté de Vane qui s'écarta, embarassé par l'odeur et la proximité du vieux. Le viel homme rit devant la réaction des jeunes et sourit.
- Navré d'avoir écouté votre conversation mais il me semble que vous voulez quitter cette île? Si oui, je peux vous donner un conseil.
- Lequel, demanda la jeune femme.
- Allez parler au navigateur Vladimir Lebita, il est très bon et pourra certainement vous aider.
Sur ce, le vieil homme se leva et laissa Astrid et Vane sur leur caisse à se demander qui était cet étrange bonhomme. La brune se leva et s'étira langoureusement avant de se tourner face au vent frais qui s'était levé. Elle inspira un bon coup avant de soupirer, réfléchissant à toute vitesse.
- Qu'est ce qu'on fait alors, demanda le faux punk.
- Vu qu'on a aucune idée de ce qu'on pourrait faire pour quitter cette île, je propose d'aller voir ce Vladimir Lebita.
- Tu rigoles? Tu sais même pas qui s'est ni où elle se trouve!
- On peut toujours essayer. Tu as une autre solution?
Vane ne dit rien. Il se contenta de soupirer bruyemment avant de se lever et de poser ses mains sur ses hanches en regardant son amie. Cette dernière était en train de partir dans une direction quelconque... Le garou la regarda un moment. Lorsque l'information disant que la brune était partie arriva au cerveau, il jura avant de courir pour la rattraper. Quand il arriva enfin vers elle, il remarqua qu'elle se faisait draguer. Fronçant les sourcils, il gonfla son torse et craqua ses doigts tandis qu'il avançait en direction du gars qui retenait Astrid contre son gré.
- Est-ce que tu pourrais arrêter d'embêter mon ami, avertit Vane.
L'homme releva la tête et ricana en voyant Vane dont les vêtements cachaient sa musculature lui donnant un air de gringalet malgré sa taille. L'inconnu cracha dédaigneusement par terre et croisa les bras, fronçant le nez moquesement.
- Sinon quoi, dit le dragueur, je vais mourir de rire?
- Tu risqueras juste de souffrir, sortit Vane en grondant.
L'homme éclata de rire et Vane serra le poing. Sans que personne ne s'y attende, le garou offra une magistrale droite au dragueur, éclatant son nez au passage. Le sang jaillit et l'inconnu cria de douleur en tombant sur les fesses, légèrement sonné. Le pseudo-punk pris la main d'Astrid et partit, laissant l'autre agoniser.
Law rageait, Cela faisait cinq heures qu'il cherchait la brune en vain. Après avoir fait le tour de l'île entièrement, il se posa sur une caisse et réfléchit. Il avait demandé à ses nakama de surveiller les bateaux au port. De plus, une aveugle, c'était pas difficile à remarquer. Leur canne qu'il balançait devant eux pour se diriger... Trafalgar soupira bruyemment quand il comprit. Astrid n'avait pas sa canne puisqu'elle était dans sa cabine. Il se mit alors à rire sombrement et se redressa. Il regarda Bepo et sourit sournoisement. Astrid n'avait pas sa canne mais elle avait toujours Vane et celui-ci devait être doué dans les déguisements. De plus, si quelqu'un était recherché, il essayerait de se faire discret. Plus il y pensait, et plus il remarqua que ce n'était une personne discrète qu'il fallait chercher mais des personnes voyante... Il se frappa le front quand il établit que les punk étaient peut-être les personnes qu'il cherchait activement. Trafy sortit un den den et composa le numéro afin de contacter tout son équipage. Un sourire naquit sur les lèvres du capitaine. - Capitaine, dit l'un de ses nakamas supposant être Penguin.
- Arrêtez de chercher des gens essayant de se faire discret. Cherchez des punk.
- Pourquoi captain, dit un Heart.
- De un, une personne recherchée essayerait de se fondre dans la masse en se faisant discret mais si elle est intelligente, elle ferait le contraire. Et de deux c'est CAPITAINE!
Sa mauvaise humeur étant revenue, le médecin raccrocha après que les Heart dirent qu'ils avaient compris. Il soupira et reprit activement ses recherches. Quand il l'aura retrouvé, il se promit de déverser toute sa frustration sur elle. Il ricana à cette pensée.
Un peu plus loin, les deux punks cherchaient de leur côté un navigateur du nom de Vladimir Lebita. Au bout de trois heures à vagabonder dans la ville, il trouvèrent à une forge. Des coups de marteau se faisaient entendre. Intriguée, l'anciennement brune s'avança vers la source du bruit et s'arrêta au seuil d'une potentielle porte. Le garou la rejoint bientôt et regarda la personne en face d'eux. Elle portait un tablier de cuir sur un haut blanc dont les manches étaient retroussées. Le pantalon en toile qui avait été probablement marron dans une autre vie avait changé de couleur pour du noir. Sûrement à cause de la suie. Vane se racla la gorge et l'homme se tourna vers eux et les regarda fixement. Il renifla avec dédain et reprit son travail.
- Que voulez vous, leur demanda t-il.
- Nous cherchons un homme du nom de Vladimir Lebita, informa Astrid.
- Que lui voulez vous?
- On aimerait quitter l'île.
Le forgeron regarda à droite puis à gauche et montra du menton une armoire.
- Vous le trouverez facilement. Il est très voyant.
- Merci.
Astrid prit la main de Vane et se dernier alla ouvrir la porte de l'armoire. Il y avait une tonne de manteaux. Il soupira et entra dedans suivit d'Astrid et ferma la porte. Il y faisait noir comme dans un four. La jeune femme essayait de ne pas se prendre les cintres en pleine tête. Plus ils avançaient et plus la chaleur s'intensifiait. Au bout d'un moment, une sonorité sonore se fit entendre. Ils continuèrent d'avancer et la bouche de Vane s'ouvrit en grand en voyant une centaine de punks danser où sur des bars en train de blablater des trucs. Le garou regarda partout et vit un gotique parmi toutes ses couleurs flashy. Il se dirigea vers lui en tenant Astrid. Lorsqu'il s'arrêta, le gothique récitait un poème ou plutôt une variante pour le moins vulgaire...
- "Le corbeau sur un arbre perché
Ne foutait rien de la journée.
Le lapin voyant le corbeau
L'interpella et lui dit aussitôt:
Moi aussi, comme toi, puis je m'asseoir
... ... Et ne rien foutre du matin jusqu'au soir?
Le corbeau lui répondit de sa branche:
-Bien sûr, ami à la queue blanche,
Dans l'herbe verte tu peux te coucher
Et ainsi de la vie profiter.
Blanc lapin s'assit alors par terre,
Et sous l'arbre resta à ne rien faire,
Tant et si bien qu'un renard affamé,
Voyant ainsi le lapin somnoler,
S'approcha du rongeur en silence,
Et d'une bouchée en fit sa pitance."
-Quelle est la moralité dans cette histoire, demanda alors un punk.
Le gothique le regarda et prit une cigarette dans sa bouche. Doucement il l'alluma et tira une bouffée.
-La moralité de cette histoire, commença t-il, si tu avais un temps soit peu écouté ce récit, tu verrais que pour rester assis à ne rien branler, il vaut mieux être très haut placé. Et ce dans les deux cas. A moins que tu ne veuille finir dans le ventre d'un renard ou rentrer chez toi et annoncer à ta compagne que tu t'es fais viré.
Le punk ne dit rien et la ferma. Vane en conclut alors qu'il s'agissait de Vladimir Lebita. Il est le plus voyant à son goût. En effet, de grande taille, une musculature présente mais pas ressortit, un haut noir moulant avec un crâne, des rangers noires également et possédant des chaînettes. Le pantalon et ma veste en cuir noir avec des chaînes un peu partout. Un percing au menton, à l'arcade sourcillière gauche, cinq sur chaque oreilles et cette affreuse coupe d'hérisson. Le garou renifla et finit par l'aborder.
- Bonjour, le salua Vane, nous cherchons un certain Vladimir Lebita...
Le gothique scanna du regard le garou avant de prendre une bouffée et de souffler sur son visage.
- Qu'est-ce que vous me voulez, dit-il.
- Nous aimerions quitter cette île au plus vite mais au final, je pense qu'on s'est adressé à la mauvaise personne.
C'était Astrid qui venait de parler. Elle était énervée et ce prétentieux lui faisait perdre son temps.
- Doucement beauté. Alors comme ça vous voulez quittez l'île? Je peux vous envoyer à Atlanta, une île commerciale pas très loin. C'est vingt mille berrys le voyage pour une personne de moins de soixante-dix kilos. Le double si c'est au dessus.
- Vane, tu fais combien?
- Je... Je pense quatre-vingt cinq kilos...
- Ça fait déjà quarente mille. Et vous poupée?
- Soixante cinq.
- Soixante mille en tout alors.
Vane glissa sa main dans sa poche et sortit trois billets de vingt mille berrys. Vladimir prit les billets et vérifia si c'étaient des vraies puis ensuite les conduisit dans une salle. Ils descendirent tous les trois des escaliers pendant cinq bonnes minutes. Ils finirent par déboucher devant une porte semblant être lourde. Lebita l'ouvrit facilement et entra dans une pièce sombre. Des cabines ressemblant à des capsules se trouvaient dans une sorte de roue à eau. Elles étaient peintes en blanches mais possédaient des motifs différents comme des fleurs ou des animaux. Leur coque et leur toit vitré était tout simplement blindé. Le nez était fait en granit marin. Plus le garou regardait et plus il s'appercevait qu'elles ressemblaient toutes à un suppositoire. Il frissonna à la pensée.
Vladimir ricana et tira un levier. Faisant abaisser une cabine de deux places. Il s'avança et ouvrit le toit. Vane installa Astrid à la première place et s'assit derrière. Les sièges étaient confortables et possédaient des attaches. Un masque était devant eux. Vladimir s'accroupit pour se mettre à leur hauteur.
-Monsieur et madame, veuillez attacher votre ceinture et mettre le masque sur votre bouche. Le voyage durera six heures. Des snacks sont installés dans les poches du siège avant ainsi qu'une bouteille d'eau.
Vladimir ricana tandis qu'Astrid essayait de s'attacher. L'homme finit par les aider à se préparer. Il leur mit également un casque.
- Gardez le casque mais vous pourrez retirer le masque trois heures après le départ. Et je doute que vous pourrez manger durant le voyage.
Sur ce, Vladimir ferma le toit aux vitres blindées et alla se mettre aux commandes. La roue se mit à tourner, plançant le pseudo supositoire dans un conduit rond. Une affiche capta alors l'attention de Vane. Elle réprésentait une femme dont les fesses étaient bien voyante et elle regardait derrière elle. Le trou faisait office d'anus. Le faux punk leva les yeux aux ciel en soupirant. Une secousse ébranla la cabine et il vit le gothique lui faire au revoir de la main avec un grand sourire moqueur. Vladimir appuya sur un bouton et tira un levier. Il tourna une clef et les deux amis se sentirent écraser contre leur fauteuil et leur estomac se planquer contre leur dos. Un cri de surprise leur échappèrent tandis que la caspule avançait dans le conduit à une vitesse phénoménale.
Vladimir le gothique remonta tranquillement. Il n'allait pas rester pendant six heures à rien faire. Non. Il allait reprendre sa précédente activité. Soit faire entendre la poésie, histoire de rendre un peu plus cultivé les gens bruyant de la salle. En parlant de bruit, pourquoi il n'y avait plus un son? Lebita s'arrêta avant de rentrer dans la salle. Il put voir des marines qui tentaient d'obtenir des informations sur lui. Quoi encore? Il avait rien fait à part faire entrer clandestinement des gens sur l'île, les faire sortir, vendre de la cocaïne, du cannabis, de l'héroïne et tenir un marché noir. Non, rien du tout. C'était juste un p'tit dealer de rien du tout. Un civil comme un autre. Mais il fallait se rendre à l'évidence. Il devait partir.
C'était pourquoi certains punk qui devaient être des clandestins venaient vers lui et payaient leur place. Il les firent descendre doucement et refit à ses clients ce qu'il avait fait une dizaines de minutes auparavant avec Vane et Astrid. Mais avant de faire partir les capsules, il remonta la molette qu'il avait descendu pour envoyer les deux amis sur Polaurs Island, pour envoyer les clandestins à Atlanta.
Polaurs Island était l'île de l'hiver éternel.
Polaurs Island était l'île où les animaux régnaient.
Polaurs Island était l'île des ours guerriers...
Elle était également l'île où tout se finissait...
Tadam? Alors? Vos impressions? Pour ma part, je trouve qu'il est assez long et espère qu'il sera captivant! Ce truc m'a quand même pris huit pages offices sur ma tablette! Vous en avez pour deux chapitres. Le chapitre de cette semaine et de la semaine dernière! Bon voilà! Je vous dis à plus! Et félicitation à ceux/celles qui ont réussi leur bac! De plus, le poème que récite Vladimir n'est pas de moi! Je l'ai trouvé sur un site en cherchant une fable pour une *** d'antologie poétique. Bref
Tchao!
