Chapitre 6 : Le pouvoir d'Aruka
Kirua se dégagea d'un mouvement de main circulaire en poussant le bras de Toshiro vers le bas. Avec rapidité, il donna un violent coup de coude dans le nez du shinigami et enchaîna en lui donnant un crochet du droit en pleine face. Toshiro releva la tête le nez en sang et riposta tout de suite en se jetant sur Kirua. Il tenta de balayait son pied gauche mais, l'assassin leva sa jambe et évita la balayette du shinigami. Dans un même élan, Kirua se baissa pour éviter le coup de pied retourné de son adversaire. La feinte de Toshiro avait fonctionné. Lorsque Kirua se releva, il lui asséna une violente droite. Réagissant au quart de tour, l'assassin empoigna le bras qui venait de le frapper et le ramena vers lui. Profitant de la chute du shinigami, il le cogna avec son genou dans l'estomac et se prépara à lui donner un second coup dans le dos. Toshiro se plia sous l'effet du coup et exploita cette situation pour vrillé son corps. Ainsi, il se déroba du second coup de pied latéral de Kirua. Il se releva en un éclair et para le coup de poing droit de l'assassin en renvoyant son bras sur le coté. Kirua enchaîna avec son poing gauche mais le shinigami lui agrippa et le refoula avec un coup de pied dans le ventre. L'assassin fut projeté contre le vaisselier qui se brisa.
- Arrêtez tous les deux ! Hurla Kurapika en relevant Aruka.
- Ça va Aruka ? Demanda Rangiku inquiète.
- Oui, ça va, répondit Aruka un peu choqué.
Rangiku redressa la table basse que Toshiro avait fait tombé en agrippant Kirua par le col. Elle ne comprenait pas la réaction du capitaine de la division 10. Elle ne l'avait jamais vu en venir aux mains, surtout pour un conflit aussi bénin.
L'assassin se releva la lèvre inférieure en sang et repartit aussitôt à l'assaut. Dans son élan, il décocha un double coup de pied retourné. Toshiro se baissa au premier coup et roula sous la jambe de l'assassin pour se soustraire au deuxième coup. Il se releva immédiatement pour faire face à Kirua qui venait de se retourner. Les hommes s'élancèrent l'un sur l'autre mais furent stopper net par le sort de kido de Rangiku. Les bras des deux combattants se plaquèrent dans leurs dos les immobilisant en un instant. Toshiro se retourna vers Rangiku complètement hors de lui.
- Comment oses-tu me lancer un sort sal... Commença Toshiro en criant.
Il fut arrêté net par une gifle magistrale de Rangiku.
- Ça suffit ! Gueula Rangiku en colère. Vous me faites honte capitaine. C'est indigne de vous. Et... ça ne te ressembles pas Toshiro.
Rangiku lui tourna le dos et libéra les deux hommes avant de sortir de l'appartement pour se calmer. Toshiro en resta sans voix les yeux totalement écarquillés et sa colère fit bientôt place au remord. Kurapika approcha de l'assassin rapidement et lui asséna un puissant coup de poing qui le renversa au sol.
- Ça vaut aussi pour toi ! Cria Kurapika.
- Mais c'est lui qui a commencé, Essaya de se justifier l'assassin.
- Tu te fous de moi ? Tu l'a provoqué, tu t'attendais à quoi ? Continua Kurapika.
Toshiro s'en voulait, il avait complètement pété les plombs. Il devait s'excuser. Le shinigami s'inclina à 90 degré ne sachant plus trop où se mettre.
- Veuillez-m'excuser. Je ne sais pas ce qui m'a prit. Aruka excuse moi. C'est un comportement scandaleux pour un capitaine. Je... Commença t-il.
- Enfin, un peu de franch... Débuta Kirua.
Aruka se glissa sur son frère et l'agrippa par le col. Ses yeux s'assombrirent et Nanika apparut.
- Kirua...Tu devrais avoir honte de toi. Prend exemple sur Toshiro-san et excuse-toi. Comment peux tu saccager la maison de Kurapika? Murmura sinistrement Nanika.
Kirua resta silencieux quelques secondes, prenant conscience des dégâts dans l'appartement.
- Pardon. Kurapika, je suis sincèrement désolé, dit Kirua pas fière de lui.
- J'espère bien que tu es sincères, imbécile, sermonna Kurapika.
- Je vais payer pour les objets cassés, annonça Toshiro en se relevant.
- Vous allez rembourser et nettoyer votre bazar tous les deux, déclara Kurapika. Non mais je vous jure. Viens Aruka. Laissons ces deux irresponsables réparer leur bêtises.
- J'arrive ! Dit Aruka qui était redevenu lui même.
Kurapika quitta la pièce un bref instant suivit de près par Aruka. Il revint avec deux ballets, une pelle et une poubelle. Il lança les ballets aux deux hommes qui les rattrapèrent.
- Aller ! Au boulot ! Dit Kurapika avant de disparaître dans la cuisine.
Toshiro et Kirua se regardèrent et se mirent au travail. Kirua balaya la vaisselle cassée pendant que Toshiro ramassait les morceaux de bois du vaisselier.
- Je suis désolé Kirua, marmonna Toshiro.
Kirua releva la tête et fixa Toshiro silencieusement.
- Je n'aurai pas dû te frapper. J'ai agis de manière complètement puéril, continua Toshiro.
- Je n'ai pas été très sympa non plus, avoua Kirua.
- Et bah voilà, s'exclama gaîment Aruka qui venait d'entrer. Vous faites enfin la paix.
- Je n'irai pas jusque là, dit Kirua. Je ne peux pas le pardonner de t'avoir laissé être blessé.
- Cela ne se reproduira plus. J'avoue n'avoir pas prit au sérieux les pouvoirs des humains. Mais, je ne ferais plus cette erreur, affirma Toshiro.
- Tu ne dois pas te reprocher ça capitaine Hitsugaya, intervint Aruka sur un ton sérieux. Je sais que je suis une contrainte. Je ne sais pas me défendre toute seule.
- Ne dis pas ça Aruka. Tu n'es pas... Commença Kirua.
- Mais, je vais m'améliorer, le coupa-t-il. Kurapika a promis de m'entraîner. Je vais faire des efforts pour que vous n'ayez plus à me traîner comme un boulet.
- Et l'entraînement sera dur, dit Kurapika en entrant dans la pièce.
Kurapika s'adossa au mur et sourit franchement. Pour un homme de 27 ans, Aruka semblait toujours être un jeune adolescent. Son enfance particulière y était pour quelque chose. Kirua porta la poubelle et sortie de l'appartement pour la vider. Il jetait le contenu dans la benne collée au mur quand son attention se tourna vers la shinigami. Rangiku était assise sur les marches du palier voisin et semblait perdu dans ses pensées. Kirua failli faire demi-tour mais se ravisa.
- Rangiku-san ? Appela Kirua.
- Kirua-san ? Que fais-tu là ? Demanda t-elle sortant de sa rêverie.
- Je répares mes bêtises et ton imbécile de capitaine aussi, dit-il en souriant. Je suis désolé de l'avoir provoqué, c'est de ma faute si il s'en est prit à toi, lâcha t-il gêné.
- Tu n'y es pas pour grand chose tu sais. Habituellement il est calme et réfléchit mais, la nouvelle de tout à l'heure l'a chamboulé, expliqua Rangiku complaisante.
- Qu'est ce qui peut ébranler des shinigamis ? Questionna Kirua.
- Nous sommes peut être des esprits mais nous avons des sentiments, sourit Rangiku.
- Oui, j'ai bien vu, plaisanta Kirua.
- Un shinigami malveillant qui a causé du tord à beaucoup de monde s'est évadé de prison. Et notre supérieur nous a interdit de nous mêler à l'enquête. En tout cas, pour l'instant, raconta Rangiku.
- Pourquoi ? Demanda Kirua intrigué.
- Certainement parce que lors de sa dernière confrontation avec lui, le capitaine Hitsugaya a perdu son sang froid et a failli mourir. Aizen a en quelque sorte forcé le capitaine à blesser son amie d'enfance et ce n'était pas la première fois qu'il s'en prenait à elle. Il ne l'avouera jamais mais, il ne se pardonne toujours pas ce double échec, renseigna Rangiku. Sur ce point, vous vous ressemblez Toshiro et toi. Vous ne vous confiez pas et vous prenez à cœur le bien être de vos proches.
- Sûrement, approuva Kirua un peu embarrassé. Tu semble beaucoup tenir à lui.
- Oui. Répondit-elle franchement. Mais ce n'est pas aussi réciproque que je le voudrais. J'ai loupé ma chance, il y a un moment, dit-elle amèrement.
- A mon avis, tu te trompes, déclara Kirua.
- Qu'est ce qui te fais dire ça ? Demanda Rangiku en relevant la tête vers l'assassin.
- Tout à l'heure, il était mort de jalousie, dit Kirua sûre de lui.
- Tu crois ?
- Ça crève les yeux. Tu ne vas pas me dire qu'il est aussi attentionné avec tout le monde, affirma Kirua en souriant.
- Et bien, on travail ensemble depuis plusieurs siècles. Alors forcément il... Commença Rangiku.
- Sur le chemin du retour, j'ai bien cru qu'il allait me découper en morceau, certifia Kirua. Tu dis que je ne me confie pas. Mais si tu ne lui exprime pas clairement tes sentiments, il ne risque pas de deviner.
- Je... Une fois le côté psychopathe passé, tu es quelqu'un de vraiment gentil et attentionné en réalité, dit-elle en le regardant droit dans les yeux.
L'assassin eu un sursaut gêné et se racla la gorge. Être complimenté le mettait toujours dans l'embarras et il ne savait toujours pas comment réagir.
- Bon, c'est pas le tout. Mais, je vais finir de nettoyer, dit-il en partant.
- Merci Kirua-san, dit-elle en souriant.
- De rien, murmura t-il.
Kirua rentra dans l'appartement et reprit son nettoyage comme si de rien était. Il termina rapidement avec Toshiro pendant que Kurapika et Aruka préparaient les chambres pour dormir.
- A ton tour pour la poubelle, déclara Kirua en tendant l'objet à Toshiro. Profite en pour t'excuser auprès de ta subordonnée, je pense qu'elle est furax contre toi.
Toshiro prit la poubelle sans un mot et sortit de la pièce sous le regard amusé de l'assassin. Quand Toshiro arriva dehors, Rangiku était toujours assise sur le palier voisin. Mais lorsqu'elle l'aperçu, elle se leva précipitamment prête à partir.
- Matsumoto, attend, interpella Toshiro.
Rangiku s'arrêta mais ne se retourna pas pour autant. Kirua avait vu juste, son attitude montrait bien qu'elle était en colère. En même temps, vu la gifle, il s'en doutait. C'est la première fois qu'il la voyait s'énerver. Il avait merdé et devait se rattraper.
- Je... Je me suis comporté comme un imbécile, avoua t-il.
- C'est bien de l'admettre, répondit-elle sèchement.
- Je sais que ça ne justifie pas mon comportement mais, l'évasion d'Aizen... Le manque de confiance du capitaine Shunsui. Cela me mets hors de moi, se justifia t-il.
- Vu votre réaction, le capitaine commandant a peut être raison, ajouta Rangiku toujours énervée.
Toshiro heurté par la véracité des propos de Rangiku il resta silencieux. Il devait se corriger, son titre de capitaine et sa réputation étaient en jeu.
- Tu as sûrement raison. Je n'aurai pas dû perdre mon sang froid, avoua t-il. Seulement...
A cet instant, le portable de Toshiro sonna. Il venait de recevoir un message du capitaine Shunsui et était convoqué pour une nouvelle entrevue.
- Le capitaine Shunsui veut nous parler, déclara t-il.
Il vida la poubelle et rentra dans l'appartement suivit de près par Rangiku. Cette fois, ils ne prirent pas la peine de s'isoler et montèrent le dispositif de communication dans le salon. Les deux frères Zoldyck se mirent à regarder l'appareil sous toute les coutures alors que Kurapika observait de loin. L'écran s'alluma sous les yeux intrigués des deux frères et le capitaine apparut.
- Capitaine commandant, saluèrent Rangiku et Toshiro en s'inclinant.
- Capitaine Hitsugaya ? Vous rencontrez des difficultés sur terre ? Demanda Shunsui.
Toshiro s'aperçut alors de l'état dans lequel il se présentait. Il avait la figure tuméfiée et un filet de sang coulait de son nez. Toshiro essuya rapidement le sang de son nez mais, cela ne changerait pas grand chose à la situation indélicate.
- Rien d'important capitaine Kyoraku. Nous avons combattu des humains il y a quelques minutes dans le but d'obtenir des informations, se justifia Toshiro.
- Wouha ! C'est fort ce truc ! C'est mieux qu'un portable, intervint Kirua nonchalamment en montrant sa tête tout aussi amochée.
Le capitaine Kyoraku regarda les deux hommes et eu un rictus. Puis, il aperçut Aruka qui observait un peu plus loin avec intérêt.
- Vous devez êtres Kirua-san et Aruka-san, dit-il souriant.
L'assassin comprit son nom mais regarda l'homme de manière interrogative. Apparemment, il ne parlait pas la même langue et pourtant, il comprenait Toshiro et Rangiku.
- Qu'est ce qu'il raconte ? Demanda Kirua.
- Oui, ce sont eux, répondit Rangiku en faisant signe à Kirua de se taire.
- Bien. Bien. J'espère que votre mission avance pour le mieux, dit-il toujours souriant.
- Oui, capitaine commandant. Je vous enverrai mon rapport d'ici quelques minutes, dit Toshiro.
- Bien ! Accorda Shunsui. Nous avons des informations sur les détails de l'évasion d'Aizen. Cela fait un peu plus de 1 mois qu'il manipulait deux des gardes chargés de le surveiller. Il les a forcé à défaire les sceaux progressivement. Nous avons également constaté qu'ils ont demandé à plusieurs reprises d'aller sur terre. J'aimerai donc que vous fassiez des recherches sur une potentielle ville qui aurait, comme Karakura, une concentration d'humain avec une forte énergie spirituelle.
- Dois-je arrêter la mission actuelle ? Demanda Toshiro.
- Non, continuez votre mission. Je vais vous envoyer un capitaine en appuie d'ici peu pour vous aider, informa Shunsui. Je veux à tout prix éviter un deuxième Karakura.
- Vous pensez vraiment qu'il veut refaire la même chose ? Interrogea Toshiro. Il ne peut pas avoir les moyens techniques pour recommencer.
- Tant que nous n'auront pas plus d'informations, nous devrons agir en prévision, dit Shunsui.
- Oui, je comprends, répondit Toshiro. Et les équipes dans le Hueco Mundo ?
- Cela n'a rien donné pour l'instant mais, je vous tiendrez au courant. Fin de la transmission, indiqua Shunsui.
Toshiro et Rangiku s'inclinèrent puis l'écran s'éteignit.
- Alors ? Demanda Kirua. Vous allez enfin nous lâcher ?
- Non ! Pas encore, informa Rangiku.
Toshiro réfléchissait silencieusement, quelque chose le tracassait. Aizen ne pouvait pas avoir reconstitué une armée d'Arrancar depuis sa cellule. Manipuler deux gardes pour se libérer de sa cellule est une chose mais leur faire monter une armée sans que l'on s'en aperçoive...
Soudain, Kirua le sortit de sa réflexion.
- Toshiro, tu pourrais répondre, appela Kirua.
- Pardon ? Interrogea t-il.
- Et en plus, il n'écoute rien ! Demain, nous partons pour la villa ! Est-ce que vous nous suivez ? Demanda Kirua.
- Oui ! Notre mission n'est pas terminée ! Nous devons vérifier certaines chose sur terre ! Et, si vous le permettez, je vais vous demander votre aide Kurapika-san.
- Je ne vois pas en quoi je peux vous être utile, déclara Kurapika.
- Je suis certain que vous avez un moyen de connaître l'emplacement des personnes utilisant le nen. J'ai besoin de savoir où ces personnes sont réunies en plus grand nombre sur le continent, expliqua Toshiro.
- Vous demandez des informations compliquées... Commença Kurapika.
- Pourquoi voulez vous ces informations ? Interrogea Kirua. Ce n'est pas anodin comme demande.
Toshiro les observa un instant et décida d'être franc. Après tout, ils étaient en droit de savoir.
- Ce matin un dangereux criminel s'est évadé. Si son objectif est toujours le même, il va tenté de créer ce que nous appelons le Oken, exposa Toshiro. Et pour créer cet objet, il a besoin de sacrifier un nombre important d'âme avec un fort reiatsu.
- Quand vous dites un nombre important... Débuta Kurapika.
- Nous parlons de 100 000 personnes, le coupa froidement Toshiro.
- Nous sommes déjà intervenu au Jappon il y a quelques années, intervint Rangiku.
- Et pourquoi penses-tu qu'il ne frappera pas au même endroit ? Demanda Kirua.
- Cela serait trop évident. Et même si il aime les challenges, il n'a plus d'armée derrière lui, dit Toshiro. Il doit aller où on ne l'attend pas.
- C'est un shinigami si fort que ça ? Demanda Aruka.
- Lors de sa dernière attaque, nous avons bien failli tous mourir, répondit Toshiro en se crispant.
- Il est très puissant, continua Rangiku.
- Si cela fait plusieurs années qu'il est enfermé, il doit être affaibli, dit Kirua.
- Détrompes-toi ! Il n'a pas changé... Cependant, le gotei 13 et moi, oui, affirma Toshiro.
- Tu sembles déterminé capitaine Hitsugaya, remarqua Kurapika.
- Nous n'avons pas le droit à l'erreur avec Aizen. Lui aussi est déterminé, déclara Toshiro. Quoi qu'il en soit, vous devez nous aider à recueillir les informations dont nous avons besoin.
- Je ferais ça demain pendant le trajet, dit Kurapika.
- Je vous en remercie, agréa Toshiro.
- Ce n'est qu'un échange de bons procédés, vous nous aidez aussi, répondit Kurapika. Bon ! Je n'ai que 2 chambres alors...
- Je dors avec Rangiku-san ! Le coupa Aruka avec un grand sourire et en faisant un clin d'œil à son frère. Le capitaine Hitsugaya va dormir sur le canapé, il a l'habitude.
- Ok, ça me va, dit mollement Kirua en partant.
L'ensemble du groupe se sépara dans leur chambre respective pour profiter d'une nuit de sommeil méritée. Toshiro rédigea son rapport et l'envoya avant de dormir.
Le lendemain matin, ils préparèrent leurs affaires en vue du nouveau voyage qui les attendaient. Le groupe quitta l'appartement et se rendit à la gare ferroviaire la plus proche. Ils achetèrent leurs billets et montèrent dans le premier train qui démarra quelques instants plus tard. Le trajet allait duré deux jours ce qui leur permettraient de préparer un plan d'attaque. La ville de Hoicoro était dans une région assez inaccessible du pays de Kakin. Il fallait traverser un gigantesque canyon désertique remplit de créatures relativement dangereuses. De plus, le train devait s'arrêter dans plusieurs stations avant la grande traversée.
Comme à son habitude, Aruka débordait d'énergie et d'enthousiasme à l'idée de découvrir un nouveau lieu. Il voulait absolument explorer le train et goûter les spécialités servies à bord. Et au grand désespoir de Toshiro, c'est lui qui fut choisit pour l'accompagner sous prétexte que c'était ça punition pour la veille. Toshiro accepta malgré lui car, il voulait finir de régler son différent avec Rangiku qui semblait toujours en colère après lui. En effet, elle ne lui adressait pas la parole si ce n'est les formules de politesses.
Aruka entraîna le shinigami dans tous les recoins du train s'extasiant devant tout et n'importe quoi. Après une heure de vadrouille, Toshiro commençait à atteindre ses limites et à perdre patience.
- Ahhh ! Ça ouvre l'appétit les voyages, déclara joyeusement Aruka en achetant encore des friandises et une boisson rose fluo.
- Si tu as terminé, nous pouvons retourner à notre compartiment ? Suggéra Toshiro irrité.
- Oh, attends ! Regarde ce truc ! S'exclama Aruka en courant vers une petite boutique.
Aruka se précipita devant un objet qui selon Toshiro était totalement ridicule. C'était une écharpe rose en forme de Bubble Horse. Aruka acheta l'objet et se le mit tout de suite autour du cou. Le train s'arrêta de nouveau à une station pendant que Toshiro essayait de rejoindre la cabine.
A quelques pas du compartiment, Aruka qui ouvrait la marche se retourna avec un regard totalement espiègle. Il tenta de mettre l'écharpe autour du coup de Toshiro.
- Mais qu'est ce que tu fais ? Demanda t-il en se débattant.
- Oh, aller ! Je suis sure que ça vous irez très bien capitaine Hitsugaya, déclara Aruka goguenard.
Dans une cabriole incontrôlée Aruka parvint à mettre l'objet autour du cou du shinigami mais lui renversa sa boisson sur la figure dans le même temps. Toshiro qui jusque là avait gardé son calme perdit patience et agrippa Aruka par le col.
- Je crois que tu prends un peu trop de liberté, dit-il menaçant.
- Vous ne vous seriez pas débattu ça ne serait pas arrivé, répondit Aruka se retenant de rire.
- Tu te moques de moi ? Cria Toshiro.
Brusquement, Toshiro sentit une présence menaçante dans son dos. Dans un réflexe, il se retourna et arrêta un coup de poing qui lui était destiné avec la paume de sa main. Un homme aux cheveux noir un peu plus grand que lui se dressait devant eux.
- Vous m'excuserez monsieur mais, ce n'est pas bien de s'en prendre à plus faible que soit, déclara l'homme qui venait d'attaquer.
- Attaquer les gens par derrière n'est pas très aimable non plus, dit froidement Toshiro. Maintenant, je vous conseil de ne rien tenter de plus.
A ce moment, Kirua sortie de la cabine pour vérifier l'origine de ce tapage.
- Qu'est ce que c'est que ce raffut ? Demanda t-il.
L'assassin se stoppa net en voyant l'homme le poing enfoncé dans la main de Toshiro. Il le dévisagea avant de se rendre compte qu'il le connaissait.
- Gon ? Demanda-t-il comme pour s'en assurer.
- Salut Kirua ! Dit-il calmement. Ce gars était en train d'agr...
- La vache ! C'est quoi cette gueule ? On dirait un clochard, se moqua Kirua en pouffant.
En effet, Gon portait une longue barbe et avait de long cheveux plus ou moins attachés en chignon. Il portait des vêtements très usés et n'avait semble t-il pas prit de douche depuis plusieurs jours. Gon abaissa son poing et fit un grand sourire en direction de son meilleur ami.
- T'as pas vu ta tronche mon pauvre. C'est quoi ce coquard ? Déclara t-il amusé.
- Gon ! Ça fait un bail, cria Aruka en sautant au cou du dit clochard.
- Ça fait vraiment plaisir de te revoir Aruka, salua t-il.
Soudain, une aura sinistre apparut derrière Gon et Aruka. Une femme avec de très long cheveux noir se tenait derrière eux. Elle portait une longue robe noire assortie avec des gants long montant jusqu'aux coudes. Mais elle aussi avait un aspect miteux.
- Pourrais-tu ôter tes sales pattes ? Demanda-t-elle d'une voix d'outre-tombe.
- Ça alors ! Pamu ! Toi aussi tu es là ? Toujours vivante ? Provoqua Kirua.
- Cette nuit, je t'égorgerai silencieusement dans ton sommeil, répondit-elle sinistrement.
- Content de te revoir aussi, déclara l'assassin en souriant. Mais dites moi, qu'est ce que vous faites là ? Ce n'est tout de même pas...
- C'est moi qui les ai appelé, intervint Kurapika en sortant de la cabine suivit de Rangiku.
- Tu aurais pu me le dire, reprocha Kirua
Aruka desserra son étreinte et fut remplacé par son frère qui donna l'accolade à Gon. Toshiro qui était devenu totalement invisible commença à s'éloigner pour aller se nettoyer mais fut vite arrêté par le frère aîné des Zoldyck.
- Où vas tu Toshiro ? Demanda Kirua. Laisses nous faire les présentations.
- C'est capitaine Hitsugaya, dit-il en soupirant. Je vais me changer et me nettoyer le visage, déclara t-il en retirant l'écharpe de Aruka.
- Rangiku donnes-moi une mèche de tes cheveux, demanda subitement Aruka.
- Pardon ? Demanda Rangiku.
Immédiatement, l'atmosphère devint très lourde et tout le monde cessa de parler. Kirua se tourna vers Aruka le regard emplit de stress. Il avait oublié, comment avait-il pu oublier ?
- Rangiku-san ne poses surtout pas de question et répond aux demandes de Aruka, dit-il stupéfié.
- Rangiku donnes-moi une mèche de tes cheveux, demanda de nouveau Aruka.
- Qu... Commença Rangiku.
- Rangiku-san fais ce qu'elle te dis ! Ordonna Kirua en lui tendant l'un de ses couteaux.
Rangiku hésita un instant et décida de faire confiance à l'assassin. Elle prit le couteau, coupa une mèche de ses cheveux et la tendit à Aruka. Toshiro observait la scène avec inquiétude.
- Merci ! Dit joyeusement Aruka. Rangiku-san donnes-moi une autre mèche de tes cheveux, demanda Aruka.
De nouveau Rangiku hésita. Elle ne comprenait pas ce qui se passait. Cette fois si Toshiro se rapprocha, le visage anxieux de l'assassin ne présageait rien de bon.
- Fais ce qu'elle te demande, ordonna Toshiro les sourcils froncés.
Rangiku s'exécuta et coupa une nouvelle mèche qu'elle donna à Aruka. Tout le monde retenait son souffle comme si quelque chose de terrible était en train de se produire. Et à nouveau Aruka fit une demande à la shinigami.
- Rangiku-san donnes-moi une grosse poignée de tes cheveux, demanda-t-elle.
- Oui, bien sure, dit Rangiku en se coupant de nouveau les cheveux.
Lorsqu'elle donna ses cheveux à Aruka, celle-ci disparut et laissa place à Nanika. Kirua s'approcha alors et formula son vœu.
- Nanika, fais repousser les cheveux de Rangiku-san, ordonna t-il.
- Ok, répondit froidement Nanika.
Nanika s'approcha de Rangiku et tendit ses mains vers sa tête. Les shinigamis écarquillèrent les yeux, les cheveux de Rangiku repoussèrent en un instant. Nanika s'endormit dans les bras de Kirua qui s'était préparé à la rattraper. Tout le monde souffla de soulagement sous les yeux intrigués des deux shinigamis. Kirua emmena sa sœur se reposer dans leur compartiment suivit par l'ensemble du groupe. La cabine était suffisamment spacieuse pour accueillir une dizaine de personne. Il y avait une paire de 3 lits superposés sur la gauche et un petit coin salon sur la droite comprenant un petit canapé et une table basse. Kirua déposa délicatement Aruka sur l'un des lits. Il était évident maintenant que c'est cette capacité là qui attirait les gens. Toshiro faillit se mettre en colère mais se calma tout de suite. Finalement, il comprenait les raisons de Kirua de ne pas dévoiler les pouvoirs de sa sœur.
- Kirua... Commença Toshiro.
- C'est bon, soupira Kirua. Je vais vous expliquer.
L'assassin soupira de nouveau et se retourna vers les shinigamis qui étaient prêt à l'écouter.
- Comme vous pouvez le deviner, vous venez d'assister au pouvoir d'Aruka, indiqua Kirua. Elle a le pouvoir d'exaucer n'importe quel vœux.
