OMG ! Le dernier opening de Bleach est tout bonnement géantissime ! Une pure merveille sonore *______*
Ahum, appart ça, merci bien pour vos avis, ça m'a vraiment intéressée =) J'aime savoir ce que pensent mes lecteurs, notamment pour voir si je me débrouille bien avec les effets que je souhaite procurer avec cette fiction ) Ce n'est pas facile, mais visiblement, je gère !
Aussi, vos reviews me font vraiment plaisir. Je ne les réclame pas, mais ce sont tout de même elles qui motivent, encouragent. Après tout, et personnellement, si je n'en avais pas un minimum, alors j'arrêterais la publication de mes écrits via ce site =( Bon, je ne pense pas en arriver là hein ! Mais les écrits sont tout de même faits pour être lus. Puis ce site a été créé de façon à ce que les auteurs et les lecteurs puissent communiquer : Autant en profiter !
Avouez que si Stephen King était présent, vous sauteriez sur l'occasion d'aller lui parler… Beh qui sait ! Peut être un futur auteur célèbre se cache parmi nous hein ! VV
BREF ! Je m'étale, désolé O___O
En tous cas : Je ne mords pas et suis ravie d'avoir des reviews, quelles qu'elles soient ! (Négatifs compris, ceux-ci pouvant me permettre de m'améliorer)
Du reste, bonne lecture )
PS : Je me suis efforcée de vite publier la suite, z'avez vuuuue ?
Ah et aussi, pas de cadeau puisque personne n'a trouvé de quoi il pouvait s'agir (bien que vous deviez tous comprendre à la lecture du titre de chapitre ahahah)
EDIT -parce que les gens sont diablement bigleux quand ils s'y mettent- JE DECRIS UNE SCENE DE VIOL - Ceci est une fiction de raiting M, et le titre est tout à fait explicite quand à cet évènement, tout comme je viens tout simplement de le dire. Bref, je ne veux plus de review irrespectueuse alors que je suis en droit de décrire une pareille scène (ayant dés le début placée cette fiction dans les raiting MATURE avec VIOLENCE et SEXUALITE EXPLICITE). Et quand je dis que je ne VEUX PLUS, ça revient à dire que je les supprimerai ;)
Chapitre 7
La porte d'entrée claqua vivement contre le mur de l'habitacle, accompagné de quelques exclamations et instructions. Petit bouquant réveillant bien sympathiquement Ulquiorra qui, tout juste remit de sa nuit, sentait une certaine nervosité grimpée en lui. Il ne devait pas avoir suffisamment dormit, voilà tout. Et comme curieux de connaitre l'origine de son éveil, il se leva avec aise, à son grand soulagement, et se dirigea jusqu'au salon.
Ouvrant la porte séparant les deux pièces, l'ancien arrancar resta interdit. Face à lui, et au-delà de prêter attention à Ichigo, Chad et Ishida, un arbre imposant, majestueux, se dressait.
- Salut Ulquiorra, le salua l'orangé, et désolé si on t'a réveillé hein.
- Grimmjow n'est pas avec vous, c'est déjà ça, rétorqua-t-il.
- Il n'est vraisemblablement pas du matin, rigola Orihime, cachée derrière l'imposant végétal.
- Ce n'est pas une nouveauté. Et qu'est-ce que cet énorme arbre à la forme triangulaire ?
Ne répondant pas de suite, se demandant s'il blaguait ou non, les humains le dévisagèrent. Après tout, Ulquiorra savait d'innombrables choses… Mais semblait aussi en ignorer d'autres, bien souvent « banales » finalement.
- C'est un sapin, répondit enfin Ishida.
- Et pourquoi mettre un sapin en plein milieu du salon ?
- C'est une tradition de noël, sourit sa colocataire. Après l'avoir installé, on doit le décorer. Puis, le soir de noël, on dépose les cadeaux à son tronc !
Un silence s'installa entre les adolescents. Orihime avait parfaitement résumé la fonction du sapin de noël, mais Ulquiorra ne semblait décidément pas convaincu. Il resta, par ailleurs, muet et sans expression notable. Puis, comme s'il n'avait fait face à personne, il se tourna et s'enfonça dans la pénombre de la chambre voisine avant de s'y enfermer. Vraiment, il n'était pas convaincu.
De leur côté, les adolescents soupirèrent en haussant les épaules, tandis que la demoiselle riait bêtement, gênée. Elle avait beau mieux comprendre que quiconque le brun, parfois, il lui arrivait d'être surprise.
- Bon, ça devrait faire l'affaire comme ça ! conclut Ichigo, l'air triomphant.
- Il est vraiment graaaaaaand ! constata la rouquine.
- Ca, pour être grand… soupira le brun. Tu réussiras à le décorer ?
- Ulquiorra m'aidera !
- Il… sera d'accord ?
- Bien sûr ! …Enfin j'espère…
Souriants, amusés de constater que même la rouquine était incapable de savoir si oui ou non l'ancien Espada accepterait de l'aider, les trois garçons se proposèrent pour cette tâche. Toutefois, et à leur grande surprise, leur compagne refusa.
- C'est gentil à vous, vraiment, mais je me débrouillerai.
- Tu n'as même pas besoin d'aide pour attraper tes décorations ? s'enquit le plus grand.
Réfléchissant quelques instants, la jeune réalisa que oui, elle aurait besoin de longs bras pour atteindre ses caisses entreposées dans le garage, et dans lesquelles se trouvaient tout l'habillage du sapin. Elle sourit, et ce simple geste suffit aux trois autres pour comprendre.
Sortant de la maisonnée, et descendant les marches avec plus ou moins de précaution, la demoiselle alla ouvrir son garage. Ses amis la suivirent jusqu'au fin fond de celui-ci. De là, elle désigna le dessus d'une vieille armoire, ce dernier soutenant deux gros cartons, visiblement bien remplis. Elle tenta de les atteindre. Essai vain car, en plus de ne pas être suffisamment grande, elle n'était pas assez costaud pour en transporter un toute seule. De nouveau amusés, les trois compères se chargèrent de cette tâche pour laquelle ils s'étaient proposés, puis allèrent déposés les fameux cartons à l'étage, dans le salon, tandis que la rousse refermait son petit débarra…
Les heures s'écoulèrent. Un temps indéterminé, mais visiblement long. D'ordinaire, les rayons du soleil traversaient avec force les quelques ouvertures dont disposaient les volets. Toutefois, là, la lumière n'était que minime, extrêmement minime même, et teinté d'une chaleureuse couleur orangé.
Perdu on ne sait trop où dans ses pensées, le regard lointain et rivé droit devant lui, comme s'il observait le plafond, Ulquiorra ne songeait à rien. Il réfléchissait sans conviction, laissant plus filer le temps qu'autre chose. Ses douleurs s'étaient bien gentiment calmées, et il ne ressentait plus aucune once de fatigue, ou encore de nervosité. Il était apaisé.
Il ferma alors les paupières tout en soupirant. Combien de temps était-t-il resté dans cette chambre et, plus précisément, à dormir ? C'était un vrai mystère… Il se redressa simplement et sortit rapidement du lit, avec toujours autant de légèreté. Ces mouvements fluides, délicats et pourtant brusques de par leurs rapidités, il les avait toujours eut. Que cela soit à l'époque où il était un arrancar ou bien maintenant, cette spécificité ne semblait pas prête à s'effacer.
Craquant son cou tout en le massant, et se dirigeant vers la porte, le brun ouvrit cette dernière et pénétra dans le salon. Là, il y vit toujours cet énorme sapin, détail lui tirant un soupir las, mais aussi deux gros cartons et, tout de même, l'humaine plongée dans une lecture passionnée. Enfin, c'est ce qu'il pensait, puisqu'elle ne l'avait pas entendu arriver…
Il s'en approcha donc naturellement, s'attendant à ce qu'elle finisse par le remarquer, mais rien n'y fit. Ce livre devait vraiment être génial et palpitant… Et il était comme curieux de savoir de quoi il s'agissait. Arrivé à son dos, il se pencha tout juste et commença une lecture à la volée, histoire de satisfaire son envie du moment, aussi surprenante soit-elle.
…Et finalement, il semblait intéressant, ce bouquin…
Inconsciemment, et tout aussi entreprit que sa compagne, Ulquiorra se pencha un peu plus jusqu'à, en définitive, s'appuyer au dossier du canapé. Orihime, bien confortablement installée, sursauta au même instant, laissant s'échapper un semblant de cri effrayé qu'elle parvint à retenir au trois quart entre ses dents. Elle se tourna derechef, et fit ainsi volte face au brun qui, lui, n'avait pas bougé d'un poil. Il semblait juste mécontent qu'on lui ait ôté sa lecture du regard.
- Tu m'as fais une de ces frayeurs ! s'exclama-t-elle, une main sur le cœur.
- Tu n'avais cas faire plus attention, répondit simplement son interlocuteur.
Elle le regarda un instant l'air dépité, puis, l'instant suivant, sourit, amusée par son comportement. Il était toujours le même, après tout. Ainsi, tenir de pareils propos, alors que lui-même s'était prit d'affection pour le livre, était tout à fait naturel.
L'adolescente se leva. Elle posa son ouvrage sur la table basse puis, affichant un énorme sourire enfantin, proposa au brun de décorer le sapin : Cet arbre totalement inutile et prenant une place faramineuse au regard émeraude. Il soupira, toujours aussi peu emballé, pour finalement céder. Après tout, il n'allait pas faire son rabat-joie, simplement parce que ce végétal lui semblait futile… Surtout que sa compagne, elle, semblait y tenir…
S'approchant donc du triangle vert, le brun suivit la rousse près des cartons. Elle les ouvrit, et commença à les observer d'un œil ennuyé. Ulquiorra ne dit rien Ce devait être une tradition… Toutefois, et après une bonne dizaine de minutes, il consenti à se dire que ce n'était que propre à l'humaine postée à côté.
- Qui a-t-il ? questionna-t-il enfin.
- Je ne sais pas quelle couleur choisir.
Elle le regarda, l'air sincèrement embêté, tandis qu'il la dévisageait, se demandant si elle plaisantait. Et apparemment non, puisque ce n'était pas dans ses habitudes… L'ancien Espada retint un long soupire désespéré, et se contenta de fourré sa main dans le paquet avant d'en sortir une guirlande aux teintes rouges et dorés. Il l'observa un court instant. C'était joli.
- Ce sera parfait, conclut-il en lui tendant la décoration.
L'observant un instant à son tour, l'humaine finit par sourire chaleureusement tout en acquiesçant. Au moins, c'était un choix court et efficace !
- Va donc pour le rouge et le doré ! proclama-t-elle en se redressant. Il nous faut donc sortir toutes les décorations dans ces teintes, puis nous pourrons habiller ce grand sapin !
Aussitôt dit, aussitôt fait. Ulquiorra sortit les divers objets aux couleurs souhaitées, et commença à vêtir l'arbre en compagnie de l'adolescente. Il ne savait pas trop comment s'y prendre, au début, mais une fois le « coup de main » prit, tout allait comme sur des roulettes. Ce n'était pas très compliqué de disposer comme bon lui semblait, mais avec une certaine harmonie tout de même, des boules de noël, des guirlandes, et d'autres décorations types…
De courtes heures passèrent, probablement une et demie. Le soleil s'était d'hors et déjà couché, offrant au ciel un drap sombre couvert d'astres plus brillants les uns que les autres. Le sapin, quand à lui, était parfaitement habillé de rouge et doré. Il ne manquait plus qu'à le couronner de son étoile, et hop : Le tour était joué !
…Mais encore fallait-il que l'étoile soit présente…
- Elle n'est nulle part dans les deux cartons, se plaignit la rouquine.
- Elle ne serait pas tombée ? Tu as bien cherchée partout ?
- Partout. Et puis, elle est tout de même visible cette étoile.
- En d'autres thermes : Nous n'avons plus d'étoile.
- Oh nooooooooooooooon !! Un sapin sans étoile, ce n'est plus un sapin de noël !
- Calmes-toi. Il suffit d'aller en racheter une.
Racheter une étoile ? En effet, c'était simple et efficace, comme tout ce que pouvait proposer Ulquiorra. A la longue, ça en devenait presque déprimant…
La jeune femme se redressa, souriante, et alla enfiler ses chaussures. Suite à cela, elle s'empara de son manteau dont elle s'habilla, sans oublier sa grosse écharpe. Enfin, elle ouvrit la porte.
- Tu m'attends ici ? Je n'en ai pas pour très longtemps.
- Entendu, répondit-il simplement.
Cette réponse obtenue, elle s'éclipsa dans les ténèbres de la nuit, frissonnant un instant en ressentant la différence de température. Vraiment, elle n'allait pas tardée, sa maison étant bien plus douillette que la nuit d'hiver à Karakura ! Et c'est sur cette pensée qu'elle s'en alla au centre-ville.
Les minutes s'écoulèrent. Orihime ne tarda pas à trouver le magasin qu'elle souhaitait, et à y acheter sa nouvelle étoile. Elle la trouvait vraiment belle, et sentait son cœur se gonfler de joie en la regardant. D'ordinaire, elle passait ses noëls seule, ne souhaitant pas déranger une quelconque famille, et n'ayant plus la sienne. Mais cette année, cela allait être différent ! D'accord, Ulquiorra était un type plutôt… Particulier, mais elle l'aimait bien et se sentait bien avec. C'était donc amplement suffisant, d'autant plus qu'elle sentait que ce noël en sa compagnie allait être inoubliable. Après tout, on ne fête pas tous les ans noël avec un ancien ennemi !
Marchant donc dans les rues enneigées, un doux sourire ornant ses lèvres, l'adolescente se sentait bien. Le trottoir était plutôt bondé, mais elle parvenait tout de même à marcher sans se faire bousculer. Même si elle ne devait pas tarder, au risque de potentiellement inquiété son colocataire, chose qui l'aurait, dans le fond, surprise, elle n'aimait pas se presser… Et encore plus lorsqu'il y avait du monde. Elle se déplaçait donc à son rythme, pour carrément s'arrêter face à une vitrine tout bonnement magique ! Face à elle, derrière la glace, divers jouets étaient animés dans un décor de fêtes hivernales. Ce n'était pas commun, et c'était même une première pour l'adolescente… Au final, elle avait bien fait de perdre son étoile !
« Inoue Orihime ? »
Surprise, et ne reconnaissant pas la voix, l'appelée se tourna. Face à elle, un enfant ne dépassant pas les un mètre se tenait. Il était fin et drôlement vêtu pour la saison… Drôlement vêtu tout court même, puisqu'il portait une longue cape le couvrant complètement, une capuche camouflant une bonne partie de son visage. Seules quelques mèches carmin glissaient ça et là de son visage ombré, tandis que son regard perçant et troublant, d'un rouge vif et inhumain, brillait, rivé dans les ambres confuses.
- Tu es Inoue Orihime ? reprit-il.
- C'est ça… répondit-elle sans grande assurance.
Un immense sourire illumina alors le visage enfantin. Il s'approcha à vive allure de l'adolescente et s'empara de sa main, des yeux à n'en pas résister. Orihime se calma, attendrit par la frimousse du petit. Elle sourit à son tour, puis s'accroupit pour arriver à son niveau.
- Que se passe-t-il ? s'enquit-elle.
- Oncle Grimm m'a dit que tu pouvais m'accompagner !
- Oncle Grimm ? reprit la rousse, surprise. Grimmjow ?
- C'est ça ! sourit-il à pleine dent.
Elle sourit un peu plus, amusée de constater de cette brute pouvait avoir une quelconque relation avec un enfant qui, visiblement, l'appréciait énormément.
- Et je dois donc t'accompagner ?
- Ouep ! Suis-moi !
Ni une ni deux, il se mit à courir sur ses petites jambes tout en tirant sur la main de son ainée, cette dernière manquant de tomber. C'est qu'il avait de la force ce petit ! C'en était même surprenant. Mais ce détail n'empêcha pas Orihime de suivre l'enfant et ce, sans trop se poser de questions…
Erreur.
Le gamin lâcha sa main et s'enfonça dans une ruelle sombre, riant d'une voix se changeant peu à peu. D'autres mains se posèrent au même instant sur la lycéenne. Elles étaient puissantes et dures, l'empêchant d'émettre un quelconque cri, ou encore de se débattre. Elles l'entrainèrent dans le couloir de ténèbres, telle une poupée, la rendant peu à peu aveugle. Elle tenta d'hurler, mais rien n'y fit. Leurs mains étouffaient tout. Absolument tout. Elle-même ne parvenait à entendre que de rares gémissements, ceux qui lui déchiraient les cordes vocales. Et de leur côté, les possesseurs de ces mains la tirèrent au plus profond de la ruelle, l'entrainant sans qu'elle ne puisse protester. Il lui était impossible de se débattre. Elle ne faisait pas le poids, vraiment pas…
De nouvelles mains glissèrent dans ses cheveux. Elles attrapèrent son crâne et allèrent l'écraser contre l'un des murs. L'impact fut violent. Elle souffrit, sentant sa tête exploser en son intérieur. Il lui semblait ressentir comme des décharges électriques entre ses neurones, dans ses tempes, celles-ci résonnants avec puissance les battements de son cœur. C'était atroce. Elle tenta d'hurler, sans succès. Des larmes lui montèrent aux yeux, et une boule se forma dans sa gorge alors qu'un liquide chaud coulait contre son front.
- 'Nous en veux pas hein, s'exclama avec moquerie une voix grave et énergique, on respecte juste les ordres.
Les ordres ? Quels ordres ? De qui ? Quelqu'un était-il en droit de lui faire subir une agression par des inconnus, en plein hiver ? C'était quoi encore cette histoire ?!
Un type apparu alors dans la pénombre de la ruelle. Il était grand et parfaitement battit, avec des épaules carrés et une musculature de rêve. Sa peau était claire et de courts cheveux en bataille rouges glissaient ça et là de son visage, quelques rares mèches s'étendant jusqu'à son nombril. Ses yeux possédaient une couleur vive, agressive, troublante et inhumaine… Le même rouge que celui de ce gamin.
Elle écarquilla ses yeux en grands, choquée. Ce n'était plus de l'ordre de la surprise, non.
- Quoi ? T'as pigé que tu t'étais faites avoir ?
Il éclata de rire. S'esclaffant de ce timbre sombre et clair à la fois, propageant angoisse et trouble au plus ordinaire des êtres. Rien en ce type ne semblait normal… Vraiment rien.
Son crâne se fit alors de nouveau entrainer en arrière, pour mieux revenir contre la paroi de brique. Les décharges électriques fusèrent une seconde fois entre ses neurones, son cœur résonnant contre ses tympans, tandis que ce liquide chaud s'écoulait contre son front. Elle avait mal, terriblement mal. Elle ferma les yeux, tentant de contenir ses larmes, mais aussi pour calmer cette atroce douleur.
Elle rouvrit les yeux, peinant à présent à avaler sa salive. La boule précédemment formée dans sa gorge le lui empêchait. Mais son souffle se coupa au moment même où ses ambres revirent un semblant de réalité, se perdant dans l'enfer le plus diabolique. Ce regard qui lui faisait perdre tout contrôle et accélérait son rythme cardiaque à tout rompre, elle ne le supportait pas.
Il sourit alors, laissant apparaître deux rangées de dents acérées et blanches. Un sourire tout aussi monstrueux que l'être le possédant. Puis, d'un mouvement négligé, il tourna et pencha la tête en même temps, offrant au regard effrayé une vision cauchemardesque. Parfaitement caché entre ses mèches carmin, un masque blanc teinté, en de grandes parties, de rouge s'étendait de l'arrière de son crâne à son oreille.
Par la suite, il se redressa complètement, puis ôta avec aise et nonchalance son haut. Il dévisagea l'adolescente, et sourit à nouveau. En plein milieu de sa poitrine, un trou était à découvert, tandis qu'un « 1 » était tatoué au bas de son encolure.
- Et là, hime, t'as pigé à qui t'avais à faire ?
Une brûlure intense se forma alors le long de sa jambe, tandis qu'on lui déchirait littéralement son jean. Une lame s'était férocement attaquée à celui-ci, entaillant accessoirement le côté de sa cuisse jusqu'à ses hanches. Le sang perla contre sa peau avant d'aller s'abattre dans la neige immaculée. Elle plissa les yeux, crispa la mâchoire. Son crâne lui faisait atrocement mal, et la morsure glaciale contre ses jambes, mélangée à cette coupure brûlante, n'arrangeaient rien.
Les mains enserrant son crâne glissèrent le long de sa nuque, puis de son dos, avant de passer sous son haut et sur son ventre. Elles remontèrent doucement, caressant la peau délicate tandis que d'autres mains tenaient fermement le corps et empêchaient sa propriétaire de dire quoi que se soit. Orihime baissa alors le visage, le laissant pendre dans le vide, plissant toujours autant les yeux et crispant toujours autant la mâchoire.
- T'as honte de c'que tu vis ?
L'Espada à la tignasse rouge attrapa alors le menton de l'adolescente et le lui souleva, la forçant à le regarder. Mais ses yeux restaient clos, et il lui était toujours impossible de dire quoi que se soit… Tout du moins, jusqu'à cet instant où la main puissante s'en alla, se faisant bien vite remplacer par une bouche avide et brusque. Au même instant, elle sentit les mains aventureuses, précédemment sur son ventre, s'en prendre à sa poitrine. Ce touché la choqua instantanément, et elle fut contrainte d'ouvrir les yeux.
Son regard perdu et ambré se plongea inconsciemment dans celui face à elle… Ce regard qui ne la rassurait en rien et qui avait même le don de la faire paniquer un peu plus qu'elle ne l'était déjà. Son propriétaire avait beau l'embrasser, il gardait les yeux grands ouverts, malsains, et droits rivés sur les siens. Il arborait toujours cette mine vicieuse, pervertie, moqueuse, mauvaise… Au moins, ce visage angoissant lui faisait oublier le baiser qu'ils étaient en train de partager. Ou tout du moins, un petit peu.
C'était un baiser douloureux. Il l'attaquait littéralement avec ses lèvres, mordant de temps à autres les siennes tandis qu'il enroulait avidement sa langue autours de sa consœur. Il ne fermait jamais les yeux, se contentant de ce baiser pas des moins… Répugnants.
A côté de ça, les mains se baladaient toujours autant, continuant de caresser sans douceur le corps pour la première fois offert à autrui. Elle n'essayait même plus de se débattre ou encore d'hurler. C'était peine perdue, bien que l'idée de se faire violer…
- Aaaah !
Un unique cri de surprise s'extirpa d'entre les deux bouches, avant que la dominatrice de se ré empare sauvagement de sa partenaire. Orihime gardait les yeux grands ouverts, ses ambres éteintes, perdues dans les angoissants rubis. L'une des mains de cet Espada s'était faufilée contre la chaire jusqu'à atterrir contre la plaie sanglante. De là, il s'était amusé à la titiller, caressant avec force la coupure de ses doigts barbares. La brûlure continuelle que lui procurait cette blessure s'était peu à peu amoindrie, probablement par habitude. Mais à présent qu'on la lui tripotait, la douleur était insupportable. D'innombrables brûlures, telles des coupures de lame de rasoir, se rependirent le long de sa jambe, la lui paralysant un peu plus à chaque instant. Elle avait l'impression de perdre toute sa force, qu'on la lui aspirait, au même titre qu'elle cédait à cette douleur physique lui pompant tout contrôle de soi.
Ainsi donc souffrante, l'adolescente était alors parvenue à hurler. Sa gorge était en feu. Elle ne pouvait plus avaler un quelconque brin de salive, celle-ci étant complètement extraite de sa bouche et coulant le long de son menton.
Le baiser cessa enfin. Le Primera attrapa la longue chevelure et la tira avec force, contraignant l'humaine à renverser son visage en arrière, son cou à découvert. Sans délicatesse aucune, il fondit contre cette chaire, la dévorant littéralement. Il la léchait pour goûter à son parfum, puis la mordait pour tester sa résistance. Jamais il ne l'embrassait, et ce n'en était que plus douloureux.
Malgré qu'aucun son ne sorte d'entre ses lèvres, des mains se reposèrent contre celles-ci, probablement pour s'assurer qu'elle n'alerte jamais qui que se soit. La boule formée dans sa gorge, associée à sa position, ne l'aidait en rien à respirer. Mais à présent qu'on lui couvrait la bouche, la penchant un peu plus en arrière tant la puissance de la poigne était élevée, elle ne ressentait plus aucune once d'air circuler dans ses poumons. Elle suffoquait.
- Tu l'étouffes.
Laissant cette simple information passée entre deux morsures, le Primera dégagea les mains couvrant la bouche meurtrie. Cela fait, il cessa ses diverses activités et dévisagea avec un sourire toujours aussi malsain son vis-à-vis.
- Lèches.
Le rouge présenta alors sa main ensanglantée devant les lèvres endolories. Orihime le regarda, puis observa les doigts tâchées de son propre sang. Elle déglutit difficilement avant de se faire entrer de force les premiers doigts entre ses lèvres. L'arrancar, quant à lui, savourait le spectacle. Il y imposait sa propre cadence, obligeant la rousse à jouer de sa langue contre sa chaire, sans jamais pouvoir émettre un quelconque son.
Néanmoins, l'humaine ralentie peu à peu la cadence. L'Espada l'observait toujours autant, et constata qu'elle regardait, sans vie, ce qui allait un peu plus l'humilier. Son propriétaire rit ouvertement. Il ne s'était pas attendu à ce qu'elle remarque la bosse formée à son bas-ventre, et parfaitement à l'étroit dans ce maudit pantalon, mais cette réaction était amusante. Il en était même flatter, car il n'avait plus besoin d'attendre quoi que se soit… Et puis, les ordres étaient les ordres.
L'arrancar à la chevelure de braise s'étira alors un instant. Il fit craquer divers muscles de son corps, puis dégagea avec violence ses potentiels subordonnés. La panique reprit le dessus, et Orihime sentit ses entrailles se tordent dans tous les sens. Elle tenta de se débattre et, qui sait, de s'échapper, mais rien n'y fit. Le Primera attrapa avec force ses poignets qu'il alla abattre, retenues par une main, contre le mur. Accessoirement, il accola complètement leurs deux corps, écrasant le sien contre ce même mur. L'adolescente émit un semblant de gémissement, souffrant et terrorisée par la suite… Il lui était impossible d'hurler. Elle sentait parfaitement ses cordes vocales défaillir.
- M'en veux pas hein, ce sont les ordres.
Eclatant à nouveau de son rire mesquin, il ne laissa en rien le temps à la rousse de se faire à une quelconque idée. Seul un cri éteint, sans volume, s'extirpa des lèvres humaines quant la douleur la plus atroce s'abattit en elle : Il venait de la pénétrée sans préliminaire, et ce pour sa première fois.
Le sang de son hymen coula instantanément le long de ses cuisses tandis qu'il allait et venait sauvagement en elle. Une brûlure indescriptible, mélangée à des millions de décharges électriques, envahirent tout son être. Elle avait l'impression d'être déchirée de l'intérieur, qu'on allait la couper en deux. C'était comme si on lui implantait une lame, et que l'on s'amusait à la lui enlever pour la lui remettre sans relâche. En bref, une torture tyrannique et déjà trop longue…
Oui, je suis moi-même tyrannique de lui faire subir pareille torture, mais c'est pour le bien de la fic !
Et oui, je sais, vous ne vous y attendiez pas xD Pour ce qui est des liens quant à la maladie qu'avait Ulqui, eh beh vous devrez attendre le prochain chapitre ahah…
