— Sam, j'ai besoin de vous !

Le Docteur avait parlé fort, réussissant à faire sursauter Rose à ses côtés. A peine le chasseur finit-il de descendre les marches du bunker, il s'avança vers le Seigneur du Temps, penché au dessus de la table lumineuse.

— Je voudrais relier le radar du TARDIS à celui du bunker, vous pensez que c'est possible ?

— Bien sûr, il faut regarder les branchements.

— Si ça vous dérange pas, intervient Dean, moi je vais me coucher. Vous prenez le premier tour de garde les génies.

Le Docteur et Sam échangèrent un regard et se mirent au travail. Holmes et Watson ne dirent rien et de la même façon, ils rejoignirent le séjour et entreprirent d'investir le canapé quand le chasseur brun les interpella.

— Ma chambre est libre, si vous préférez dormir au calme et dans un vrai lit.

— Où est-elle ? demanda John en redescendant vers les trois personnes restantes.

— Je vais vous y emmener.

Sam disparut dans le couloir suivit par les deux londoniens. Rose observait le Docteur avec attention, les yeux pétillants, et finit par bailler discrètement.

— Vous pouvez aller dormir, Rose.

Elle soupira et s'étira.

— Je ne suis pas fatiguée, mentit-elle en appuyant son coccyx contre la grande table.

— Si vous l'êtes, répondit le Docteur toujours sans lui adresser un regard. Vous voulez juste rester avec moi.

Sur ces mots, il se tourna vers elle et Rose rougit. Elle passa une main dans ses longs cheveux blonds et au moment où le Seigneur du Temps allait s'approcher d'elle, Sam revint dans la salle principale.

— Où est-ce que Rose peut dormir ? demanda alors le Docteur.

— Je peux dormir sur le canapé, c'est bon, dit-elle d'un ton brutal tout en marchant en direction du TARDIS. Je vais chercher une couverture.

Sam fronça les sourcils, mais s'approcha du Docteur pour résoudre ce problème de connexion. Il se plaça sous la table et observa le branchement quand Rose réapparu pour rejoindre le séjour. Le Docteur s'accroupit à son tour et sortit quelque chose de sa poche qu'il pointa vers le cable.

— Qu'est-ce que c'est que ça ? demanda le chasseur.

— Un tournevis sonique.

— Et ça sert à quoi ?

— Oh, à un tas de choses ! Actuellement, il calcule la fréquence du radar et il pourra me dire si je peux brancher le TARDIS.

Sam fronça de nouveau les sourcils, mais ne posa pas plus de questions. Le Gallifreyien porta l'outil devant ses yeux et sourit en s'exclamant :

— On va pouvoir relier ! Ça va nous permettre d'avoir la position exact du vaisseau Dalek.

Il sortit de sous la table et partit dans son TARDIS en quelques enjambées. Sam le suivit et redécouvrit l'incroyable vaisseau.

— C'est plus grand à l'intérieur, murmura-t-il.

Le Docteur sourit. Ce n'était pas la première fois qu'il entendait cette phrase. Sam tourna sur lui-même afin de bien voir l'ensemble du vaisseau. C'était immense et il n'en revenait pas. Il se surprit à penser à partir avec le Docteur, découvrir l'univers à bord du TARDIS et revient dans la réalité lorsque le propriétaire de la boîte bleue s'exclama de joie :

— C'est bon ! Normalement, tout devrait être relié maintenant.

— Déjà ? demanda Sam, surprit.

— Oui, quelques petites modifications de paramètres et le tour est joué !

Il regarda Sam qui avait encore des étoiles dans les yeux et sourit.

— Assez impressionnant, n'est-ce pas ?

— Incroyable ! Je n'avais pas fait attention à quel point c'était si grand.

— Il y a pas mal de salles dans ce vaisseau et tout visiter peut-être très long !

Sam sourit et passa une main dans ses cheveux, n'y croyant pas. Il sortit et regarda la vieille cabine téléphonique avec émerveillement.

— On dirait pas du tout un vaisseau spatial !

— Et à quoi devrait ressembler un vaisseau spatial exactement ? demanda le Docteur en souriant.

Sam secoua la tête, toujours avec ce sourire béa sur le visage, tandis que l'alien s'asseyait.

— Comment va John Watson ?

Le chasseur observa son interlocuteur et recentrant le contexte, lui répondit :

— Pas très bien. Il se sent inutile et veut rentrer chez lui. Il faut que vous les rameniez.

— Je ne peux pas, avoua-t-il, cette brèche s'est ouverte par accident, mais elles ne restent jamais bien longtemps ouvertes. Et au moment où je vous parle, elle s'est déjà refermée depuis longtemps.

— Il n'y a donc aucun moyen de les ramener dans leur univers ?

— Aucun, à moins d'attendre la prochaine brèche. Mais cela pourrait très bien arriver dans seulement un siècle ou deux.

Sam déglutit et tandis qu'il s'asseyait à côté du Docteur, il afficha un air déçu.

— Il faudra qu'on leur trouve une nouvelle maison et qu'ils se construisent une nouvelle vie ici avec une nouvelle identité. Je ne peux faire que cela, malheureusement.

— Je comprends, dit Sam. Je ne sais juste pas comment John va prendre cela.

— Personne ne prendrait ça bien et il n'y a pas de bonne façon de lui annoncer. Alors, autant ne pas tourner autour du pot lorsqu'il posera la question.

Sam acquiesça et ils restèrent silencieux, imaginant chacun différents scénarios de l'agressivité dont fera preuve John Watson lorsqu'il apprendra qu'il est bloqué à jamais dans ce système solaire.