PREMIERE PARTIE : Le Capitole
Chapitre 7 : Garde espoir
(Emmett)
Les Pacificateurs me font entrer dans une petite pièce, avec un divan, un porte-manteau et un tube en verre sur le fond. Seren est assise sur le divan. Elle se lève dès qu'elle me voit entrer. Elle porte une simple robe noire qui lui arrive aux genoux. Elle me prend dans ses bras, tandis que la porte se referme derrière nous.
- Ça va aller, me dit-elle.
- Ouais, je sais. Ma gorge se resserre.
Elle va jusqu'au porte manteau, attrape une grosse veste et me l'apporte. Je l'enfile. Il y a de la fourrure à l'intérieur, et au bord de la capuche.
- Il va faire froid, c'est ça ?
- Il y a des chances, avoue-t-elle.
Tout mais pas ça. Je supporte très mal le froid, avec ou sans manteau. Une voix de femme résonne dans la pièce et annonce qu'il reste trente secondes. Je me pétrifie. Seren me voit blanchir du regard. Je me tourne vers elle. On dirait que mon regard lui fait peur. Je ne peux pas bouger. Marcher jusqu'à l'intérieur de ce tube semble impossible. Seren s'approche, me prend à nouveau dans ses bras. Elle est si gentille. Elle vient peut-être du Capitole mais je commence à m'attacher à elle. Et elle est le dernier visage que je vais voir avant d'entrer dans l'arène. Il reste vingt secondes.
- Il va falloir que tu y ailles. Me dit-elle.
- Je ne peux pas.
- Tu n'as pas le choix.
Dix secondes. Elle me relâche. Elle me prend le bras et m'aide à m'avancer. Je rentre lentement dans le tube en verre. A peine suis-je rentré que la porte en verre se referme. Je me retourne. Seren me regarde et sourit. Je vois ses lèvres prononcer le mot « courage ». Le sol me remonte. Ma tête sort en plein air. Cette fois ça y est.
(Kassy)
Borys est dans la pièce. Je cours dans ses bras. Je voudrais pleurer, mais je n'y arrive pas.
On reste là deux minutes sans rien dire. Vaut mieux ça je pense. Il se détache de moi et se dirige jusqu'à un porte manteau ou se trouve uniquement un manteau vert qu'il m'apporte. Je l''enfile et je remarque immédiatement qu'il fait très chaud dedans. Il fera surement froid dans l'arène. Mais peu importe, je préfère avoir froid que mourir de chaud. Je ne sais même pas quoi dire à Borys, à part merci. Au bout de quelques minutes une voix féminine nous indique qu'il reste trente secondes.
- Courage, Kassy. A la fin du compte à rebours, cours le plus loin possible.
- Je vais essayer.
Plus que vingt secondes. Mes pieds sont comme pétrifiés. Le tube en verre au bout de la pièce semble à des kilomètres. J'avance doucement, et j'entre dans le tube quand il reste dix secondes. Je me met face à Borys. Il me sourit. Puis le tube se ferme. Le sol se soulève et ma tête se retrouve à l'air pur. Finalement, je commence à regretter la chaleur.
