Aloa !
Voici le chapitre 7 de "Nouvelle menace" ! Oui, ça fait un bail (à peine...deux ans O_o ?! Au mon dieu !) ! Oui, c'est pas trop tôt ! Mais tadaaam, il est là *applaudissement*
Il y a des couples yaoi et hétéros.
Ces superbes personnages ne m'appartiennent pas (T_T), malgré mes économies, excepté quelques uns, dont Kalista de l'Amazone, les deux Gabriel, et d'autres que vous découvrirez en temps voulu.
Un grand merci à tous ceux qui ont laissé une review pour les six chapitres précédents, ainsi que pour les MP's d'encouragements (en théorie, les personnes concernées se reconnaitront)... *prend quelques gorgées d'air*...Merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci merci (j'adore faire ça).
Voili-voilou. Je vous laisse lire maintenant.
Bisous-chocolats.
Black ;) (ça m'a fait un sacré choc : au dernier chapitre, j'ai encore signé avec avec mon ancien pseudo...ça fait vraiment longtemps que je n'ai pas posté T_T)
Qui se trouve où ?
- au Sanctuaire, il y a : Mü, Shura, Dokho, Aphrodite, Kiki, Kanon, Shion, Seiya, Ikki, l'autre cruche de Saori, Syd, Albérich, Thétis, Io, Rune, Queen, Gordon et Rhadamanthe (sans parler des argents, des bronzes, des autres personnes y travaillant), avec en plus El Cid, Albafica, Deutéros, Sage et Hakurei.
- à Asgard : Aiolos, Saga, Shiryu, Krishna, Baian, Valentine, Myu, Siegfrid, Fenrir et Hilda (plus tous les habitants d'Asgard) + Sisyphe et Aspros.
- au sanctuaire sous-marin : Aldébaran, Milo, Hyoga, Ceshire, Kagaho, Hagen, Bud, Isaac, Poséidon et toute l'armée du monde sous-marin (oui, même les dauphins et les otaries) + Rasgadio et Kardia.
- aux Enfers : Aiolia, Camus, Deathmask, Shaka, Shun, Thor, Mime, Sorrento, Kassa, Eaque, Minos, Pharaon, Sylphide, Kalista, Hadès et les autres spectres (et les morts aussi) + Regulus, Dégel, Manigoldo et Asmita.
Previously on "Nouvelle Menace" (ça sonne vraiment bien ! :p) :
Les chevaliers actuels font la connaissance des anciens, pendant que Shion et Dokho voient revenir à la vie leurs anciens compagnons d'armes. Le travail de recherche continuent pour en apprendre plus sur les nouveaux ennemis des sanctuaires. Poséidon parle un peu trop et la femme d'Hadès a un goût pour les pyjamas plus que douteux. Les anciens présents au sanctuaire font la connaissance de la nouvelle réincarnation de la déesse de la guerre, tandis que les certaines mauvaises habitudes de Rune refont surface. Kanon et Rhadamanthe concluent. Et Kalista et Phlégyas se font tuer par un ange.
L'ignorance préserve la peur
Rune se réveilla en hurlant de douleur. Shura et Rhadamanthe à ses côtés sursautèrent. Les yeux écarquillés, tremblant comme une feuille, le balrog se recroquevilla dans les draps du lit de l'infirmerie où il se trouvait. Le juge tenta de calmer son collègue mais il eut l'impression qu'il lui faisait peur car il se recroquevilla encore plus. Shura s'agenouilla devant le visage du Norvégien pour prendre sa tête entre ses mains et lui caresser les cheveux.
« - Ça va aller, Rune. Ne t'inquiète pas ! On reste avec toi ! Lui murmura-t-il. »
Les tremblements du spectre diminuèrent légèrement et il posa son regard dans celui de l'Espagnol.
« - Kalista... »
Le murmure du Norvégien fit l'effet d'un couteau planté dans le cœur de Shura. Là, il désirait vraiment tuer cette femme dont Rune avait murmuré le nom durant son sommeil. Jaloux, lui ? Pas du tout !
« - Elle n'est pas là, Rune. Elle est restée aux Enfers, tu te souviens ? Lui demanda doucement Rhadamanthe, désolé pour le capricorne.
- Je sais... Mais je ne sens plus sa présence auprès de moi...
- Quoi ? – Rhadamanthe fronça son mono-sourcil – Mais de quoi parles-tu ?
- Je ne sens plus sa présence, répéta doucement Rune.
- Rune, comment pouvais-tu sentir sa présence, comme tu dis ?
- C'est un effet secondaire de son « Hell's lullaby » : elle est reliée à la personne à qui elle lance cette attaque. C'est un peu comme de l'espionnage dans les deux sens car je pouvais ressentir également les sentiments qu'elle ressentait. Et là, je ne sens plus rien, comme si c'était vide. »
Le balrog leva les yeux pour pouvoir regarder le juge.
« - Il lui est arrivé quelque chose. »
Shura soupira bruyamment. Il ne voulait pas engueuler le spectre pour le dire d'arrêter de s'inquiéter (après tout, cette femme était une spectre et elle savait bien se débrouiller seule), mais il allait certainement lui faire peur. Mais pourquoi était-il tombé amoureux de lui ? Car c'était une personne merveilleuse, adorable, magnifique, cultivée,... Et en plus ses yeux étaient tout simplement sublimes. Et ses lèvres terriblement attirantes et douces. Et sa peau ressemblait à de la soie blanche. Et sa chevelure sentait affreusement bon. Et...
Et c'était quoi ça ? La porte de l'infirmerie venait de s'ouvrir dans un grincement sonore, mais ils ne virent personne entrer, et ce n'était pas non plus un courant d'air inexistant qui était responsable. Le capricorne se leva de sa chaise pour aller refermer cette porte qui venait de l'interrompre dans sa contemplation du beau spectre. Saleté de bout de bois ! Quand il posa sa main sur la poignée, il fut propulsé à l'autre bout de la pièce, aux pieds de Rhadamanthe qui appela son surplis...sans succès. Un ange. Rune avait eu le temps de leur parler de l'étrange pouvoir des destructeurs (d'ailleurs, Shion avait été bien étonné d'apprendre qu'il pouvait éteindre le cosmos de ses collègues et alliés), mais il avait encore du mal à l'accepter. Shura se redressa comme pour protéger le Norvégien de l'ange qui venait d'entrer dans la pièce. Norvégien qui se leva et se positionna en position d'attaque. Non mais, il était un guerrier aussi ! Il n'avait pas besoin qu'on le protège...enfin pas trop. Et flûte, il savait se débrouiller tout seul !
L'ange devant eux était grand, très grand, encore plus grand qu'Aldébaran. Il était musclé, mais sans que ça se voit trop. Il avait des cheveux mi-longs d'une belle couleur argent et ses grands yeux bleus clairs les hypnotisaient. Et son visage était magnifique, angélique...si ce n'est le sourire de pure sadisme qu'il affichait. Il était habillé d'une longue tunique blanche et tenait une double hache qui devait être aussi grande que la poitrine du chevalier du taureau. Ce n'était guère rassurant !
Rhadamanthe vit Rune tressaillir légèrement. Une hache. Aie ! S'ils ne devaient pas compter sur le balrog, ça allait faire un peu mal. La wyvern lança unGreatest Caution...avant de se souvenir qu'il ne pouvait pas utiliser sa cosmos-énergie. Oh qu'il détestait cette situation ! L'ange ria aux éclats, d'une grosse voix assez proche de celle du deuxième chevalier d'or. C'était perturbant de faire face à un Aldébaran avec des ailes et des cheveux blancs.
Shura, qui pouvait encore utiliser Excalibur sans son cosmos, leva le bras et s'apprêta à attaquer quand l'ex-serviteur de Dieu abattit sa hache sur eux.
« - J'ai faim !
- Et moi, j'ai sommeil ! Tais-toi !
- Mais alors lâche-moi pour que je me lève, que je mange et que je te laisse tranquille après.
- Non.
- ...euh...Pourquoi pas ?
- Parce-que je peux pas dormir sans toi. Donc si tu t'en vas, le sommeil me fuira également.
- Je suis pas une peluche !
- Mais bien sûr, mon chaton. Maintenant, dors !
- Kagaho, j'ai faim ! Et je ne dormirais pas le ventre vide.
- Et je ne vais pas te lâcher, Ceshire.
- On va avoir un problème alors.
- Pas si tu restes tranquille cette fois, mon cœur. Et puis, c'est pas bon pour ton régime si tu vas piller dans les cuisines du seigneur Poséidon.
- Mais il verra rien ! Et puis pourquoi je dois faire un régime ? Si tu me dis pour avoir le poil brillant, je te tue !
- C'est pour ton bien. Tu dois faire attention avec ton diabète.
- C'est trop pas juste !
- Mais non...
- ET ALLEZ-VOUS ENFIN FAIRE ATTENTION A MA PRÉSENCE, OUI OU NON ! Fit une voix provenant de l'entrée de la porte de la salle de bain.
Les cheveux de Ceshire se hérissèrent, comme des poils de chat, tirant un léger sourire à Kagaho, et il se mit immédiatement en position d'attaque, montrant les dents comme un félidé. Le bénou prit le temps de sortir de son lit, de mettre ses pantoufles aux pieds, de reboutonner convenablement son haut de pyjama et d'observer avec son éternel sourire inexistant l'intrus qui le dérangeait dans sa séance de taquinerie de son chaton. Un gars. Avec des cheveux blancs, courts, en épis. Et des ailes dans le dos. Et un sourire sadique et malfaisant sur le visage. Et une lance ou un truc dans le genre dans la main. Ça devait être un des destructeurs. Il avait l'air aussi de mauvaise humeur.
« - Je m'ennuie déjà à venir ici, sous l'eau, pour n'en trouver qu'un, ce n'est pas pour attendre gentiment que celui-ci finisse de se la couler douce et de faire des trucs dégoûtants avec son...compagnon. »
L'ange avait craché le dernier mot, dégoûté. Cela énerva énormément de l'Égyptien : déjà il ne comprenait pas pourquoi cet olibrius s'était incrusté dans leur chambre, à Ceshire et à lui, (enfin si, il savait parfaitement pourquoi). Mais en plus « pour en trouver un » ? Mais de quoi il parlait ? Il cherchait quoi au juste ? Il n'eut pas le temps de s'interroger plus que le gars lança sa lance, la pointe visant le cœur de son compagnon. Kagaho bouscula Ceshire, les faisant tomber tous les deux au sol. Il se releva immédiatement et se mit en position d'attaque, dévisageant l'ange qui les regardait avec mépris.
« - Les humains sont réellement des déchets. Et dire qu'on vous a pris en pitié durant tant d'années...mais maintenant c'est fini, vous allez enfin disparaître de cette terre. L'air sera purifié de votre souffle putride et le sol ne sera plus souillé de vos pas.
- Non, mais sérieusement, c'est quoi votre problème ? Hurla Kagaho, perdant son calme légendaire.
- L'espèce humaine ! Répondit du tac au tac la créature de dieu.
- Ça, j'avais compris. Moi, ce que je demande, c'est pourquoi vous vous acharnez sur nous ? Vous avez déjà failli tuer mon compagnon il y a deux jours, ça ne vous a pas suffi ?
- Il y a deux jours ? Je ne suis pas au courant...à moins que ce soit...
- Que ce soit quoi ?
- Tu me prends pour qui, humain ? Comme si j'allais te révéler des choses sur nous. Bon, je vais vous laisser alors. Je reprends ma lance et je m'en vais. Ainsi donc, ils ont encore décidé de nous mettre des bâtons dans les roues. C'est vraiment pénible ! »
Et sans rien ajouter, sous les yeux effarés et emplis d'incompréhension des deux spectres, il s'envola par la fenêtre.
« - Je crois qu'on devrait raconter ce qui vient de se passer aux autres, soupira Ceshire, grimaçant à cause d'un mal de crâne pointant le bout de son nez. »
Kagaho hocha la tête, soupirant également. Il avait vraiment besoin de sommeil.
Eaque dormait tranquillement sur le torse puissant et tout chaud de son amant. Après une journée de travail horriblement intense et une nuit d'amour passionnée, il pouvait se reposer tranquillement sur le corps de Minos. C'était terriblement agréable ! Il adorait ses moments où Minos n'était qu'à lui et rien qu'à lui tout seul, et non plus au seigneur Hadès ou à Rhadamanthe ou à Rune (heureusement que ces deux derniers étaient partis au sanctuaire). Bon d'accord, pour Hadès, c'était un peu plus compliqué...Mais bon, là n'était pas la question, il était bien là et il n'allait pas s'en plaindre. Et puis c'était si agréable de sentir la main du Norvégien lui caresser affectueusement ses cheveux. Il était vraiment bien là.
Minos souriait en observant son amant ronronner de plaisir quand ses doigts se promenaient sur son corps. Il connaissait les angoisses d'Eaque au sujet de leur relation, mais il ne savait pas quoi faire pour y remédier. Le garuda ne montrait jamais sa jalousie, mais Minos voyait toujours son regard malheureux à la moindre évocation de ses anciens amants. Il n'avait d'ailleurs pas été étonné quand Eaque avait insisté pour que Rune parte au sanctuaire. Son sourire s'agrandit encore quand il se souvint de la tête de son procureur quand son amant lui avait gentiment fait remarquer que s'il allait au sanctuaire, il pourrait au moins draguer son capricorne en paix, sans avoir son supérieur sur le dos, et lui il pourrait faire toutes les bêtises à faire à deux en amoureux avec le dit-supérieur sans avoir le procureur sur son dos. Le griffon embrassa sur le front son amour avec tendresse. Celui-ci lâcha un petit soupir de contentement.
Le garuda ouvrit les yeux subitement et se redressa, imité très vite par l'autre juge. Ce qu'ils avaient ressenti fut de très court instant, mais ça avait eu le temps de les avertir d'une attaque. Ils se rhabillèrent rapidement et sortirent de la chambre du griffon en courant, sonnant l'alarme pour que tout le monde soit réveillé (et tant pis pour ceux qui viennent de finir leur service). Des spectres mal-réveillés, très peu habillés et très grognons sortirent de leur chambre, parfois accompagnés parfois seul (ils furent d'ailleurs choqués quand ils virent Zélos et Markino se rhabiller en vitesse, sortant de la même chambre). Ils coururent aussi rapidement que possible et arrivèrent enfin dans la grande salle du trône du monde souterrain. Quand ils poussèrent la porte, ils découvrirent avec stupeur les chevaliers d'or, les deux guerriers d'Asgard et les deux marinas qui peinaient à retenir les coups de l'ange avec un sourire fou qui tentait de les assassiner. Ils ne purent rien faire quand la créature de dieu s'envola d'un coup d'aile et, bloquant leur cosmos, lança quatre poignards. Personne ne put rien faire quand le premier se planta dans la poitrine de Thor, le deuxième dans celle de Sylphide, le troisième dans celle de Minos et le dernier dans celle de Thanatos qui venait juste d'apparaître pour connaître l'andouille qui avait déclenché l'alarme et par la même occasion qui l'avait réveillé.
L'ange eut un sourire fou. Mission accomplie !
Krishna ne comprit pas tout de suite ce qui arriva. Il y a trente secondes, il dormait comme un bienheureux, et maintenant il avait manqué de se faire étrangler par un gars bizarre avec des ailes. L'ange serrait son cou avec tellement de force que sans Fenrir il serait déjà mort avec les vertèbres du cou brisées. Le guerrier d'Asgard, prévenu par son instinct animal, avait réagi immédiatement et avait ainsi sauvé le marina. Mais l'ange ne se laissa pas faire aussi facilement. Le poing de l'homme ailé se planta avec violence dans le ventre du guerrier d'epsilon qui vola à travers la pièce.
Le bruit réveilla bien sûr tout le monde, c'est pourquoi le serviteur de dieu se retrouva très vite encerclé. Il y en avait trois dans la pièce, mais il avait oublié ses poignards. C'était ennuyeux ! Qu'est-ce qu'il pouvait être tête en l'air parfois ! Bah, c'était pas trop grave. Il avait d'autres moyens de tuer ces gêneurs. Heureusement qu'il avait récupéré sa jolie lance dans le sanctuaire sous-marin ! Il allait bien travailler aujourd'hui. Et ces abrutis d'humains n'avaient toujours pas compris qu'ils ne pouvaient plus utiliser leur cosmos-énergie ! Ça allait être drôle...
L'ange sauta au-dessus de Baian et de Myu pour foncer sur Fenrir, toujours assis contre le mur, et le transpercer de son lance. Et de un. C'était trop facile ! Le suivant à recevoir cette lance fut Valentine, qui dévisagea son meurtrier avant de cracher du sang et rendre l'âme. Et le dernier dans la pièce à mourir fut ce maudit marina qui finalement ne lui avait pas survécu très longtemps. Les autres humains furent immobilisés pendant qu'il sortit de la pièce pour se diriger vers la chambre de la princesse Hilda de Polaris. Il y entra sans faire de bruit et s'avança vers le lit de la jeune femme. Il soupira avec délice quand sa lance se planta dans la poitrine de la princesse d'Asgard.
C'était trop facile ! La mission avait été accomplie avec succès. Il allait pouvoir retourn...
Mais que se passait-il ? Il avait de plus en plus chaud. Il étouffait. L'ange hurla quand le feu se propagea sur tout son corps. Ses cris se répercutèrent dans le vide. Tout autour de lui disparut. Mais il se consumait toujours.
Aspros et Saga contemplèrent le corps qui venait de s'effondrer devant eux. Tous observaient les deux aînés des gémeaux avec crainte et adoration à la fois. Ils n'avaient pas compris ce qui s'était passé. Ils avaient entendu une fenêtre se casser et puis les deux chevaliers d'or avaient lancé une illusion. Et heureusement car ils seraient certainement morts. Fenrir, Valentine et Krishna portèrent leurs mains où ils auraient dû trouver une blessure mortelle. Pourquoi juste eux ?
Je me précipitais sur Mime pour tenter de le retenir. Il avait vu Thor tomber et sa douleur avait failli le tuer à son tour. L'ange riait toujours. Et ça commençait sérieusement à me taper sur les nerfs ! Et visiblement sur ceux d'Angelo également. Il s'avança vers le milieu de la salle du trône et observa avec mépris la créature ailée.
« - Eh toi, descend de ton perchoir et viens te battre comme un homme !
- Déjà, je ne suis pas posé sur un perchoir comme un vulgaire oiseau. De deux, sois plus respectueux envers des êtres supérieurs, ça pourrait éventuellement augmenter ton espérance de vie. Et de trois, je ne suis pas de ton espèce et certainement pas un homme. Et puis, je ne bats pas contre les insectes.
- Es-tu lâche à ce point ? Très bien. Les destructeurs sont donc des traîtres...
- Si tu savais, sourit malicieusement le non-humain.
- ...et en plus ce sont des couillons qui se cachent à la première occasion derrière des excuses bidons. Quelle fierté ! »
L'ange perdit son sourire et se posa tranquillement au sol, face à Deathmask. La remarque de mon collègue avait touché sa cible comme une flèche, et la cible l'avait visiblement très mal pris. Je me suis demandé combien de temps ils allaient se regarder comme deux cow-boys dans un western. Ça sentait pas bon tout ça... C'est à ce moment-là qu'on voyait que, malgré sa grande gueule et ses manières, Angelo était malgré tout quelqu'un de très respectueux envers notre déesse : même sans cosmos, il n'allait pas se battre avec une arme. C'était certes courageux, mais légèrement...comment dire...suicidaire ?
« Tu pourrais au moins me soutenir ! ».
Il fallait vraiment que je trouve un moyen de lui fermer mes pensées ! Je confiai Mime à Aiolia et me plaçai au côté d'Angelo.
« Je n'en demandais pas tant quand même... »
« Si on survit, je te tue ! »
« Tant de gentillesse venant de ta part, je suis si touché. »
« C'est vraiment l'hôpital qui se fout de la charité ! »
« Mais non mais non ! »
L'ange leva son épée, se préparant à nous trancher en deux, quand quelqu'un le fit basculer et se mit à l'étrangler, sans qu'il puisse faire quelque chose. Mon collègue et moi observions Eaque avec stupeur, et surtout les larmes de rage qui coulaient le long de ses joues. Notre regard se posa ensuite sur Minos allongé à terre et de nouveau sur le garuda fou de rage et de douleur. On aurait pu tenter de l'arrêter, mais de un on avait pas vraiment envie de se faire massacrer et de de deux l'ange ne méritait que ça. Mais la personne qui venait d'entrer n'était pas tout à fait d'accord avec ça. Le seigneur Hadès se dirigea calmement vers son juge et posa une main compatissante sur son épaule, lui intimant ainsi d'arrêter. Le Népalais lâcha le cou de la créature de dieu à contrecœur, sous le regard amusé de celle-ci. Le dieu ramassa l'épée qui reposait à côté de son propriétaire et la plaça juste devant le cou de celui-ci, d'un air menaçant et toujours aussi calme.
« - Quel était ton but en venant ici ? Pourquoi juste certains de mes spectres ? Et pourquoi ceux-là en particulier ? »
Le silence seul répondit au maître des Enfers.
« - Très bien. Tu as choisi ton destin. »
Et il planta la lame dans le cou de l'ange.
« -Eaque, ton comportement est indigne d'un juge des Enfers. La prochaine fois, contiens-toi !
- Mais...
- Minos va bien. Je lui ai retiré le poignard et à part une cicatrice il n'aura aucune séquelle. »
Il ne fallut pas le dire deux fois au garuda qui fonça dans les bras de son amant qui avait ouvert les yeux, regardant autour de lui d'un air perdu. Sylphide, Thor et Thanatos le remercièrent d'un mouvement de la tête pour l'Asgardien et en posant un genou à terre pour le spectre et le dieu de la mort.
« - Messieurs, vérifiez s'il ne manque personne ! Ordonna le maitre des enfers à ses homme. Quant à vous – Hadès s'était tourné vers tous les chevaliers d'or, les marinas et les guerriers divins, ainsi que ses deux juges – suivez-moi dans mon bureau. J'ai à vous parler. »
Laissant le corps de l'ange au milieu de sa salle du trône (Perséphone qui trouvait sa salle peu décorée, voilà un apport personnel qui donnait une note joyeuse à cette pièce sobre), il ouvrit la marche et nous fûmes obligé de le suivre dans une grande pièce...remplie de fleurs et de photos encadrée de cœurs. Nous retînmes avec beaucoup de difficultés le fou rire qui nous montait à la gorge. Même les deux juges regardaient avec effarement et amusement la décoration de bureau de leur maître. Le seigneur des enfers s'assit sur un fauteuil noir et soupira en bougeant un vase emplis de roses de noël.
« - Ne faites pas attention à la déco, c'est ma chère et tendre épouse qui trouvait qu'il n'y avait pas assez de couleurs dans cette pièce. Bon soit, que s'est-il passé ?
- Quand nous sommes sortis des archives, commença Angelo, Sylphide et Pharaon ont voulu nous reconduire dans nos chambres, de peur qu'on se perde, mais le clebs et le chat ont senti quelque chose. Donc nous leur avons couru après et nous sommes tombés sur cet espèce de psychopathe qui essayait de trouver un objet dans la salle du trône, on ne sait toujours pas quoi d'ailleurs, et quand un de vos spectre lui a gentiment demandé ce qu'il faisait là, il nous a attaqué. Et après, les autres sont arrivés et vous l'avez tué.
- En résumé, c'est cela ! Fis-je en foudroyant du regard mon collègue (il était d'une délicatesse, celui-là).
- Monseigneur, savez-vous pourquoi il s'en est juste pris à Thor, Sylphide, le seigneur Thanathos et moi ? Demanda Minos, encore un peu secoué par tout ça.
- Je n'en ai absolument aucune idée. Mais je crois savoir ce qu'il cherchait... »
Il se pencha sur un tiroir de son bureau qu'il ouvrit et en sortit une très vieille clé rouillée qu'il nous montra avec un mine dégoûtée (il avait toujours détesté la poussière). Thanathos pâlit, suivi de près par les deux juges. Les deux autres spectres froncèrent les sourcils, ne se souvenant pas de cet objet.
« - C'est la clé de la prison des Titans ! Fit Hadès pour nous éclairer sur cet objet.
- Vous...vous croyez réellement qu'il désirait les libérer ? Demanda Eaque, encore plus pâle que son amant.
- Pourquoi pas ? Les Titans nous détestent tellement qu'ils seraient capables de s'allier au destructeurs. Et puis, si je me souviens bien, Minos avait signalé un problème dans le Tartare, près de leur prison justement.
- C'est exact. Et j'ai demandé à... »
On toqua à la porte. Yvan du Troll entra, la tête basse. Il posa un genou à terre, demandant la permission à son seigneur de parler.
« - On a compté, Monseigneur, et il manque deux spectres à l'appel.
- Qui est-ce ?
- Phlégyas du lycaon et Kalista de l'amazone. »
Minos pâlit. Je dus de me retenir à Camus pour ne pas faire un malaise. C'était eux qui avaient été envoyés dans le Tartare.
« - Trouvez-les ! Fit le dieu, légèrement paniqué. »
A naoidhean bhig, cluinn mo ghuth
Mise ri d' thaobh, O mhaighdean bhan
Ar righinn oig, fas as faic
Do thir, dileas Fein
A ghrian a's a ghealaich, stuir sinn
Gu uair ar cliu 's ar gloire
Naoidhean bhig, ar righinn go
Mhaighdean uashaill bhan (1)
Tant de souvenirs dans cette chanson... J'aurais aimé ne plus m'en rappeler. Ça fait tellement mal...
Rune ne comprenait pas ce qu'on lui voulait. Il avait mal à la tête. Ces bruits étaient horribles. Il tentait de plaquer ses mains sur ses oreilles, pour entendre moins fort, mais il n'y arrivait pas. On aurait dit que quelqu'un lui retenait les mains. Mais il ne voyait pas qui. Pourtant, il pouvait remarquer qu'il y avait beaucoup de mouvement devant lui. Et il avait envie de vomir. Il ne savait pas pourquoi, mais il ne se sentait pas bien. Il ne savait plus bouger non plus. Il ne se sentait pas bien...
Shion examinait le balrog. Il n'avait rien mais il était dans une sorte de transe. Ses mains tremblaient légèrement, ses pupilles réagissaient peu à la lumière... C'était étrange.
Rhadamanthe se faisait bander la main en sang par Kanon.
Shura se tenait derrière lui, inquiet pour le balrog. D'ailleurs, il allait devoir avoir une petite discussion avec le capricorne...pour savoir où il en était avec le Norvégien. Parfois, dans leurs réactions, ils ressemblaient à un couple, d'autres fois, c'en était très loin.
Et maintenant, il avait mal la tête. C'était vraiment pénible.
Le Grand Pope observa l'état de la pièce autour de lui. C'était un véritable carnage ! Surtout pour les femmes de ménage en fait. Il y avait du sang partout et des...restes (appelons ça comme ça) éparpillés dans plus ou moins toute cette partie de l'infirmerie. C'était sale et ça lui donnait la nausée. Mais l'ange n'avait eu que ce qu'il méritait : ils avaient retrouvé le corps d'Ichi, le seigneur Cristal avait dû être plongé dans un coma artificielle pour le soulager de la douleur de ses blessures et Sorrento avait une grave blessure à l'abdomen qu'il avait soigné à temps. Et si Rune ne lui avait pas réglé son compte, l'ange lui aurait certainement fait subir le même sort, ainsi que Rhadamanthe et Shura (quoique son instinct lui disait que le balrog était bien plus en danger que les deux autres, mais s'il pouvait savoir pourquoi...). L'Atlante ne serait guère étonné si on lui disait maintenant que le balrog avait pulvérisé l'ancienne créature de dieu, enfin ce qui en restait. Et oui, pulvériser est le mot juste. Parce-qu'à part une jambe et quelques morceaux part-ci part-là, il n'en restait plus grand chose. Il eut un haut les chœurs. C'était tout simplement dégoûtant !
Shura soupira en s'asseyant sur une chaise. Il n'avait jamais été aussi dégoûté de sa vie, même quand il avait dû assassiner Aiolos. Même sans son fouet, Rune était un véritable boucher (Shun et Seiya leur avait raconté comment le balrog avait fait exploser Markino) ! Quand l'ange avait abattu sa hache sur eux, Shura avait protégé du mieux qu'il avait pu le balrog, mais l'Espagnol avait été légèrement blessé. C'est là que les yeux du Norvégien avait changé et qu'il avait sauté sur l'homme ailé pour – le capricorne déglutit – l'étrangler et le démembrer. Il avait même un peu blessé son supérieur quand celui-ci avait tenté de l'arrêter. Et après il avait murmuré quelque chose de complètement incompréhensible avant de tomber à genoux et dans son mutisme. Et là, Shura ne savait pas quoi faire maintenant. Oui, il était toujours amoureux de Rune, mais il n'arrivait toujours pas à le comprendre. Il ne savait pas quoi faire...
« - Dis-lui que tu l'aimes ! »
Shura sursauta. Il regarda autour de lui, mais personne n'avait bougé. Et puis, c'était la voix d'une femme.
« - Dis-lui que tu l'aimes et que tu seras à ses côtés dans n'importe quelle situation. Ne le juge pas, il voulait juste te protéger. Il t'aime véritablement.
- Qui êtes-vous ? Murmura l'Espagnol.
- Plus personne maintenant. S'il te plaît, veille sur lui et aime-le, c'est tout ce que je te demande.
- D'accord. Mais comment puis-je faire pour le sortir de son mutisme ? Fit Shura, toujours aussi bas que possible, pour ne pas que les autres l'entendent.
- ...Euh...Bonne question. Mais je crois que si tu l'embrassais, je suis quasi sûre que tu vas le faire réagir... »
Le gardien du dixième temple rougit. Elle plaisantait celle-là ou pas ? Il pouvait encore entendre le doux rire dans cette voix. Était-elle réellement sérieuse ? Enfin, ce n'est pas qu'il n'en avait pas envie, loin de là, mais est-ce que le jeune spectre allait être d'accord ? « De toute façon, dans l'état où il est, je ne crois pas qu'il va râler...et puis, ce n'est pas comme s'il allait se plaindre que tu l'embrasses alors qu'il attend ça depuis très longtemps ! » Et cette voix était réellement flippante !
Shura prit une grande inspiration et se leva pour se diriger vers le Grand Pope. Il le poussa légèrement pour pouvoir s'agenouiller devant le balrog. Et sous le regard étonné de toutes les personnes présentes dans l'infirmerie, le capricorne prit le visage de Rune entre ses mains et ses lèvres rencontrèrent leurs jumelles sucrées. Le Norvégien cligna des yeux...et il s'aperçut de la situation. Ses joues prirent une jolie couleur cramoisie mais il ne se dégagea pas pour autant. Shura mit fin au baiser et regarda droit dans les yeux le jeune homme.
« - Je t'aime ! »
Le spectre soupira de plaisir. Shura lui avait dit. Il se recroquevilla dans les bras et contre le torse chaud du capricorne. Il lui murmura un « moi aussi » timide en entourant de ses bras le cou de l'homme qu'il aime. L'Espagnol prit le jeune homme dans ses bras et le souleva en disant qu'il allait s'en occuper. Il sortit de l'infirmerie sous le regard attendri de Shion. Celui-ci soupira. Encore un nouveau couple. Il regarda dans la direction de Kanon et Rhadamanthe. Ce dernier se faisait caresser la joue par l'ancien dragon des mers, sans faire attention aux regards attendris de leurs collègues. Et en plus, il y avait Aioros qui avait demandé Seika en mariage... Il soupira encore une fois. Il allait être débordé après cette guerre.
« - Ils sont mignons !
- N'est-ce pas ! Maintenant, j'attends le jour où tu vas me présenter mon futur gendre, M... »
Shion sursauta. Il avait... Il se tourna doucement vers la provenance de la voix qui lui avait parlé.
« - Mü...tu es vivant ? »
Le bélier sourit.
Shura, toujours Rune dans les bras, ses lèvres dévorant leurs jumelles, arriva enfin dans son temple. Il entra dans son appartement et ferma la porte à clé. Il posa son futur amant sur ses pieds et tenta de se diriger vers sa chambre, le balrog toujours collé à lui.
Se déshabillant, enfin essayant de se déshabiller car ses mains tremblaient d'excitation, Shura finit par tomber à terre, sur son tapis de salon, juste devant sa cheminée et heureusement juste à côté de sa table de salon, Rune se retrouvant au-dessus de lui. Le balrog, installé à califourchon sur le bassin de l'Espagnol, lui sourit en lui enlevant sa chemise de manière langoureuse, en faisant bien attention de bien effleurer les muscles du bel Hildago. Le capricorne frémit sous les douces et insistantes caressantes des mains glacées de son futur amant, ainsi que sous le regard pétillant de ce dernier. Il était beau quand il souriait, son spectre.
Le torse du capricorne dénudé, le balrog se pencha pour effleurer de ses lèvres la peau douce de son beau chevalier et finit par emprisonner un de ses tétons et jouer avec. Shura gémit. Les lèvres du balrog, comme le reste de son corps, étaient glacées. Et cela contre le corps bouillant du capricorne ne faisait qu'augmenter son excitation. L'Espagnol leva ses mains tremblantes et enleva la chemise foncée du balrog. Sa peau était aussi blanche que ces cheveux, ce qui faisait encore plus ressortir ses yeux mauves.
Il sentit le jeune spectre descendre plus bas, sur son nombril. Il se retint avec difficulté de rire quand il sentit la langue du Norvégien jouer avec.
« - Chatouilleux ? Demanda Rune, un petit sourire aux lèvres.
- Pas du tout ! Fit le chevalier en se mordant les lèvres.
- Menteur ! Rit doucement le balrog en continuant cette petite torture. »
Shura laissa échapper un petit cri quand il sentit son cadet le mordre un peu. Il s'accrocha aux épaules de son balrog et redescendit pour le caresser...et c'est là qu'il sentit des creux et des cicatrices dans le dos de son amour. Rune se redressa doucement et le regarda avec un regard et un sourire résignés. Il se dégagea du torse de son ainé et se tourna pour que le capricorne voit son dos. Shura déglutit quand il vit le dos meurtri, empli de cicatrices horribles et énormes. La peau, à certains endroits, ne s'était pas reconstituée correctement et cela laissait paraître des creux rosés un peu partout sur le dos. Ça ressemblait à des marques faites à l'arme blanche.
« - C'était avec une hache, précisa le Norvégien, devinant avec aise les pensées du capricorne. »
Shura tressaillit. Cela expliquait pourquoi le balrog avait été paralysé quand l'ange avait abattu sa hache sur eux. Rune se retourna vers lui et se pencha pour embrasser son cou et recommencer à descendre sur le corps de l'Espagnol. Celui-ci l'entendit murmurer : « S'il te plait, laisse ton dégoût de côté pour l'instant et attends avant de me jeter. » qui lui fit mal au cœur. Il le serra contre lui et remonta son visage jusqu'à ses lèvres. Il l'embrassa avec tendresse et inversa leur position afin de se retrouver au-dessus de lui. Le balrog grimaça légèrement, mais regarda le capricorne avec beaucoup de tendresse.
« - Tu sais, d'habitude, je dois me battre pour qu'on ne me prenne pas. Même si je finis toujours par perdre après. Mais cette fois, je veux bien me laisser faire. Ne me fais pas trop mal, s'il te plait, c'est tout ce que je te demande.
- Ce n'était absolument pas mon intention ! L'embrassa Shura sur la fossette. »
Sa bouche descendit doucement le long du cou de son amant, pour ensuite embrasser, mordiller, goûter la clavicule de son cadet. Il passa au torse du balrog, sous les petits soupirs de plaisir de celui-ci. Il emprisonna un de ses tétons entre ses lèvres, jouant avec celui-ci, encouragé par les gémissements du Norvégien. Il descendit encore plus bas, léchant et mordillant l'adorable petit nombril sous son nez et commença à déboutonner le jeans de Rune. Il lui enleva son pantalon, ainsi que son caleçon noir, et donna un petit coup de langue sur la virilité dressée du jeune homme. Celui-ci cria. Shura eut un petit sourire narquois envers le jeune homme qui lui passa la langue. Le chevalier rit doucement et recommença à s'occuper du sexe du spectre.
Les gémissements augmentèrent de volume pour finir par devenir des cris de plaisir, surtout quand le capricorne finit par le prendre totalement en bouche. Il entama un mouvement de va-et-vient, ce qui fit se cambrer son amant. Rune finit par se libérer dans la bouche de l'Espagnol, qui ne put s'empêcher de recracher la semence. Il n'avait jamais aimé ça et il n'allait pas se forcer au risque d'être dégoûté. Il s'excusa auprès du spectre, mais celui-ci l'embrassa tendrement, lui assurant en souriant que ce n'était pas grave.
Il lui reprit les lèvres avec encore plus de passion, tout en commençant à introduire un premier doigt dans l'intimité du balrog. Celui-ci grimaça et se mordit les lèvres, pour éviter de crier. C'était toujours très désagréable au début, mais il s'y habituerait. Il sentit le doigt de son amant bouger à l'intérieur de lui et l'introduction d'un deuxième gêneur. Cette fois, Rune laissa échapper un gémissement de déplaisir. Ça lui faisait mal. Mais il devait mordre son frein car il savait qu'avec Shura il ressentirait du plaisir après un moment. Un mouvement de ciseau en lui le fit crier et se cambrer. Il ferma les yeux. Il savait que le capricorne faisait ça pour éviter qu'il n'ait pas mal demain (jamais Minos ou Myu n'avait pris autant soin de lui durant leurs ébats, surtout Myu d'ailleurs), mais c'était trop désagréable. Shura allait introduire un troisième doigt mais le Norvégien l'en empêcha.
« - Je préfères que tu viennes en moi maintenant.
- Tu es sûr ?
- Absolument certain. »
L'Espagnol lui embrassa la tempe avec tendresse tout en le pénétrant doucement, sous le cri de douleur de Rune. Il avait l'impression d'être écartelé. Shura le caressa et l'embrassa, pour tenter de lui faire oublier cette douleur. Le balrog s'accrocha au cou du chevalier d'or et celui-ci put sentir les joues mouillées de son amant quand il posa sa tête contre son cou.
« - Je savais que ce n'était pas une bonne idée, je vais me retir...
- Non ! »
Le cri de Rune le fit sursauter. Le balrog le regarda dans les yeux et Shura se sentit fondre. Il ne pouvait pas résister. Il l'embrassa avec passion et avidité et commença ses mouvements de va-et-vient. Le Norvégien hurla de plaisir. Il enroula ses jambes autour du bassin du capricorne. Ses hurlements de plaisir augmentèrent de volume lorsque l'Hildago augmenta la cadence et la puissance de ses coups de reins. Il prit le sexe dressé du spectre pour commencer à le caresser en sentant qu'il allait bientôt se libérer. Dans un cri de plaisir commun, ils jouirent en même temps. Shura s'effondra sur Rune, en prenant ses lèvres avec tendresse et douceur, lui écartant les jambes pour éviter de le blesser.
« - Tu vas me jeter maintenant ? Demanda Rune, d'une toute petite voix.
- Certainement pas. Je t'ai enfin avoué mon amour, je t'ai aimé et je te garderai jusqu'à la mort, et bien au-delà. Je ne laisserai personne te prendre à moi, tu m'entends. »
Le spectre l'embrassa en souriant. C'est vrai ? Le capricorne voulait bien l'aimer, avec ses défauts et ses torts ? Les mains du capricorne lui caressant le dos, il commençait à somnoler. Il frissonna. Il ne faisait pas très chaud malgré tout dans le dixième temple. Il sentit Shura se tourner légèrement pour prendre du bois et le mettre dans la cheminée, en faisant juste attention de ne pas trop déranger Rune. Il alluma le feu grâce à son cosmos et se rallongea correctement, serrant le balrog contre lui, l'embrassant avec tendresse.
Il ne lui restait plus qu'à le convaincre qu'il l'aimait réellement, qu'il n'allait pas le quitter à la première occasion, de ne plus tenter de se suicider, et enfin d'habiter avec lui... Quel programme chargé !
Comment allez-vous, ma douce amie ?
J'ai la vague impression que votre beauté augmente de jour en jour.
Vous êtes aussi resplendissante que la lune.
Vous êtes aussi brillante que le soleil.
Vous êtes aussi éclatante qu'un ciel étoilé.
Vous êtes juste...superbe.
Même quand vous êtes recouverte du sang de vos ennemis.
Même quand vous arrachez le cœur votre voisin.
Même quand vous êtes couchée parmi les cadavres putrides qui vous entourent.
Que vous êtes jolie, ma douce et tendre folie...
Minos entra dans le tunnel qui menait à la prison des Titans. Il fit quelques pas avant de se retourner, sentant que personne ne le suivait. Ses spectres n'osaient pas poser un pied dans cet endroit maudit. Le juge souffla pour se calmer, se pinçant l'arrête du nez en même temps. Bandes de trouillards !
« - Vous comptez enfin franchir le passage ? Ou je dois encore attendre trois milles ans ? Je ne voudrais pas être pessimiste du tout, loin de moi cette idée, mais si jamais vos deux collègues sont à l'article de la mort et qu'ils attendent de l'aide, je crois qu'on peut tout de suite leur envoyer un papillon de Myu pour leur signifier que vous êtes de gros trouillards et que vous ne voulez pas leur venir en aide. Je suis sûr que ça leur ferait chaud au cœur, railla le Norvégien. »
Les spectres se tortillèrent, gênés. Mais c'était trop effrayant, le Tartare ! L'ancien roi de Crête leva les yeux au ciel... au plafond plutôt, et se remit à marcher. Après un quart d'heure à ce rythme, il arriva près du lac de feu, là où les âmes des personnes violentes subissaient leur châtiment dans les cris de douleur. Bon, pour l'instant, aucune trace de l'amazone et du lycaon. Ce n'était guère rassurant. Et bizarrement dans ces moments-là, il avait tout le temps un fou rire qui lui montait à la gorge. Là, maintenant, il se retenait avec beaucoup de difficulté d'éclater de rire. C'était horriblement dur de...
Toute envie de rire disparut en un clin d'œil. Un peu plus bas, sur une roche qui menaçait de tomber dans la lave, il vit une petite silhouette noire qui n'avait pas l'air dans un bon état. Le juge vola jusque là et prit délicatement dans ses bras le corps meurtri de Phlégyas. Il vola jusqu'à la rive du lac de lave et déposa le spectre au sol. Il était mort depuis au moins quatre heures. Le juge regarda sa montre. Vingt-trois heures trente. Donc, s'il comptait bien, il a été assassiné à environ dix-neuf heures trente. Juste après l'avoir envoyé dans le Tartare. Minos culpabilisait maintenant. Mais bon, ce n'était pas vraiment le moment. Il fallait qu'il retrouve la deuxième portée disparue. Visiblement, elle ne se trouvait pas près de son collègue (ça aurait été trop facile...dommage !). Donc la question en or du jour (ou de la nuit pour celui qui voulait chipoter) était où était passée Kalista ?
« Minos ? »
« Oui, Eaque ? »
« Tu as trouvé Phlégyas ? »
« Oui... Comment sais-tu que j'ai retrouvé Phlégyas ? »
« Je ne savais pas que tu l'avais retrouvé. Je t'ai justement demandé si tu l'avais retrouvé, au cas où tu n'aurais pas encore remarqué. »
« Non, ça j'avais compris. Mais pourquoi ne pas m'avoir demandé si j'avais retrouvé Phlégyas et Kalista ? »
« Parce-qu'on vient de la retrouver. Morte. »
Minos baissa la tête sur le corps du spectre sous ses ordres et le prit dans ses bras. Il savait que leur seigneur allait les faire revenir à la vie, mais ça lui faisait toujours mal de voir les mines perdues de ceux qui venaient de ressusciter. Sans parler du fait que ça ne se passait toujours pas aussi bien qu'on le disait...
« Où ? »
« Pardon ? »
« Où l'avez-vous retrouvée ? »
« Charon a senti une gêne quand il est revenu de son exploration des rives de l'Achéron. Il n'avait pas vu une seule âme qui a essayé de le faire tomber de sa barque. Après, il a remarqué qu'elles venaient vers lui pour lui apporter quelque chose. Et enfin, elles ont lancé le corps de Kalista sur sa barque et il est venu vite la ramener. »
« Comment se fait-il que les âmes du fleuve l'aient ramenée ? »
« Cette question, on se la posera plus tard. Là, il faut se dépêcher de les amener au Seigneur Hadès. »
« J'arrive. »
Il courut vers la salle du trône, le corps de son subordonné dans les bras, quittant cet endroit lugubre qui le faisait moins rire tout à coup.
Charon et Eaque venait d'arriver avec le corps de Kalista. Je sentis mon cœur se serrer brusquement dans ma poitrine. Ça me faisait mal de la voir dans cet état. Elle était trempée. Elle était bleue de partout (sauf ses cheveux). Ses yeux étaient ouverts et vides. Et sa gorge... J'eus un haut les chœurs ! J'étais pourtant habitué aux horreurs de la guerre, mais là...il s'agissait de ma...sœur. Je sentis une main se poser sur mon épaule. Sérieusement, le Deathmask en mode gentil et prévenant faisait aussi peur que le psychopathe ! Je le vis lever les yeux au plafond.
Minos arriva enfin et il déposa délicatement le corps de Phlégyas à côté de celui de ma sœur d'adoption. Hadès s'avança vers eux, constatant avec tristesse l'état de ses deux spectres. Il s'agenouilla entre les deux et commença par soigner leur blessure. Le cosmos du maitre des Enfers s'éleva dans la salle et engloba les deux morts. Je pouvais ressentir à quel point sa cosmos-énergie pouvait être chaleureuse et bienveillante, emplie de tendresse pour tous ses spectres. Sylphide ne me mentait donc pas quand il disait que leur seigneur les considérait comme ses enfants.
Enfin, Hadès appela les âmes de Kalista et de Phlégyas, leur ordonnant de regagner leur corps...mais rien ne se passa. Le dieu réintégra son ordre, mais encore une fois les deux morts ne revinrent pas à la vie.
« - Monseigneur...
- Eaque, tais-toi ! Lui ordonna un peu vivement la divinité. J'essaie de me concentrer...mais même comme ça, ça ne marche pas !
- Mais comment est-ce possible ? Murmura Angelo pour lui-même. Les âmes doivent automatiquement se trouver aux Enfers. Et là, elles ne reviennent pas. Ce n'est absolument pas normal...
- Sans blague ! Railla Minos.
- Bon, les enfants, je crois avoir trouvé le problème... Leurs âmes ne sont pas dans les Enfers.
- Attendez, Seigneur Hadès, vous voulez dire que...qu'elles auraient traversé l'Achéron ? Fit Eaque.
- Je ne vois pas d'autres explications. Ces deux-là ne sont dans aucune des prisons, ni à Elysion, ni dans le tribunal...nul part en fait. Ce qui veut dire qu'ils ne sont plus ici.
- Alors on va avoir un sérieux problème...
- Effectivement, si on ne retrouve pas leurs âmes dans les prochaines vingt-quatre heures, plus jamais le spectre du lycaon et le spectre de l'amazone ne se réincarneront.
- Attendez...c'est grave à ce point ? Demanda Shun (c'est bizarre ! On ne le voit plus jamais lui).
- Oui, puisque l'âme du spectre et l'âme de sa réincarnation fusionnent à chacun de mes retours. Donc, si Kalista et Phlégyas ne retrouvent pas leurs âmes rapidement, elles vont désagréger dans la nature avec celles de mes spectres.
- On est vraiment mal, là ! Remarqua Sylphide.
- Il y a un moyen, mais...on sait tous que c'est dangereux ! Fit Minos.
- Mais nous n'avons pas le choix ! Murmura le dieu. Il faut que le pisteur les cherche...en sachant que vous pourrez être détruit si jamais il perd le contrôle... »
à suivre
(1) paroles de Noble Maiden Fair (A Mhaighdean Bhan Uasal), chanson provenant du film d'animation "Rebelle"
Ainsi se termine ce chapitre sept... Qui a dit sadique ?
Soit, j'espère que ça vous a plu :D
A la prochaine.
Bisous-chocolats
Black ;)
