Résumé : Voldemort n'est plus, Harry l'a vaincu. Mais à quel prix ? Hermione est plongée dans le coma, victime d'une magie dont il ignore tout. Cependant, contre toute attente, un jeune sorcier bien particulier semble pouvoir lui venir en aide. Harry va alors découvrir le dernier secret qui entoure sa famille... #résumépourri !
Statut : En cours d'écriture.
Pairing : Drago et Hermione. Bah ouais, ils sont trop mignons, tous les deux !
Raiting : M, parce que je préfère prévenir que guérir... S'il y a besoin de changer par la suite, on verra. Pour le moment, je laisse comme ça.
Genre : Romance, évidemment. Famille, c'est le nœud de l'histoire. Et aussi un peu de suspense, parce que je suis sadique et que vous aimez ça !
Disclaimer : L'univers et les personnages appartiennent à sa Majesté JKR Rowling. Seul l'histoire rocambolesque sort de mon esprit, et des personnages qui n'en font qu'à leur tête...
Note d'Auteur : Salut tout le monde ! Me voici de retour avec la suite des événements, toujours du point de vue de Ron. On va en apprendre un peu plus sur les autres personnages... J'espère que ce genre de "prologue" ne vous paraît pas trop long. J'ai besoin de mettre un peu l'ambiance, placer le contexte et tout ça... Enfin voilà. J'espère vraiment que ce chapitre va vous plaire.
Mais avant ça... Oui oui, les réponses aux reviews !
Maraille : Salut et bienvenue à toi ! Je suis contente de t'avoir fait découvrir cette théorie. Moi aussi j'ai lu beaucoup d'article dessus, sur beaucoup de forum. Encore plus quand j'ai décidé d'écrire une fiction là dessus, pour pouvoir me renseigner et m'imprégner à fond de toute la théorie et monter une explication plausible. Je suis contente que ça te plaise. Pour moi, depuis que j'ai découvert le Lien Fraternel, je ne peux pas imaginer autre chose. A mes yeux, Hermione est la sœur d'Harry. Y'a pas d'autre explications, même si JKR n'a encore rien affirmé, aha ! Oui, Ron est condamné. Tu as soulevé un point intéressant auquel je n'avais pas pensé. Si j'avais su, j'aurais parlé dans le chapitre précédent de cette fameuse greffe de foie, et expliquer que non, il ne peut pas, parce qu'il devrait alors subir un examen psychologique visant à assurer qu'il ne retombera jamais dans ses démons, afin de ne pas détruire ce nouveau foie tout propre qu'on lui offrirait. Et comme l'examen psychologique serait assez long à faire (bah ouais, on juge pas la psychologie d'un mec en deux séances !) et qu'il ne lui reste déjà pas beaucoup de temps... Enfin voilà, c'est trop tard quoi. J'espère que cette explication te semble logique et acceptable. Après coup, je regrette vraiment de ne pas l'avoir inclue dans le chapitre précédent... Comme quoi, j'ai pas pensé à tout... En suite, oui, Severus est en vie, je ne pouvais vraiment pas le faire mourir. Pas possible. La réaction des gens face au nouveau statut d'Hermione, je vais l'inclure très prochainement via de petits flashbacks (dans deux ou trois chapitres). Ron est au courant (il va d'ailleurs en parler très rapidement dans ce chapitre) mais pareille que pour les autres, ont saura sa réaction exacte dans les flashback d'ici peu. Voilà, une longue réponse pour une petite review. Mais j'ai toujours plein de choses à dire de toute façon, aha ! En tout cas, j'espère que la suite te plaira tout autant !
Scpotter : Bienvenue à toi ! Je suis contente que cette histoire te plaise et j'espère que ça continuera !
Swangranger : Aaaah merci ! Tu m'enlève un poids des épaules. J'avais peur de ne pas avoir suffisamment décrit ce que ressent Ron, parce que je l'imagine vraiment complexe et déchiré. Mais je voulais pas non plus faire dans la redondance et me répéter sans arrêt... Trois chapitres qui disent la même chose mais formulée autrement, c'est chiant. Donc je suis contente que ça te plaise, et j'espère que ce chapitre sera aussi à la hauteur !
Sur ce, je vous souhaite à tous une très bonne lecture !
Dabisous !
YumiKate
Le Poids du Silence
Chapitre 7 : Retrouvailles
Lundi 2 Mai 1999 - Fin d'après-midi / Début de soirée.
Lorsqu'il arriva près du ministère, Ron s'engouffra rapidement dans un petit café et fonça aux toilettes, refermant soigneusement la porte derrière lui. Il s'observa longuement dans le miroir, écœuré par l'image qu'il renvoyait, puis il pointa sa baguette sur son propre visage et se concentra sur sa tâche. Une fois qu'il fut satisfait du résultat, il sourit et sortit du bar, sans se soucier du regard surpris du patron.
Quelques minutes plus tard, il entra dans la salle de bal du ministère de la magie, inquiet, angoissé, anxieux même…
Il se força presque à sourire aux quelques personnes qu'il croisait. Beaucoup de sorciers lui étaient inconnus, d'autres lui disaient vaguement quelque chose. Pour la plupart, il les avait oublié, comme presque tout ce qu'il s'était efforcé de tenir loin de sa mémoire à coup d'hydromel et de whisky pur feu. Il secoua la tête afin de chasser ses démons, et retint son souffle en passant près du buffet. Inutile de tenter le diable…
Au bout de quelques minutes, une jeune fille le bouscula involontairement. Il se retourna, dans le but de l'incendier pour sa maladresse, et se figea. La rouquine lui sourit avec gêne :
- Désolée, je ne voulais pas vous bousculer, j'ai trébuché.
Ron hocha la tête, incapable de prononcer le moindre mot. Parce que là, à moins d'un mètre de lui, se tenait Ginny Weasley, sa sœur, plus magnifique que jamais dans sa robe fourreau bleu nuit. Elle n'avait pas changé, si ce n'est qu'elle ressemblait plus à une femme qu'à une jeune fille de presque 18 ans. Le roux déglutit difficilement et sentit son cœur battre la chamade tandis qu'il cherchait ses mots. Il ne s'était pas attendu à se retrouver face à elle aussi rapidement.
Ginny l'observait avec inquiétude, ce qu'il ne comprit pas tout de suite. Puis il soupira de soulagement lorsque la jeune fille demanda enfin :
- Est-ce vous allez bien ? Vous avez l'air d'avoir vu un fantôme…
Ron sourit. Oui, il avait bel et bien vu un fantôme, l'un de son passé. Il secoua la tête pour remettre ses idées en place. Ginny ne pouvait pas le reconnaître, grâce aux sortilèges qu'il s'était lancés afin de changer son apparence, comme lors du cambriolage de la banque, un an plus tôt… Déjà un an…
- Oui oui, tout va bien. Désolé, je suis un peu impressionné d'être ici. Je m'appelle Louis Dupont, et vous ?
La jeune fille lui serra la main en souriant :
- Enchantée, je suis Ginny Weasley. C'est la première fois que vous venez au ministère de la magie ?
Ron hocha la tête, légèrement embarrassé à l'idée de lui mentir, tant sur son identité que sur sa réponse. Il rebondit néanmoins sur une autre question :
- Weasley, comme Ronald Weasley ? L'ami d'Harry Potter ?
Une ombre passa rapidement sur le visage de la rouquine qui se reprit et sourit :
- Oui, c'est mon grand frère. Mais n'espérez pas le voir ce soir, il fait le tour du monde en solitaire.
- Ah bon ? Il voyage beaucoup ?
Ginny afficha un sourire ému qui n'atteint pourtant pas ses yeux :
- Oui, actuellement, il est au Japon, je crois. Il profite de sa liberté.
- Et il a bien raison, si vous voulez mon avis. Mais vous, dites moi, vous n'êtes pas à Poudlard ? Vous devriez réviser pour vos ASPIC ?
La jeune fille éclata de rire :
- Pitié, on dirait ma mère ! J'ai eu l'autorisation de quitter l'école pour la journée, afin d'être là ce soir. C'était important pour moi, et pour ma famille…
Ron hocha la tête, il n'était pas vraiment surpris , vu qu'il avait aperçut la jeune fille lorsqu'il les espionnait au Terrier. Il était même soulagé de pouvoir échanger quelques mots avec elle. Il insista :
- Et vos études, comment ça se passe ?
- Plutôt bien, à vrai dire. Je ne m'attendais pas à avoir d'aussi bonnes notes, vu tout ce qui s'est passé pendant ma sixième année.
Le roux sourit :
- Et que comptez vous faire, l'année prochaine ?
- Et bien, j'ai été contactée par l'équipe des Harpies de Holyhead pour devenir l'une de leur poursuiveuse.
La fierté s'insinua lourdement en lui. Sa sœur dans une grande équipe de Quidditch. Il n'en revenait pas ! La jeune fille ne remarqua rien, et continua :
- Enfin, si ma mère me laisse poursuivre dans cette voix. Rien n'est moins sûr.
- Votre mère n'est pas satisfaite de cette carrière ?
Ginny éclata de rire :
- Oh que non ! Enfin, peut-être qu'Harry arrivera à la convaincre…
Sa voix se brisa légèrement et elle secoua la tête pour se donner une contenance. Ron fronça les sourcils :
- Vous êtes proche d'Harry Potter ?
La jeune fille secoua les épaules, l'air triste :
- Plus ou moins.
Le roux ne comprenait pas. Il se serait attendu à ce que leur relation prenne un nouveau tournant, maintenant que la guerre était finie. Pourquoi Harry et Ginny n'avaient pas officialiser leur relation, eux qui n'attendait que ça ? Il décida de ne pas insister, pour ne pas la brusquer, et changea de sujet :
- Votre mère est très protectrice, j'ai l'impression.
A nouveau, la rouquine éclata de rire :
- Oui, c'est le moins qu'on puisse dire. Je suis sa seule fille, et la dernière à vivre encore sous son toit. Je crois qu'elle n'est pas prête à couper le cordon.
Ron sourit, ça ressemblait bien à Molly.
- Je suis certain que vous ferez une très belle carrière sportive.
Elle rougit face au compliment, visiblement gênée. Au même instant, Kingsley Shackelbot prit place sur l'estrade et réclama le silence :
- Je vous remercie tous autant que vous êtes d'être réunis ce soir pour cette première cérémonie commémorative.
Ginny s'éclipsa discrètement tandis que Ron, alias Louis Dupont, se rapprochait légèrement de la petite scène pour écouter le discours du ministre de la magie.
XXX
Au bout d'une dizaine de minutes durant lesquels Ron eut l'impression de mourir mille fois tant il s'ennuyait, le ministre finit par déclarer le bal ouvert et, implicitement, le buffet également. Le roux sourit tout en se dirigeant vers les différents mets présentés sur une table le long du mur du fond. Son estomac criait famine.
Alors qu'il grignotait quelques petits fours au saumon, une voix non loin de lui retint son attention. Après quelques secondes d'hésitation, il se lança et s'approcha discrètement, bousculant l'homme qui lui tournait le dos :
- Oh, excusez moi. Je ne voulais pas vous déranger.
Le brun lui sourit gentiment :
- Ce n'est rien, aucun problème. Je suis Harry Potter, et vous ?
- Enchanté, Louis Dupont.
Ron serra la main de son meilleur ami, une pointe d'anxiété dans la gorge. Il décida de jouer les enfants, comme lors de leur première rencontre, dans le Poudlard Express, il y avait tant d'années :
- Wouah. Je ne vous avais pas reconnu… Vous… Vous avez vraiment une cicatrice ?
Harry sourit de toutes ses dents, amusé. Il releva légèrement la mèche qui cachait l'éclair rouge qui zébrait son front en riant :
- Ça fait toujours le même effet.
Le roux sourit à son tour, tandis que son ami reprenait :
- Et que faites vous parmi nous, Monsieur Dupont ?
- Oh, appelez moi Louis. Et bien, à vrai dire, je ne sais pas trop. On m'a invité pour me remercier pour le courage dont j'ai fait preuve pendant la guerre, face aux rafleurs…
Il espérait vraiment que cette fausse excuse serait suffisante, et qu'Harry ne cherchait pas à se renseigner auprès du Ministre. Le brun ne sembla cependant pas suspicieux lorsqu'il reprit :
- Vous avez eu affaire à eux ?
- Oui, je suis né-moldu. Ils m'ont longtemps cherché des noises.
Harry hocha la tête, l'air pensif :
- Oui, je sais ce que c'est.
Ron vit là une petite porte ouverte et s'y engouffra avec malice :
- Votre amie était aussi dans cette situation, n'est-ce pas ? Hermione Granger ?
Un voile de tristesse passa rapidement sur le visage du brun qui sourit tristement :
- Oui, en quelques sortes.
Le roux savait parfaitement le tout nouveau statut d'Hermione, non plus Granger, mais bien Hermione Potter. Cela lui avait fait un choc, lorsqu'il avait apprit la nouvelle, un an plus tôt. Encore à ce jour, il se trouvait ridicule et pathétique d'avoir, à une époque, imaginé que ses deux meilleurs amis aient put avoir une relation amoureuse en cachette, lors de leur cavale. Il avait d'ailleurs un peu mieux comprit la réaction de son amie, lorsqu'il était partit, puis revenu. Son désarroi, sa peine à l'idée qu'il ait imaginé cette trahison, ce presque adultère, alors qu'ils n'étaient même pas ensemble, même si c'était tout comme. Hermione s'était sentie trahie, pour sûr, mais surtout tiraillée entre son envie d'avouer son secret à Ron pour le garder près d'elle et le rassurer, et sa promesse de se taire et de ne rien laisser paraître...
Il finit par reprendre d'une voix triste :
- J'ai apprit, pour son état. J'espère de tout cœur qu'elle se rétablira rapidement. Vous n'avez aucune piste pour la sortir de son coma ?
Harry secoua la tête :
- Malheureusement, non. Les médicomages ont tout tenté, mais le sortilège est puissant et nous n'avons aucune idée du contre sort…
Ron hocha la tête d'un air sombre :
- N'abandonnez pas, Harry. Je suis certain que votre amie finira par s'en sortir. C'est une jeune fille courageuse, à ce qu'on m'a dit. Elle saura se battre.
Le brun sourit plus franchement avant de hocher la tête avec conviction. Le roux rebondit alors sur un tout autre sujet :
- En attendant, la vie continue, n'est-ce pas ?
A nouveau, le Survivant afficha une mine déconfite :
- Pour les autres, peut-être.
- Comment ça ?
Harry soupira, l'esprit ailleurs :
- Je ne peux pas me résoudre à avancer… Pas quand ma meilleure amie est toujours dans le coma.
Ron écarquilla les yeux, totalement surpris. Il comprenait mieux les sous entendus de Ginny quant à sa relation compliquée avec Harry. Ainsi, son meilleur ami se refusait le droit d'être heureux sous prétexte qu'Hermione était toujours à l'hôpital ? C'était bien digne de lui, idiot et complètement désintéressé. Le roux soupira avant de poser sa main sur l'épaule de son ami :
- Vous ne devriez pas. Je suis certain qu'elle aimerait que vous avanciez dans vos projets. Ne laissez pas votre vie vous glisser entre les doigts…
Harry parut surpris mais ne fit aucun commentaire. Alors que Ron allait reprendre la parole, il fut interrompu par un grand blond à l'allure nonchalante :
- Potter, le ministre te réclame…
Le brun se tourna vers le blond et leva les yeux au ciel, avant de reporter son attention sur le roux :
- Malefoy, je te présente Louis Dupont, Louis, je vous présente Drago Malefoy.
Aucun des deux ne leva la main vers l'autre, et Ron en fut soulagé. Son sang bouillonnait déjà suffisamment dans tout son corps. La fouine.
- Excusez moi, je vais allez voir ce que me veut Kingsley. Je vous laisse discuter ensemble.
Harry s'en alla sans plus attendre à la recherche du ministre tandis que Malefoy se tournait vers lui :
- Que nous vaut votre présence, Monsieur Dupont ?
Ron ne le reprit pas, n'ayant aucune envie que son riva l'appelle par son faux prénom. Il se contenta de répondre simplement :
- J'ai affronté les rafleurs, en tant que né-moldu.
Il observa longuement le blond, attendant une quelconque réaction négative de sa part. Mais il fut surpris de e voir grimacer :
- Malheureusement, ce fut le cas de beaucoup de gens.
Aucune réflexion sur la soit disant impureté de son sang ? Aucune réaction arrogante ou méprisante ? Ron en resta perplexe et décida de pousser l'interrogatoire :
- Et vous, Monsieur Malefoy ? Je suis surpris de vous voir ici, vous n'avez pas eu une très bonne réputation, pendant la guerre…
A nouveau, le blond grimaça :
- Effectivement, mon nom n'a pas été employé en de bons termes, je vous l'accorde. Néanmoins, les membres du Magenmagot ont jugé que je n'étais pas responsable des agissements de mon père, et il m'ont relâché, ainsi que ma mère.
Grâce au témoignage d'Harry !
Ron n'ajouta rien, perdu dans ses pensées. Il finit cependant par demander :
- Et que faites vous, aujourd'hui ?
- Je travaille au service des archives du ministère. C'est un poste qui me convient parfaitement, vu mon statut…
Le roux hocha la tête. Travailler aux archives ministérielles, c'était comme être concierge à Poudlard, un travail au plus bas de l'échelle sociale. Oui, Ron trouvait que ce poste allait à ravir à Malefoy…
XXX
Alors que le bal rassemblait bon nombre de sorciers sur la piste de danse, Ron déambulait aléatoirement parmi les gens, grappillant des informations à droite à gauche. Ainsi, il apprit que Neville Londubat faisait des études en botanique, ce qu'il trouva totalement approprié, et venait de se fiancer avec Luna Lovegood. Cette nouvelle lui avait d'abord fait l'effet d'une bombe, puis l'avait fortement amusé. Personne d'autre que Neville ne pouvait supporter le caractère étrange de la Serdaigle. Celle-ci était d'ailleurs devenu directrice adjointe du Chicaneur, le journal de son père, et faisait régulièrement le tour du monde afin de prouver l'existence du Ronflak Cornu. Il avait également était surpris d'apprendre que Seamus Finnigan et Dean Thomas travaillaient ensemble sur l'adaptation sorcière de certaines technologies moldues, telles que la télévision. Ron avait déjà entendu parler de ces projets lorsqu'ils étaient étudiant à Poudlard, et cela lui fit chaud au cœur de découvrir que ses amis n'avait pas abandonné cette idée, bien que cela risquait d'être fort compliqué à mettre en place au sein de certaines familles…
Ron réfléchissait à tout ça tout en observant de loin un couple sur la piste de danse. Leur valse était parfaite, et les deux adultes se regardaient avec amour et tendresse tout en tournoyant gracieusement. Ils étaient d'une élégance à couper le souffle, et le roux n'aurait pas put dire depuis combien de temps il les contemplait ainsi lorsqu'une voix retentit près de lui :
- Ils sont beaux, n'est-ce pas ?
Il sursauta et se tourna vers son interlocuteur tout en hochant la tête. Il se détaillèrent rapidement et le deuxième lui tendit la main :
- George Weasley. Se sont mes parents.
Ron lui serra la main, tentant tant bien que mal de ne pas fixer son regard sur l'oreille manquante de son frère. Il ne s'y était jamais habitué.
- Louis Dupont.
L'aîné n'essaya pas de faire connaissance, se contentant simplement de s'installer près de lui et de contempler ses parents à son tour. Ron ne voulait pas éveiller les soupçons, mais il ne put s'empêcher de lâcher :
- Ils ont l'air encore très amoureux l'un de l'autre…
George sourit :
- Ils sont un exemple pour tous.
- Votre mère a l'air heureuse.
Un éclair de fierté s'insinua dans le regard de son grand frère lorsqu'il répondit :
- Oui, elle en a vu des vertes et des pas mûres, et pourtant…
Ron insista :
- Ah bon ? Elle ne laisse rien paraître…
- Non. Elle continue de vivre, malgré les épreuves.
Le jeune homme se tourna vivement vers son aîné, une boule dans la gorge :
- Les épreuves ?
Georges secoua les épaules :
- Mon frère jumeau est décédé il y a un an. Ma mère ne s'est jamais vraiment remise de la perte de son fils. Et puis, mon idiot de petit frère a quitté le nid sur un coup de tête, désirant faire le tour du monde pour voir un peu du pays. Nous n'avons aucune nouvelle de lui. Ma mère en souffre, mais elle ne le montre pas.
Ron tenta de dissimuler sa peine et toussa légèrement pour s'éclaircir la gorge :
- Votre frère est un idiot.
Son aîné éclata de rire :
- Je suis bien d'accord avec vous. Mais il fait sa vie, et ma mère le sait parfaitement. Elle ne lui en veut pas, simplement, il lui manque.
Le cadet hocha la tête, pensif. A cet instant, toutes ses résolutions semblaient sur le point de s'envoler. Il était à deux doigts de craquer et de courir rejoindre sa mère pour se blottir contre elle et s'excuser pour toute sa peine. Mais la douleur constante dans son ventre lui rappela à quel point il la ferait d'autant plus souffrir et il se retint, bel et bien décidé à aller jusqu'au bout de son projet.
XXX
L'air était frais, dehors. Le vent se levait doucement, rappelant simplement que l'été n'était pas encore prêt à s'installer dans les rues de Londres. Les étoiles scintillaient dans le ciel découvert, tandis que la lune éclairait d'une lueur douce l'Allée des Embrumes. Pour la première fois de sa vie, Ron ne ressentait aucune émotion négative alors qu'il remontait rapidement la rue, s'engouffrant plus profondément dans l'obscurité. Sa décision était prise, il ne devait pas reculer. Il ne le pouvait pas. Il ne le voulait pas.
Rapidement, il s'engouffra dans une petite ruelle sombre et sans attendre, entra dans une arrière boutique dégageant une forte odeur nauséabonde. A peine la porte refermée sur lui, il appela simplement :
- Lucifer ! Viens ici espèce de vipère répugnante !
Un petit homme apparut alors juste derrière lui et Ron se retourna vers lui avec dégoût. Vêtu de noir du col montant jusqu'aux chaussures à talonnettes impeccablement lustrées, le crâne rasé et le teint pâle, ledit Lucifer posa sur lui son regard vitreux en soupirant d'une voix glacial :
- Que puis je faire pour vous à une heure aussi tardive, Monsieur Weasley ?
Ron ne fut même pas surpris que le propriétaire de la boutique le reconnaisse. Malgré sa cécité, Lucifer était un sorcier aux pouvoirs étonnant, capable de voir à travers ses autres sens. Le roux sembla hésiter quelques instants, il pouvait encore faire marche arrière. Le visage rayonnant de Molly Weasley apparut alors dans son esprit. Elle allait en souffrir. Mais de toute façon, il n'avait pas d'autres solution.
D'une voix sourde, il demanda alors :
- J'ai besoin d'une potion. Il me faut une Goutte du Mort Vivant*.
NA : *La Goutte du Mort Vivant, aussi appelé Philtre de Mort Vivante, est normalement un puissant somnifère. Enfin, dans les livres. C'est la potion que prépare Harry lors du premier cours de Slughorn en sixième année, et qui lui permet de gagner le Felix Felicis. Dans le film, la potion est présentée comme un poison. Pour les besoins de l'histoire, j'ai décidé de différencier les deux potions. Ainsi, le Philtre de Mort Vivante est un somnifère, tandis que La Goutte du Mort Vivant est un poison. Voilà voilà, maintenant, reste à savoir pourquoi Ron a besoin d'un poison ? Réponse demain...
