Coucou mes lecteurs préférés ! Me revoilà, comme promis avec un nouveau chapitre. Je m'excuses, j'avais dis que ce serais rapide et j'ai pris un peu plus longtemps qu'annoncé, simplement parceque j'ai ré-écris le chapitre il y a quelques heures. Je m'excuse donc si il parait un peu rapidement bouclé ( en particulier niveau orthographe) mais il me convient mieux que le précédent, m'ouvrant exactement sur la suite que j'ai imaginé, je vous laisse donc avec votre lecture et pleins de bisous colorés !
Mais avant, je tiens à remercier les personnes qui m'ont laissé des reviews pour le dernier chapitre, ça me fait vraiment plaisir de voir qu'il y a toujours des retours sur cette vielle histoire que je ressors des placards. Millions de merci à chacun de vous.
PDVE
Sail - Awolnation.
La pluie s'abattait sur mes cils, s'entremêlant aux quelques larmes que la plus grosse erreur de ma vie avait arraché à mes tripes.
Assis sur un trottoir, trempé jusqu'aux os et assaillit par des tremblements de haine et d'illusions, j'était seul. Et c'est tout ce que j'avais mérité.
J'avais perdu la femme de ma vie, j'avais perdu le peu d'intégrité que j'avais passé des années a reconquérir, et je m'étais perdu moi même. Je m'étais perdu dans les bras d'une inconnue que je n'avais plus une seule chance de retrouver.
C'était bien ce qu'Isabella m'avait hurlé au visage quelques minutes auparavant, c'était ces remords que je m'étais pris sur la joue quand Vicky m'avait frappé, et c'était ce que contenait son regard quand, les larmes aux yeux, elle était partie.
Assis, les bras autour des genoux, la tête enfouie contre ces derniers et l'âme en peine, je me mettais à croire au destin.
.J'étais seul, peut être était ce la meilleure des options, peut être que c'était la seule fin possible quand coulait des générations de connards dans mes veines. Peut être que même avec tout les efforts du monde, c'était dans mon adn de perdre ceux que j'aimais. Tout comme mon père avait perdu ma mère, tout comme il avait tué mon frère, à petit feu.
Peut-être devais-je simplement accepter que mon destin n'était pas ailleurs qu'à Manhattan, au milieux de tout les bourgeois pété de thunes, de cette hypocrisie maladive dont j'avais fait preuve ces derniers jours. Ce monde de mensonge et de drames m'avait rattrapé. Et je ne pouvais n'en vouloir qu'à moi même.
- Eddie ? demanda une voix hésitante remplie d'alcool.
Je levais la tête, et à travers mes larmes, reconnu mes deux plus vieux amis, visiblement saouls, mais visiblement inquiets.
- Putain mais qu'est ce que tu fais là ?! s'étonna Jasper, pendant qu'Emmet m'attrapait par le bras pour me relever.
Inutile de lutter, il en aurait soulevé dix comme moi.
Une fois debout, je fondis en larme comme une fillette, et sans poser de questions, Jasper et Emmet me prirent dans leurs bras, formant une barrière contre le reste du monde.
- Bon.. dis doucement Emmet, visiblement gêné, au bout de quelques minutes.
- On va aller boire ! Lâcha alors Jasper comme s'il avait trouvé la solution miracle à tout les problèmes du monde.
PDVB
Talk to me - Yodelice.
Le front collé contre la vitre de mon taxi, je ne retenait pas mes larmes.
Mes années de débauches semblaient m'avoir rattrapées ce soir. L'armure pourtant si résistante que je m'étais moi même infligées il y a plusieurs années avait volée en éclats. Et la première pensée qui me vint à l'esprit fut le douloureux souvenir de l'avant.
Avant que Manhattan devienne le paysage derrière chaque fenêtre, l'époque où mon père ne me considérait pas encore comme la trainée que j'étais. L'époque où ma mère souriait.
Avant qu'elle considère que sa vie était destinée à plus que le paysage de campagne derrière notre maison, avant qu'elle ne le quitte, avant qu'elle ne trouve dans le compte en banque d'un vieux New-yorkais le paradis dont elle rêvait.
Et avant que je saches, moi, que la vie dont toute les filles de mon ancien lycée rêvaient était loin d'être le paradis que nous vendait les séries télés.
J'étais arrivée à Manhattan persuadée que les fringues, l'appartement de rêve et les soirées folles que m'offraient mon nouveau papa valaient milles fois la vie de famille que je quittais. Et j'avais tout perdu.
Mon intégrité, mes amies, mon amour propre et l'admiration de mon père. Suivant le chemin de ma mère, qui était ravie de sa nouvelle vie de baronne de la mode mais qui c'était aussi rendue compte qu'elle avait dit adieu à toute relation durable. Quelques mois après leur mariage, son nouveau mari lui avait avoué sans mal ses liaisons avec toutes les poufs de Manhattan, leur union sacrée avait volée en éclats. Comme tout ce qui était encore sacré à mes yeux à l'époque. Mais c'était trop tard. Nos vies avaient pris un tournant irrémédiable l'année de mes 14 ans, et je m'en était accommodée, profitant du superficiel et évitant soigneusement tout ce qui pouvait creuser un peu plus loin, toucher à quelconque émotion, me contentant de cela, m'en réjouissant même.
Du moins jusqu'à ce soir.
Il était allé trop loin. En quelques soirs à peine, sa gueule d'ange, son aura apaisante et son regard neuf, pur, avait chamboulé toutes les fondations de ma nouvelle vie. Je l'avais laissé, sans le vouloir, et en prenant toutes les précautions contre, toucher la seule partie de moi même que j'aurais voulu laisser à l'abris de ces assauts.
Machinalement, je portais une main à ma poitrine, à mon cœur blessé.
Et je vis la silhouette de mon palace se dessiner devant moi. Un immeuble de plusieurs dizaines d'étages, dont les deux derniers étaient le seul paradis que j'atteindrais.
Mon appartement.
J'entrais dans le hall vide, à cette heure ci personne dans cet immeuble de vieux chefs d'entreprises ne rentrait de sorties de folies dans Manhattan.
- Bande d'hypocrites ! criais-je alors. C'est ça votre vie de folie ?!
Les bras grand ouverts, je criais comme une sdf en mal d'amour, l'alcool aidant, je balbutiais des généralités à qui voulait l'entendre.
A personne, le hall était vide, et je ressemblais a une folle. J'étais folle.
- Folle de lui.. murmurais-je, pouffant de ma niaiserie, de mon aveuglement face a la réalité.
Un plan cul comme les autres. Voilà ce que c'était. Il n'avait rien de différent si ce n'est d'être plus élégant. Et moi, je faisais une fixation sur des sentiments qui n'avait jamais existé, qui n'avaient même pas vu le jour, tant je les craignaient.
J'entrai dans l'ascenseur vide, et m'assis contre le parquet lustré qui recouvrait son sol. Riant. Je riais sans savoir pourquoi, relâchant la pression, les doutes et l'incompréhension qui m'envahissais. Mais l'ascenseur ultra perfectionné dont était doté mon ascenseur était trop rapide pour me laisser plus de quelques secondes de répits, et à peine remise de mes émotions, les portes s'ouvrirent, me laissant face à l'entrée de mon appartement.
Malheureusement, ce n'était pas vraiment mon appartement.
Ma mère m'attendait, déterminée, sur la table de la salle a manger, et, laissant tomber au sol les escarpins que j'avais retirés à la hâte en entrant, je compris que je n'échapperais à aucune discutions ce soir.
- Quitte à avoir une soirée de merde.. lâchai-je en m'asseyant sur le fauteuil en cuir de mon salon.
Make me wanna die - The pretty reckless
Après m'avoir regardé plusieurs minutes, ma mère sembla ouvrir la bouche. Moi, je restais assise, accusant ces coups d'œils réprobateurs et son air dépité face à mon cas.
- Bella..
Je serais le poing en entendant ce surnom. Et pouffais, l'alcool me donnant du courage.
- Tu ne regrettes pas de m'avoir donné ce nom maman? Non c'est vrai.. après tout pour toi, je suis tout sauf belle, dans tout les sens du termes, pas vrai maman?
Je lui jetais un regard noir, fatiguée de ses manières. Et elle pinça ces lèvres, comme elle le faisait à chaque fois qu'elle était déçue. A chaque fois qu'une de ses mannequins ne faisait pas de photos suffisamment belles, à chaque fois qu'on n'ajoutais pas assez de sucre à son café. Et a l'occasion, à chaque fois que sa fille rentrait à la maison en ayant abusé de la cocaïne.
- Tu as raison, Bella, répondit elle à ma plus grande surprise, donnant un coup de poing de plus à mon amour propre.
-Je ne te trouves pas belle ce soir, continua t'elle, je ne te trouves pas belles ces derniers temps, je ne te trouves pas belle quand chaque soir tu rentres un peu plus saoule, en ayant couché avec un peu plus de gros porcs de cette ville, en salissant la réputation de cette famille et en dépensant l'argent de notre foyer.
Elle avait un ton sec, dur, et moi, j'avais envie de lui cracher à la figure.
- Pardon? répondis-je doucement, sentant des larmes me monter aux yeux alors que quelques minutes auparavant, j'avais cru avoir versées toutes celles que j'avais. Quelle famille maman? Quel foyer ?! j'hurlai a présent, fatiguée de mentir, fatiguée de me replier sur moi même au lieu de tenir tête à celle qui avait gâchée nos deux vies. Elle me donnait envie de mourir tant son discours me donnait la gerbe.
- C'est toi qui à choisi de venir vivre avec moi, Bella. Elle souffla pour garder son calme quand je brûlais de l'intérieur. Et c'est aussi toi qui, quand ton père à voulu te récupérer, lui à répondu que tu n'avais plus besoin de lui maintenant que tu avais des louboutins.
- J'avais 15 ans maman.. me défendis-je alors.
- Oui, mais tu n'as plus 15 ans Bella, et tu continues à te comporter comme si tout t'était du. Et devines qui doit supporter tes bêtises Bella? C'est moi. Mais ça suffit.
Je ris, si j'avais fait une overdose dans un caniveau, elle aurait été la dernière personne sur terre à y porter intérêt.
- Tu peux toujours travailler pour ma société Bella, parce que ta plastique fait de toi un très bon investissement et tu le sais. Mais ta plastique ne t'offres rien en ce qui concerne la famille, et tu es allée trop loin maintenant, alors je vais te demander de quitter la maison.
Une claque. Voilà ce que je ressentis en entendant les derniers mots de ma mère, et, la dévisageant, espérant en vain trouver une faille dans son visage strict et déterminé, je commençais à me sentir mal.
- Mais.. maman..
- Il n'y a pas de mais, Bella. Tes affaires sont déjà emballées dans ta chambre, je ne veux plus de toi ici.
PDVE
Setting Scalpels Free- Asaf Avidan
Emmet et Jasper m'avait fait boire pour oublier, leur vielle méthode pour me faire oublier mes chagrins d'amour, mais cela ne fonctionnait que pour mes amours factices de l'époque où je changeais de copine comme de caleçon, là, c'était différent, et la douleur ne voulait plus me quitter, comme une gravure à fleur de ma peau, comme si on m'avait marqué au fer blanc d'une erreur que je ne pourrais jamais effacer.
A l'arrière de la voiture d'Emmet, le front posé contre la vitre, je me fichais éperdument d'être dans la voiture d'un type qui avait certainement dépassé une dizaine de fois la limite d'alcool dans le sang autorisée, d'abord parce que j'étais moi même trop saoul pour me soucier de quoi que ce soit, mais aussi parce que ma vie me semblait bien futile après cette soirée.
- On y est, lâcha Emmet en s'arrêtant devant mon immeuble. Ton humble demeure. Franchement, je sais pas comment tu fais pour vivre là.. continua t'il, la voix emplie d'alcool, pointant mon immeuble du doigt.
Haussant les épaules en sortant du véhicule, je titubai jusqu'à l'entrée de mon appartement, ne leur laissant pas un seul mot d'au revoir.
Je poussais la porte de la battisse et m'engouffrais dans l'ascenseur de cette dernière, luttant pour tenir debout, assaillit par l'alcool et la tristesse.
Puis, après avoir bataillé pour trouver mes clefs et ouvrir la porte, j'entrais, laissant tomber ma veste au sol, et, en levant les yeux, je du battre des cils plusieurs fois pour être sur de ma propre vision.
Là, debout à quelque mètres de moi, se tenais la dernière personne que j'aurais pensé croisé ce soir là. Les larmes aux yeux, un verre de vin à la main, le corps enroulé dans la même robe que quelques heures auparavant, se tenait la plus belle des femmes.
- Bonsoir, dit elle simplement, la voix étouffée entre deux sanglots, et le visage caché par de sublimes boucles blonde.
Vicky se tenait au milieu de mon appartement.
Alors ? Donnez moi vos avis en reviews vous n'imaginez pas à quel point ça me fait plaisir d'avoir des retours ! J'ai déjà plein d'idées pour la suite, laissez moi mettre tout ça sur papier (ou plutôt sur ordinateur, on se comprends) et cette fois, promis, ça ne prendra pas un an !
