La fille du colocataire.

Chapitre 7, préparatif scolaire :

Je suis inexcusable.

Je sais.

Mais j'ai écris jusqu'au chapitre 11 donc vous n'avez pas de soucis à vous faire (et chacun font au moins deux milles mots donc...).

Et j'ai une vie (sisi).

Je passe l'équivalent du brevet des collèges en fin d'année et à cause de certain problème on est à la bourre, ça carbure .-.

Breeeeeeeeeeef.

Vous avez pu voir une nette amélioration entre la relation d'Elizabeth et John, ce n'est qu'un début :3

Là il y a la rencontre avec Mycroft (Je l'aime tellement)

Réponses aux reviews.

Jesuisunange :

Malheureusement, pas de Johnlock prévu. Un Mary/John et, au mieux, un Sherlolly, désolé :/ Mais merci !

MiaWatson :

Ma chère Mia :3

Ouiiii ! Comme John est la "seule" personne qui lui reste, ça va un peu plus vite que ça devrait en temps normal.

Disclaimer : Je ne possède que Elizabeth Watson, Emma Duncan, Rose, Shannon, Louis, William et Rebecca le reste appartient aux talentueux Steve Moffat et Mark Gatiss et à Sir Arthur Conan Doyle.


- Elizabeth...

- Hhmm.

- Elizabeth !

- Hmmm.

- Debout !

La douce voix de mon géniteur essaye de me tirer du lit avant 10 heures du matin.

- L'est quelle heure ?

- Neuf heures et demi.

- Repasses dans une demi-heure.

- Hors de question, une amie à toi est passée.

Je passe un œil hors de la couverture.

- Qui ? je demande dans un bâillement.

- Une... Rose Smith.

- Quooii ? Elle est encore là ?

Je saute du lit et je me passe un gilet en quatrième vitesse.

- Hum non, elle a déposé tes affaires d'école et est repartie ensuite.

Je m'arrête et le regarde interloquée.

- Mais… Pourquoi ?

- Elle est tombée sur Sherlock.

Et ?

- Il est de mauvaise humeur.

- C'est à ce point ?

- Tu ne l'as jamais vu de mauvaise humeur, hein ?

- Je suis là depuis trois jours !

- Bonne chance !

Je vais directement voir les feuilles que l'on m'a apporté. Des prépas en sciences, des interros en espagnols, des préparations en maths. Bref, le bonheur absolu.

Sherlock est dans le fond de la pièce les mains jointes sous le nez, on dirait qu'il prie. Mon père se lave, je profite donc de notre intimité.

- Merci pour le livre.

Peut-être qu'il m'a entendu, peut-être que non, mais au moins il ne crie pas. Je prends un bol, me sert du muesli et gobe mon médicament.

- Au fait, Elizabeth ?

- Mmhh ?

Je sors à peine ma tête du bol, je suis dans le gaz.

- Prête pour l'école ?

Ah oui, tiens.

- Absolument.

- Super !

C'en est presque désolant, bien sur que non que je ne suis pas prête ! Je n'ai pas envie de voir leurs regards emplis de pitié, de recevoir leurs condoléances. De savoir qu'aucun d'eux pratiquement ne pense ce qu'il dit. Foutue politesse.

Je termine mon muesli dans un silence presque aussi sympathique que Sherlock en ce moment. Une fois fini, je vais m'habiller, jogging et sweat. Je suis de si bonne humeur, si pleine d'énergie.

Je vais ensuite chercher mes cours et je commence les maths, c'est la matière avec laquelle j'ai le plus de facilités, c'est toujours une réponse correcte. J'aime bien les maths. J'étais en pleine démonstration quand je sens une ombre, je lève la tête et tombe nez à nez avec mon père. J'écarquille les yeux et recule légèrement la tête.

- Puis-je savoir ce que tu fais ?

- Je regarde tes cours, moi à ton âge j'étais nul en math.

J'arque un sourcil, j'allais lui dire combien c'était facile quand soudain..

- Elizabeth, arrête avec ce sourcil on dirait Mycroft !

Sherlock.

- Alors, de un, ce que nous faisons ensemble mes sourcils et moi ne regarde que nous, et de deux, qui est Mycroft ?

- Son frère, me répond mon père.

- Ah parce qu'ils sont deux !?

Ma remarque le fait sourire, je ne vois pas pourquoi...

- Sinon, tu veux un coup de main pour ta démonstration ?

- Tu viens de me dire que tu étais nul... et puis je me débrouille bien en maths.

Sherlock grogne, oh Merlin, pourquoi est-il sortit de sa chambre ?

- Oui, mais…

- Mais ?

- On pourrait faire une activité tout les deux, comme ça !

Je le regarde presque effrayée. Attends deux minutes, il veut quand même pas construire une relation père/fille basée sur la confiance, l'honnêteté et toute la clique, non ?

- Euh… Comment te dire… l'idée n'est pas mauvaise au départ, je commence.

- Si elle l'est, me coupe Sherlock.

Je le fusille du regard.

- Donc… L'idée n'est pas mauvaise, je fixe Sherlock, mais franchement si tu as envie qu'on fasse un truc tout les deux on peut faire autre que des maths… Cet après-midi, on peut aller au parc.

Vu comment il me regarde on dirait qu'il va pleurer, j'aurais dû me taire. Bon sang il a un sourire qui fait quatre fois la taille de sa tête.

- Oh, oui ! Excellente idée, on ira au parc.

Il repart, sûrement faire une danse de la joie, je soupire de soulagement.

- C'était une mauvaise idée, conclut Sherlock.

Comme je n'ai pas envie de discuter, je laisse couler. Je termine mes exercices et attaque les sciences, j'oublie tout et me plonge dans mon travail.

Je sens qu'on me frotte le dos. Je me retourne.

- Hmm ?

Quelle pertinence, je m'étonne moi-même.

- On mange.

Je regarde l'heure, 14 heures, même pas faim. Je mange tout de même mais en silence, puis je vais m'habiller décemment, si on va au parc je ne peux pas sortir fagotée comme un sac, j'ai un ego tout de même !

Je m'habille d'un pantalon kaki et d'un pull et me maquille à peine. Je prends mes écouteurs que je mets dans ma poche, je ne les utiliserai qu'en cas d'extrême urgence. Mon père m'attend dans l'entrée, nous sortons dehors sans un mot. Le temps d'attendre un taxi il meuble la conversation.

- Tu sais où tu veux aller ?

- Saint-James Park.

Je me demande si je vais encore voir l'homme en parapluie, j'ai bien envie de découvrir son identité.

- Bien, dit-il.

Nous montons dans le taxi et j'admire Londres. Cette ville est géniale. Je l'ai toujours adorée.

Quand le taxi arrive à destination je suis la première sortie. Je balaye le parc des yeux, je vois une berline noire mais je ne sais pas si l'homme au parapluie y est. Mon père sort, je me dirige vers mon banc habituel, mon père sur mes talons.

On s'assoit.

- Quand je viens ici, il y a un homme qui m'observe.

- Un homme ? il fronce les sourcils.

- Avec un parapluie.

- Avec... ? Oh non…

Je l'interrogerai bien mais je le vois justement. Mon père se lève, il grommelle quelque chose comme « Il va m'entendre » ou dans le genre. Il va vers l'homme.

- Tu le connais ?

- Malheureusement.

Chouette entrée dans la matière. L'homme nous fixe avec un sourire mielleux proche de l'hypocrite, il s'appuie sur son parapluie. Je peux l'observer plus attentivement, il a des cheveux bruns, un costume trois pièces avec la cravate assortie au mouchoir.

- Puis-je savoir ce que vous faites là ? lui demande mon père.

- J'observe l'amélioration des relations père/fille mon cher docteur, répondit-il doucereux.

Attends… quoi ?!

- Qui êtes vous ? Comment savez-vous ? je m'entends demander.

- Mycroft Holmes, me répond mon père.

Le prétendu Mycroft grimace.

- Ça ne répond pas à ma deuxième question, comment savez-vous ?

- Disons que j'occupe un poste au gouvernement et…

- D'après Sherlock il est le gouvernement britannique.

- Pourquoi m'avez-vous observé ?

- C'est vrai ça, pourquoi ?

Il nous observe l'un après l'autre, Watson numéro 1 et Watson numéro 2 en mode interrogatoire.

- Je voulais vérifier comment se portais la fille de notre docteur préféré.

- Vous voulez surtout être sûr que quel que soit votre plan, il soit en bonne voie de réussite ! affirme mon père.

Il arqua un sourcil. Ah, oui, il y a une certaine ressemblance lorsque je le fais.

- Il n'y a aucun... plan.

Il crache le dernier mot comme si il lui avait brûlé la langue.

- Au fait, dit-il en me regardant, sincères condoléances, ma petite.

Je ferme complètement mon visage.

- Merci… Mon grand.

Il paraît déstabilisé, avant de revenir à son visage hypocrite. Mon père pose sa main gauche sur mon épaule droite. « Ensemble contre tous », je pense sarcastique.

- Je ne pense pas que tu puisses te permettre de telles familiarités avec quelqu'un de mon rang.

- Tout comme vous ne pouvez pas en avoir avec moi, pour la simple et bonne raison qu'on ne se connaît absolument pas.

Il eut un sourire sincère, il faut juste qu'on lui tienne tête un peu et il nous met dans la catégorie « personne pouvant devenir intéressante », j'ai hâtes de passer à la prochaine étape.

Une femme d'une trentaine d'année sortit de la berline, cheveux bruns, brillants, elle se cramponne à son Blackberry. Mon père la fixe du regard.

- Monsieur Holmes, un appel pour vous, dit-elle au frère de Sherlock.

- Bonjour, lui dit mon père.

Je le regarde en arquant un sourcil et je constate avec surprise que Mycroft fait pareil, nous nous regardons en coin avant de fixer mon père d'un même regard, interloqués.

- Bonjour, lui répondit la dame sans se détacher de son téléphone.

- J'ai le regret de vous annoncez que nous allons devoir abrégée notre charmante conversation... commença Mycroft.

Mon père le fixa, impassiblement.

- Docteur, Elizabeth, dit Mycroft en me regardant, au revoir.

- Au revoir… Mycroft, dis-je hésitante.

Il haussa les sourcils mais souri. Si ça continue, je vais me faire un ami. D'un autre côté avoir le gouvernement britannique comme ami, ça peut être pratique. Surtout quand il faut tabasser des gens. Il retourna avec la femme dans la berline noire, et la voiture démarra. Mon père et moi la suivîmes du regard jusqu'à ne plus pouvoir la distinguer parmi les autres véhicules.

Mon père commence à marcher, je le suis.

- Pourquoi tu l'as appelé par son prénom ? me demande-t-il.

- Je le regarde, étonnée.

- Bah, pourquoi pas ?

- Tu le connais depuis dix minutes !

- Je sais pas, ça coulait de source.

- Tu m'as appelé « Monsieur »... alors que je suis ton père.

Ah c'était donc ça…

- Il y avait un pied dans le frigo. Je n'ai pas vraiment réfléchi.

- Justement ! La logique aurait voulu que tu m'appelles papa !

- La logique aurait voulu que tu m'élève, grinçais-je alors.

- Je continue à marcher quand je remarque que je suis seule, mon père est resté à quelques mètres derrière moi. Il m'observe, je crois que je l'ai blessé. Je soupire et le rejoins.

- Tu m'en veux encore ?

- Non, pas vraiment. Mais je veux te démontrer que la logique ne s'applique pas à nous.

- J'habite avec Sherlock Holmes, dit-il comme si ça expliquait tout.

- Je l'ai appelé Mycroft, parce qu'un homme qui est « le gouvernement britannique » comme tu dis, ne doit pas être jugé d'égal à égal très souvent. Si je veux un jour lui parler pour une quelconque raison, je saurai que j'ai marqué son esprit.

- Il y a peu de chances que tu ais un jour besoin de lui.

- Comme il y avait peu de chance que ma mère meurt dans un accident de voiture.

C'est une fois les mots sortis que je me rends compte de ma bourde. On devrait me mettre une muselière.

- Ça te travailles encore, hein…

Comme si j'avais envie de parler de ça.

- Ça fait à peine six jours John, bien sûr que ça me travaille.

Il se tut alors. Il est seize heures.

- C'est l'heure du thé, on rentre ?

En fait l'heure du thé est dans encore un moment... mais j'ai envie de rentrer.

- Oui, allez viens.

On appelle un taxi et faisons le trajet inverse dans un silence pesant.

Une fois rentrés nous avons la joie de constater que Sherlock est en train de faire son expérience sur le pied.

- On a croisé Mycroft, lui dit mon père.

- Mhm.

- Elizabeth l'a appelé « mon grand »... et l'a salué par son prénom.

Je ne sais pas si je dois être vexée par ce manque flagrant de vie privée, ou être flattée d'être enfin digne du regard du grand Sherlock Holmes.

- Pourquoi ?

- Parce qu'il s'est cru tout permis, je réponds.

- Il est toujours comme ça.

- Peut-être qu'il est comme ça juste avec toi...

- Peut-être, répond-il pas convaincu pour deux sous.

Il s'en retourna à son expérience, et mon père se vautra devant son ordinateur.

- J'vais me laver.

- Ok.

- Hum…

Je me lave alors doucement, en essayant de prendre toute l'eau chaude.

Une fois sortie je vais lire dans ma chambre. Ma mère m'avait acheté la série Hunger Games il y a deux semaines, mais entre temps je n'ai pas eu le temps de commencer.

J'étais en pleine haine envers le président Snow et en adoration devant Haymitch, quand mon père entra dans mon sanctuaire. Je pensais qu'on avait fait notre quota de relation père/file pour la semaine, pourtant !

Il s'assied à côté de moi.

- Tu lis quoi ?

- Hunger Games.

- Ah oui ! J'en ai entendu parler, tu aimes bien ?

- Oui, je suis fan de Haymitch, je redresse la tête, et merci pour le Hobb…

Quand j'ai mentionné Haymitch il s'est crispé. Il le connaît personnellement ou… ?

- Tu connais ?

- Non...

- Alors pourquoi tu as réagi quand j'ai dis Haymitch ?

Même réaction, il se crispe.

- Haymitch est mon second prénom, m'avoua t-il à demi-mots.

Je me lève alors et me mets face à lui.

- C'est pas vrai ?

- Si, je ne l'ai jamais vraiment aimé et…

- Tu rigoles ? Ce nom est génial ! Déjà le personnage dans le livre est parfait mais alors son nom est épique ! J'adore !

Il me regarde et hausse les sourcils.

- Vraiment ?

- Bien sûr !

Il sourit, mais pas le sourire béat qu'il me dédie d'habitude, plutôt un sourire... heureux.

- On va bientôt manger.

- Je n'ai pas très faim, je vais rester ici, je crois. Et je vais lire.

- Ok, très bien.

Il se lève et se met face à moi. Et me fait une bise.

- Bonne nuit, dit-il en sortant.

Je fixe la porte. Il m'a vraiment fait la bise ? Oh seigneur.

Je passe outre et continue à lire. Je m'endors vers deux heures du matin, en commençant le deuxième tome. Je vais encore être de mauvaise humeur demain. Shit.


UNE QUESTION :

Que pensez-vous de la rencontre avec Mycroft ? J'aime tellement ce personnage, il n'est pas OCC ?