Disclaimer :

Les personnages de Harry Potter ainsi que les « décors, mots et créatures » sont la propriété exclusive de J.K. Rowling. Il n'y a aucune intention de contre-façon ou de violation de ses droits d'auteur. Cette histoire est écrite pour le plaisir de l'écriture et ne rapportera aucun centime à son auteur.

Par contre, je peux revendiquer les « rouh » du dragon. Pas la race ( Opaloeil des Antipodes ) puisque pour respecter l'œuvre de Rowling, j'ai pioché dans son petit livre des Animaux Fantastiques.

Cette fanfic se déroule pendant la septième année de Harry à Poudlard.

Avertissement – Cette fic met en relation Harry et Severus sur un plan autre que celui professeur - élève... A savoir une relation homo, quoi ! En clair, si l'idée que Harry ait envie de sauter sur son professeur ou que ce bon vieux Severus fasse subir les pires outrages à Harry, vous dérange ou vous scandalise, ne continuez pas la lecture...

Ah et je précise pour ceux qui penserait que ma fic tomberait dans ce genre là : non, ce n'est absolument pas une histoire de zoophilie !! Toujours pas et je lutte contre !! Si si !

Je sais, je suis terriblement en retard !! Ce chapitre est beaucoup plus « sage » que le précédent. Je n'ai pas réussi lui donner plus de vie. J'espère que vous en serez pas trop déçus !

Pardon pour les clichés !!! J'ai pas pu résister aux gouttes d'eau...

Edit 2006 : j'ai enlevé les réponses aux reviews pour plus de clarté. Je les ai gardé sous word, donc écrivez-moi si vous voulez relire une réponse.


Chapitre 7 – Le chemin de l'eau

Harry se mit à respirer normalement quand le dragon quitta la zone dangereuse sous les cajoleries de Severus, qui n'en menait pas large, lui non plus... Harry réussit à se concentrer suffisamment pour voir un instant Severus se rhabiller tout en parlant. Sa voix lui parut lointaine, mais dénuée de colère. Heureusement... Harry ne connaissait pas encore assez son lien avec le dragon, pour réussir à écouter à travers lui.

- Il arrive, finit-il par dire à l'intention de Ron et de Hermione.

- Respire, conseilla Hermione. A fond, détends-toi, tout va bien se passer.

Ron ouvrit la bouche.

- Ron tais-toi, tu veux ?, fit Hermione. Tout va bien, c'est juste une période d'adaptation, dit-elle à l'intention de Harry.

Elle observait Harry : c'était évident qu'il avait quelque chose qui clochait. Il était tout pâle et très nerveux. C'était sûrement le stress. Il fallait espérer que Snape soit suffisamment embêté avec le dragon pour qu'il ne prête pas attention à Harry.

Le dragon sous les vêtements, Severus approchait. Le cœur de Harry battait à tout rompre, car évidemment il le savait. Et donc le petit cœur du dragon battait comme un papillon affolé. Alors quand la porte du cachot s'ouvrit à la volée, Harry crut qu'il allait tomber à nouveau dans les pommes. Il savait que le dragon était enroulé autour des hanches de Severus, bien caché. Il le savait parce qu'au fond, c'était lui qui était enroulé autour des fameuses hanches au su et à la vue de tout le monde. Il était à la fois submergé par cette sensation et en même temps terriblement gêné.

Le professeur Snape observa la classe un instant en silence. Seul Harry remarqua que son regard revenait souvent sur sa petite personne. Il déglutit péniblement : Snape ne pouvait pas savoir. C'était impossible. Mais s'il savait ?? Il était tendu, dans l'attente que le professeur explose en colère contre lui. Il éprouvait un léger vertige : il sentait la peau de Severus, qu'il voyait, sans avoir le moindre contact avec lui. Il avait encore du mal à s'habituer à cette impression d'être dédoublé.

Le petit dragon, subissant le contre coup du stress se cramponna aux hanches. Severus battit plus rapidement les paupières. Avant se tourner vers le tableau qu'il tapota de sa baguette magique. Les préparations s'inscrivirent aussitôt.

Harry admira un bref instant le sang-froid de son professeur.

- Bien, fit Severus Snape sans s'excuser pour son retard. Aujourd'hui vous allez faire deux potions en préparation de vos ASPIC, expliqua-t-il de sa voix que Harry trouvait si sexy.

Le dragon eut un curieux frémissement que Severus ignora souverainement.

- Toutefois, ajouta-t-il, vous ferez les potion deux par deux, l'un préparant les ingrédients, l'autre les ajoutant au mélange dans le bon ordre, tout en respectant le nombre de tours pour mélanger.

Hermione se dépêcha de s'installer avec Harry.

- Sachant que le nombre de cette classe est impair, commença-t-il avec une certaine délectation, un élève travaillera seul avec moi. Je pense qu'il serait profitable que les plus faibles d'entre vous en potions profitent de ce « cours particulier », conclut-il sur un ton suave. Pas de volontaire ? Bien, donc Potter ce sera vous ! Venez à mon bureau !, ordonna-t-il, avec un léger sourire satisfait.

Neville respira : le plus faible en potion, normalement c'était lui. Il bénit sa chance. Et compatit brièvement au supplice de Harry. Sans savoir que la réalité était pire encore.

Harry pâlit encore. Il ressentait tous les symptomes d'un stress intense : le cœur qui s'emballait frôlant l'infarctus, sueurs froides, vagues nausées... Il s'approcha du bureau du professeur en évitant obstinément le regard noir de celui-ci.

- Pas penser au dragon. Ne pas y penser.Ne pas penser que je suis là enroulé autour de ses hanches ! Ne pas penser à sa peau douce, à l'odeur de sa peau. Oooh, sa chaleur... Etre dans ses bras ! Non non. Je dois penser à la potion. C'est ça, à la potion... La po-tion. Bien Harry concentre-toi ! Il faut juste tenir jusqu'à la fin du cours. Après... La po-tion ! POTION...

Le sourire de Severus disparut : le dragon, incroyablement nerveux, avait glissé et planté une petite griffe dans ces fesses pour ne pas tomber.

Harry stressa encore davantage :

- Je suis désolé !! Désolé ! Pourquoi ne dit-il rien ? Je viens de lui faire du mal !, pensait Harry avec affolement.

Heureusement que la robe de sorcier de Snape dissimulait le dragon. Et que Severus savait rester imperturbable.

- Allez Potter, approchez-vous. Nous perdons du temps !, lança Severus.

- Oui Monsieur, répondit Potter définitivement mal à l'aise, en s'installant.

La potion rapidement oubliée, Harry reprit le dessus sur son stress. Pas de la meilleure des façons, mais... En effet, tout proche de son Severus - personne d'autre ne l'aurait, il se le jurait - il se découvrait une folle envie de découvrir le corps de son professeur. Ses mains en tremblaient presque d'excitation. Car pour une fois, il le pouvait. Grâce au dragon. En toute impunité. Et le petit dragon commença son exploration, rendant Harry de plus en plus fébrile. Il était collé à la peau du professeur. Il avait beau ne pas y penser, les sensations étaient là. Inoubliables. Car s'il ne pouvait voir le torse de son professeur, il pouvait sentir !

Le cours s'étirait en longueur. Autant pour Harry que pour Severus. Harry était incapable de se concentrer sur la potion.

Severus, pertubé par le dragon qui gigotait sans arrêt, ne rattrapait que les erreurs de Potter qu'à grand-peine. Enfin, celles qu'il avait vu. Et il avait des grandes difficultés à garder son ton méprisant habituel. Et puis...

Harry sentit la main du professeur effleurer la sienne par mégarde. Il en laissa tomber la plume de paon qu'il tenait dans le chaudron. Il se sentit rougir. C'était incontrôlable... Ses doigts sur sa main. Il eut tout à coup l'envie d'effleurer les lèvres de Severus. Du bout des doigts. Avant de l'embrasser. Lentement. Doucement. Ce serait si bon... Harry avait les yeux fixés sur le chaudron où la plume de paon finissait de se noyer. Mais tout à coup, il sentit le dragon qui remontait lentement vers le visage de Severus.

Qui avançait sa petite dorée vers le menton de Severus.

- Non !! Il ne va pas...?!, eut juste le temps de penser Harry en relevant la tête brusquement vers son professeur.

Au moment précis où le dragon frotta sa tête contre le lèvres de Severus.

Harry rougit encore. Il sentit le bref contact des lèvres de Severus sur sa joue. Doux contact. Léger et brûlant. Parfait... S'ils n'avaient pas été en plein cours de potion. Si la sensation des lèvres n'avait pas été retransmise par l'intermédiaire du dragon. Si Severus avait réellement posé ses lèvres sur sa joue. Si...

Harry eut mal tout à coup. Les yeux à nouveau plongé dans le chaudron au contenu douteux, il ne vit pas la légère rougeur de Snape. Très légère et qui disparut aussitôt. Il venait de réaliser que ce qu'il avait fait n'était pas la meilleure des solutions. Parce que si à chaque fois qu'il avait envie d'embrasser Severus, le dragon le faisait à sa place... Severus allait finir par tuer le dragon. Ce dernier venait de se cacher à nouveau sous ses vêtements.

« Mais pourquoi j'ai fait ça ???, finit-il par se dire avec désespoir. J'étais ivre d'accord, mais à ce point...! »

Et complétement bouleversé, il rajouta la poudre de lune à la préparation. Bien trop tôt. Severus aurait pu le lui dire, s'il n'avait été perdu dans ses pensées. Son dragon - non le dragon, ce truc quoi ! - n'était qu'un pervers et il allait s'en débarrasser ! Si. Severus notait aussi mentalement d'avoir une petite discussion avec son filleul. Pour éviter tout cadeau à l'avenir.

Le mélange dans le chaudron implosa sans prévenir. A quand les alarmes sur chaudron, hein ? Les flammes s'élevèrent aussitôt, hautes et violettes, avides de carboniser tout ce qu'elles frôlaient. Or Harry et Severus étaient bien trop près dudit chaudron. Il y eut une vague seconde d'incrédulité, où chacun pensa respectivement :

- Ca fait des années que je n'ai pas loupé une potion !! Saloperie de dragon !!!

- Bon sang qu'est-ce que j'ai encore fait ???

Severus et Harry ôtèrent rapidement leurs robes de sorciers touchées par les flammes puis leurs chemises qui s'échauffaient dangereusement. Au même moment Hermione lança un sortilège d'eau sur eux puis sur le chaudron. D'autres élèves l'imitèrent, ravis de pouvoir asperger le professeur Snape en toute impunité. Et comme par hasard c'était tous les élèves de Gryffondor, sauf Neville : généralement quand un chaudron implosait, explosait, etc..., ça finissait toujours mal pour lui. Il choisit par conséquent de ne pas se faire remarquer...

- Assez, ça suffit !! Arrêtez !!!, finit par crier Severus dans un silence parfait.

Et pour cause : il avait enlevé sa chemise, exposant le dragon d'or à la vue de tous. Lové avec amour autour de ses hanches. Un seul élève réagit. Très bizarrement d'ailleurs.

Cet élève sortit précipitamment de la classe : on entendit au loin des éclats de rire irrépressibles. Leur auteur était vraisemblablement en train d'agoniser de rire. Et de se casser les cordes vocales avec une grande application doublé d'un acharnement très sérieux...

- SORTEZ !!!!, ordonna Severus avec fureur.

Surpris par cette brusque explosion de colère, le dragon se cassa la figure. Sous le regard éberlué des élèves tétanisés. Avec une étrange simultanéité, Harry tomba aussi par terre, comme s'il avait glissé sur quelque chose. Sauf qu'il n'avait pas bougé...

- Qu'est-ce que vous regardez tous ! TOUT LE MONDE, DE-HORS !!!!!!, hurla Severus, alors que le dragon se lovait à nouveau dans le cou de son perchoir.

Tout le monde finit par sortir en courant. Il y eut quelques mauvaises langues pour dire que le Professeur Snape avait enfin trouvé le compagnon idéal, le seul qui pouvait le supporter : ils formaient un joli couple. Certains ajoutèrent que le dragon était bien trop mignon pour Snape...

Harry se releva lentement, encore un peu choqué d'avoir ressenti la chute de son alter-égo. Un silence étrange se fit. Le temps se figea, comme avide de garder entre ces doigts fins cet instant...

Harry était fasciné par le cheminement des gouttes d'eau sur le torse nu et imberbe de son professeur. Il avait la peau fine et pâle de ses rêves. Douce aussi, certainement. Il aurait aimé être ces gouttes d'eau qui glissaient avec impudeur et délicatesse sur Severus. Ces gouttes qui faisaient en toute impunité ce que lui rêvait de faire depuis des semaines. Embrasser la peau nue de cet homme à l'allure si sévère et qui se révélait si séduisant dépouillé de ses vêtements. Oui, mais Severus avait un passé qui toujours le ferait souffrir... Un passé qu'il ne pourrait jamais effacer. Son cœur se serra quand il vit l'ampleur des cicatrices : il s'y était attendu, mais la réalité était autre. Il n'avait pas imaginé cela...

Cruelles et douloureuses blessures en leur temps, amères de violence et de souffrances sans fin. La volonté de torturer cet homme tranparaissait en chacun de leurs méandres sinueux et complexes. La volonté de leur auteur fou d'en faire une œuvre d'art frappa aussi Harry. Comment pouvait-on faire souffrir quelqu'un à ce point ?! Et y prendre tant de plaisir ? Pourquoi Severus s'acharnait à retourner vers Voldemort ? Même l'espionnage ne pouvait justifier tout cela : certaines des cicatrices étaient récentes, plus rouges. Harry nota aussi l'étrange attitude du professeur qui avait pris soin de ne pas tourner le dos aux élèves qui sortaient : il devina sans peine que d'autres blessures s'y trouvaient...

Une pensée, vite rejetée, traversa Harry : peut-être que si Severus retournait ainsi vers son maître, c'était peut-être dans l'espoir que sa vie s'arrête. Et les questions continuaient, transperçant Harry... Car quelle vie avait l'homme qu'il aimait ? Y avait-il une place pour quelqu'un ? Et le laisserait-il seulement approcher ?

L'eau avait aussi touché le visage de Severus, donnant l'étrange impression que cet homme pleurait des larmes qui n'étaient pas les siennes. Comme s'il pensait qu'il devait être au-delà de cela. Les larmes de Harry qui coulaient étaient réelles. Comme celles du petit dragon qui se lova avec affection dans le cou de Severus, frottant sa tête avec affection contre la peau fine du cou.

Mais Severus ne vit rien de tout cela. Le jeune homme se découvrait à lui de manière imprévue et délicieuse... Il était surpris de voir que l'apparente fragilité de l'adolescent contrastait avec la maturité de ce corps à demi-nu. Il découvrait aussi avec étonnement que Harry avait eu aussi sa part de combats et de blessures. Et il restait hypnotisé par les gouttes d'eau. Qui glissaient au rythme de sa respiration, sur ce corps presque adulte et ô combien désirable. Sans deviner que certaines d'entre elles étaient des larmes... Severus contemplait Harry d'un regard brûlant.

Dont les yeux verts si graves, si sérieux, le fixaient sans sciller. Sans doute était-il dégoûté par ses mutiples cicatrices. Choqué, même. Qui pourrait aimer un homme tel que lui ?Mais il y avait quelque chose d'étrange dans son regard, un peu comme si Harry s'était vraiment mis à nu. Comme s'il espérait quelque chose de lui... Severus soupira, le visage plus sombre : non, Harry n'espérait rien du tout, il se leurrait. Se rappeler que Harry était hétéro et qu'il le détestait. Non, le haïssait... Une évidence douloureuse.

- Sortez Monsieur Potter..., finit par dire Severus d'une voix lasse.

Mais Harry n'entendit pas : il était fasciné, les questions ayant cédé le pas au magnifique spectacle qui s'offrait à lui. Il n'arrivait pas à détacher son regard les gouttes d'eau qui glissaient. Doucement, s'attardant au nombril, avant de se perdre dans la ligne de poils plus sombres, qui s'arrêtaient à la ceinture. Sa gorge s'assècha. Il voulait de ses lèvres capturer cette goutte taquine, pour suivre son chemin à sa place. Le dragon toujours dans le cou, finit par lècher une goutte d'eau qui roulait sur l'une des tempes de Severus. Qui sursauta.

Severus attrapa brusquement le dragon par le cou, en murmurant « Arrête ça ! ». Harry parut sortir d'un rêve : il sursauta lui aussi et posa une main sur la nuque avec une grimace.

- Sortez immédiatement Monsieur Potter ou j'enlève 100 points à Gryffondor !

Harry soupira et alla récupérer ses affaires avec lenteur puis sortit à son tour du cachot. Severus n'avait pas bougé. Le dragon non plus. Severus le posa doucement sur le bureau, mais le dragon revint se nicher dans son cou. Avec une certaine obstination.

- Quand je pense que c'était le premier contact sur mes lèvres en des années et c'est ce foutu dragon..., finit par murmurer Severus. C'est pas vrai !

Il eut un léger rire, puis s'assit.

- C'est pas vrai, non, murmura-t-il avec tristesse. Il a vu. Il a vu ce qu'il a fait de moi... Quelque chose de laid. Il faut que j'arrête. De penser à lui... Je me fais du mal. Je ne dois pas espérer. Pas moi, non...

Perdu dans ses pensées, Severus caressa doucement le dragon, qui lui donna un petit coup de tête affectueux. Un peu plus loin dans le couloir, Harry sentit ce geste presque tendre. Il s'arrêta :

- Oui, murmura-t-il pour lui même. Je lui laisse le dragon. Quelques jours, quelques nuits... J'ai peut-être une chance... Je dois savoir. Après, je verrais...


Pendant ce temps Hermione avait retrouvé Draco adossé à un mur, se tenant les côtes, le fou-rire ne l'abandonnant qu'à grand-peine.

- Draco, soupira-t-elle navrée, tu crois vraiment...

- Dis tu peux m'amener à l'infirmerie ?, dit-il rapidement tentant de calmer son fou-rire. Je crois que je me suis déchiré un muscle... Oh bon sang, leurs têtes ! Et le dragon autour des reins de Snape... Bouhahahahaha !!!!

Son fou-rire le reprit, des larmes de rire s'y ajoutant.

Hermione leva les yeux aux ciel, avant de le prendre par le bras pour l'amener à l'infirmerie.

Madame Pomfresh le regarda d'un œil blasé :

- Encore un sortilège de fou-rire ? Quand donc allez-vous arrêter...

- Non, non, l'interrompit Hermione avec exaspération. C'est normal. Simplement, il s'est déchiré un muscle à force de rire comme ça.

- Mais qu'est-ce qui a pu le mettre dans cet état-là ?, demanda Pompom avec surprise.

Hermione n'hésita à peine : après tout toute l'école était déjà au courant, désormais.

- Le petit dragon du Professeur Snape. Draco trouve ça hilarant..., soupira-t-elle.

A ces mots, Draco repartit dans un nouveau fou-rire.


Severus retourna à ses appartements toujours perdu dans ses pensées. Le dragon toujours accroché à lui. Il entra chez lui avec un soupir de soulagement et décida de s'accorder une soirée au calme. Il posa le dragon dans un fauteuil avant de se changer rapidement dans la salle de bain. Puis il se mit à son bureau pour attaquer le paquet de copies des premières années qu'il avait eu le matin même... Le dragon à nouveau autour du cou, évidemment. Mais Severus essayait de ne pas y penser. Il essayait de ne penser à rien qui n'était pas une copie. De ne pas penser au regard de Harry sur lui. Il finit par poser sa plume, le souvenir de cet instant l'envahissant à nouveau. Ses yeux verts qui le scrutait avec... Il soupira, il n'arrivait pas à deviner ce à quoi Harry pensait quand il l'avait fixé comme ça. Cela ne pouvait être que de l'horreur. Et puis... Severus se leva brusquement : le dragon se rattrapa à grand-peine autour de son cou. Il s'approcha d'une des fausses fenêtres enchantées qui représentait une vue des alentours de Poudlard. Une nécessité dans les cachots... Les yeux perdus dans le paysage, Severus pensait :

« Il est hétéro, il me déteste et il est mort de trouille quand je m'approche de lui ! Et plus c'est comme ça, moins je résiste au plaisir de l'embêter ! Tout ça parce que c'est la seule chose je pourrais jamais avoir de lui... C'est pathétique ! Il n'y aura jamais rien entre nous, encore plus parce que je suis plus âgé et couverts de cicatrices. Peut-être que Draco a eu raison de m'offrir un animal... Non, je ne viens pas de penser ça !! Il faut que je me débarrasse de ce... »

Le dragon ronronnait à nouveau.

« Ce... truc qui... parfois a la même couleur d'yeux que Harry... Non, je ne viens pas de penser ça ! »

Il prit le dragon entre ses mains pour le regarder : il avait à nouveau les yeux verts, le fixant comme Harry tantôt. Et cela remua quelque chose en Severus.

- Je crois que je vais te garder, après tout, murmura-t-il sincère mais horrifié intérieurement par cette décision.

Il pensait – à raison – que cette étrange cohabitation ne lui apporterait que des ennuis...

- Rrrseruuushh !, fit doucement le petit dragon, toujours les yeux verts.

- Rary..., répondit Severus sidéré.

Le petit dragon avait essayé de dire son prénom ! Severus regardait toujours les yeux verts.

« Redescends sur terre. C'est pas Harry qui a dit ton prénom, mais un dragon qui a essayé de le dire. Un dragon, pas Harry ! Arrête de fantasmer de manière aussi idiote ! Tu es pitoyable ! »

Et cette fois, c'est Severus lui-même qui mit le dragon dans son cou. Avant de se remettre à ses copies.


Voilà... Vous comprenez pourquoi je ne suis pas très contente de ce que j'ai écrit et pourquoi vous avez un peu attendu. La suite sera mise d'ici au maximum 3 semaines, car je termine (enfin !!) mes exam' la semaine prochaine !

Gros bisous à tous et donnez-moi votre avis dans les reviews : j'adore vous lire !!