Chapitre 7 : Début d'une relation a double tranchant.
Zero, qui avait adossée la jeune fille à un arbre après qu'elle soit tombée dans les pommes, s'était allongé dans l'herbe, à côté, en attendant que la brune se réveille et midi était passé depuis peu lorsqu'il la vit sursauter en ouvrant les yeux et roulant ses pupilles de tous les côtés, comme si elle cherchait quelque chose. Il se releva d'un bond et se précipita vers elle :
-Calme toi, Yuuki, tout va bien, calme toi, l'apaisa-t-il.
-Zero…, souffla-t-elle.
Et elle lui sauta au cou.
Le garçon ouvrit de grands yeux :
-Yuu…Ki ?
Il tenta de la repousser avec douceur mais elle s'accrochait à lui comme un naufragé a sa bouée.
Malgré lui, son esprit s'orienta vers ses souvenirs, à l'instant où, endormie, elle avait murmuré son prénom et pour la deuxième fois de la journée, son cœur se mit à battre la chamade.
Enfin, elle se détacha de lui, sans le lâcher complètement et elle plongea son regard dans le sien.
Doucement, tout doucement, comme on le ferait en face d'un animal craintif, elle approcha son visage du sien. Le jeune homme, hypnotisé par la lueur incertaine et infiniment douce de ces yeux pourpres ne bougea pas.
A quelques millimètres de sa cible, Yuuki se stoppa, comme pour quémander l'accord de son vis-à-vis. Comme il n'indiquait aucun signe montrant qu'il voulait se dégager, la jeune fille s'enhardit et, dans un geste très tendre, elle posa ses lèvres sur celle de Zero, qui en eut le souffle coupé. Il resta là, comme une statue, alors que la femme qu'il aimait l'embrassait. Cette vérité toute simple, son cerveau ne parvenait pas à l'assimiler.
Devant le manque de réaction du jeune homme, avec l'impression que son cœur était broyé entre des serres d'acier, elle se recula à regret, libéra le garçon aux cheveux couleur de lune de son étreinte et se releva. Elle lui tourna le dos, épousseta rapidement ses vêtements et, malgré son envie de sangloter, plaqua un sourire contrit sur son visage, tenta de ravaler ses larmes et se retourna vers son ami :
-Désolée, Zero ! C'était rien, oublie ! S'excusa-t-elle sur un ton qu'elle espérait léger.
Tout en prononçant ses mots, elle agita la main d'un air insouciant, alors que son cœur criait, a l'agonie.
-Bon, on y va ! S'exclama-t-elle sur un ton faussement joyeux.
Elle commençait à se diriger vers la route quand une main l'attrapa doucement par le poignet. Elle se stoppa aussitôt, sans oser se retourner, les larmes quittant le refuge de ses yeux et dévalant ses joues, traçant un sillon humide sur sa peau blanche.
Zero avait aperçu les larmes de son amie, au fond de ses yeux, et cela l'avait tiré de sa léthargie. Conscient de l'avoir blessée, il s'était senti comme la plus misérable des créatures d'avoir ainsi repoussé un acte si sincère, émanant d'un être si innocent et pur. Désireux de se racheter, il avait relevé les yeux et l'avait vue s'éloigner de lui. Il avait ressentit comme un déchirement dans la poitrine et, presque par instinct, il s'était élancé vers elle et lui avait saisi, aussi doucement qu'il l'avait pu, sa main a la peau si douce. Elle refusait de le regarder et il l'entendit renifler discrètement.
Se maudissant de l'avoir fait pleurer, honteux, il l'attira lentement à lui, la força à se retourner de façon a ce qu'elle lui fasse face et lui leva la tête en attrapant son menton dans sa main gauche. Comme il s'y attendait, les prunelles pourpres étaient embuées de larmes et les joues trempées de gouttelettes cristallines, révélatrice du mal-être soudain de Yuuki.
Délicatement, il essuya l'eau de ses joues avec le dos de sa main gauche, qui avait lâché le menton de la demoiselle.
Puis il saisit son visage fin entre ses mains et, plus lentement encore qu'elle ne l'avait fait, il approcha sa bouche de la sienne.
La jeune fille n'en croyait pas ses yeux : Il venait pourtant de la repousser, non ?
Elle crut à une mauvaise blague, il allait forcément se détourner au dernier moment ou, plus vraisemblablement, allait tout a coup plonger ses crocs dans sa jugulaire.
Cependant, les lèvres de Zero vinrent bien se poser sur les siennes et elle ressentit immédiatement comme un courant électrique entre eux.
Sans réfléchir, elle passa ses bras autour du cou du jeune homme et répondit avec envie a ce si merveilleux et attendu baiser. Plus rien d'autre ne comptais pour elle que la sensation de ses lèvres si douce sur les siennes. Quand, a bout de souffle, ils durent s'écarter, elle se sentit rougir sous le feu de son regard et elle écrasa sa bouche contre la sienne pour dissimuler sa gêne.
Les mains de Zero quittèrent son visage pour descendre le long de son dos pour la plaquer contre lui et il bascula en arrière, l'entrainant avec lui. Cette chute involontaire provoqua leurs rires et ils s'éclaffèrent ensemble, simplement par pur bonheur. Le jeune homme alla se caler contre le tronc de l'arbre auquel il avait adossé Yuuki quand, pour une raison inconnue, elle avait perdu connaissance et il fit signe a sa compagne de venir près de lui. La concernée ne se le fit pas dire deux fois et elle vint se blottir avec délice entre ses bras.
Cette scène ressemblait de façon frappante au moment de leur réveil, et pourtant, elle n'aurait su être plus différente.
Prise d'une irrésistible envie de re-goûter à ses lèvres si délicieuses, Yuuki pivota a moitié pour rencontrer la bouche de son compagnon.
Ils restèrent sous cet arbre tout l'après-midi, le dos de Yuuki collé au torse de Zero qui ne l'aurait lâchée pour rien au monde. Ce dernier jouait parfois avec une des mèches brunes de la jeune fille, en reniflant une autre pour s'enivrer de son parfum, osant à peine croire au changement radical qui s'était opéré entre eux depuis la veille.
Ce qui lui semblait particulièrement incroyable, c'était qu'elle l'aime lui, le vampire autrefois humain qui était également un Hunter. Il savait parfaitement qu'il n'était rien d'autre qu'un bâtard, un misérable qui avait un pied dans deux mondes différents et radicalement opposés. Chaque fois qu'il avait tenté de s'extraire de ce destin incertain en penchant plus dans une voie que dans l'autre, la deuxième partie de lui-même, sa moitié, l'avait rappelé a l'ordre et il avait du reprendre son équilibre sur le fil instable de son existence.
Songeant à tout cela il se compara à Kuran Kaname et grimaça intérieurement. Au fond de lui, bien qu'il le nie sans cesse, il savait parfaitement ce qui attirait la jeune fille : Le brun était beau, comme tout les vampires, particulièrement les Sangs-Purs, gentils (Avec la jeune fille en tout cas) et il dégageait une telle assurance qu'il était difficile de le détester. Mais lui, Zero, le haïssait justement pour tout cela : Beauté, intelligence, gentillesse, charisme. Il le haïssait même plus pour ces raisons que parce qu'il était un vampire, un Sang-Pur de surcroit. (Cette raison-là n'arrivait qu'en seconde position) car il savait que le vampire usait de ses atouts naturels pour impressionner Yuuki et la mettre de son côté.
Dans un geste protecteur et possessif, il serra ses bras autour du corps de la brune et enfoui son visage dans ses cheveux. Elle venait de lui montrer qu'elle l'avait choisi, lui, le vampire/Hunter avec tout ses défauts, lui et pas le Sang-Pur avec sa froide perfection. Alors pourquoi le doute et la jalousie continuaient-ils à tarauder son cœur, et à assombrir ce rêve si agréable ?
Yuuki avait beaucoup apprécié qu'il la serre ainsi, bien qu'elle en ignore la raison, et elle le lui montra en lui adressant un sourire.
Ce sourire, celui qu'il aimait tant et que pendant des années elle avait réservé à Kuran…
Le sourire se fana devant l'expression sombre du garçon. Inquiète, envahit par un mauvais pressentiment, elle pivota dans l'étau de ses bras et posa ses mains sur la poitrine du jeune homme.
-Qu'est ce qu'il y a ? demanda-t-elle.
Il évita son regard. D'un geste déterminé, elle le força à la regarder.
Résigné, il chercha dans ses iris une explication à son revirement. Elle ne comprenait pas son changement d'humeur, il le lisait dans ses yeux.
Elle pencha la tête a droite d'un air adorable et dit d'une voix interrogative :
-Zero … ?
-Pourquoi… Questionna-t-il, pourquoi moi ?
L'incompréhension se peignit sur les traits de la jeune fille :
-De quoi tu parle ?
Au lieu de lui répondre, il attaqua par une autre question :
-Et Kuran Kaname ?
Il la sentit se raidir et elle baissa la tête, le soustrayant enfin au poids de son regard qu'il aimait tant.
Dans son cœur, deux sentiments se mirent à se battre : La jalousie qu'il avait toujours réprimée et qui refaisait surface sans qu'il soit capable de l'empêcher de déferler dans tout son être et l'abattement provoqué par l'écroulement de ses espoirs, cet espoir insidieux qui, une fois de plus, le faisait souffrir en disparaissant.
C'est alors que la jeune fille eut une réaction totalement inattendue : Elle éclata de rire et enfouit son visage dans son épaule, où elle continua à glousser. Le garçon se sentit envahit par la colère, persuadé qu'elle se moquait de lui. Il l'écarta de lui, une expression furieuse sur le visage, celle-là même qui effrayait tant les élèves de la Day Class, mais qui n'avait plus le moindre effet sur la brune.
Cependant, elle ne désirait pas l'énerver davantage et elle se força à se calmer. D'une voix étranglée par le rire qu'elle s'efforçait de réprimer, elle demanda :
-C'est… ça… qui t'inquiète ?
-Il y a de quoi, non ? rétorqua-t-il d'une voix morgue.
Elle le dévisagea un instant en silence avant de déclarer doucement :
-Pour moi, Kaname-senpai n'est pas… Il est… Oh, flûte, comment t'expliquer ça ? S'impatienta-t-elle.
Elle ne parvenait pas à exprimer ce qu'elle ressentait et cela l'irritait.
Elle rumina un instant ce sujet épineux, sans que Zero ne la quitte du regard une seconde avec, au fond des yeux, une émotion qu'elle ne parvint pas à identifier.
-Je ne remercierais jamais assez Kaname de m'avoir sauvé la vie, commença-t-elle en pesant chacun de ses mots. Je l'estime beaucoup, j'admire sa force de caractère, son assurance et ce serait mentir que de dire que je ne l'apprécie pas.
Elle secoua lentement la tête, faisant voler ses courtes mèches brunes dont une alla frotter contre le nez de Zero, qui le plissa, n'appréciant pas particulièrement qu'elle vante les mérites du Sang-Pur devant lui mais ne pouvant s'empêcher de l'écouter attentivement :
-Mais ce que j'éprouve envers lui, continua-t-elle, tient de l'amitié et de la reconnaissance : C'est un très bon ami mais mes sentiments a son égard sont radicalement différents de l'amour que je te porte.
Collant sa tête sur le torse de son compagnon, elle conclut dans un souffle :
-Je t'aime Zero.
Aussitôt, elle eut la satisfaction d'entendre le cœur de son vis-a-vis s'emballer et elle soupira d'aise.
Quant à Zero, il resta un court instant foudroyé par le bonheur que ces quelques mots tout simples avaient créé en lui. Ces mots qu'il attendait, c'était la première fois qu'elle les disait.
-Moi aussi, murmura-t-il d'une voix rendue tremblante par l'émotion.
Puis, conscient que ces mots-là n'avaient pas la même force, ne crée pas la même sensation de béatitude, il reprit, d'une voix plus assurée :
-Moi aussi je t'aime.
Il baissa les yeux sur Yuuki et la vit rougir. Tout en lui caressant les cheveux, il se rendit compte qu'il aimait bien qu'elle réagisse comme ça.
Yuuki de son côté, appréciait grandement le contact des mains virils de son compagnon sur sa tête.
Quelques minutes après, Zero poussa un long soupir. Yuuki, qui était en train de s'assoupir, sursauta :
-Hein, quoi ?
Le garçon sourit, amusé par sa réaction. Puis il prit la parole :
-Il faut rentrer, annonça-t-il.
La jeune fille tourna vers lui une expression si désappointée qu'il se sentit obligé de rajouter :
-J'adorerais rester ici, seul avec toi, mais je commence à avoir faim et puis, si on tarde trop, le directeur va s'inquiéter.
-Pff, même quand il n'est pas là il trouve le moyen de me taper sur les nerfs, grogna Yuuki.
Zero étouffa un léger rire tout en décollant son dos de l'arbre. La jeune fille comprit le message et, avec un soupir, se releva, suivie du garçon aux cheveux argentés.
Quelques mètres plus loin, il la rattrapa et saisit sa main, entremêla ses doigts au sien et la tira gentiment en avant. Ensuite, il tourna légèrement la tête dans sa direction, pour voir comment elle réagissait. Il ne fut pas déçu : Elle arborait un grand sourire franc et ravi et ses yeux pétillaient, radieux.
Le garçon fut parcouru par une vague d'amour, il sentit son cœur chavirer, ses joues s'embraser et, pour résister a l'envie de la plaquer contre un arbre pour l'embrasser a loisir, il dut se détourner, faisant voler ses mèches couleur de lune.
La brune avait eu le temps d'apercevoir la rougeur subite qui avait coloré les joues naturellement pâle de son compagnon et son cœur avait vibré de plaisir devant cette vision si inhabituelle mais si touchante.
Plusieurs heures durant, ils marchèrent ainsi, main dans la main, sans que ni l'un ni l'autre ne voit passer le temps et, enfin, ils arrivèrent en vue de l'imposante Académie Cross, qui se situait cependant encore a plusieurs centaines de mètres. A ce moment- là, Zero lâcha la main de Yuuki qui, surprise, pila net.
Le jeune homme stoppa deux pas plus loin et, sans se retourner, lui lança, d'une voix vibrante d'émotion contenue :
-Ecoute, Yuuki… Je…
Il prit une profonde inspiration et se retourna vers elle, avec des yeux si pleins de désarroi qu'elle sentit ses propres prunelles s'humidifier.
-Je préférerais que personne ne sache que nous sommes ensemble, ok ?
-Mais… pourquoi ?
Gêné et visiblement malheureux, il passa sa main sur son visage, et la laissa sur ses yeux.
-Parce que je suis un Hunter, doublé d'un vampire, commença-t-il, conscient que cet argument serait celui qui convaincrai le plus la jeune fille. Ma situation est déjà compliquée, si en plus on apprend que je commence une relation avec une humaine, je cours a la catastrophe.
Désireuse de l'aider et non de lui attirer plus d'ennuis qu'il n'en avait déjà, Yuuki accepta son choix malgré la déchirure qu'elle sentait dans son cœur.
-Et puis…, ajouta Zero, hésitant, surtout, parce que si la Guilde l'apprend, elle pourrait utiliser le chantage pour me toucher, ou le Sénat des vampires pourrait vouloir m'atteindre à travers toi. Et je… je trouve que tu es déjà assez impliquée dans ses affaires qui te dépassent, sans avoir besoin d'en rajouter.
En voyant le visage de Yuuki s'assombrir, il ajouta précipitamment :
-Je sais, tu pense que je te considère encore comme une enfant qui n'est pas capable de se débrouiller, mais tu te trompe. Pour moi, tu es une très belle jeune femme, innocente, fragile, et je ne veux pas qu'il t'arrive du mal par ma faute.
Prenant conscience de ce qu'il venait de déclarer, Zero s'empourpra tandis que Yuuki, ravie, lui adressait un regard reconnaissant et emplis d'amour.
Elle plongea ses prunelles pourpres dans les orbes parme de Zero et ce qu'elle y lut lui confirma ce qu'au fond elle savait déjà : Sa proposition n'étais pas un rejet déguisé, il pensait réellement ce qu'il avait dit.
A l'instant même où les yeux couleurs rubis rencontrèrent les pupilles mauves, Zero sut qu'elle accepterait, avant même qu'elle n'eut ouvert la bouche :
-Très bien. Pour tout le monde, nous serons comme d'habitude, juste Yuuki et Zero, les chargés de disciplines.
Le garçon la contempla avec gratitude, heureux qu'elle ne lui complique pas la tâche.
-Mais, continua-t-elle, déterminée, sache que je n'ai pas l'intention de renoncer a toi pour ces raisons, aussi valable soit-elle ! Met toi bien ça dans le crâne, Kiryu Zero ! Donc…
Il la fixa en silence pendant un instant, amusé par sa verve et sa farouche détermination, attendant qu'elle termine sa phrase :
-…Quand nous serons que tout les deux, ne compte pas sur moi sur moi pour jouer l'indifférente : Je t'aime et je tiens à te le montrer.
Submergé par l'émotion, se retrouvant soudainement à court de mot, Zero ne trouva pas d'autre moyen de montrer ce qu'il ressentait que d'attraper la taille fine de sa compagne et de la serrer contre lui, sa main fourrageant dans les courtes mèches brunes. Sa bouche chercha la sienne, la trouva, et leur lèvres se scellèrent pendant que le jeune homme tenait de retransmettre à Yuuki tout son amour pour elle dans ce tendre et passionné baiser. Enfin, ils se détachèrent. Le garçon posa son front contre celui de la jeune femme et lui souffla :
-Le dernier avant un moment…
Comprenant instantanément de quoi son compagnon parlait, la brune prit les devants, saisit le visage fin et pâle de Zero entre ses petites mains et plaqua à nouveau ses lèvres contre celle de son amour.
Tout deux conscient de ce sentiment de ''fin'' qui approchait, ils tirèrent force et réconfort de ce moment partagé, à la manière d'un plongeur qui avale une grande bouffée d'air avant de s'enfoncer dans les profondeurs de l'océan.
Finalement, ils se séparèrent a contrecœur et verrouillèrent leurs sentiments respectifs au fond de leur cœur.
-Rien ne changera, lui souffla Zero.
Puis ils reprirent leur marche d'une démarche lente et hésitante vers l'Académie qui, tout a coup, revêtait des allures de prison, un lieu où ils n'auraient pas le droit de se laisser aller, de laisser leurs sentiments s'exprimer de peur d'apporter du malheur a l'être aimé…
Chaque pas les rapprochait de l'entrée, et plus ils s'approchaient, plus la tension grandissait entre eux : Réussiraient-ils a tromper leurs proches, a leur cacher ce qu'ils considéraient pourtant comme le plus merveilleux des événements qui leur soit arrivé ?
Ils ne tarderaient pas à le savoir car, derrière le portail, se tenait le Directeur, Yagari Tôga, Yori, ainsi que toute la Night Class, parmi laquelle Zero sentit la présence de Kuran Kaname.
