Me voici de retour, pour jouer un mauvais tour! Non j'rigole, en fait, c'est juste mon modem qui foirait, ce qui explique mon retard... En tout cas, pour me faire pardonner de cette attente, voici deux chapitres (le troisième bientôt fini)

Avertissement: SMUTT au chapitre 6 Mouhahaha, donc préparez vous car il ne tardera pas :D


Chapitre 4

31/07/1991

Erebor. Tout le monde connaissait désormais ce nom, en tout cas, parmi les sorciers. Un nom qui était attribué à une ville, une ville dite d'une beauté époustouflante, fantastique et surtout, magique. Erebor était une immense ville, que certains considèrent comme une cité fortifiée attendu son emplacement, sous une grande montagne solitaire, dit la Montagne Solitaire.

Malgré son emplacement sous une Montagne, la Ville pouvait parfaitement savoir l'heure, attendu que la Montagne, ou plutôt, son intérieur, était enchanté de telle sorte à ce que ce ne soit pas sombre, mais qu'il y ait bien un ciel avec du soleil. C'était une forme de météo contrôlée représentant un printemps constant, avec des températures fraiches et un climat agréable.

La ville s'étalait sur une surface totale de 300km² (grâce aux enchantements) répartie en neuf niveaux distincts sous la forme d'un immense escalier, avec le premier niveau tout en haut, pour les plus riches et puissants, et le neuvième niveau, tout en bas, pour ceux ayant des revenus moyens. En effet, la pauvreté n'existait pas à Erebor, et les mendiants n'étaient pas autorisés dans cette ville magique.

La particularité d'Erebor était son indépendance du Monde sorcier, étant composée d'une Allée administrative, d'une Banque, d'allées commerçantes, de quartiers d'habitations, de serres, sans oublier le quartier militaire et quelques postes de garde éparpillés sur chaque étage. En effet, Erebor était surement la première ville magique au monde, mais en plus, elle avait sa propre garde, indépendante du Ministère de la Magie.

Le quartier militaire était avant tout une zone d'entrainement et d'habitation prenant la quasi-totalité du Cinquième étage, composé d'un centre de formation pour futurs Mages de Guerre, d'une grande tour servant de centre d'opération pour les Mages de Guerre, d'une caserne pour les Cracmols et soldats gobelins, d'une arène et de quartiers d'habitations réservés au personnel militaire d'Erebor. L'armée était avant tout divisée en quatre corps-de-garde :

-Tout en haut de l'échelle, il y avait les mages de guerre accomplis, une sorte d'élite ayant appris à se battre avec une épée et un bâton pour les plus puissants, et une épée et un anneau de focalisation pour ceux l'étant moins. Les baguettes étaient gardées en tant que focci de sécurité. Les plus puissants utilisaient un bâton pour avoir théoriquement deux armes, les bâtons étant renforcés de runes pour être utiliser au corps à corps. De leur côté, les moins puissant n'ayant pas la puissance nécessaire pour utiliser un bâton utilisaient des anneaux de focalisation à la place tout en apprenant à maîtriser leurs épées avec leurs deux mains. Ils possédaient aussi des Tomes d'Invocation pour apprendre à invoquer des Carbuncles et créatures élémentaires. Ils portaient des sortes d'armures en cuir avec une couche de maille forgée par les gobelins pour mieux se protéger des sorts et autres attaques possibles. Les Mages de Guerre émérites portaient le titre de chevalier-enchanteur, pour prouver leur élitisme, et représentaient théoriquement la Garde Royale.

-Ensuite, il y avait les apprentis mages de guerre, des sorciers étant encore en formation ou n'ayant pas le comportement attendu d'un mage de guerre accompli. Ils étaient vêtus de façon semblable aux mages de guerre, sans la maille et utilisant tous des anneaux de focalisation. Ils possédaient eux-aussi des Tomes d'Invocation, mais ils ne pouvaient invoquer que le Carbuncle de base. Les apprentis émérites portaient le titre d'Ecuyers-enchanteurs afin de se démarquer des autres apprentis, et étaient pour la plupart voués à devenir des Chevaliers-Enchanteurs.

-Puis, il y avait les Gobelins, des soldats armés venant tout droit de Gringotts, armés jusqu'aux dents et portant des armures lourdes en plaque. La plupart avaient des Tomes d'Invocation légèrement modifiés pour s'adapter plus facilement à leur magie. Ils avaient même créé un Carbuncle Vert et Jaune rien que pour eux.

-Enfin, il y avait les Cracmols, vêtus de façon semblable aux militaires et utilisant des armes à projectiles tels des fusils. Ils avaient tous sur eux une épée courte et une dague pour se battre en corps à corps de façon efficace. Attendu qu'ils ne pouvaient utiliser de sorts, leurs équipements avaient été enchantés pour pouvoir beaucoup mieux résister aux sortilèges afin de les protéger efficacement.

Les quatre corps-de-garde étaient évidemment dirigés par des commandants basés sur la chevalerie médiévale, avec à leur tête un Maréchal-enchanteur, responsable des Capitaines-enchanteurs qui dirigeaient les chevaliers-enchanteurs. Les apprentis-enchanteurs étaient donc dirigés par un capitaine-enchanteur, de-même pour les Cracmols et les Mages de Guerre. Cependant, les gobelins étaient dirigés à la fois par un capitaine-enchanteur et un commandant gobelin. La totalité de l'armée représentait aux alentours de 10 000 personnes, de quoi faire pâlir d'envie Voldemort et ses mangemorts. Cette armée était responsable de la sécurité d'Erebor, mais se devait aussi de prêter un serment magique de loyauté envers Hadrian James Potter et sa famille. Même les Cracmols se le devaient, possédant une quantité de magie suffisante pour prêter serment.

Cependant, l'armée d'Erebor n'était pas la seule chose qui faisait la renommée de la Ville. Il y avait aussi les bâtiments et les routes, car tout était parfaitement propre et entretenu, les bâtiments étaient tous en pierre blanche, donnant à la Ville un côté brillant et lumineux. Il y avait aussi des jardins et beaucoup de végétation entretenue dans toute la ville, pour embellir les lieux et augmenter le cachet de la Cité.

En somme, Erebor était une cité dite de rêve, un rêve pour tous les sorciers, en endroit où ils n'avaient pas besoin de se cacher des moldus, et où ils pouvaient utiliser leurs pouvoirs en toute sérénité. Un endroit où, bien que votre rang et pureté de sang ait une valeur, ce ne soit pas d'une extrême importance. En fait, avec Harry, la pureté de sang avait moins d'importance que votre nom de famille. De ce fait, un sang-mêlé de la famille Black avait plus d'importance qu'un sang-pur d'une famille telle que Bullstrode. Evidemment, les douze familles importantes étaient les familles ducales, et ces douze familles résidaient toutes au premier étage, où se situait les plus importantes personnes de la ville, ainsi que quelques échoppes de Luxe. Ils surplombaient alors l'allée administrative du deuxième étage, où la gestion d'Erebor se déroulait.

Mais en ce jour, ce qui intéressait les gens, ce qui était le centre de l'attention n'était pas la ville en entière, mais un seul endroit : Le Palais Potter !

Le Palais Potter était connu pour être le bâtiment le plus grand et le plus important de toute la ville, surplombant de toute sa splendeur l'immensité d'Erebor. Certains considéraient ce palais comme le joyau d'Erebor, un lieu sacré où tout avait commencé. Un lieu dans lequel personne n'avait pu entrer, pas sans être de la famille ou un employé soumis au secret. Pour beaucoup, le Palais d'Erebor agissait comme un phare dans la nuit, brillant de mille feux dans la pénombre la plus sombre.

Les rumeurs allaient bon train concernant ce lieu, dit idyllique. Certains disaient que le Palais renfermait une multitude de richesses les unes plus impressionnantes que les autres. D'autres disaient que le Palais faisait au moins plus de cinq kilomètres de longueur grâce à ses charmes, et qu'il fallait se déplacer en balais ou en carrosse à l'intérieur. D'autres encore, pensaient que le palais contenait plus d'un millier de salles.

Mais la vérité, presque personne ne la savait. En fait, seuls les membres de la famille, les elfes de maison et les employés ayant signé un contrat magique, savaient exactement ce qu'il y avait dans le Palais, et surtout, ce que représentait et représenterait le Palais. Et pourtant, certaines rumeurs étaient loin d'être sottes ou loin de la vérité.

Le Palais Potter était un immense château de style renaissance, ressemblant vaguement à un mélange entre le château de Versailles, le Palais de Peterhof et le château de Neuschwanstein, ce qui donnait finalement une sorte de Poudlard de la renaissance française avec de splendides pierres blanches, du marbre blanc à l'extérieur et d'immenses jardins. Les murs étaient parfaitement enchantés pour produire de façon continue une lumière blanche, transformant ainsi le château en un immense phare dans la nuit, lui donnant un côté féérique et surnaturel, presque éthéré.

Le Palais était composé de plus de trois cents salles, le tout divisé en quatre ailes, une salle de bal et un vestibule. D'un côté, il y avait l'aile Sud, réservée au personnel, que ce soit la sécurité ou bien les elfes de maison, qui pouvaient tous vivre au château de façon correcte, avec évidemment les cuisines, les celliers, des quartiers de repos, une armurerie et deux postes de gardes pour les soldats. L'aile Nord était réservée à la famille, comptant majoritairement d'immenses chambres, une salle à manger privée, une salle de sport, une salle de duel, une salle de réunion, un bureau pour Harry, des salons et une immense bibliothèque privée, réservée à Hadrian et Remus. L'aile Est était en fait une sorte de musée, avec beaucoup de décorations, de collections et d'œuvres d'art, sans compter une immense bibliothèque ouverte à tous. Enfin, l'aile Ouest était celle des invités, composée elle-aussi de nombreuses chambres, d'une salle à manger, de salles de bains, mais aussi d'un grand salon et d'un poste de garde pour surveiller les invités, bien qu'il n'y en ait jamais eu. Il y avait la salle de bal, pour les grandes occasions, et enfin, le vestibule, qui servait d'entrée avec plusieurs cheminées pour permettre l'entrée de certains sorciers, soit uniquement la famille, les proches de la famille et les employés, ou bien les invités lors d'occasions spéciales.

L'entrée du Palais pouvait se faire par le portail principal, menant alors au vestibule qui pouvait mener directement aux ailes Sud et Ouest ainsi que la salle de bal. Ainsi, pour accéder aux Ailes Nord et Est, il fallait traverser les autres ailes ou bien la salle de bal qui était reliée à chaque aile. Sauf pour les familles Potter, Black, Lupin et Dumbledore, qui avaient accès directement au réseau de cheminée interne, leur donnant accès à une cheminée se situant dans chaque aile, sauf la salle de Bal, qui ne possédait aucune cheminée. Il y avait aussi des jardins intérieurs, en plus de jardins extérieurs, permettant ainsi aux occupants de la salle de bal d'observer divers jardins extérieurs avec des thèmes différents depuis les jardins intérieurs en hauteur.

En effet, seuls le vestibule et les jardins extérieurs se situaient au rez-de-chaussée, avec d'immenses escaliers menant à l'avant de la salle de Bal avec deux couloirs débouchant sur les ailes Sud et Ouest.

Et aujourd'hui, en ce jour des plus intéressants, pour fêter les onze ans d'Hadrian James Potter, le Palais Potter allait ouvrir ses portes, mais seulement pour les personnes ayant reçu une invitation pour venir au Bal organisé par Sirius Black. Quasiment toutes les familles sorcières, fussent-elles sang-pur, sang-mêlé ou bien née-moldue étaient invités, avec bien-entendu l'exception de certaines familles telles que Malefoy, Rosier, Yaxley, Rowle, Smith et Parkinson. De plus, les familles entière pouvaient venir, ce qui prenait donc en compte, et ce pour la première fois, les Cracmols, mais pas les moldus mariés à des familles. Heureusement, il fut remarqué que dans, aussi bizarre cela puisse être, la majorité des couples moldus ayant produit des nés-moldus et les couples entre sorciers et moldus, les moldus étaient en fait des descendants de Cracmols, donnant ainsi naissance à des sang-pur. En fait, les sang-mêlés, nés de la naissance entre un véritable moldu et un sorcier, étaient très rares.

En effet, après une investigation de la part d'Harry et des gobelins, ils comprirent alors que les sorciers étaient littéralement attirés par d'autres sorciers, ou en tout cas, ceux ayant du sang sorcier, prenant en compte les Cracmols. Ainsi, les Cracmols rejetés par la société finissaient par prendre des noms moldus et, soit avoir des enfants avec des vrais moldus, pour plus tard avoir leurs enfants se marier avec des descendants d'autres familles Cracmols s'étant mélangés avec des moldus, donnant naissance aux soi-disant nés-moldus, soit se marier avec des sorciers, donnant naissance aux soi-disant sang-mêlé. En fin de compte, les sorciers se mariant avec des moldus donnaient rarement naissance à des sorciers, créant ainsi des Cracmols qui se marieraient plus tard avec d'autres Cracmols, redonnant naissance à des sorciers. D'une certaine façon, le purisme et l'élitisme des sang-pur concernant la pureté de sang était vraie, dans une certaine mesure. Malheureusement, en restant dans des communautés séculaires, évitant de se mélanger avec les autres communautés sorcières, le sang n'étant pas frais, cela avait créé quelques problèmes et une baisse de la natalité.

En tout cas, ce qui intéressait tout le monde était le Palais Potter. Pour l'occasion, l'endroit était une fois de plus richement décoré, avec des statues et œuvres en cristal et en glace, décorant le vestibule et menant jusqu'à la salle de bal. Des chevaliers-enchanteurs étaient postés partout dans le Palais, pour surveiller l'endroit, et empêcher certaines personnes de fouiner, ainsi que pour trier les invités et éviter des éléments indésirables. En fait, l'entièreté de la hiérarchie militaire d'Erebor était présente pour protéger l'endroit, tandis que le reste de l'armée surveillant Erebor était dirigée par un chevalier-enchanteur dit chevalier-lieutenant-enchanteur chargé de s'occuper des patrouilles d'Erebor avec la garde gobeline. L'endroit était plus sécurisé que Gringotts.

Les heures s'écoulèrent, et les sorciers se préparèrent pour une nuit exceptionnelle. C'était particulièrement le cas d'Hadrian James Potter, qui était tranquillement en train de se préparer dans sa chambre. Pour l'occasion, il avait décidé de s'habiller richement avec une chemise blanche en soie d'Acromantula, surmontée d'un gilet en soie d'Acromantula couleur or avec des boutons en or incrustés de saphirs. Il avait aussi un long pantalon noir, toujours en soie d'Acromantula, mais avec un léger renforcement en cuir de dragon et maintenu par une ceinture noire en cuir de basilique, pour aller avec ses bottes noires en cuir de dragon. Enfin, il avait enfilé un long manteau noir recouvert de filigranes d'or le long de chaque pan, des boutons, du col et des manches. Evidemment, les boutons étaient eux-aussi en or. Pour l'occasion, les boutons avaient été forgés par les gobelins, leur donnant un côté rutilant et brillant, jamais terne. Enfin, pour terminer sa présentation, Harry avait fait apparaitre toutes ses bagues sauf celles des Pendragon et Emrys.

« Tu es magnifique. » Fit alors une voix grave et sensuelle derrière lui.

Hadrian rougit et se retourna, ne pouvant empêcher un grand sourire de se former sur son visage à la vue qui s'offrait à lui.

Son âme-sœur, Charles « Charlie » Weasley était lui-aussi richement vêtu, portant alors une splendide chemise noire en soie d'Acromantula surmontée d'un gilet rouge bordeaux avec des boutons en onyx, un pantalon noir en soie d'Acromantula avec des filigranes d'argent le long des jambes, sur le côté, retenu par une ceinture noire en cuir de dragon avec une boucle en or blanc sous la forme du blason des Potter. Il était chaussé de longues bottes vermeilles en cuir de dragon. Il portait aussi, sur la main droite, une bague en argent ciselée sertie d'un Grenat Hessonite, la bague d'héritier de la Maison Prewett. Ce dernier avait un sourire charmeur et regardait Harry comme s'il était une des Merveilles du Monde.

"Tu es pas mal non plus. Bien qu'il manque encore quelque chose." Répondit alors Harry avec un sourire taquin.

"Ah bon ?" Demanda Charlie en levant un sourcil.

"Yup !" Fit Harry en appuyant sur le P.

"Et qu'est-ce donc, votre majesté ?" Demanda Charlie en faisant une courbette moqueuse.

Harry ne répondit pas et s'approcha simplement de Charlie. Il prit alors sa main droite, et plaça une splendide bague en or blanc sertie d'un diamant bleu sur son auriculaire droit. Charlie observa la bague, bouche bée.

"Hein ?" Fit alors le rouquin, bêtement.

"Cette bague montre à tous que nous sommes liés, 'lie. C'est notre symbole d'appartenance, et ce sera aussi le même pour mes autres âmes-sœurs, si j'en ai d'autre, évidemment." Expliqua alors Harry en rougissant.

"Je ne te suffis pas ? Je ne te savais pas aussi gourmand." Fit alors Charlie amusé, approchant sa tête près de celle d'Harry avant de l'embrasser tendrement.

"'lie, tu sais bien que c'est faux, et que pour moi, t'es tout ce qu'il me faut. Mais on sait jamais, et connaissant ma chance…" Fit Harry.

"Je plaisantais, 'ry. Donc cette bague, c'est un peu comme des fiançailles, c'est ça ?" Demanda Charlie, ce qui fit rougir Harry.

"En somme, c'est ça. Enfin, je sais que…que je t'ai rien demandé, mais…je…" Balbutia alors Harry.

"Harry, du calme. De toute façon, j'aurai quand même dis oui, mais j'aurai aimé le faire en premier." Fit alors Charlie.

"Tu sais, techniquement, je n'ai encore rien demandé." Fit Harry en tendant alors une bague identique à Charlie.

Charlie fit alors un grand sourire radieux à Harry avant d'attraper la bague et de la regarder attentivement. Elle était semblable à celle qu'il portait, sauf que celle d'Harry avait une pointe de diamant rouge juste au-dessus du diamant bleu, surement pour montrer qu'Harry était le Porteur. Il se mit alors à genou devant Harry, le faisant rougir jusqu'aux oreilles.

"Hadrian James Pendragon-Emrys-Peverell-Black-Gryffondor-Serpentard-Serdaigle-Potter-Evans, Seigneur des Maisons Pendragon, Emrys, Peverell, Gryffondor, Serpentard, Serdaigle, Potter et Evans, Héritier de la Maison Black, accepterais-tu de m'épouser ?" Demanda alors Charlie d'un ton solennel et plein d'espoir.

"Charles Ferdinand Weasley-Prewett, c'est avec plaisir que moi, Hadrian James Pendragon-Emrys-Peverell-Black-Gryffondor-Serpentard-Serdaigle-Potter-Evans, accepte de t'épouser." Répondit alors Harry avec un grand sourire.

Charlie n'attendit pas un instant avant d'enfiler la bague sur l'auriculaire droit d'Harry et de l'embrasser avec passion, se limitant tout de même attendu son âge.

"Pfiouh ! Heureusement qu'on aura plus a prononcé tous ces noms de famille, c'est épuisant à force…", commenta Harry, faisant ricaner son âme-sœur.

"Ça se passera comme ça avec les autres ?" Demanda alors Charlie, intrigué.

"Pas vraiment. D'une certaine façon, étant ma première âme-sœur, tu seras considéré comme mon mari officiel, tandis que les autres âmes-sœurs seront mes consorts. Ils n'auront donc pas besoin de faire toute cette demande, et juste besoin d'enfiler la bague." Répondit alors Harry avec un petit sourire.

"Eh bien, il semblerait que je sois très chanceux. Mais ne devrions-nous pas descendre pour rejoindre tout le monde ?" Demanda alors Charlie.

"Tu as raison. Nous devrions y aller, avant que Patmol ne rapplique et ne nous tire les oreilles." Répondit Harry, ce qui fit rire Charlie.

C'est alors qu'ils descendirent main dans la main jusqu'à la salle de Bal.

\Break/

Pendant ce temps-là, Sirius Black et Remus Lupin, vêtus de leurs plus beaux vêtements se trouvaient dans le vestibule pour y accueillir leurs invités du soir.

Sirius s'était vêtu d'une traditionnelle robe noire en soie d'Acromantula avec des coutures d'argent le long des manches et du bas du dos sous la forme d'un Grimm. Il portait aussi un splendide torque en or incrusté de rubis autour du cou, l'un des cadeaux qu'Harry lui avait fait, commandé spécialement chez les gobelins. Sans oublier sa bague de Seigneur de la Maison Black, bien-entendu.

De son côté, Remus portait une splendide robe rouge bordeaux avec une immense lune d'or brodée à l'arrière, un petit cadeau d'Harry. Pour une fois, il portait un collier en or avec un saphir sous la forme d'un loup-garou autour du cou. Souvent, Harry lui avait dit qu'il n'avait pas peur de sa forme de Loup-Garou, et qu'au contraire, il ne devrait pas en avoir honte, lui offrant alors ce collier pour qu'il s'en souvienne.

Les deux maraudeurs attendaient tranquillement à l'entrée du Vestibule, décidant de seulement saluer les familles et personnes importantes, attendu le nombre important d'invités en cette soirée. Quelques minutes plus tard, l'un de leurs invités de marque arriva. Ce n'était nul autre qu'Albus Dumbledore, vêtu cette fois-ci d'une longue robe dorée avec des paillettes. Le vieil homme arborait un grand sourire, qui s'élargit en voyant les deux maraudeurs l'accueillir.

"Professeur Dumbledore, bienvenu au Palais Potter !" Firent les deux maraudeurs en duo.

"Merci, les garçons. C'est vraiment splendide. Mais où est donc mon protégé ?" Demanda alors le vieil homme.

"Il se prépare, et fera son entrée lorsque tous les invités seront présents." Répondit alors Sirius en lui faisant un clin d'œil, ce qui fit sourire le vieux professeur.

Albus décida alors de se mêler aux autres invités avant de se rendre dans la salle de Bal.

Remus et Sirius eurent à peine le temps de lui dire à plus tard que d'autres invités attendus arrivèrent. C'était cette fois-ci le Ministre de la Magie, Cornelius Fudge, ainsi que son sous-secrétaire, Dolores Ombrage. Si Cornelius était élégamment vêtu de bleu, ce n'était pas le cas de Dolores Ombrage, portant une entière tenue complètement rose, criarde et faisant mal aux yeux. Le fait qu'elle avait le visage d'un crapaud n'arrangeait pas les choses, et Sirius retint un frisson de dégoût.

"Monsieur le Ministre, je suis content de voir que vous ayez pu venir." L'accueillit alors Sirius avec un grand sourire.

"Mais bien-sûr, Seigneur Black. Après tout, je ne manquerai pour rien au monde le bal et l'anniversaire de notre héros, et puis, je me devais de me déplacer pour une telle donation." Répondit alors Fudge avec un sourire étincelant.

"Et bienvenu à vous, Madame Ombrage." Fit alors Remus avec un sourire qui se voulait sympathique.

"Je vous en remercie." Répondit alors Ombrage avec une mine de dégoût en regardant Remus.

"Sur ce, nous allons vous laisser pour nous mêler aux autres invités, je suis persuadé que vous avez autre chose à faire." Fit alors Fudge.

Les deux individus finirent par aller se mélanger à la foule, laissant derrière-eux deux maraudeurs tentant de ne pas vomir face à la chose rose qu'ils venaient de confronter. Ils furent éventuellement tirer de leur pitreries lorsqu'un vieil homme arriva, suivit de près par deux autres hommes. Ce n'était nul autre que Garrick Ollivander, suivit de près par son fils, Gerold Ollivander et son frère, Goldrin Ollivander. Les Ollivander suivaient cette drôle de tradition de toujours nommer leurs enfants par un prénom commençant avec la lettre G.

"Seigneur Ollivander, je suis très content de vous voir." L'accueillit Sirius avec un grand sourire.

"Eh bien, comme promis, je suis venu. Après tout, je me devais de respecter la volonté de sa grâce." Fit le vieil homme.

Ollivander remarqua alors l'expression alarmée de Sirius et Remus.

"Mes fils sont au courant, et ils ont juré de ne rien révéler, je vous rassure." Dit alors Garrick.

"Ah, je vois, dans ce cas, bienvenu à tous. C'est la première fois que je vous vois."" Fit Sirius.

"En effet. Je suis Gerold Ollivander, l'héritier principal de la famille, et si vous ne m'avez encore jamais vu, c'est tout simplement parce que j'étais en train de fouiller des ruines en Egypte avec Gringotts." Fit l'ainée des Ollivander.

"Et je suis Goldrin Ollivander, le cadet de la famille. Je suis actuellement en train de voyager à travers le monde pour en découvrir un peu plus sur les autres sociétés sorcières, et surtout, les créatures magiques." Fit le cadet.

"Oh, mais c'est excellent !" Fit alors Remus avec un petit sourire.

"Je le pense aussi. Mais nous n'allons pas occuper trop de votre temps, je vois que d'autres familles arrivent, et j'aimerai bien discuter avec certains, cela fait tellement longtemps que je n'ai pas participé à ce genre de sauteries. A tout à l'heure." S'exclama Garrick Ollivander avec un grand sourire.

Il partit alors se mélanger à la foule, suivit de près par ses deux fils. Quant à eux, Sirius et Remus levèrent la tête pour comprendre ce qu'avait dit Garrick, et virent alors la famille Flint arrivée. Il n'y avait que deux personnes, soit Marwyn Flint, le père, et Marcus Flint, son fils âgé de quinze ans. Marcus Flint était un assez beau garçon, assez grand, le visage ovale, sans défauts, avec une peau légèrement tannée, sans imperfections. Bizarrement, il n'avait pas la dentition horrible qui lui avait été attribuée auparavant, surement suite à une consultation à St-Mangouste, lui laissant alors une parfaite dentition blanche et droite. Enfin, il avait de splendides yeux gris.

"Marwyn !" Fit Sirius, souriant.

"Sirius ! Je suis content de te voir." Répondit le Seigneur Flint en serrant Sirius dans ses bras.

"Je vois que tu n'es pas venu seul, dites donc. Alors, qui est ce superbe jeune homme ?" Demanda le maraudeur.

"Héhé. Sirius, je te présente Marcus, mon fils." Fit alors Marwyn en montrant son fils.

"Enchanté, Seigneur Black, Monsieur Lupin." Répondit alors Marcus en s'inclinant.

"Bah, pas de ça avec nous mon garçon. Tu es le fils d'un bon ami, tu n'as pas besoin d'être constipé comme si que t'avais un balais dans le cul !" Répondit Sirius en éclatant de rire, avant de se prendre une baffe derrière la tête.

"Langage !" Le gronda alors Remus avec un petit sourire en coin.

Les quatre individus éclatèrent de rire, avant de se calmer.

"Ainsi donc, c'est l'anniversaire de ton filleul, Harry." Entama Marwyn.

"Yup." Fit Sirius en accentuant sur le P.

"Et il continue d'écraser ses ennemis ? J'ai cru lire un article sur Malefoy, c'était hilarant." Dit alors Marwyn en ricanant.

"Comme d'habitude. Tu sais, on est très fiers de notre chiot. Je veux dire, il est sérieusement plus intelligent que Remus, et même que Dumbledore. J'ai l'impression qu'il est l'adulte et moi l'enfant." Répondit alors Sirius en ricanant.

"A ce point ?" Fit alors Marcus, intrigué.

"Yup ! Tu sais, jeune homme, c'est Harry qui dirige tout ici. C'est sa cité, son manoir, sa fortune. C'est même lui qui me dit ce que je dois faire au Magengamot. Heureusement, il reste encore un enfant, et bien qu'il soit très intelligent, il ne passe pas son temps dans des livres ou à l'écart des gens, ce qui me rassure un peu." Répondit Sirius.

"Je vois. En tout cas, nous allons vous laisser pour nous mêler à la foule. On se reverra bien évidemment dans la soirée, après tout, j'aimerai présenter Marcus à Hadrian." S'exclama alors Marwyn en partant, prenant la main de son fils avec lui.

"Eh bien, ils sont partis vite, je me demande pourquoi." Fit alors Remus, pensif.

Il comprit quelques instants plus tard lorsqu'il vit trois personnes au loin, se dirigeant vers lui. Il reconnut immédiatement la famille Diggory, soit Amos, sa femme Karina, et leur fils, Cédric. Amos se précipita alors vers Sirius et Remus pour les serrer dans ses bras.

"Sirius ! Remus ! Je suis vraiment content de vous voir !" Fit Amos avec un très grand sourire.

"Amos ! Moi aussi, je suis ravi de te voir." Fit alors Sirius, tandis que Remus hocha de la tête.

"Et encore merci pour cette invitation. Je n'aurai manqué l'anniversaire d'Harry pour rien au monde ! Et puis, comme ça, je vais pouvoir lui présenter mon fils, Cédric !" Dit alors le Seigneur Diggory en poussant son fils en avant, qui avait un grand sourire.

"Seigneur Black, Monsieur Lupin, ravi de faire votre connaissance." Fit alors Cédric avant de sourire de façon charmante, puis de partir dans la foule.

"Eh bien, ton fils est pas mal du tout, Amos. J'imagine qu'il doit attirer beaucoup de filles." Fit alors Remus, amusé.

"Bah, je ne te le fais pas dire. Mon fils passe son temps à courir après les filles, quand j'y pense que l'année dernière, ce n'était pas possible." Fit alors Amos, exaspéré.

"Oh ? Comment ça ?" Demanda alors Remus.

"Eh bien, je trouvais bizarre qu'il ne réagisse pas aux filles ou autre, alors nous sommes allés à St-Mangouste pour lui faire passer des tests, et nous avons découvert qu'il était asexuel. Nous avons pensé qu'il était possiblement l'âme-sœur d'Harry, mais vu qu'il refusait catégoriquement la possibilité d'être avec un autre garçon, nous avons mis cette possibilité de côté. Nous pensons qu'il est simplement asexuel, donc on lui a acheté plusieurs potions pour le désinhiber, et voilà, maintenant il passe son temps à draguer toutes les filles." Expliqua alors Amos, en ricanant.

"Hm…J'espère franchement que tu as raison, Amos, et que cette histoire ne va pas nous retomber dessus." Fit alors Sirius, étrangement sérieux.

"Comment ça ?" Fit alors la femme d'Amos, parlant pour la première fois.

"Eh bien, je suppose que je n'ai pas besoin de vous faire un dessin quant à la réaction d'un Porteur rejeté par une âme-sœur." Fit alors sombrement Sirius.

"Espérons alors que je ne me sois pas trompé, car ce serait vraiment dommage." Fit alors Amos, moins enjoué qu'avant.

"Espérons aussi." Fit alors Remus.

"Très bien. Sur ce, nous allons vous laisser, j'ai cru voir Ollivander, et j'ai quelques questions à lui poser. A plus tard !" Fit alors Amos, avant de partir avec sa femme.

Sirius et Remus se retournèrent pour observer au loin le fils des Diggory, espérant vraiment se tromper. Ils furent alors obligés de se retourner lorsqu'ils furent salués par nul autre qu'Augusta Londubat et son petit-fils, Neville.

"Dame Londubat, quel plaisir de vous voir parmi nous !" Fit alors Sirius avec un sourire.

"Voyons, Black, je n'allais surement pas rater cette fête, et puis, qu'aurait pensé mon petit-fils si je l'empêchais de venir à l'anniversaire de son meilleur ami ?" Répondit Augusta en ricanant face à la rougeur de Neville.

"Bonsoir, Seigneur Black, Monsieur Lupin." Fit alors le jeune garçon, tout rouge.

"Voyons, Neville, que t'avons-nous dit déjà ? Pas de ça ici, allé, appelles moi Oncle Sirius !" Fit Sirius en souriant.

"D'ac…d'accord, Oncle Sirius." Sourit alors Neville.

"Tu vas donc faire ta rentrée en même temps qu'Harry, c'est bien ça ?" Demanda alors Remus pour changer la tournure de la conversation.

"Oui, oncle Remus." Répondit Neville en souriant.

"Je vois. Et dans quelle Maison souhaites-tu te rendre ?" Demanda Remus, intrigué.

"Eh bien…Je veux juste être dans la même Maison qu'Harry. En fait, n'importe quelle Maison, tant qu'ils sont sympas." Répondit Neville en rougissant une fois de plus.

Il reçut alors le regard approbateur de sa grand-mère, ce qui le fit rougir une fois de plus. Ils discutèrent tous ensemble pendant un petit moment, avant d'entendre un fracas derrière eux. Ils se retournèrent alors pour voir arriver la famille Weasley, au complet. Augusta, ne souhaitant pas que son petit-fils se mélange à ce genre de personnes, partit avec Neville vers la salle de Bal.

Quant à eux, Sirius et Remus frissonnèrent face aux regards envieux de Molly, Ronald et Guenièvre. Ils avaient vainement espérer qu'ils refuseraient l'invitation, mais avec Molly la Harpie, ils auraient dû se douter qu'elle viendrait. En plus, ils n'avaient pas pu se permettre de ne pas les inviter, étant d'une certaine façon, la belle-famille d'Harry. Ce fut Arthur qui les salua.

"Remus, Sirius, bien le bonsoir." Fit le chef des rouquins avec un sourire chaleureux.

"Arthur, quel plaisir de voir que tu as pu te permettre de venir." Répondit Sirius en lui serrant la main.

"Eh bien, au début, nous hésitions car nous n'avons pas vraiment les vêtements, mais lorsqu'on a appris que Lucius ne serait pas là, et que nous étions invités, je n'ai pas pu m'empêcher de le lui faire savoir." Répondit Arthur en rougissant légèrement.

A ses mots, tout le monde se mit à rire. Il était facile d'imaginer le visage de Lucius Malefoy apprenant qu'une famille très pauvre était invitée à un Bal, mais pas lui. C'est alors que Molly ne put s'empêcher de parler.

"Mais où est Harry ? Je suis sûre qu'il serait ravi de passer un peu de temps avec Ginny." Fit Molly avec son regard plus que perturbant.

"Molly, combien de fois dois-je te dire qu'Harry est avec Charlie ?" Fit alors Arthur, exaspéré.

"Mais Arthur, ce n'est pas sain, voyons." Fit Molly, s'attirant un regard noir de Sirius.

"Ecoutes moi bien, Molly. Mon filleul est un Porteur, il ne peut physiquement, et mentalement, être avec une femme, c'est comme ça. Et puis, il est désormais lié à Charlie, et vu qu'ils ont passé beaucoup de temps ensemble, leur lien ne peut être brisé, donc ça ne sert à rien de t'obstiner !" Fit alors Sirius, vénère.

"N'emploie pas ce ton avec moi, Sirius !" Fit alors Molly.

"J'emploie le ton que je veux, et si ça ne te plaît pas, tu peux prendre tes cliques et tes claques et foutre le camp !" Cria presque Sirius.

Molly resta interdite face à la réaction de Sirius, et avant qu'elle ne puisse ouvrir la bouche, fut prise en aparté par son mari qui lui ordonna de rentrer immédiatement chez eux, avec Ginny et Ronald, se méfiant de son fils. Elle pouffa de mécontentement avant de partir avec ses deux enfants, non sans envoyer un regard promettant mille souffrances à Sirius, qui le lui rendit.

Un silence pesant s'abattit sur le groupe, désormais composé des deux maraudeurs et de cinq Weasley.

"Eh bien, je suis vraiment désormais pour le comportement de ma femme." Fit alors Arthur.

"Je ne vois franchement pas pourquoi tu ne divorces pas d'elle." Fit alors Remus.

"Je sais, je sais, mais si elle venait à partir, la connaissant, elle prendrait avec elle Ginny et Ronald, et je ne veux pas perdre deux de mes enfants." Répondit alors misérablement le patriarche des Weasley.

"Bah, ne t'inquiète pas, si tu souhaites vraiment divorcer sans problèmes, n'oublies pas que tu es un Seigneur, tu peux facilement te débarrasser d'elle. Et puis, c'est avec plaisir que nous t'aiderons, tu sais, ma cousine, Andromède, est une excellente avocate, je pense qu'elle pourrait t'aider." Fit alors Sirius.

"Vraiment ?" Fit alors Arthur, le ton plein d'espoir.

"Bien-sûr. Et puis, tu es de la famille, après tout, ta mère était une Black." Dit alors Sirius.

"Je vois, merci beaucoup Sirius." Répondit Arthur avec un sourire.

Les deux ne remarquèrent pas la nervosité des enfants Weasley, surtout lorsqu'ils parlèrent de divorce. Bien évidemment, ils étaient du côté de leur père, mais cela les rendait tout de même mal à l'aise. Remus le remarqua alors.

"Eh bien, je vois que William, Fred et George ont bien grandi. Mais qui est donc le quatrième ?" Fit le loup-garou.

"Oh, j'ai failli oublier. Je vous présente mon troisième fils, Perceval, qu'on appelle plus communément Percy." S'exclama alors Arthur avec un grand sourire.

"Enchanté de vous rencontrer, Seigneur Black, Monsieur Lupin." Se présenta Percy d'un air sérieux.

"Eh bah, c'est qu'il est sérieux. Il me rappelle presque Remus en plus jeune." Se moqua alors Sirius avant de se prendre une baffe à l'arrière du crâne.

"Ne te moques pas, puis au moins, moi, j'étais parmi les meilleurs à Poudlard, pas comme certains." Fit Remus avec un sourire narquois.

"Ça veut dire quoi, ça ? Tu me traites d'idiot, Remy ?" Fit alors Sirius avec un regard faussement blessé.

"Exactement, et tu le sais très bien." Répondit alors Remus avec un sourire goguenard.

Ils se regardèrent quelques secondes avant d'exploser de rire, ce qui fit sourire les Weasley.

Arthur, Sirius et Remus discutèrent ainsi pendant quelques minutes, préparant le divorce d'Arthur et Molly, tandis que les enfants allèrent se mélanger à la foule. Evidemment, Percy tenta de surveiller les jumeaux avant qu'ils ne puissent semer la pagaille, tandis que William se dirigea vers certains groupes de gobelins pour converser avec eux.

Arthur finit par rejoindre le Ministre, tandis que Sirius et Remus attendirent patiemment l'arrivée de leurs derniers invités. Ils furent alors ravis de voir arriver au loin l'un des amis d'Harry, le Chef du Clan Gringotts, Ragnok. Pour l'occasion, le gobelin avait revêt une armure brillante en or sertie de gemmes.

"Seigneur Black, Monsieur Lupin, ravi de vous voir." Fit le gobelin.

"Ragnok, je suis content de vous voir. Harry sera ravi de vous savoir présent. Fit Remus.

"Bien évidemment. Et puis, je ne voulais manquer pour rien au monde la réaction des sorciers lorsqu'Harry sera présenté avec ses titres." Ricana alors le gobelin.

Remus et Sirius ne purent s'empêcher de rire face au sadisme du gobelin. Ils avaient remarqué une chose amusante, c'est le choc des invités en voyant tous les gobelins et autres créatures magiques au Bal. Il est vrai qu'avant Harry, aucun sorcier n'avait invité des créatures magiques à une fête ou quelconque évènement. Ce fut donc un choc pour beaucoup des sorciers de voir des gobelins, des vélannes, des loups-garous, voire des vampires et autres créatures en tout genre. Et il était évident que ces derniers étaient venus simplement pour voir les visages des sorciers en découvrant que le célèbre Harry Potter, le partenaire et protecteur des créatures magiques, le garçon de seulement onze ans, avait déjà obtenu l'entièreté de ses titres.

"Compte-t-il révéler tous ses titres ?" Demanda alors Ragnok, curieux.

"Non, évidemment que non. Il révèlera l'un des deux derniers titres demain, après la création du Conseil, et comme prévu, le dernier titre sera révélé l'été prochain." Fit alors Remus avec un sourire en coin.

"Je vais vraiment m'amuser. Bien, je vais donc patienter pour voir leurs visages, et en attendant, je vais aller voir ou en est mon cadeau." Dit alors le gobelin.

"Cadeau ? Vous avez apporté un cadeau à Harry ?" Demanda alors Sirius, excité.

"Bien-entendu que j'ai apporté un cadeau, après tout, ça permettra de sceller notre vassalité devant tous les sorciers. J'ai hâte de voir leurs visages. Ce sera un double choc ce soir pour eux." Fit alors Ragnok en éclatant de rire.

Les deux maraudeurs ne purent que sourire face à tant de sadisme de la part de cet être diabolique. Ragnok finit par partir, avec deux gardes qui transportaient un coffre. Sirius et Remus n'eurent pas le temps de tenter de deviner la nature du présent qu'ils furent accostés alors par leur dernier invité de marque, Mulciber Nott. Bizarrement, Mulciber Nott était seul, ce qui intrigua Sirius.

"Mulciber, ravi de te voir. Mais comment se fait-il que tu es seul ?" Fit alors Sirius, manquant de tact, comme d'habitude.

"Sirius, je suis aussi ravi de te voir, de même pour toi, Remus." Répondit Nott, légèrement contrit.

"Alors ?" Demanda Sirius, inquisiteur.

"Eh bien, mon mari est actuellement malade, rien de bien mauvais, mais notre fils, Theodore, ne voulait pas abandonner sa « mère », donc il a préféré rester à ses côtés, j'espère que ce n'est pas un problème ?" Répondit le Seigneur Nott.

"Non, bien entendu. J'espère que ton conjoint s'en remettra vite. Tu as une idée de la maladie ?" Demanda alors Remus, intrigué.

"Eh bien, ce sont des nausées !" Répondit alors de façon joviale Mulciber, ce qui intrigua les deux maraudeurs.

"Eh bien, tu n'as pas l'air désolé pour ton mari." Ricana Sirius.

"Sirius, ce sont des nausées de grossesse !" Révéla alors le Seigneur Nott, le regard pétillant.

Les deux maraudeurs réagirent immédiatement et félicitèrent sans attendre le futur père. Ils discutèrent quelques instants, se racontant des anecdotes amusantes, jusqu'à ce qu'un garde vienne près de Sirius pour lui annoncer que tous les invités étaient présents. Même Rita Skeeter, qui se tenait dans la foule, avec un regard perçant.

Il ne perdit pas de temps et demanda à tous les invités de se diriger vers la salle de Bal.

La salle de Bal était splendide, composée d'un immense sol en marbre blanc et de murs blancs couverts de dorures. Il y avait même un immense dôme en cristal remplaçant le plafond et, grâce à un enchantement, illuminant l'entièreté de la pièce. Au centre de la salle se situait une immense statue d'or représentant Merlin se tenant fièrement avec son bâton, un pied sur un immense globe représentant la Terre. La statue fut plus qu'approuvée par les invités, comprenant le sens caché : La Magie domine le Monde.

Enfin, il y avait un grand escalier à deux ailes se situant dans un coin. Cet escalier menait à une immense porte habituellement scellée qui menait directement à l'aile Nord. Dans le cas présent, la porte était gardée par deux chevaliers-enchanteurs qui se tenaient au garde-à-vous, attendant leur maître.

Sirius se dirigea vers le centre, et après avoir lancé un Sonorus, entama son discours.

"Bienvenue à tous en cette soirée. Je vous remercie d'avoir accepté l'invitation à cette petite sauterie, qui n'est autre que le Bal, et si je puis dire, le premier Bal, à Erebor et plus précisément, au Palais Potter. Comme vous devez vous en douter, ce Bal a pour but de commémorer et de fêter l'anniversaire de mon filleul, que je considère comme un fils, Hadrian James Potter. Quoi que, je me suis légèrement trompé, voyez-vous, car mon filleul est désormais bien plus qu'un Potter !"

Les invités se mirent à murmurer, chahuter de plus en plus fort, s'interrogeant sur la signification des paroles émises par Sirius Black. Ils se regardèrent, intrigués, excités, voulant en savoir plus. Seuls certains, tels que Ragnok, Remus, Ollivander et Dumbledore savaient exactement ce dont quoi parlait Sirius Black.

"Mais je devrais arrêter de divaguer. Après tout, ce n'est pas pour m'écouter que vous êtes tous venus, n'est-ce pas ?"

Des ricanements purent être entendus et la plupart avaient des sourires amusés sur leurs visages.

"Sur ce, il est temps à mon adorable filleul de faire son entrée avec son âme-sœur."

Les portes de l'aile Nord s'ouvrirent en grand, et enfin, Harry et Charlie firent leur entrée dans la salle, s'attirant des regards plus qu'appréciateurs par rapport à leurs tenues.

"Veuillez faire une ovation, après tout, il le mérite, à mon filleul adoré : Hadrian James Peverell-Black-Gryffondor-Serpentard-Serdaigle-Potter-Evans, Seigneur des Maisons Peverell, Gryffondor, Serpentard, Serdaigle, Potter et Evans ! Je vous rassure, ce n'est que son nom complet, son nom d'usage reste Hadrian James Potter! Et son âme-sœur et fiancé, après tout, même moi je vois d'ici la bague, Charles « Charlie » Ferdinand Weasley-Prewett bientôt Potter!" cria presque Sirius.

Tout à coup, de la musique classique put être entendue dans toute la salle de Bal, au plus grand plaisir des puristes et autres connaisseurs.

Immédiatement, les invités se mirent à applaudir avec ferveur, certains ne pouvant s'empêcher de sourire et de rire face aux remarques comiques de Sirius. Le plus amusant fut de voir les visages estomaqués et hilarants de la plupart des sang-purs face à la révélation des titres d'Harry, car la plupart pensaient qu'il ne prendrait pas immédiatement ces titres. Certains étaient tellement figés qu'on aurait pu les exposer dans un musée de cire, ou bien les gifler avec vigueur, allez savoir.

Ragnok et la plupart des créatures magiques ne purent s'empêcher d'éclater de rire face aux visages des sorciers, surtout lorsqu'ils virent le regard horrifié de Dolores Ombrage, une femme tellement haïe parmi eux. Le visage plus qu'excité de Fudge intrigua tout de même certains.

"Je me demande pourquoi il semble si heureux" fit Ragnok à Sanguini, un Vampire magique.

"Si je me souviens bien, Fudge est soutenu de façon active par sa grâce, donc je suppose qu'il y voit l'occasion de rester au pouvoir sans la moindre difficulté."

"Bah, la politique des sorciers, beaucoup de techniques et discours compliqués pour pas grand-chose. Chez nous, c'est plus facile, c'est le plus riche qui dirige, et s'ils ne sont pas contents, c'est un duel à mort."

"Ah ? Ce n'est pas ainsi chez les vampires. Nous suivons tout simplement une forme de Monarchie temporaire, instituée par la famille Pendragon. Dès qu'il y aura un Roi Pendragon, nous obéirons immédiatement. "

Ragnok le regarda, choqué, ne sachant pas cette information.

"Et qui vous dirige pour le moment ?"

"Eh bien, tout dépend du contexte. Nous sommes dirigés par deux groupes, soit deux formes de monarchies. Il y a une monarchie pour les Vampires moldus, et une monarchie pour les Vampires magiques, attendu que nous avons une constitution différente. La monarchie magique est dirigée par moi-même, bien que je me considère comme un simple seigneur et non un Roi. J'ai d'ailleurs pris le titre de mon ancêtre, Dracula, me donnant ainsi le titre de Comte."

Le gobelin hocha de la tête, de même que les autres.

"Et pour les vampires moldus ?"

"Les vampires moldus sont dirigés par un convent de vampires nommés les Volturis, dont le siège se situe à Volterra en Italie. Ils sont très faibles par rapport à nous, mais ils font bien leur travail, donc je les laisse diriger. Bien-entendu, pour affirmer leur pouvoir, ils cachent cette information aux autres vampires moldus, mais je n'en ai strictement rien à faire."

"Ce n'est pas un peu bizarre de dire vampires moldus, sachant qu'ils ne sont pas si moldus que ça ?"

"En fait, nous disons simplement vampires moldus car ils ont été transformés alors qu'ils étaient moldus. Contrairement aux vampires magiques, soit des sorciers devenus vampires ou bien descendants de vampires magiques. Les vampires moldus ne peuvent pas se reproduire ensemble, comparés à nous, ils n'ont d'ailleurs pas de pouvoirs magiques et accès à un cœur magique, si ce n'est à quelques talents, surement dû à un ancêtre Cracmol. Et je ne vous parle par de leur côté pailleté."

Le vampire eut soudainement un frisson. Les gobelins le regardèrent, étonnés.

"Pailleté ?"

"Oui, pailleté. Vu qu'ils sont moldus, leurs corps brillent au soleil, comme s'ils avaient été recouverts de paillettes, c'est horrible. Ce n'est évidemment par le cas des vampires magiques, qui semblent tout à fait normaux au soleil. Et puis, nous sommes immortels, mais au moins, nous avons un cœur qui bat, ce qui nous rend légèrement chaud, tandis que les moldus sont totalement froids, de véritables cadavres. Je me demande si c'est une bonne idée de les garder en vie. Et puis, au temps des Pendragon, ces vampires étaient considérés comme illégaux."

Les gobelins, à la mention de cadavres ne purent qu'hocher de la tête. Des vampires qui brillent comme des boules de disco, qui sont froids et ne peuvent se reproduire ? Sans compter qu'ils n'ont pas de magie ? A quoi bon les laisser vivre.

"Vous devriez peut-être en parler avec le futur Roi Pendragon alors" proposa l'un des gobelins.

"Peut-être, mais pas ici. Il est évident que les sorciers ne savent rien, vu qu'il n'a pas dévoilé son titre."

"Vous pourrez proposer tout ça dès l'année prochaine, je vous rassure. Bon, je dois aller présenter mon cadeau. Restez près de moi, je sens que vous allez adorer ma surprise, et surtout, les réactions des sorciers" dit alors Ragnok.

Les gobelins et vampires ne purent que sourire de façon sadique face aux sorciers, certains se pissant presque dessus face à leurs sourires qui ne pouvaient signifier que malheur et damnation pour eux. Sirius vit au loin leurs sourires et ne put s'empêcher de caqueté diaboliquement, ce qui effraya légèrement d'autres sorciers et donna des sueurs froides à Remus.

Quant à Harry et Charlie, ils venaient tranquillement de descendre l'escalier, amusés par les pitreries de Sirius. Lorsqu'ils arrivèrent au bas de l'escalier, Ragnok se dirigea vers eux, suivi de près par quatre gobelins, dont deux portant un coffre. Il s'inclina immédiatement face à Harry, attirant l'attention de tous les invités. Même la musique fut légèrement diminuée.

"Votre grâce, c'est un plaisir de vous voir en cette belle soirée. Je vous prie d'accepter mes félicitations concernant votre ascension sociale et votre anniversaire, ainsi que celles de tous mes confrères et membres de ma race."

"Ragnok, je vous remercie vivement de vous être déplacé jusqu'ici pour mon anniversaire, et accepte avec plaisir vos félicitations et vœux."

Ragnok et Harry se sourirent discrètement en remarquant l'attention leur étant portée par les autres invités. Tout se déroulait comme prévu, et ils comptaient bien continuer ainsi. Ils remarquèrent facilement Rita Skeeter avec sa plume-à-papote scribouillant à toute allure sur un très long parchemin.

Les deux gobelins portant le coffre s'avancèrent alors après un claquement de doigts de Ragnok, s'inclinant bien bas face à Harry, choquant une fois de plus les sorciers. Après tout, il était bien connu que les gobelins arboraient une certaine haine pour les sorciers. Alors voyant des gobelins, plus particulièrement le directeur de la Banque de Gringotts, s'incliner face à un sorcier, ne pouvait que les choquer au plus haut point.

Les deux gobelins ouvrirent alors le coffre, dévoilant ainsi à tous son contenu choquant. Il s'agissait de deux épées finement ouvragées et filigranées d'or et serties de petits rubis. On pouvait alors lire clairement écrit sur les lames: Hadrian James Potter sur l'une et Charles Ferdinand Potter sur l'autre.

Les quelques invités qui reconnurent le métal utilisé ne purent qu'ouvrir la bouche en grand, étonnés et choqués, perdant alors l'usage de la parole.

"Attendu vos fiançailles officielles avec le Seigneur Prewett, qui deviendra bien-entendu Potter, j'ai décidé de vous offrir chacun une épée finement ouvragée par nos meilleurs forgerons. Les lames sont en mithril, le plus résistant des métaux, et je peux vous assurer que même un dragon ne pourrait faire fondre de pareilles lames. Je vous prie donc d'accepter ces présents en gage de mon engagement envers votre famille." Expliqua alors Ragnok en s'agenouillant, les autres gobelins dans la salle faisant de même.

A peine eut-il prononcé de telles paroles qu'il entendit des hoquets de surprise tout autour de lui, provenant majoritairement des sorciers. Après tout, jamais encore un gobelin ne s'était soumis ainsi devant un sorcier. Rita Skeeter souriait férocement, contente d'avoir un tel scoop. Elle savait que c'était une excellente idée de se placer du côté d'Harry, et maintenant, elle récoltait les fruits de sa loyauté.

"Je vous remercie vivement, Seigneur Ragnok, pour un tel présent. A la vue de telle beauté, je ne peux qu'accepter votre serment envers ma famille. Mais je vous en prie, relevez-vous mon cher ami, inutile de vous prosterner ainsi devant moi." Répondit alors Harry en gardant contenance.

Les deux individus se regardèrent avec un petit sourire, leur plan se déroulant comme prévu, ce qui était une excellente chose pour eux. Lorsque Ragnok se retourna pour observer la réaction des autres invités, surtout des sorciers, il se retint de rire face à leurs mines choquées. Voilà ce qu'il attendait, et il n'était pas déçu. Il décida qu'il placerait ce souvenir dans une pensive pour créer un tableau afin de se remémorer à jamais leurs visages idiots.

Les invités, enfin sortis de leur transe, se mirent alors à applaudit avec vigueur, particulièrement Fudge qui y voyait la soumission des gobelins face aux sorciers, et surtout, leur Banque obéissant plus facilement aux sorciers. Malheureusement, cette illusion fut brisée par Ragnok.

"Mon seigneur, me permettez-vous de faire une annonce en cette soirée devant vos prestigieux invités?" Demanda alors Ragnok avec un sourire diabolique qui n'annonçait rien de bon pour certains sorciers.

Harry hocha simplement de la tête, et tous les invités se concentrèrent alors sur le gobelin et ce qu'il avait à dire, tandis que les autres gobelins emmenèrent les deux épées dans les quartiers Royaux.

"Je souhaiterai simplement annoncer que la Banque Gringotts va définitivement fermée ses portes! En effet, suite à mes vœux envers mon désormais Seigneur, je vais prendre la direction de la Banque d'Erebor, et tous les gobelins viendront désormais s'installer ici. Je peux cependant vous assurer que vous ne risquez rien, et que vous fonds seront transférés dans cette nouvelle Banque, sans frais, rassurez-vous." Annonça alors Ragnok, prenant plaisir aux mines choquées des invités, tandis qu'Harry ricana dans sa barbe non existante.

Les invités mirent un peu de temps à comprendre les implications, jusqu'à qu'ils comprennent enfin que tout leur argent serait désormais sous le contrôle d'Harry, mais celui-ci étant leur héros adoré, ils n'y virent qu'un avantage. Au fond, seul les mangemorts s'en mordraient les doigts. Des applaudissements retentirent alors, les invités heureux d'une telle nouvelle. Seul le Ministre comprit qu'il n'avait désormais plus la main mise sur l'or des gobelins, et qu'il dépendant désormais entièrement d'Harry. Au moins, il n'aurait plus jamais à se préoccuper des gens tels que Lucius et les autres mangemorts. Il était évident qu'ils subiraient des frais colossaux et qu'ils perdraient tout ce qu'ils avaient.

Peu de temps après, les invités se mirent de nouveau à circuler, dansant sans fin au grès des musiques classiques, s'amusant sans fin, tandis qu'Harry et Charlie se mélangeaient sans problèmes aux invités pour leur souhaiter la bienvenue et discuter avec eux de certaines choses. Certains sorciers continuaient de lancer des œillades intriguées vers les gobelins et autres créatures présentes, mais remarquant l'aisance avec laquelle Harry et les membres de sa famille discutaient avec eux, ils décidèrent que ces créatures n'étaient tout compte fait pas un problème. Evidemment, certaines personnes telles qu'Ombrage ne furent pas satisfaites, mais elles savaient qu'elles ne pouvaient rien y faire, et que d'une certaine façon, un nouvel âge venait de commencer, un âge dans lequel les discriminations raciales ne sont plus d'actualité.

Charlie et Harry finirent alors par se séparer, Charlie allant discuter un peu avec sa famille, surtout pour comprendre la raison pour laquelle sa mère et ses deux plus jeunes frères et sœurs n'étaient plus présent, tandis qu'Harry continuait de se mêler aux invités pour recevoir des félicitations quant à leurs fiançailles ou bien son anniversaire. Enfin, il s'approcha de la famille Diggory. Amos était très souriant avec sa femme, et à la vue d'Harry, son sourire brilla d'autant plus.

"Amos, quel plaisir de vous voir en cette splendide soirée. Je vous remercie sincèrement d'être venu à mon bal." Lui dit alors Harry avec un sourire étincelant.

"Hahaha, mais de rien, votre grâce. Je vous remercie moi-aussi de m'avoir invité avec ma famille. Je vous présente ma femme, Karina. Laissez-moi donc appeler mon fils pour vous le présenter, vous allez voir, Cédric est un véritable charmeur." Répondit alors Amos, faisant signe à Cédric au loin de les rejoindre.

Harry embrassa la main de Karina avant de se retourner pour s'arrêter net. Son cœur tambourina dans sa poitrine et son souffle devint saccadé. Il regarda alors Cédric le rejoindre, et Harry sentit son cœur fondre en voyant le bellâtre. De son côté, Charlie ressenti légèrement une sensation dans son lien avec Harry, et il comprit que ce dernier avait trouvé une autre de ses âmes-sœurs. Il se retourna, délaissant sa conversation avec son grand-frère Bill pour observer au loin l'interaction entre Cédric et Harry, souriant.

Amos et Karina remarquèrent immédiatement la réaction d'Harry, et ils blanchirent comme jamais. Cela n'augurait rien de bon.

"Bonjour, je suis Cédric Diggory, enchanté de te rencontrer, Harry." Fit le Poufsouffle avant de serrer la main d'Harry.

Au moment même où il lui attrapa la main, il ressentit le lien qui commençait à se former entre Harry et lui, et ses yeux s'écarquillèrent d'horreur et de dégoût. Il retira alors sa main d'un coup, avant de froncer des sourcils, laissant un Harry pantois et désorienté face à cette réaction peu commune.

"Je refuse ce lien, je ne suis pas un pédé!" Fit Cédric alors, le visage ferme.

Les invités qui avaient tout entendu émirent des cris de stupeur, et Charlie vit alors le visage d'Harry devenir blanc comme linge. Il remarqua alors Harry mettre sa main au niveau de sa poitrine, avec un visage empli de douleur et quelques larmes aux yeux.

"Mais…Pourquoi?" Demanda ce dernier, ne comprenant pas le rejet de Cédric.

"Désolé, mais j'aime pas les hommes, et si en plus je dois partager comme si tu étais une vulgaire pute, non merci. Franchement, ça me dégoûte!" Fit Cédric, ne remarquant pas les mines horrifiées des invités alentours, ni même les mines de ses parents.

Il n'eut cependant pas le temps de continuer ses diatribes qu'il finit au sol, le nez pissant le sang et la mâchoire légèrement décalée. Au-dessus de lui se tenait alors Marcus Flint, le visage révulsé et les yeux pleins de haine.

"Comment oses-tu parler ainsi de tes supérieurs, espèce de sous-merde de Poufsouffle! Harry est franchement magnifique, et tu devrais te sentir honoré d'être accepté par lui, espèce de chien sans queue! Fous-le camp avant que je n'en finisse avec toi, et ne parles plus jamais comme ça de mon porteur!" Cria alors Marcus tout en se plaçant devant Harry comme pour le protéger de la sous-merde au sol.

Evidemment, son discours et sa réaction ne passèrent pas inaperçu aux yeux de tous, et Harry qui au début se sentait très mal sentit alors comme une sensation de bien-être l'entourée en voyant Marcus Flint si près de lui. Il comprit qu'il était lui-aussi son âme-sœur, et il fut rassuré lorsque ce dernier le prit dans ses bras.

Cédric fut soulevé alors par Katrina, démontrant une force inattendue, avant d'être escorté hors du palais.

"Je suis vraiment désolé, votre grâce, jamais je n'aurais cru que mon fils serait ainsi. Je peux vous assurer qu'il sera sévèrement puni, et si il refuse de venir faire ses excuses, je peux vous assurer que le titre de seigneur sera transféré à son frère." S'excusa alors Amos Diggory avant de quitter les lieux, s'excusant au passage à Charlie, Sirius et Remus.

Charlie décida alors de rejoindre Marcus et Harry pour vérifier si tout allait bien pour son porteur et fiancé. Ce dernier ne perdit pas de temps et se jeta dans ses bras, comme un enfant perdu, au plus grand délice du rouquin, tandis que Marcus resta près d'Harry.

"Ca va aller, mon amour, ça va aller." Murmura alors Charlie en caressant les cheveux d'Harry.

Marcus observa la scène, sans rien dire. Harry finit alors par se calmer avant de se retourner vers Marcus. Les deux hommes se regardèrent attentivement, avant qu'Harry ne détourne le regard en rougissant, faisant ricaner Marcus et Charlie. Ce fut alors qu'arriva Marwyn Flint.

"Vous allez bien, votre grâce?" Demanda ce dernier, inquiet.

"Oui, Je… Je vais bien, Marwyn, grâce à votre fils." Répondit Harry en hoquetant un peu.

Marwyn laissa échapper un soupir de soulagement. Il regarda alors son fils avec un sourire en coin avant de lui demander.

"Eh bien, Marcus, tu as proclamé à tous et à toutes qu'Harry était ton âme-sœur. En es-tu sûr?"

Marcus hocha simplement de la tête, prenant alors Harry dans ses bras, Charlie le laissant faire. Sans plus attendre, il se baissa pour donner un chaste baiser à Harry, étonnant les invités qui se mirent alors à chahuter comme des commères. Pour Rita Skeeter, cette soirée ne faisait qu'aller de mieux en mieux, et son sourire était devenu celui d'un requin ayant flairé du sang.

Les invités qui étaient encore abasourdis ne purent qu'applaudir en voyant leur héros découvrir l'une de ses âmes-sœurs. Evidemment, certains murmurèrent à propos de Cédric, l'insultant copieusement et projetant de faire de sa vie un enfer pour ce qu'il avait fait. Nul ne doute qu'avec Rita dans les parages, sa réputation ne ferait pas long feu.

Sirius, Remus et Dumbledore préférèrent rester à distance, observant la situation. De toute façon, ils ne pourraient strictement rien faire car tout dépendait d'Harry. Cependant, Albus décida intérieurement que Cédric, à qui il pensait décerner plus tard le badge de préfet, ne l'aurait tout compte fait pas. Minerva fut déçue du comportement impardonnable de Cédric, qu'elle pensait à l'origine être un garçon tout à fait charmant, mais il était évident qu'il cachait bien son jeu, quel déception pensa-t-elle.

Enfin, Harry discuta un peu avec Mulciber Nott et fut légèrement déçu que son fils ne puisse être présent. Il aurait bien aimé le rencontrer, mais hélas, ce n'était pas encore temps. C'est alors que l'orchestre se mit à produire la musique favorite d'Harry, une musique qu'il avait lui-même composé en rêvant de grandeur. (Voir Orlais Suite - Dragon Age Inquisition Soundtrack Extended)

Charlie remarquant que cette musique était celle favorite d'Harry ne perdit pas le temps avant de le prendre par la main et l'emmener au centre de la Salle de Ball, sous les yeux ébahis de tous les invités présents. Ils se mirent alors à danser, non pas comme certains sorciers, mais bel et bien d'une façon rare et intrigante, rappelant les danses de la Renaissance Française. Après tout, Harry aimait la richesse de la culture française, et de toute façon, son ancêtre, Arthur Pendragon, était en fait d'origine française, ce qui était logique pour lui attendu que Pendragon est français, tout comme Malefoy (bien qu'il les déteste) ou Lestrange (qu'il déteste aussi). Les Black aussi furent français, passant de Noir à Black en anglais. En y repensant, plusieurs maisons nobles britanniques étaient en fait françaises. Pas étonnant que le français soit la langue de la cour.

La danse de Charlie et Harry fut magnifique, et plusieurs invités décidèrent de les imiter du mieux que possible, Albus dansant avec Minerve, Sirius avec Remus et même Fudge dansa, mais pas avec Ombrage mais avec Amelia Bones, qui était elle-aussi venue pour l'occasion. Pendant ce temps-là, Rita Skeeter ordonnait à son photographe de prendre autant de clichés que possible, tandis que sa plume-à-papote dansait elle-aussi, mais sur le parchemin et non au centre de la Salle de Ball.

Lorsqu'ils finirent de danser, Marcus s'approcha alors d'eux. Il tapota alors sur l'épaule de Charlie, et ce dernier comprenant le signe se recula. Marcus regarda alors Harry dans les yeux.

"M'accorderiez-vous cette danse?" Demanda-t-il avec un sourire.

Harry sourit simplement en retour, acceptant alors la main de Marcus avant de danser avec ce dernier. Ils tournoyèrent et valsèrent, au plus grand plaisir des observateurs qui les trouvaient charmants, tandis que Charlie était content pour son porteur, bien qu'il était encore très en colère contre Cédric Diggory. Il se demanda alors si ce serait une grande perte si ce dernier venait à être manger par un dragon. Il se dit alors qu'il devrait se pencher sur la question.

Pendant qu'ils dansaient, Marwyn Flint se rapprocha de Sirius pour discuter de ce qu'ils allaient faire avec Marcus.

"Eh bien, je suis content de voir que ton fils est l'âme-sœur d'Harry. Par contre, ce petit salopard de Cédric ne paie rien pour attendre, je vais faire de sa vie un véritable enfer, foi de Maraudeur!" Dit Sirius en regardant Marwyn, tandis que Remus hochait simplement de la tête, les yeux ambrés.

"Je pense qu'il serait avantageux que mon fils reste désormais ici avec vous. Je sais qu'il passera du temps à Poudlard ensemble, mais il est préférable qu'il vive directement avec Harry, tout comme Charlie." Répondit Marwyn Flint.

Sirius et Remus hochèrent de la tête, tout à fait d'accord. C'est alors que Dumbledore s'approcha d'eux avec un grand sourire.

"J'ai cru entendre votre conversion, j'espère que vous pardonnerez un vieil homme pour cette mauvaise habitude." Fit Dumbledore, faisant rire l'assemblée avant de continuer, "Cependant, je souhaitais vous informer qu'attendu qu'Harry est un porteur, en plus d'être le propriétaire de Poudlard, il bénéficiera d'une chambre à part à Poudlard, se situant près de mon bureau. Les chambres se situant près de mon bureau sont réservées aux descendants des fondateurs de Poudlard, et Harry étant actuellement le seul héritier, donc les siennes. Evidemment, il aura accès au réseau de cheminées et ces âmes-sœurs pourront être avec lui en toute circonstance. J'avais juste oublié d'informer Harry et Charlie de cette particularité."

Ils ne remarquèrent pas Harry, Charlie et Marcus qui venaient d'arriver derrière-eux. Ils se regardèrent avant de sourire, ravis de cette information de dernière minute qui ne pouvait qu'être bénéfique pour eux.

"C'est génial!" Cria alors Harry, faisant sursauter les quatre adultes (sans Charlie).

"Harry, mon garçon, quel plaisir de te voir! Je souhaite te féliciter pour tes fiançailles et ton nouveau lien avec ce cher Marcus." Fit alors Dumbledore avec un grand sourire, serrant rapidement Harry dans ses bras.

Marcus fut étonné, n'étant pas au courant de cette relation grand-père/petit-fils entre Dumbledore et Harry, mais il se dit qu'au fond, plus rien ne pouvait l'étonner avec son âme-sœur.

"Merci grand-père!" Fit Harry, souriant.

Dumbledore les regarda avec ses yeux brillants.

"Ce n'est tout de même pas une raison pour rester tout le temps à Poudlard, surtout la nuit, Charlie, compris? Après tout, Harry doit passer un peu de temps avec ses autres âmes-sœurs, et quelque chose me dit qu'il en reste une et que tu la rencontreras à Poudlard." Fit alors le vieil homme avec un sourire savant.

Charlie rougit alors aux insinuations de Dumbledore, tandis que Remus et Sirius ricanèrent comme des hyènes, se prenant alors sur la tête des coups d'Harry qui tentait tant bien que mal de les faire taire, sans aval. Dumbledore regarda alors Marcus Flint avant de lui tendre un petit objet. C'était un badge de préfet.

"Il semblerait, monsieur Flint, que cet objet vous appartienne. Il vous permettra surement de veiller avec plus d'aisance sur Harry." Fit alors le vieux professeur avec un clin d'œil.

Ils ricanèrent tous avant de discuter et babiller joyeusement, cependant, malgré sa joie apparente, Harry se sentait tout de même blessé d'avoir été rejeté par Cédric Diggory. Il espérait sincèrement que la magie lui permettrait de trouver une autre âme-sœur pour compenser cette perte, ne souhaitant pas être déstabilisé parce qu'une de ses âmes-sœurs avait décidée de le rejeter. Evidemment, ce tumulte intérieur n'échappa pas aux deux âmes-sœurs autour de lui, plaçant chacun une main à sa taille pour le rassurer, calmant ainsi Harry qui se mit à sourire.

Le Ball se déroula ainsi toute la nuit, sorciers et créatures souhaitant discuter avec Harry pour le féliciter ou bien s'attirer ses faveurs. Harry décida par la même occasion d'organiser un rendez-vous avec Sanguini pour les vacances d'Hiver afin de discuter plus avant concernant la situation avec les vampires moldus et les soi-disant Volturis.

Le lendemain, Marcus revint à Erebor, cette fois-ci pour y vivre avec Harry et Charlie. Une chambre fut alors installée directement relié à celle d'Harry, tout comme Charlie, sauf que celle de Marcus était dans les tons verts et argent de Serpentard, chose qui amusait sans fin Harry attendu que Serpentard était son ancêtre. Il resta donc tout le mois d'Août avec eux, faisant plus ample connaissance avec son âme-sœur et son futur…partenaire? Il ne savait pas trop comment définir Charlie par rapport à lui. D'une certaine façon, il serait lui-aussi son mari, mais ils n'auraient pas de relations sexuelles ensemble. Il préféra ne pas s'y attarder. Ils furent aussi visiter part Dumbledore, qui devait parler avec Harry en toute urgence.

Le vieux professeur arriva ainsi en fin d'après-midi, arborant un visage souriant mais sérieux à la fois, ce qui intrigua les pensionnaires du Palais (Sirius et Remus étant retournés au Château Potter).

"Harry, mon garçon, j'ai eu une étrange conversation avec Garrick. Je suis persuadé que tu sais ce dont quoi je fais référence à, n'est-ce pas?" Dit-il sans attendre.

Harry repensa à ce qu'il s'était passé avec Ollivander avant de se rappeler de cette histoire concernant la baguette de Sureau. Il hocha vaguement de la tête.

"Très bien, dans ce cas nous allons devoir y remédier sans plus tarder. Vois-tu, cette baguette n'est pas la mienne mais bel et bien la tienne, comme à dû te le révéler ton héritage sur les Peverell. La Baguette de Sureau est donc la baguette ayant appartenue à Antioche Peverell, l'un de tes ancêtres." Continua alors le vieux professeur.

Charlie ne put s'empêcher de s'immiscer dans leur conversation.

"Mais alors, l'histoire des Reliques de la Mort est vraie?" Demanda-t-il, choqué.

Albus le regarda avec son sourire de vieux papi.

"Peut-être que oui, peut-être que non. Cependant, j'ai une autre théorie concernant les Reliques de la Mort. Je pense que les trois frères Peverell, soit Antioche, Cadmus et Ignotus, étaient en fait des Enchanteurs. Contrairement à ce qu'on peut croire, les enchanteurs sont très rares, le dernier ayant vécu il y a plus de cinq cent ans. Les enchanteurs sont des sorciers spécialisés dans la création d'artéfacts de puissance, et je pense que c'est un trait récessif dans une famille, soit celle des Peverell. Attendu ce que tu m'as dit concernant ces Alterans, je pense que les Peverell étaient eux-aussi des Alterans, et que le trait récessif d'enchanteur doit venir de là. En tout cas, pour en revenir à ma théorie, je suis persuadé que ces soi-disant Reliques de la Mort ont été inventé par eux, et qu'ensuite, le mythe s'est propagé concernant la Mort." Expliqua Albus Dumbledore.

Harry y réfléchit, cependant, il remarqua que de tout ce qu'il put apprendre dans le Réceptacle de Savoir, il n'y eut jamais mention d'un trait récessif lié aux enchantements. Se pourrait-il que Dumbledore ait tort? Mais pourtant, sa théorie est plus probable que la Mort abdiquant devant trois sorciers. Harry décida de ne pas s'y intéresser, préférant s'intéresser au présent.

De son côté, Charlie expliqua calmement tout à Marcus qui semblait perdu sur certaines choses énoncées par Dumbledore.

"Très bien, mais comment as-tu eu cette Baguette, grand-père?" Demanda alors Harry, intrigué.

"Eh bien, cette baguette possède un passé sanglant, et pour faire court, elle fut dérobée par Gellert en 1899 alors qu'elle était dans la Boutique de Grigorovitch, et je l'ai obtenu lorsque je l'ai vaincu en duel en 1945. Attendu qu'elle est ton droit de naissance, je vais te la rendre, de toute façon, à mon âge, je n'ai plus besoin d'une baguette aussi puissante, je ne compte pas me remettre à faire des duels de toute façon. Il te suffit donc de me désarmer." Fit Dumbledore.

Il tendit simplement la Baguette de Sureau, et Harry lança un Experliarmus manuel, désarmant ainsi Dumbledore. La Baguette vola alors dans les airs, tourbillonnant plusieurs fois avant d'atterrir dans la main droite d'Harry. La réaction fut immédiate, et la Baguette se mit à briller, créant autour d'Harry un splendide Halo doré, les liant ensemble. Dumbledore se contenta de sourire, sortant alors de l'étui à baguette attaché à son poigné son ancienne baguette, soit une baguette en bois de Houx avec une plume de Fumsec. En fait, cette baguette fut placée chez Ollivander après qu'il ait gagné la Baguette de Sureau, et ce fut cette baguette qui fut la jumelle de Voldemort. Après tout, ce fut Dumbledore qui donna la plume de Fumsec à Ollivander pour créer une baguette jumelle, souhaitant savoir qui serait choisi par le même phénix que lui.

Quant à Harry, il se sentit complet, comme si qu'une partie manquante de lui venait enfin de le rejoindre pour s'incorporer à un tout. Son sourire illumina son visage, faisant chavirer une fois de plus les cœurs de Marcus et Charlie. Dumbledore les regarda alors avant de sourire.

"Bien, sur ce, je vous dis au revoir, et nous nous reverrons à la rentrée." Fit Dumbledore avant de quitter les lieux vite fait pour retourner à Poudlard et préparer la rentrée, qui serait sans nul doute exceptionnelle cette année.

Il devait aussi finir de mettre en place le piège pour Voldemort. Il se demandait encore comment ferait ce dernier pour s'infiltrer à Poudlard, mais il ne préféra pas trop s'y attarder, après tout, Poudlard possédait un nombre incroyable de passages secrets, et les Enchantements de Protection seraient abaissés pour laisser entrer Voldemort, tout en l'empêchant de s'attaquer aux élèves de l'école. Le principe était très simple, le capturer et le garder sous forme de stase pour l'empêcher de s'enfuir afin de trouver le dernier horcrux et le détruire.

Ainsi le mois d'Août se déroula calmement, enfin, aussi calme que possible à Erebor, car après tout, les articles de Rita Skeeter avaient mis en émoi le Monde Magique.

Edition Spéciale: Le Ball d'Erebor, un évènement exceptionnel plein de surprises. Harry Potter devient plus qu'un Potter, le plus jeune Seigneur de l'Histoire du Monde Magique! La fin de Gringotts, les gobelins se soumettent à la famille Potter!

Par Rita Skeeter.

Je vous écris aujourd'hui, mes chers lecteurs adorés, pour vous divulguer tout ce qui s'est déroulé au Palais Potter dans la Ville d'Erebor. Pour ceux qui ne connaissent pas l'endroit, Erebor est une ville magique appartenant entièrement à la famille Potter, mais vous pouvez en savoir plus en lisant les précédentes éditions de la Gazette du Sorcier.

Le Ball fut organisé à l'occasion du onzième anniversaire de notre héros national, et je peux vous assurer que nous n'avons pas manqué de surprises. Le Palais était magnifique et resplendissant, avec des sculptures de glace et de cristal, mais aussi de l'or courant partout dans les murs, des statues et tableaux d'une rareté exceptionnelle, sans compter une véritable armée protégeant les lieux avec aisance. Je suis même persuadée qu'il y a plus de gardes dans l'armée des Potter, nommés chevaliers, que dans le Département de la Justice Magique au complet. Mais ce n'est pas là ce qui nous intéresse, bien que certains chevaliers fussent à croquer. *clin d'œil*

En effet mes chers lecteurs, en cette soirée du trente-et-un Juillet, Hadrian James Potter, plus connu sous le sobriquet d'Harry Potter ou bien de Survivant, a dévoilé à tous et à toutes l'ampleur de ses titres en prenant les seigneuries lui appartenant de droit. Vous m'avez bien compris, Hadrian James Potter est désormais un SEIGNEUR! Soit le plus jeune Seigneur de notre histoire, le précédent ayant été âgé de seulement quatorze ans.

Il a d'ailleurs pour nom et titre complet celui d'Hadrian James Peverell-Black-Gryffondor-Serpentard-Serdaigle-Potter-Evans, Seigneur des Maisons Peverell, Gryffondor, Serpentard, Serdaigle, Potter et Evans ! Je vous rassure, mes chers lecteurs, le nom usité reste celui d'Hadrian James Potter, son nom complet n'étant utilisé que sur le papier. Mais la nouvelle ne s'arrête pas là mes chers lecteurs, au contraire, tout devient de plus en plus impressionnant je peux vous l'assurer.

En effet, Ragnok, l'actuel Directeur de la Banque Gringotts et l'un des prétendants au trône du Royaume des Gobelins a fait ce que jamais encore un gobelin a fait auparavant: Il a juré obéissance et soumit son clan à nul autre que notre Héros National, qui pour l'occasion a demandé à être simplement fait référence à en tant que Duc Potter. Aurait-il réussi à soumettre les gobelins? C'est une question que l'on se pose ici, à la Gazette du Sorcier.

Cependant, notre choc ne s'est pas arrêté là. Pour sceller son vasselage, le Seigneur Ragnok a offert au Duc Potter un cadeau inestimable: Deux épées en mithril. Je souhaite rappeler à mes chers lecteurs que les gobelins ne donnent jamais des armes et autres bijoux forgés par leurs soins, mais les prêtent durant la vie du sorcier concerné. Ainsi, c'est la première fois que de tels objets sont offerts sans qu'ils ne soient un jour retournés aux gobelins, montrant ainsi à tous la loyauté des gobelins envers le Duc Potter et sa famille.

Enfin, nous avons tous été choqués lorsque le Seigneur Ragnok a annoncé devant tous que la Banque Gringotts fermerait de façon définitive sous peu. Nous avons pu recevoir un commentaire de ce dernier nous expliquant les raisons de son choix et surtout, les effets concernant notre économie et nos biens.

"Je sais pertinemment que cette nouvelle peut être assez déconcertante, mais sachez que j'ai une très bonne raison pour ce choix. Suite à mon vasselage envers la famille Potter, il a été décidé qu'une seule Banque pourrait subsister, et attendu que le Duc Potter possède sa propre Banque, celle d'Erebor, qui est aussi en collaboration avec Gringotts, nous avons donc décidé de mettre un terme à l'existence de la Banque Gringotts pour une fusion totale avec celle d'Erebor. Ainsi, le Duc Potter restera le propriétaire de la Banque et je serai nommé Directeur de la Banque d'Erebor. Je peux cependant vous assurer que nos clients ne seront pas dépaysés et que leurs fonds seront transférés dans les plus brefs délais à Erebor, sans frais. Nous en profiterons aussi pour faire une analyse des comptes de chaque famille pour vérifier les irrégularités et, si nécessaire, agir. Je vous remercie."

Je ne sais pas pour vous, mais je suis bien contente d'avoir déjà ouvert un compte à la Banque d'Erebor.

Edition Spéciale: Les fiançailles officielles du Duc Potter et du Seigneur Charles Ferdinand Prewett-Weasley, Seigneur de la Noble et Ancienne Maison Prewett.

Drame à Erebor, Cédric Diggory bafoue les traditions en rejetant un lien d'âme-sœur, ses actions sont répudiées par le Duc Amos Diggory.

Nous avions raison! Marcus Flint, Héritier de la Plus Noble et Plus Ancienne Maison des Flint, âme-sœur d'Hadrian James Potter.

Par Rita Skeeter.

Mes chers lecteurs (et lectrices), permettez-moi de vous assurer que le Ball n'a pas manqué de rebondissements. Et moi, votre fidèle journaliste, vais vous raconter tout ce que vous avez raté!

Tout d'abord, je suis fière de vous annoncer que notre plus célèbre couple est désormais fiancé. C'est exact, j'ai moi-même été surprise de découvrir le Duc Hadrian James Potter avec une bague de fiançailles, tout comme le Seigneur Charles Ferdinand Prewett-Weasley. Une concrétisation de leur relation? J'ai vraiment hâte d'assister à leur mariage, qui n'aura surement lieu que dans quelques années. Cependant, cet évènement fut malheureusement marqué au fer rouge par un triste évènement.

Il a été révélé durant la soirée que Cédric Diggory, le fils du Duc Amos Diggory, n'est autre que l'une des âmes-sœurs du Duc Potter. Malheureusement, et au grand choc de tous, ce dernier a refusé la relation, allant jusqu'à décréter devant tous qu'il détestait les couples homosexuels et à insinuer que le Duc Potter était une prostituée. Je peux vous assurer qu'il n'est pas resté pour le reste de la soirée, et l'honneur du Duc Potter fut défendu par Marcus Flint, qui n'hésita pas à mettre à terre ce dernier. Nous avons cependant pu recueillir un commentaire de la part du Duc Diggory.

"Les actions et paroles de mon fils sont inqualifiables, et je peux vous assurer que je suis de tout cœur avec le Duc Potter. C'est la raison pour laquelle j'ai décidé que mon fils, qui a déshonoré publiquement notre famille, ne sera plus l'héritier apparent des Diggory, dont le titre revient désormais à son frère aîné, Baptiste Diggory, qui avait précédemment décidé de délaisser le titre pour pouvoir voyager à travers le monde. Ce dernier a accepté de reprendre son titre au vu des actions impardonnables de mon cadet. Encore une fois, je présente toutes mes excuses au Duc Potter, et j'espère que les actions de mon fils n'entacheront pas nos relations."

Le Duc Potter nous a cependant confirmé qu'il ne tenait pas le Duc Diggory responsable des actions innommables de son fils et qu'il le remerciait de son soutien. Cependant, ce rejet immonde nous a permis de découvrir un autre fait: Marcus Flint en tant qu'âme-sœur du Duc Potter.

Celui-ci a décrété haut et fort que le Duc Potter était son âme-sœur, et le lien fut prouvé lorsqu'ils devinrent inséparables et qu'ils s'embrassèrent, au plus grand plaisir des invités présents. Comme quoi, malgré les malheurs, il y a toujours une part de bonheur.

Je ne sais pas pour vous, mais je me demande s'il y a d'autres âmes-sœurs. La prochaine serait-elle à Poudlard? Nous le saurons bien assez tôt.

31/08/1991

Harry, Charlie et Marcus s'étaient habillés en cette matinée pour enfin mettre en place le grand plan d'Harry. Ils étaient vêtus de leurs plus belles robes et se dirigèrent dans l'âtre de la cheminée pour se diriger au Ministère de la Magie. Ils furent rejoints par Sirius Black, Albus Dumbledore, Amos Diggory, Mulciber Nott, Marwyn Flint, Garrick Ollivander et Augusta Londubat. Tout était prêt pour le grand spectacle, et Harry ne pouvait s'empêcher de ricaner intérieurement. Ils étaient tous réunis devant la Chambre du Magengamot.

"Bon, je vais devoir entrée dans l'aile des héritiers." Fit alors Marcus avant d'embrasser Harry pour enfin aller dans l'aile réservée aux héritiers souhaitant apprendre le fonctionnement du Magengamot.

Harry observa les lieux, et il vit avec grand plaisir la présence de sa plus fidèle journaliste, Rita Skeeter, qui avait bien-évidemment reçu une invitation d'Harry pour assister à la Réunion Extraordinaire du Magengamot. Cette dernière lui fit un clin d'œil avant d'entrer dans l'aile des invités, suivie de son fidèle photographe et de sa plume-à-papote.

Enfin, les grandes portes de la Chambre du Magengamot s'ouvrirent, et les divers seigneurs amassés devant entrèrent. Harry fut suivi alors par tous les autres Ducs (à part les Lestrange, tous enfermés à Azkaban et les Poufsouffle, éteints.) Certains seigneurs, tels que Malefoy et Ombrage, comprirent qu'ils n'allaient surement pas aimer ce qui allait se produire lors de cette cession.

Ils prirent tous place sauf Harry, qui resta au centre de la pièce. Dumbledore prit alors la parole.

"Je déclare cette Convocation extraordinaire du Magengamot ouverte. Seigneur Black, auriez-vous l'obligeance de nous expliquer la raison de cette convocation?" Demanda alors officiellement Dumbledore.

Sirius se leva du siège des Black avant de se racler la gorge, se délectant du silence alentour.

"Avec plaisir, Président du Magengamot. Mes chers Seigneurs, j'ai convoqué cette extraordinaire session du Magengamot pour introduire officiellement un nouveau seigneur parmi nous." Fit Sirius avec un grand sourire en désignant Harry.

Evidemment, tous se mirent à murmurer, et Cornélius Fudge observa son donateur avec attention. Albus prit la suite.

"Qui se présente devant nous pour réclamer ses sièges?" Demanda-t-il.

"Moi, Hadrian James Potter, Seigneur des Maisons Peverell, Serpentard, Serdaigle, Gryffondor, Potter et Evans, héritier de la Maison Black." Répondit solennellement Harry.

A ses mots, plusieurs sièges s'illuminèrent dans les rangs du Magengamot, dont cinq sièges se situant tout en haut, représentant les sièges ducaux.

"Et qui se porte garant de votre demande?" Continua Dumbledore.

Sirius fut étonné lorsqu'il fut coiffé au poteau par nul autre que Garrick Ollivander.

"Moi, Garrick Ollivander, Seigneur de la Plus Ancienne et Plus Noble Maison des Ollivander, me porte garant des réclamations d'Hadrian James Potter."

Tous les seigneurs assis regardèrent Ollivander, ébahis par son audace de piquer la vedette à Sirius. Le vieil homme envoya alors un sourire goguenard à Sirius, qui ricana dans son coin, comme la plupart des autres ducs.

"Très bien. Dans ce cas, votre demande est reconnue, bienvenue parmi nous, Seigneur Potter." Déclara alors Dumbledore avec un grand sourire.

Harry inclina de la tête avant de se diriger au sommet des sièges pour s'asseoir sur celui des Peverell, le siège le plus au centre.

"Y-a-t-il d'autres réclamations à faire?" Demanda alors Dumbledore.

Evidemment, Harry se leva, sous les regards étonnés et anxieux des autres seigneurs.

"J'attribue la parole au Seigneur Potter." Déclara Dumbledore.

Harry observa lentement tous les autres seigneurs, un sourire en coin jetant un froid sur la plupart des seigneurs. Son regard était perçant, et il se délectait de l'anxiété des personnes telles que les Seigneurs Malefoy et Rosier. Il prit une grande bouffée d'air avant d'ouvrir la bouche.

"Cher Président du Magengamot, en tant que Seigneur des Maisons Peverell, Serpentard, Serdaigle, Gryffondor et Potter, je demande expressément la restauration des Duchés, titres ducaux et demande la dissolution du Magengamot, selon nos us et coutumes et de par mon droit." S'exclama alors Harry.

A peine eut-il finit que plusieurs seigneurs se mirent à hurler de déni, refusant ce qu'Harry demandait, criant à l'injustice, le non-droit et autres choses du genre, tandis que Cornélius Fudge était devenu livide. Dumbledore leva alors sa baguette avant de tirer plusieurs coups de sommation.

"Silence ! J'ai dit, Silence dans cette assemblée!" Cria alors Dumbledore avec un Sonorus.

Les cris finirent par se taire, et les seigneurs se rassirent, pestant sans fin.

"C'est votre droit, Seigneur Potter. Selon les lois en vigueur, au moins sept des treize duchés se doivent de faire cette demande. Vous représentez cinq des duchés, y-a-t-il quelqu'un d'autre qui supporte cette demande?" Fit alors le vieil homme.

Evidemment, Sirius s'empressa de se lever.

"Moi, Sirius Black de la Plus Ancienne et Plus Noble Maison des Black supporte la demande du Seigneur Potter!" Déclara Sirius avec un sourire.

Immédiatement après, Garrick se leva.

"Moi, Garrick Ollivander de la Plus Ancienne et Plus Noble Maison des Ollivander supporte la demande du Seigneur Potter!" Déclara le vieux fabriquant de baguettes.

Les seigneurs des autres maisons nobles comprirent que tout était fichu pour eux, surtout lorsqu'ils virent les autres ducs potentiels se lever.

"Moi, Augusta Londubat de la Plus Ancienne et Plus Noble Maison des Londubat supporte la demande du Seigneur Potter!" Déclara la Doyenne des Londubat.

"Moi, Mulciber Nott de la Plus Ancienne et Plus Noble Maison des Nott supporte la demande du Seigneur Potter!" Fit alors Mulciber, au plus grand choc des mangemorts présents dans la pièce.

"Moi, Marwyn Flint de la Plus Ancienne et Plus Noble Maison des Flint supporte la demande du Seigneur Potter!" Fit aussi Marwyn, pour le plus grand délice d'Harry.

"Moi, Amos Diggory de la Plus Ancienne et Plus Noble Maison des Diggory supporte la demande du Seigneur Potter!" S'exclama alors Amos avec un grand sourire.

Dumbledore laissa alors échapper un grand sourire.

"C'est officiel, onze des treize duchés supportent la demande du Seigneur Potter. Je déclare officiellement la dissolution du Magengamot et la restauration du Conseil Ducal." Déclara alors Dumbledore en tapant de son marteau.

Le résultat fut immédiat, et des changements opérèrent immédiatement dans toute la salle. Les tapisseries changèrent, le symbole représentant le Magengamot disparu pour laisser place à l'antique symbole de la Maison Emrys en-dessous de la Couronne Avalonienne, et la plupart des sièges disparurent pour laisser place à quatorze sièges, dont un était plus haut que les autres et en or, éparpillés en rond dans l'hémicycle. Les ducs furent automatiquement placés devant leurs sièges, tandis que les autres seigneurs furent déplacés directement dans les ailes d'observation. Seuls Dumbledore et Fudge eurent l'occasion de rester dans l'hémicycle.

C'est alors que tous remarquèrent une chose intéressante: Harry n'avait pas été transporté devant l'un de ses nombreux sièges, mais devant celui réservé à la Maison Emrys, ce qui attira bien-évidemment la curiosité et l'intérêt de tous les observateurs, tandis que Rita Skeeter observait la scène avec une avidité féroce.

"Il est peut-être temps pour moi d'en révéler un peu plus sur mon histoire, attendu que la Magie en a décidé ainsi pour moi. Comme vous pouvez le remarquer pour la plupart, je suis actuellement situé devant le siège réservé à la Maison Emrys, soit la Maison de Merlin. C'est la raison pour laquelle je vous annonce officiellement mon titre de Grand-Duc d'Emrys, et Seigneur de la Plus Archaïque et plus Noble Maison des Emrys." Révéla alors Harry en dévoilant enfin sa bague de la Maison Emrys.

Des hoquets de stupeur purent être entendus dans tout l'hémicycle par les observateurs, tandis que Fudge tomba littéralement à genou en entendant les paroles prononcées par Harry, ne s'attendant pas à une telle révélation. Son visage aurait pu faire rire n'importe qui, si ce n'est le sérieux de la situation.

"Dans ce cas, la présidence du Conseil vous revient, votre grâce." Fit alors Garrick Ollivander en s'inclinant, les autres Ducs faisant de même, ainsi que la plupart des seigneurs dans les ailes d'observation.

Harry inclina de la tête avant de s'asseoir sur le siège de la Maison Emrys. Au moment même où il s'assit, des images miroir le représentant apparurent sur ses autres sièges à sa plus grande surprise.

"Je suppose que c'est une façon de garder les autres sièges pour montrer le nombre de sièges que je possède." S'exclama alors Harry à voix haute, les autres ducs hochant de la tête en accord.

"Tout d'abord, je souhaite préciser que Cornélius Fudge restera pour le moment Ministre de la Magie, mais qu'il devra en répondre devant ce conseil." Décréta Harry.

Les autres ducs crièrent "Hay!" et Fudge remercia vivement Harry, heureux de ne pas perdre son poste. Il savait qu'il avait eu raison de faire confiance à Harry.

"De plus, je propose un changement concernant notre Conseil et l'instauration d'un nouvel organe décisionnaire pour remplacer le Conseil Ducal. Evidemment, le Nouveau Conseil sera dirigé par les Ducs et le Grand-Duc, mais d'autres familles pourront y être invitées afin de participer aux décisions en formulant des conseils et autres propositions. Je propose ainsi la réformation du Conseil Ducal en Magisterium!" Proposa Harry, suivi par des "Hay!" de chaque Ducs.

Immédiatement, plusieurs petits sièges apparurent aux pieds de chaque siège ducal.

"J'invite les Maisons Dumbledore, Abbot, Bones, Dubois, , Boot, Brown, Croupton, Davies, Dodderidge, Dawlish, Greengrass, Goldstein, Higgs, Hopkins, Hogby, Lovegood, MacDonald, MacDougal, Macmillan, Marchbanks, McGonagall, Ogden, Prewett, Scamander, Slughorn, Weasley et Zabini à rejoindre le Magisterium." Continua alors Harry, les autres ducs criant eux-aussi "Hay!".

Immédiatement, plusieurs Seigneurs purent entrer dans l'hémicycle, dont Horace Slughorn, Martin Dubois (le père d'Olivier Dubois), Peter Dawlish, Bartemius Croupton Senior, Minerve McGonagall, Newton Scamander, Arthur Weasley et Marissa Zabini. Quant à Charlie, il fit son entrée pour s'asseoir sur son siège, qui fut placé directement à côté de celui d'Harry, montrant à tous qu'ils étaient liés.

"Je propose la nomination d'Albus Perceval Wulfric Brian Dumbledore en tant que Représentant Officiel du Magisterium au Cabinet du Ministre." Proposa alors Harry.

Tous acceptèrent la proposition, et Dumbledore les en remercia.

"J'annonce officiellement la restauration du Grand-Duché du Grande-Bretagne et d'Irlande de la Famille Emrys et des Duchés Black, Londubat, Peverell, Serpentard, Gryffondor, Serdaigle, Diggory, Potter, Ollivander, Nott, Lestrange, Poufsouffle et Flint. Attendu que tous les descendants de la famille Lestrange sont à Azkaban de façon définitive, le contrôle du duché Lestrange revient au Duc Black par mariage. Le contrôle du Duché Poufsouffle revient à la famille Emrys jusqu'à ce qu'un Duc Poufsouffle soit désigné." Fit Harry.

Les autres ducs hochèrent de la tête, tout se déroulait comme prévu. Les observateurs comprirent alors qu'Harry contrôlait littéralement le Monde Magique et même le Royaume-Uni entier, que ce soit Magique ou Moldu.

"Les familles seigneuriales devront jurer fidélité aux familles Ducales dont elles occupent les terres, devenant officiellement des bannerets. Si elles s'y refusent, toutes leurs possessions seront confisquées par la famille Ducale responsable. Elles disposent d'un délai de trois mois pour prêter serment. De même, les familles ducales se doivent de prêter serment à la famille Emrys en accord avec les lois d'Avalon." Continua Harry.

Immédiatement, les ducs alentours prêtèrent serment sans attendre et Harry les en remercia.

"Sur ce, je déclare cette première session du Magisterium close!" Décréta Harry en se levant avant de quitter les lieux, suivi de près par Charlie.

Les deux furent alors rejoints par Marcus en-dehors de l'hémicycle, et ils n'eurent pas le temps de souffler qu'ils furent assiégés par les journalistes assoiffés de sang, avec en première ligne, Rita Skeeter et ses cheveux bouclés. Elle leur fit un grand sourire, et Harry le lui rendit. Il appréciait beaucoup le travail de Rita Skeeter, en ayant fait sa journaliste personnelle, en tout cas, c'était tout comme.

"J'accepte de répondre à vos questions. Je vous prierai cependant de garder votre sang-froid et un certain décorum.", fit alors Harry d'une voix qui se voulait forte et autoritaire.

Malheureusement, sa voix étant un peu fatiguée suite à tous ces discours, elle était devenue plus aigüe que d'habitude, faisant ricaner certaines personnes. Heureusement, les journalistes réussirent tout de même à se contrôler. Ce fut Rita Skeeter qui leva la main en première.

"Seigneur Potter, ou devrions-nous dire Duc? Comment doit-on vous appeler?"

Les murmures des journalistes, et même des spectateurs alentours augmentèrent. Aucun d'entre eux n'y avait pensé, et pourtant, Harry était, par ses titres, devenu quelqu'un de très différent, et forcément, son appellation avait changé.

"Pour vous répondre, Mademoiselle Skeeter, vous pouvez m'appeler 'Votre grâce' en tant que Grand-Duc d'Emrys, et si ce n'est possible, alors dites simplement 'Duc' au lieu de Seigneur.", répondit Harry avec un grand sourire.

Rita fronça légèrement des sourcils avant d'enchainer sur une seconde question.

"Mais doit-on continuer de vous appeler Duc Potter ou bien préfériez-vous l'utilisation d'un autre de vos noms de famille?"

La question était en fait une double question. La question sous-entendue étant: préférez-vous Potter ou bien Emrys, un nom bien plus prestigieux?

"Je ne souhaite en aucun dénigrer l'importance de mes ancêtres, tels que Merlin, Godric Gryffondor, Salazar Serpentard ou bien Rowena Serdaigle. Cependant, je préfère continuer d'utiliser mon nom de naissance, Potter. Attendu mon ascendance, j'ai tout simplement décidé d'assimiler tous mes titres et noms de famille pour les combiner en un seul, celui de Potter.", fut sa réponse.

Ce fut un choc pour certains, mais pas pour tous. En tout cas, certains furent légèrement scandalisés en apprenant qu'Harry préférait le nom Potter à celui d'Emrys ou bien de l'un des fondateurs de Poudlard. Ils ne firent cependant pas de commentaires, ne préférant pas s'attirer le courroux du sorcier ayant surement le plus d'influence de tout le pays, voire du Monde. Un autre journaliste leva la main.

"Irma Mêletout, de Sorcière Hebdo. Pour quand est prévu le mariage entre vous et le Seigneur Prewett?"

Harry et Charlie ricanèrent. Ce fut Charlie qui décida de répondre.

"Harry et moi avons décidé de nous marier juste après sa maturité magique. Comme vous le savez, cette maturité se produit aux alentours du dix-septième anniversaire d'un sorcier. Cependant, cette maturité peut aussi se produire bien avant."

"Et concernant le futur Seigneur Flint?", demanda de nouveau Irma.

"Nous n'en avons pas encore décidé, mais je peux vous assurer que le mariage se déroulera peu de temps après celui avec Charlie. Je souhaite précisé, pour ceux qui n'ont pas forcément les connaissances nécessaires, qu'un porteur se doit de se marier séparément avec son âme-sœur principale, appelée de temps en temps Alpha, et ses autres âmes-sœurs, surnommés les bêtas. Evidemment, cela a valu le titre d'Oméga aux Porteurs." Répondit alors Harry en faisant la moue.

Les journalistes ricanèrent de bon cœur avant de poser d'autres questions. Enfin, Rita Skeeter posa une question sensée.

"Votre grâce, vous possédez désormais la moitié des duchés de tout le Royaume, sans compter que vous êtes le dirigeant du désormais Magisterium. Cela fait-il de vous le meneur de facto de notre société?"

Un silence s'abattit sur la pièce, et tous retinrent leur souffle pour entendre la réponse d'Harry, qui laissa échapper un sourire face à la question pleine de bon sens de Rita Skeeter.

"En effet, je suis de facto le meneur de notre société attendu mon titre de Grand-Duc d'Emrys. Je souhaite cependant vous assurer que je dirigerai le Magisterium avec les autres ducs tout en écoutant les conseils avisés des membres mineurs du Magisterium ainsi que de mon mentor et précepteur, Albus Dumbledore. Qui plus est, je souhaite préciser que je laisserai la majorité des tâches administratives à notre très cher Ministre de la Magie, Cornélius Fudge, qui a su me prouver par son indéfectible loyauté sa grande importance."

Les journalistes hochèrent de la tête, tandis que Fudge, qui était resté en arrière ne put retenir un sourire face à ce compliment tout en bombant le torse de fierté. De son côté, Lucius Malefoy grinça des dents avant de quitter le Ministère de façon dramatique.

"Je souhaiterai cependant faire une annonce supplémentaire." Déclara alors Harry, "J'ai décidé de déplacer de façon définitive le Ministère de la Magie directement à Erebor. Je peux cependant vous rassurer, nos très compétents sorciers, gobelins et langues-de-plomb seront parfaitement capables de déplacer l'entièreté du Ministère de la Magie. Une annonce sera publiée dans la Gazette du Sorcier quant à la date officielle du déménagement. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée."

Il quitta alors le Ministère de la Magie avec Marcus et Charlie, laissant derrière-lui des journalistes et citoyens abasourdis par son annonce.

Edition Spéciale: Hadrian James Potter, héritier de Merlin! Le glas sonne pour le Magengamot, place au Magisterium! Les duchés réinstaurés, retour progressif à une véritable Monarchie?

Par Rita Skeeter.

Vous avez bien lu, mes chers lecteurs, notre Héros National est l'héritier de Merlin! En effet, aujourd'hui, son héritage fut révélé au grand jour devant l'ancien Magengamot.

Pour ceux qui n'étaient pas présents ou n'ont pas écouté La Radio Sorcière, sachez que le Magengamot a été dissous selon la constitution magique établie par les Ducs du Royaume-Uni lors de la création du Magengamot. En effet, le désormais Duc Potter, après avoir réclamé ses sièges devant le Magengamot a réussi, avec le soutien de tous les prétendants aux titres de Ducs présents, à dissoudre le Magengamot pour réinstaurer le Conseil Ducal et les Duchés composant le Royaume-Uni.

Cependant, cela ne s'arrête pas là! En effet, après cet évènement incroyable, nous avons découvert que le Duc Potter possède désormais le titre de Grand-Duc, étant l'héritier DE SANG de l'Archaïque et la Plus Noble Maison d'Emrys. De ce fait, il a automatiquement obtenu le contrôle du Conseil Ducal et modifier le Conseil en Magisterium afin d'intégrer plusieurs Maisons nobles (liste présente en page 4). Le Magisterium reste cependant contrôlé par les Ducs, et surtout, le Grand-Duc.

L'une des premières décisions du Grand-Duc Potter fut d'instauré Albus Dumbledore en tant que représentant officiel du Magisterium auprès du Cabinet du Ministre et pour les relations étrangères. Qui plus est, le Grand-Duc a décidé de garder Cornélius Fudge en tant que Ministre de la Magie.

Enfin, le Grand-Duc Potter a ordonné la restauration totale des Duchés, et toutes les maisons nobles se doivent de jurer de fidélité aux Maisons Ducales dont ils occupent les terres, sous peine de perdre l'entièreté de leurs biens et leurs titres. Je souhaite préciser que le Duché Lestrange a été attribué au Duc Black, tandis que le Duché Poufsouffle a été attribué au Grand-Duc d'Emrys attendu le manque d'héritiers.

Pour ceux qui ne savent pas, le titre de Grand-Duc fut attribué à Merlin en tant que Consort de sa Majesté, Arthur Pendragon. Nous ne savons s'ils ont eu un enfant à ce jour. Qui plus est, le titre de Grand-Duc établit l'entièreté de la Grande-Bretagne et de l'Irlande en tant que Duchés.

Nous précisons que les désormais Bannerets (Maisons Nobles) ont un délai de trois mois pour prêter serment avant d'être saisis par les Maisons Ducales.

C'est l'aube d'une Nouvelle Ere, dirigée par notre Héros National, le Grand-Duc Harry James Potter!

01/09/1991

Harry venait enfin d'arriver à la voie 9 ¾ de la gare King's Cross avec Marcus, Charlie, mais aussi Sirius et Remus. C'est alors que la sirène du train fut entendue.

"Tout le monde à bord!", fit le chauffeur du Poudlard Express.

Sirius fit alors un grand câlin à Harry, sous les regards amusés de tous. Quant à Harry, il roula des yeux, mais rendit tout de même l'étreinte avec un grand sourire.

"Hey, oublies pas que je t'ai mis dans le Conseil Académique, donc tu peux venir quand tu veux à Poudlard. De toute façon, c'est mon château, donc pas besoin de tant d'émoi, Oncle Patmol.", fit alors Harry.

Sirius se recula, posant sa main sur sa poitrine de façon dramatique.

"Tu me blesses, mon chiot ! Moi qui essaye de te prouver tout mon amour, et toi qui est si froid! Ô Rage, Ô désespoir…j'ai oublié la suite…", fit alors le maraudeur avec un sourire idiot à la fin.

Ils éclatèrent tous de rire. Avant qu'Harry ne puisse faire un pas, il fut engouffré dans les bras de Charlie.

"Tu vas me manquer!", cria presque le rouquin.

"Franchement, Charlie, dois-je te rappeler que tu vas passer la plupart de tes nuits à Poudlard avec nous? Tu le manqueras certes la journée, mais tu le reverras le soir, alors évites de l'étouffer comme une mère poule, on doit y aller nous!", dit alors Marcus avec un sourire goguenard.

Charlie lui envoya un regard noir avant d'embrasser Harry, laissant derrière-lui un jeune garçon rouge jusqu'aux oreilles. Remus et Sirius s'étouffèrent presque de rire, tandis que les parents et élèves autour observèrent la scène avec choc.

"Je passerai dans la semaine à Poudlard. Pas ce soir, je vais aller voir papa pour me renseigner sur son divorce. Aller, et surtout, fais attention à toi!", dit alors Charlie avant de regarder Marcus, "Je compte sur toi pour t'occuper de lui."

Marcus se contenta d'hocher de la tête tandis qu'Harry sourit bêtement face à l'inquiétude de son fiancé. La sirène du train retentit une nouvelle fois, et les deux garçons se dépêchèrent de monter dans le train. Harry se mit alors en direction de l'avant du train, choquant Marcus qui savait pertinemment que cette zone était réservée aux Préfets.

"Harry, cette zone est réservée aux préfets.", fit alors Marcus.

Il remarqua alors le rictus amusé d'Harry et, intrigué par la réaction de son Porteur, leva un sourcil curieux.

"'cus, Poudlard est à moi, tout comme le Poudlard Express. Un wagon a été magiquement ajouté au train lorsque je suis arrivé, et il m'est réservé en tant que Propriétaire et Maître de Poudlard. Tu peux m'y rejoindre bien évidemment une fois que t'auras fini ta réunion avec les autres préfets.", l'informa alors Harry avant de lui faire un clin d'œil.

Il continua alors d'avancer, laissant derrière-lui un Marcus estomaqué avec des yeux écarquillés, tandis que les autres élèves qui avaient tout entendu s'étaient figés, certains ayant complètement oublié qu'Harry Potter était le propriétaire de Poudlard. Ils se mirent alors à murmurer et certains essayèrent même d'approcher Marcus, à son plus grand désarroi, et parfois énervement.

Il laissa échapper un soupir, sifflant presque en voyant certaines groupies le regarder telles des lionnes affamées avant de s'empresser de se diriger vers le Wagon des préfets pour la réunion avec les autres préfets et les deux préfets-en-Chef. Il maudit alors Harry lorsqu'il comprit pourquoi ce dernier s'était empressé de partir.

Derrière-lui venait d'arriver quatre têtes rouges, dont une qu'il détestait déjà et une autre qu'il n'aimait pas vraiment. Celle qu'il détestait n'était nul autre que Ronald Weasley après que Sirius, Remus et Charlie lui aient expliqué la réaction du jeune rouquin face aux homosexuels et autres couples 'non-ordinaires'. La seconde personne qu'il n'aimait pas vraiment n'était autre que Percy Weasley, qui a son plus grand malheur était lui-aussi préfet. Oh, il n'avait pas vraiment de problèmes avec lui, et appréciait même son grand respect des traditions des sangs-purs, mais il avait horreur de sa façon de snober et obéir aux ordres sans même réfléchir plus avant. Enfin bon, il restait tout de même de l'espoir.

Enfin, il y avait ses préférés, et étonnamment, les préférés d'Harry, soit les jumeaux Weasley. Ce furent les seuls qui furent autorisés à venir au Palais Potter parmi les enfants Weasley encore présent dans le pays (Bill Weasley étant désormais un Briseur de Sorts au compte de la Banque d'Erebor, et attendu ses relations avec Harry et Charlie, surement le futur Responsable de cette filière de la Banque.) car ils sont extrêmement amusants, souriants, vivants et très intelligent. Harry avait d'ailleurs formulé l'hypothèse que s'ils faisaient autant de bêtises, c'était simplement pour tenter d'attirer l'attention de leurs parents, attendu qu'Arthur était assez absent ou s'intéressait surtout à Bill et Charlie, tandis que Molly n'avait de yeux que pour Ronald et Ginny. Marcus fronça alors des sourcils.

'C'est peut-être la raison pour laquelle Percy s'attache tant aux règles et traditions des sangs-purs? Il ne veut surement pas finir comme le reste de sa famille, et vu que personne ne s'intéresse à lui…', pensa alors Marcus.

Il se dirigea alors simplement vers le wagon avec Percy qui entama rapidement la conversation pour le féliciter quant à sa relation avec Harry. Il soupira bruyamment, étonnant Percy, avant de simplement lui expliquer qu'être éloigné d'Harry le mettait mal à l'aise car leur lien était encore récent. Le Weasley hocha simplement de la tête, ayant lu plusieurs livres sur les âmes-sœurs et Porteurs, il comprenait parfaitement la situation de Marcus Flint.

De son côté, Harry arriva finalement dans le Wagon de tête réservé aux propriétaires de Poudlard. Il se mit à sourire en voyant alors un wagon richement décoré, parfaitement à son goût. La Magie semblait avoir fait son office et tout préparée pour qu'il soit parfaitement à l'aise.

Le Wagon était très différent des autres, avec deux grandes causeuses et quatre fauteuils en cuir aux couleurs de Poudlard, une grande table basse, et une buvette avec quelques boissons alcoolisées dessus. Il leva un sourcil en voyant le Whisky-de-feu mais ne s'en formalisa pas. Il décida tout de même, et heureusement que Sirius n'était pas là pour se moquer de lui, un verre de vin blanc moelleux légèrement fruité importé directement du Sud de la France. Ce vin lui appartenait attendu qu'il provenait tout droit du vignoble situé autour du Château Potter, un endroit assez ensoleillé en pente avec une terre argilo-marbreuse, idéale pour une telle production de vin.

Alors qu'il s'assit, dégustant son vin de façon raffinée, il entendit rapidement quelques coups portés à la porte d'entrée.

"Entrez!", commanda Harry.

La porte s'ouvrit alors, laissant entrer une fille de son âge avec une véritable tignasse brune et bouclée, des yeux noisettes et, à son plus grand amusement, deux dents assez imposantes. Elle se tenait droite, avait les sourcils froncés et avait derrière-elle un garçon qu'il reconnut immédiatement.

"Neville!", fit Harry avec un grand sourire.

Le garçon s'approcha directement d'Harry avant de le prendre dans ses bras, tandis que la fille resta bouche-bée face à l'accolade entre les deux garçons, ne s'attendant pas à une telle réaction.

"Excuses-moi de te déranger Harry, mais j'ai perdu Trevor en montant dans le train, et vu qu'il m'a été offert par Grand-Mère…", fit alors l'Héritier Londubat contrit.

"Je comprends parfaitement Nev', et je vais t'aider.", dit alors Harry avant de tourner son regard vers la fille, "A qui ai-je l'honneur?"

La fille rougit rapidement, ayant remarqué qu'elle ne s'était pas encore présentée.

"Je m'appelle Hermione Granger, je suis une née-moldue et j'étais en train d'aider Neville à trouver son crapaud.", répondit Hermione avant de diriger son regard vers le front d'Harry, "Mais tu es Harry Potter! J'ai lu tellement de choses sur toi dans Les plus grands sorciers de tous les temps, et aussi dans le journal! C'est vrai que tu es le Grand-Duc de tout le Royaume-Uni? J'ai cru lire un article sur toi dans le Guardian, je ne savais pas que les sorciers étaient aussi des nobles dans le Monde Moldu. Et puis, comment ça se fait que tu es déjà un Seigneur? Tu es pas un peu trop jeune pour diriger?..."

Elle se mit alors à poser un nombre de questions incroyables, laissant devant elle un Harry ébahi par la vitesse à laquelle elle pouvait débiter tant de questions, tandis que Neville ricanait dans sa manche, se moquant d'Harry. Harry poussa alors un soupir avant de lever la main en signe d'arrêt pour Hermione, qui se tût avant de rougir.

"Pour répondre rapidement à tes questions. Oui, je suis Harry Potter, et oui, je suis un Grand-Duc. De ce fait, on m'appelle normalement Grand-Duc Potter, votre grâce ou bien, Votre Seigneurie. Oui, mon titre est valable parmi les moldus, et de ce fait, et attendu mon titre millénaire, je suis au même niveau que la Reine d'Angleterre, sans les entraves qu'elle a.

Oui, j'ai déjà accès à mes titres étant orphelin, et chez les sorciers, les orphelins peuvent obtenir leur émancipation totale à l'âge de onze ans à condition de prouver qu'ils sont capables de vivre de façon indépendante.

Non, je ne suis pas trop jeune, et vu comment j'ai fondé une immense ville, dirige une Multinationale qui contrôle littéralement l'économie de toute l'Europe voire du Monde Entier, sans compter que je prends toutes les décisions au Magisterium, et qu'avant, je prenais toutes les décisions pour mon Parrain au Magengamot, je pense être parfaitement apte à diriger notre communauté. Ai-je répondu à tes questions?", répondit alors Harry d'une traite avant de boire une gorgée de vin une fois sa tirade terminée.

Hermione ouvrit la bouche avant de la refermée, tel un poisson rouge ne sachant quoi faire dans son bocal. Elle se mit alors à lentement hocher de la tête avant de se focaliser sur le verre que tenait Harry.

"Tu es trop jeune pour boire de l'alcool!", dit-elle alors en lui lançant un regard désapprobateur qu'il ignora avec aisance.

"Hermione, Harry est considéré comme un adulte, il peut donc boire. Et puis, il tient très bien l'alcool, je peux te le confirmer.", intervint alors Neville, apportant un sourire au visage d'Harry.

"En effet, je tiens mieux l'alcool que toi Nev'. Je me rappelle encore à mes dix ans quand tu as décidé de boire un peu de Whisky-de-feu…", commença alors Harry.

Il n'eut pas le temps de continuer que Neville se jeta sur lui pour l'empêcher de tout raconter. Il ne vit alors qu'une seule et unique façon de l'empêcher de parler et l'embrassa chastement, faisant taire le jeune brun tandis qu'Hermione se mit à rougir de la tête aux pieds. Lorsque les deux garçons se séparèrent, ils ricanèrent de concert.

"Vous êtes ensemble?", demanda-t-elle.

Les deux garçons se regardèrent dans les yeux avant d'exploser de rire, se moquant ouvertement de la tête d'Hermione.

"Non, nous ne sommes pas ensemble. Disons simplement que nous sommes comme des jumeaux, et lorsqu'on s'embrasse, on se transmet un peu de magie. Bon, ça peut paraître assez ambigu mais que peut-on y faire? Les élevés-moldus ont tant de préjugés…", fit alors Harry.

Hermione se sentit légèrement insultée par le préjugé d'Harry avant de remarquer le terme utilisé.

"Elevés-moldus?", fit-elle alors, intriguée.

Harry poussa un soupir exaspéré tandis que Neville ricana avant de tranquillement s'asseoir à côté d'Harry, se servant sur le passage une tasse de Darjeeling tout en prenant un choco-grenouille.

"Selon moi, et après avoir vérifié mon hypothèse grâce à divers tests d'héritage sur diverses familles de 'nés-moldus', les nés-moldus n'existent pas. J'ai remarqué qu'en fait, les nés-moldus sont tout simplement des descendants de Cracmols, et qu'habituellement, les deux parents sont des Cracmols, tandis que les sang-mêlés sont eux-aussi pour la majorité des descendants de sorciers et Cracmols. En fait, les véritables sang-mêlés sont extrêmement rare, environ un cas sur mille, et attendu la faible population magique, cela représenterait un totale de mille véritables sang-mêlés tout au plus. Un livre concernant mon analyse sera publié dans un mois sous le titre d'Explication généalogique sorcière, ou comment expliquer la non-existence des nés-moldus.", expliqua alors Harry.

Les yeux d'Hermione s'arrondirent avant qu'elle ne se mette à sautiller sur place, criant sans cesse qu'elle devait tout faire pour acheter ce livre.

"Et moi? Penses-tu que je suis lié à une famille magique?", demanda-t-elle alors.

Harry se mit à penser rapidement, avant d'hocher de la tête.

"Je pense que tu es l'une des descendantes de Dagworth Granger, le créateur de la Guilde des Potionnistes. C'était selon les dires de beaucoup, un homme très intelligent possédant un talent véritable talents dans l'art des potions. Certaines rumeurs disaient même que c'était un alchimiste amateur. Tu devras aller faire un test d'héritage à Erebor pour en être sûre.", répondit Harry.

Il se rappela alors la raison de leur venue, et faisant apparaître la Baguette de Sureau dans sa main, il lança verbalement un sortilège.

"Accionus Trevor!"

Immédiatement après, Trevor apparut devant Harry, choquant au passage les deux autres invités du wagon.

"Je ne connais pas ce sort! On dirait le sort Accio de quatrième année, mais il est différent en même temps!", fit alors Hermione, curieuse.

"C'est une variante du sort d'attraction que j'ai inventé. J'ai trouvé totalement idiot d'attirer un objet depuis une certaine distance tout en risquant de le briser sur le chemin. Cette variante permet donc de faire venir l'objet désiré à travers un couloir spatial instantané qu'on peut aussi appeler trou de vers microscopique.", expliqua alors Harry comme si de rien n'était.

Les yeux de Neville et Hermione s'écarquillèrent de joie. Hermione décida de quitter les lieux, préférant retourner dans son wagon, tandis que Neville resta avec Harry, qui se fit un plaisir de faire venir ses affaires avec le sortilège d'attraction amélioré, décidant par la même occasion d'enseigner le sort à son jumeau de cœur.

Ils entendirent alors un coup à la porte, et avant qu'ils ne puissent répondre, une tête blonde suivie de deux gorilles fit son entrée. Harry eut beaucoup de mal à se retenir de renifler dédaigneusement en voyant le garçon fier et hautain devant lui, tandis que Neville foudroya du regard le blond et ses acolytes primates.

"J'ai cru comprendre qu'Harry Potter était ici. Je me présente, Draco Malefoy, et les deux gorilles derrière-moi sont Vincent Crabbe et Gregory Goyle.", fit alors le petit arrogant d'un air suffisant.

Il remarqua alors la richesse du wagon, et sans demander quoi que ce soit, décida de s'asseoir devant Harry tout en tendant la main. Harry regarda la main avec une mine de dégoût.

"Je n'ai en aucun cas permis à un être inférieur tel que toi d'entrer dans cette voiture privée, Malefoy. Baisses donc ta main, nous ne sommes pas du même niveau, et tu devrais t'incliner devant moi comme il se doit, à moins que ton père ne t'ait rien appris?", fit alors Harry d'une voix polaire qui donna des frissons à tout le monde.

Draco se mit alors à rougir de colère avant de blanchir. Il savait que son père allait le tuer s'il venait à apprendre qu'il s'était comporté de façon grossière avec l'Héritier de Merlin, mais aussi le Meneur de leur Nation. Il s'inclina rapidement, Vincent et Gregory faisant de même.

"Je vous prie de m'excuser, votre Grâce. Ce n'était en aucun cas mon intention que vous insulter de la sorte dans votre propre loge, et je vous prie d'accepter une nouvelle fois d'accepter mes plus sincères excuses pour mon odieux comportement et mon entrée non-souhaitée.", fit alors Draco d'une voix désolée.

Harry et Neville écarquillèrent des yeux face aux excuses de Malefoy. Cependant, Harry n'étant pas dupe, il décida d'infiltrer rapidement les pensées de Draco.

'Si père apprend que je n'ai pas réussi à infiltrer le cercle d'amis de Potter, il va me le faire payer et je n'aurai plus l'occasion de m'amuser avec des moldus. Heureusement que mère est soumise face à ses décisions…', furent les pensées qui traversèrent l'esprit de Draco.

Harry plissa des yeux, tentant de garder un contrôle exemplaire sur sa magie pour éviter qu'elle ne réduise le fils de Mangemort devant lui en bouillie pour les acromantulas de la Forêt Interdite.

"Sortez immédiatement de ma loge, et ne vous avisez pas de revenir. La prochaine fois, je ne serai pas aussi clément!", tonna alors le jeune Potter.

Une veine gonfla de façon hideuse sur le front de Draco, mais il décida tout de même de quitter les lieux, le menton haut, suivi de près par ses deux gorilles qui ne savaient pas trop comment réagir. Ils avaient toujours obéis au plus fort, et dans le cas présent, ils savaient parfaitement qu'Harry était le plus fort, mais les ordres de leurs parents étaient de s'occuper de Draco Malefoy et de le protéger coûte que coûte.

Une fois les trois individus indésirables sortis, Neville éclata de rire, sortant alors Harry de sa colère. Ce dernier rougit alors de honte.

"Eh bah, je m'attendais pas à une telle réaction de ta part Harry!", dit alors Neville en ricanant.

Harry continua de rougir, avalant alors rapidement une grosse gorgée de son verre afin d'ignorer les moqueries de Neville. Marcus fit alors son entrée, saluant Neville au passage, et lorsqu'il apprit la raison de l'hilarité du jeune Londubat, ricana dans sa barbe tout en promettant de faire de la vie de Draco un véritable enfer. Enfin, ils arrivèrent près de Poudlard et en profitèrent pour rapidement se changer et mettre leurs tenues. Ils quittèrent alors le train et furent accueillis par un Rubeus Hagrid très joyeux qui les fit monter dans des barges pour traverser le Lac Noir.

Harry monta dans une barge accompagné de Neville, Hermione et de Theodore Nott, qui était ravi de voir Harry qu'il considérait comme un ami. Harry ricana alors lorsqu'il vit Theodore se coller à Neville. Il avait remarqué que Theodore se réfugiait souvent auprès de Neville, et cela ne l'étonnerait pas qu'ils soient en couple au bout d'un moment, surement quand leurs hormones commenceraient à montrer le vilain bout de leurs nez, ou bien quand ils accéderaient à leur maturation magique. Il discuta alors tranquillement avec Hermione, ravit de pouvoir enfin avoir une conversation cultivée avec quelqu'un. Après tout, Charlie ne parlait que de Dragons et créatures magiques, Sirius de blagues, Remus passait son temps à gérer l'entreprise d'Harry et Marcus parlait surtout de Quidditch et quelquefois de Runes, étant un véritable géni dans ce domaine. Seul Dumbledore avait des conversations très intéressantes avec Harry, mais ce dernier était très souvent occupé à gérer le côté international du la Communauté Magique Britannique, sans compter toutes ses obligations en tant que Directeur de Poudlard et Grand Manitou de la Confédération Internationale des Sorciers. Sans compter sa nouvelle obligation en tant que représentant du Magisterium, un poste semblable à celui de Président du Magengamot, avec tout de même moins d'obligations.

Ils finirent enfin par arriver à l'entrée de Poudlard, et Hagrid les emmena directement à l'entrée de la Grande Salle. Ils furent tous reçus par Minerve McGonagall toute vêtue de vert (malgré qu'elle soit la directrice des Gryffondors) avec un air sterne. Elle fit tout de même un sourire à Harry. Elle les informa de leur future répartition avant de les laisser se préparer mentalement, se cachant discrètement pour observer les élèves. Harry roula des yeux, sentant parfaitement la présence cachée de Minerve, faisant alors un clin d'œil au chat dans le coin des escaliers.

"Hey, Harry mon pote!", fit alors Ronald Weasley.

Etonnamment, un silence s'empara de toute la pièce, et certains, tels que Neville ou bien Theodore, retinrent leur souffle.

"Weasley, sache que je ne suis en aucun cas ton pote ou amis. Et ce n'est pas parce que nous sommes des cousins éloignés ou bien que je sois fiancé à ton frère que tu peux te permettre une telle familiarité avec toi. Pour toi, ce sera Votre Grâce ou bien Grand-Duc Potter!", répondit alors Harry de façon acerbe.

Le visage de Ronald Weasley prit alors une vilaine teinte pourpre, donnant l'impression à certains qu'il allait mourir d'asphyxie.

"C'est pas comme si je voulais être lié à un dégénéré comme toi! Franchement, t'es dégueulasse, surement que tu dois te faire prendre comme une chienne par mon frère et ce bâtard de Serpentard!", l'insulta alors le roux.

Avant qu'Harry ne puisse répondre, Ronald vola à travers la pièce avant de tomber inconscient contre l'une des armures, qui comme par hasard, tomba pour s'écraser sur Ronald avec fracas. Peu importe qui avait fait ça, Poudlard approuvait.

Les regards de tous se dirigèrent alors sur le responsable de ce mémorable acte de magie. C'était un jeune garçon à la peau caramel, aux yeux noisettes et ayant des cheveux bouclés. En somme, un très beau garçon. Ce dernier s'avança alors, fusillant le corps inerte de Ronald Weasley, avant de prendre dans ses bras Harry. Evidemment, Harry ressentit le lien d'âme-sœur entre eux, expliquant de ce fait la réaction violente du garçon. Pourtant, il ne le reconnaissait pas. Ce dernier, remarquant le regard perdu d'Harry décida alors de se présenter.

"Je m'appelle Blaise Zabini, Héritier de l'Ancienne et Très Noble Maison des Zabini d'Italie. Ravi de te rencontrer, mio Bello.", dit-il en accentuant les deux derniers mots d'un fort accent italien.

Harry rougit de façon extrême en entendant le fort accent italien de son âme-sœur, et avant qu'il ne puisse réagir, se fit rapidement embrasser par Blaise Zabini. Le baiser fut étonnamment plein de vie, de sentiments et de passion. Lorsqu'ils se reculèrent l'un de l'autre, les élèves alentours se mirent à applaudir, tandis que les filles pour la plupart se mirent à hurler telles des fans enragées. Minerve décida de faire son entrée, avisant le corps de Ronald à terre.

"Enervate!", fit la sorcière en pointant sa baguette sur Ronald, qui reprit conscience.

"Monsieur Weasley! Sachez que la prochaine fois que vous insulterez un autre membre de cette école, vous serez collé pendant toute l'année avec le professeur Rogue afin de récurer ses chaudrons. Estimez-vous heureux de ne pas être immédiatement renvoyé pour avoir insulté le propriétaire de cette école. J'enverrai tout de même une lettre à votre père pour l'informer de votre comportement, et j'enlève cent points à votre future maison.", gronda alors McGonagall en dardant Ron de son regard le plus noir avant de détourner son attention sur Blaise, "Monsieur Zabini, vous ne serez pas puni attendu que vous n'avez fait que défendre l'honneur de votre Porteur et âme-sœur. Qui plus est, j'attribue cinquante points à votre future maison pour avoir vaillamment défendu un camarade, sans compter votre Porteur."

Les élèves restèrent abasourdis face à la diatribe de McGonagall, avant d'applaudir. Cette dernière laissa échapper un petit sourire avant de faire un clin d'œil à Harry.

"Sur ce, suivez-moi, la Cérémonie de Répartition va commencer.", fit la directrice adjointe tout en ouvrant en grand les portes menant à la Grande Salle, sous les regards ébahis des élèves.