Bonjour à tous, j'ai toujours d'énormes problèmes de net... Donc désolée.
Je suis toujours aussi heureuse en lisant vos mails, mille merci à vous :)
La suite, ENJOY.
Hermione bougea dans le lit, et ouvrit les yeux. Son regard se posa sur le plafond. Elle ne reconnut pas tout de suite la chambre dans laquelle elle était. Ce n'est qu'ensuite, lorsqu'elle se tourna de l'autre côté, qu'elle se remémora la soirée qu'elle venait de passer. Severus était là, près d'elle, dormant paisiblement. Elle ne put s'empêcher de sourire. Lorsqu'il dormait, son air n'était pas dur, au contraire.
Elle regarda l'heure qu'il était : o4ho9. Elle se demanda ce qui allait se passer au réveil. Comment Severus allait-il réagir ? Qu'allait-il lui dire ? Allait-il être aussi doux que durant cette nuit, ou allait-il revêtir l'habit du professeur agressif ?
Elle décida de rejoindre son dortoir, et d'y finir la nuit. Peut-être que Severus était un homme qui n'aimait pas la compagnie le matin. Après tout, elle ne voulait pas être dans son passage, s'il ne le souhaitait pas.
Arrivée dans son lit, elle se posa beaucoup de questions, et celle qui revenait sans cesse était la suivante : Qu'allait-il se passer ? En effet, elle ne savait pas s'ils étaient un couple, ou non. Finalement, elle se laissa sombrer dans un lourd sommeil, jusqu'à ce qu'elle se réveille, aux environs de 7hoo. Elle se leva, alla ensuite sous la douche, puis s'habilla et se coiffa. Elle revêtut sa robe de sorcier, et rejoignit la Grande Salle, en compagnie de Ginny.
"Alors, vous l'avez fait ?" demanda Ginny, tandis qu'Hermione rougissait intensément.
Elle acquiesça, le rouge aux joues.
"C'est merveilleux !" s'exclama Ginny, alors qu'Hermione la regarda, un sourcil levé. "Comment c'était ?"
"Mmh... gênant."
"Tu as eu mal ?"
"Affreusement."
"Et après c'est passé ?"
"Oui."
"Donc ensuite c'était bien ?"
"Oui."
"Il a été doux ?"
"Oui."
"Et il est bien, nu ?"
"Oui."
Hermione se demandait si Ginny allait arrêter de poser toutes ces questions plus gênantes les unes que les autres. Apparemment non.
"Et ensuite vous avez parlé ?"
"Non."
"Donc vous avez tout de suite dormi ?"
"Oui."
"C'est beaaau."
Hermione leva encore une fois un sourcil.
"C'est génial, Mione. Alors maintenant, vous êtes un couple ?"
"Je... je n'en sais rien."
"Tu vas le revoir quand ?"
"Je ne sais pas."
"Il ne t'a rien dit au réveil ?"
"Je suis rentrée vers quatre du matin."
"Alors il t'a demandé de partir ?"
"Non Ginny."
"Alors pourquoi tu es partie ?"
"Je... je ne voulais pas être là quand il se réveillerait."
"Mais pourquoi ?"
"Parce que je ne sais pas ce qu'il va se passer maintenant."
"Tu penses qu'il ne va pas continuer ?"
"Je t'en prie Ginny, il est encore tôt pour cette multitude de questions."
"Oh, désolée."
Hermione se contenta de sourire. Elles entrèrent dans la Grande Salle qui était pratiquement remplie. Elle rejoignirent Harry et Ron :
"Vous êtes déjà là ? C'est un jour à marquer d'un hibou blanc (je sais qu'on dit "pierre blanche" mais on est dans HP, vive les hiboux) !"
"Tu sais très bien que quand il s'agit du petit déjeuner, Ron me tire de mon lit très tôt." dit Harry, souriant.
"C'est bien Ron, ça. Toujours à l'heure quand il s'agit de manger !" s'exclama Ginny. Ils commencèrent à se lancer des pics, comme ils le faisaient habituellement.
Hermione, leva la tête vers la table des Professeurs, et vit que Severus y était. Elle fut soulagée de le voir. Il posa son regard sur la jeune femme, qui n'arriva pas à le décrypter. Il avait l'air dur, et froid. C'est ce qu'elle ressentait. Mais finalement, il hocha la tête en guise de bonjour, et elle fut à nouveau soulagée. Elle eut un sourire en coin, et retourna à son assiette. Elle avait voulu qu'il garde le silence, pour ne pas avoir affaire à des phrases qui la décevraient, mais finalement, elle se dit qu'elle allait devoir lui parler, c'était inévitable. Le connaissant, elle savait qu'il allait tout faire pour la convaincre que cette relation était malsaine, mais elle n'avait pas l'intention d'abandonner. Non, c'était à son tour d'être celle qui allait parler. Mais pour ça, il fallait réussir à pouvoir l'intercepter dans un couloir ou... dans ses appartements.
"Hermione, tout va bien ?" demanda Harry.
"Bien sûr, et toi, ton épaule va mieux ?"
"Un peu mieux grâce à la potion de Madame Pomfresh." dit-il souriant.
"J'adore le Quidditch, mais c'est un sport violent." dit-elle, secouant la tête de gauche à droite.
Quelques heures plus tard, Severus fit son cours de la même manière que d'habitude. Il était sévère, autoritaire, et sarcastique. Avec tous les regards fixés sur lui, il ne pouvait pas se permettre de la regarder. Il savait qu'il fallait lui parler. Cette nuit l'avait laissé perplexe. Elle avait été merveilleuse, mais que devait-il faire vis-à-vis d'Hermione ? Il ne savait pas quoi faire.
Après le dîner, Hermione resta avec Harry, Ron et Ginny dans leur salle commune. Ensuite, elle alla faire un tour dans les couloirs du château. Elle se dirigea vers les appartements de son Professeur, résignée à se faire entendre. Elle frappa deux coups sur la porte, et attendit. Au bout de dix secondes, la porte s'ouvrit.
"Hermione." dit-il, fronçant les sourcils.
"Nous devons parler Severus." dit-elle calmement.
Il s'écarta de la porte, la laissant entrer. Elle se dirigea vers le salon, et s'assit sur un des canapés. Severus la rejoignit, et s'assit à côté d'elle, à un mètre d'intervalle.
"Hermione." dit-il simplement.
"Severus, je dois te dire quelque chose, avant que tu ne parles."
Il fut surpris par le tutoyement, mais finalement, vu ce qu'il s'était passé, il se dit que c'était plutôt approprié. Il acquiesça silencieusement.
"Ce qu'il s'est passé cette nuit... c'était... je sais que tu vas vouloir qu'on arrête, et je veux que tu saches que ça n'arrivera pas."
"Pourtant il le faut Hermione. Vous devez comprendre, je-"
"Ne me vouvoye pas Severus. Pas après ce qu'il s'est passé la nuit dernière." Elle était sèche à présent.
"C'est vrai, mais ce n'était pas bien. Je suis désolé, je n'aurais pas du laisser ça arriver."
"Non Severus, c'est hors de question." Elle voulait paraître ferme mais les larmes commençaient à emplir ses yeux. "J'ai déjà été déçu avec toi, il est hors de question que ça recommence."
"Hermione, je n'ai pas le choix. Une relation avec vous, c'est-"
"Je t'ai déjà demandé de ne pas me vouvoyer."
"Une relation avec toi," reprit-il. "ce n'est pas possible. J'en suis désolé Hermione, mais je ne peux pas poursuivre-"
"Je me fous de tes raisons." Il fut quelque supris de l'entendre parler de la sorte.
"Deux partisans de Voldemort sont à ma recherche. Ils veulent ma mort. Si jamais, cette... relation venait à se savoir, tu serais la principale cible pour eux. Ils te tueraient pour m'atteindre, et ils me tueraient ensuite."
"Quoi ? Tu souhaites ruiner une relation à cause de Sorciers psychopates ?"
"Oui, si ça peut te sauver, je ne veux pas continuer."
"Tu n'as pas besoin de me sauver Severus. Je peux me sauver seule !"
"C'est ce que tu penses, mais tu as tort. Ils sont dangereux. Très dangereux."
"Je suis capable de m'occuper moi-même. Je suis une adulte Severus, alors traite moi en adulte."
"Je ne peux pas te mettre en danger."
"Pourquoi ne pas les tuer ?"
"Voyons Hermione... j'en ai fini de faire la guerre."
Il se leva, marchant devant le canapé.
"Qui sont-ils ?"
Il s'arrêta.
"Quoi ?"
"Qui sont ces deux psychopates ?"
"Ce n'est pas important."
"Severus. Dis le moi."
"Karkarof et Greyback."
"Ils s'en sont... sortis ?"
"Il se sont cachés après la guerre, et attendent que le château ne soit plus sécurisé pour terminer le travail."
"Terminer le travail ?"
"Ils attendent de venir me tuer."
"Je ne les laisserai pas faire Severus."
"Tu n'es pas sérieuse."
"Bien sûr que je le suis. On pourrait s'en occuper avec Harry, Ron et Ginny."
"Je doute que tes amis veuillent faire ça."
"Je peux leur en parler."
"Hors de question, Hermione."
Il se rassit à un mètre d'Hermione.
"De toute manière... je ne peux rien t'offrir."
"De quoi tu parles ?"
"Je ne peux t'offrir aucun avenir."
"Severus..."
"Hermione, voyons les choses en face. Je ne peux rien te donner de plus que la nuit passée."
"Ta phrase m'énerve légèrement." dit-elle soufflant. "Tu es en train de dire que tu ne peux que m'offrir du sexe ? Pour qui me prends-tu Severus ?"
Il ne répondit pas.
"Que du sexe ? Je crois rêver. Je ne suis pas une prostituée Severus !"
"Je n'ai jamais dit que tu en étais une."
"C'est pourtant ce que je comprends à travers ta phrase."
"Je..." commença-t-il, mais il finit par souffler. Etait-il réellement en pleine scène de ménage avec Hermione ? Il n'en revenait pas.
"Hermione... Nous n'avons aucun avenir ensemble."
"De mieux en mieux Severus. Vraiment. Une difficulté et tu veux carrément rompre ?"
"Je ne savais pas qu'on était un couple." dit-il, froid.
"Tu aggraves ton cas."
"J'ai passé l'âge de toutes ces âneries."
"C'est tout ce que je suis ? Une ânerie ?"
"Je ne parle pas de toi."
"Je vois, Severus. Tu as eu ce que tu voulais de moi, alors maintenant tu me jettes."
Il souffla, une fois de plus.
"Et maintenant tu ne dis rien ? Très bien, j'ai compris." dit-elle se dirigeant vers la porte.
"Où vas-tu ?"
"Qu'est-ce que ça peut bien te faire, toi et moi on n'est pas un couple, n'est-ce pas ?"
"Je perds patience Hermione." dit-il soufflant.
"Et tu penses que tes réflexions ne me font pas perdre patience ? J'en ai assez, tu es censé être un homme, alors agis en tant que tel."
"Que veux-tu dire ?" demanda-t-il, avec colère.
"Ce que je veux dire c'est que nous avons partagé quelque chose la nuit dernière, quelque chose de spécial pour moi car je t'ai choisi, mais j'ai conscience que pour toi, je ne suis qu'une conquête de plus. Ta réputation te précède, tu n'es pas seulement le tyran des élèves de ce château, tu es aussi un homme qui use les femmes après s'en être servi."
Il ne savait plus quoi faire. Il est vrai qu'il était cet homme, mais il était différent avec elle... non ? A présent, deux solutions s'offraient à lui, mais aucune des deux seraient satisfaisantes. Il pourrait lui dire qu'en effet, il s'est servi d'elle, mais elle serait à nouveau brisée. Il pourrait lui dire qu'il était sincère et que pour sa protection, ça ne devrait pour se reproduire, mais, elle serait tout aussi brisée.
Il ne cessait de retourner la situation dans sa tête, mais n'y trouvait aucune solution. Il fallait se rendre à l'évidence, cette relation était vouée à l'échec pour le moment.
"Tu as raison, Severus, ne dis rien. Ton comportement parle de lui-même. Tu n'es qu'un lâche."
Après cette phrase cinglante, elle repartit dans son dortoir. Lui, un lâche ? Après sa lutte contre Voldemort et ses partisans ? Dans un élan de colère, il retourna la table du salon et alla essayer de se calmer.
De son côté, Hermione entra dans la salle commune des Gryffondors, une boule au ventre.
"Mione, tout va bien ?" demanda Harry, qui avait Ginny assise sur ses genoux.
"Il faut qu'on parle. C'est urgent."
"Qu'est-ce qu'il se passe Hermione ?" Demanda Ginny.
"Tu en fais une tête... ça ne s'est pas bien passé avec le croque-mort ?" demanda Ron.
"Ronald, je t'ai déjà demandé de ne pas l'appeler comme ça."
"Désolé."
"Tu vas nous dire ce que tu as en tête ?" demanda Harry.
"J'ai besoin de votre aide, les amis, et personne ne doit être au courant."
Ron, Ginny et Harry, acquiescèrent d'un mouvement de tête.
"Qu'est-ce qu'on va devoir faire ?" demanda Ron.
"Greyback et Karkarof. Je les veux morts."
Alors, vous en pensez quoi ?
Bisous bisous.
