Titre : Porte ouverte
Genre : Aventure, romance, énième variation sur les pérégrinations d'une fille ordinaire en Terre du Milieu
Disclaimer : Les personnages et l'univers sont la création de Monsieur Tolkien, gloire et cookies sur lui. Le personnage original, par contre, est mon entière propriété. Cette histoire ne me rapporte pas un sou et c'est aussi bien ainsi.
Notes : Mes remerciements à Dakklinne, Karine Darnessy, la plume d'Elena, manelor, Eiliime et Valeara pour les reviews. Vos messages me font chaud au c œur.
Les commentaires nombreux font un auteur heureux. N'hésitez pas à laisser un petit mot. Merci d'avance.
Petit rappel, j'utilise en fonction de mes besoins l'univers des films et des livres en espérant que ça reste cohérent et que ça ne déstabilise pas les gens.
Bonne lecture.
Shine on, shine on sun, let it shine on all night long (Scorpions – Drifting Sun – Fly to the Rainbow – 1973)
Gandalf nous mena d'un bon pas dans les tunnels de la Moria. Au bout d'un moment, la notion du temps et de l'espace finit par se perdre dans les ténèbres. Si le magicien n'avait pas semblé aussi sûr de lui, j'aurais pensé que nous tournions en rond. Après plusieurs heures de marche, l'épuisement refit surface ainsi que le besoin de sommeil. J'ignorais depuis combien de temps je n'avais pas dormi. Les Hobbits trébuchaient de fatigue et leurs yeux se fermaient tout seuls. Boromir demanda donc que nous fassions une pause. Gandalf nous guida jusqu'à un renfoncement où nous pûmes nous installer pour un temps en restant prudents. Des tours de garde furent organisés, comme lorsque nous dormions à la belle étoile. La principale différence était le changement de température — quand nous étions à l'abri des courants d'air, il faisait presque chaud dans la mine — et par ailleurs, l'atmosphère était moins humide. Toutefois, la peur et la puanteur toujours présente n'étaient guère annonciatrices d'un repos réparateur. Je me couchai en chien de fusil sur mes vêtements étalés à terre et attendis que le sommeil vienne. J'étais fatiguée, j'avais mal partout mais une impression désagréable me collait à la peau. Pour être honnête, j'avais hâte de quitter cet endroit. Finalement, après avoir laissé mon esprit battre la campagne un moment, je finis par m'endormir.
Curieusement, l'odeur putride de la Moria ne me suivit pas dans mes songes, bien au contraire je rêvai de sensations agréables, de soleil et d'espaces verts. Autour de moi flottait un parfum agréable de romarin et de cassis et je marchais aux côtés de quelqu'un dont je ne pouvais voir le visage. Quelle qu'ait été son identité, c'était une personne avec laquelle je me sentais à l'aise et heureuse sa présence me donnait le sourire. Nous n'échangions pas un mot, il n'y avait que la lumière, le vent dans les feuilles, et mon corps semblait léger, débarrassé des courbatures accumulées depuis le début du voyage. J'étais consciente de rêver, je voulais que ces sensations durent toujours, ne pas retourner dans une réalité angoissante…
Et je voulais savoir qui marchait à mes côtés.
Sam émit un ronflement bruyant et je me réveillai. Je me redressai sur mon séant en me frottant les yeux. Je vis les Hobbits roulés en boule dans leurs manteaux, serrés les uns contre les autres. Boromir dormait assis contre la paroi, la tête renversée en arrière. Gimli était étendu sur le dos, son large torse se soulevant au rythme de ses respirations profondes. Un peu plus loin, Aragorn et Legolas montaient la garde en discutant avec Gandalf. Mon regard s'attarda sur mes trois compagnons, le magicien appuyé sur son bâton, le rôdeur caché dans l'ombre et l'Elfe aussi impassible que d'habitude. Je n'entendais pas ce qu'ils se disaient, ce qui dans le fond n'avait aucune importance. Dans tous les cas, ils semblaient absorbés par leur conversation mais je savais qu'aucun bruit ou geste suspect ne leur échapperait. Ils avaient probablement remarqué que j'étais réveillée, peut-être même pouvaient-ils sentir que je les regardais. Je détestais toujours autant cette mine mais la Communauté me faisait sentir en sécurité, même relative. En les observant tous les trois, je repensai à mon rêve. J'accordais difficilement ma confiance aux gens de peur d'y perdre des plumes tôt ou tard. Mes songes étaient rarement peuplés de gens, il s'agissait la plupart du temps de réminiscences plus ou moins désagréables de mon passé. La majorité de mes nuits depuis mon « changement d'univers » avaient été sans rêves, entre le sommeil de plomb à Fondcombe et le repos agité depuis le début du voyage. J'avais pourtant rêvé de quelque chose de réaliste, du moins qui tenait la route. C'était bizarre, à fortiori du fait que je m'y trouvais avec quelqu'un en qui j'avais confiance sans savoir de qui il s'agissait. L'idée était un peu perturbante.
J'étouffai un bâillement et m'étendis à nouveau pour dormir encore un peu. Je me rendis alors compte que l'odeur de romarin que j'avais sentie dans mon rêve n'était pas une chimère. Elle venait du vêtement marron plié à côté de mes affaires et que je reconnus pour l'avoir eu comme couverture quelques nuits auparavant, quand nous étions redescendus du Caradhras.
C'était le manteau de Legolas.
Je n'avais pas remarqué cette odeur la première fois. Peut-être était-ce parce que j'avais fini sous un tas de neige ce jour-là, à moins que ce ne soit à cause du vent glacial qui soufflait au pied des Monts Brumeux. À présent, nous nous trouvions dans un espace confiné et toutes les divinités du « monde normal » et de la Terre du Milieu réunies savaient que ça puait la mort. En prenant garde à ne pas me faire remarquer, j'attrapai le manteau et m'en servis comme oreiller.
L'Elfe dirait ce qu'il voudrait, je m'en moquais. Je voulais qu'on me rende mon rêve.
oOØOo
Je n'avais pas retrouvé mon songe quand nous reprîmes la route. Legolas ne sembla pas avoir remarqué que j'avais dormi sur son manteau, du moins il ne fit aucun commentaire. La traversée de la mine reprit son cours, avec ses hauteurs à escalader, ses tunnels interminables creusés dans la montagne et le mithril dans la roche qui reflétait comme un miroir la lumière sur le bâton de Gandalf. Au bout d'un certain temps, nous atteignîmes une très large porte. Le vieux monsieur éclaira les alentours et déclara d'un ton solennel :
« Regardez. Le grand royaume de la Cité des Nains de Cavenain. »
Comme l'aurait dit Oscar Wilde, c'était aussi beau et irréel qu'un tapis persan. La salle était gigantesque, d'une hauteur de plafond impressionnante. Des colonnes et des arches sculptées partaient du sol pour se perdre dans l'obscurité, tout en haut. Chaque pierre semblait avoir été taillée avec énormément de respect et d'amour pour obtenir un résultat des plus parfaits. A la vue du fabuleux travail des siens, Gimli semblait en transe. Ses deux yeux ne semblaient pas lui suffire pour tout voir. Il avança lentement aux côtés de Gandalf, comme écrasé par ce summum de l'art nain. Boromir retint un sifflement et Sam laissa échappé un : « Pour sûr, c'est artistique, y a pas d'erreur » estomaqué.
Les différentes arches faisant de la salle un vrai labyrinthe, il fallut rester groupés et atteindre un des côtés de la pièce pour ne pas nous perdre. Un peu plus loin, près d'une porte latérale d'où partait un flot de lumière, se trouvait un autre charnier. Là encore, une dizaine de corps décomposés et desséchés. Gimli se précipita sans que Gandalf parvienne à le retenir et nous suivîmes le Nain dans une petite pièce pleine de cadavres. Au milieu, éclairée par la lumière du soleil que laissait passer un soupirail creusé à même la roche, se trouvait une pierre tombale blanche gravée de runes.
Gimli était prostré devant et gémissait doucement.
Le vieux monsieur retira son chapeau et lut tout haut l'inscription runique : « Ci-gît Balin, fils de Fundun, Seigneur de la Moria ». Gimli se mit à pleurer, la tête appuyée contre le marbre. J'ignorais ce qui relevait le plus de l'insoutenable dans cette situation, entre ce deuil extrêmement brutal et les cadavres grimaçants qui semblaient nous regarder ironiquement avec leurs orbites vides. A nouveau, je dus me mordre le poing pour garder mon calme.
Le magicien se pencha sur un des corps à moitié affalé contre le tombeau. Entre ses mains desséchées se trouvait un épais registre que Gandalf prit avec des gestes délicats. Plusieurs feuillets tombèrent en miettes mais les dernières pages du document étaient lisibles et intactes. Alors le vieux monsieur nous lut ce qui apparaissait comme les derniers instants des Nains de la Moria, acculés dans cette salle tandis que la mine était envahie.
Vraisemblablement, aucun d'eux n'était sorti vivant.
Cette lecture éprouvante fut suivie d'un silence de mort. Personne n'osait échanger le moindre regard et pourtant, je savais que tout le monde pensait à la même chose. Quelles que soient les créatures qui avaient commis ce massacre, il n'y avait aucune raison pour qu'elles soient parties. La terreur s'empara à nouveau de moi et je me sentis vaciller. Soudain, un grand bruit se fit entendre et je sentis mes genoux se dérober sous moi. Quelqu'un me retint pour m'empêcher de tomber tandis que tous les yeux se tournaient vers l'origine du boucan.
Pippin nous regardait d'un air gêné, devant un puits. Il y avait fait tomber quelque chose qui entraînait la chaîne au bout de laquelle se trouvait le seau servant à puiser de l'eau. Le récipient fut emporté et heurta les parois du puits.
« Crétin de Touque ! aboya Gandalf, furibond. Jetez-vous dedans que cela nous débarrasse de votre stupidité ! »
Il avait à peine prononcé ces mots, en brandissant le registre nain comme s'il voulait l'abattre sur le crâne du malheureux Hobbit, que des cris sinistre et des battements de tambours nous parvinrent de dehors. Boromir se précipita vers la sortie pour jeter un coup d'œil. Frodon sortit de son fourreau l'épée qu'il portait à la ceinture. La lame était d'un bleu lumineux. Legolas, qui m'avait retenue par les épaules quand j'avais manqué de m'évanouir, s'écria qu'il s'agissait d'Orques et me repoussa en disant : « Filez vous cacher. Nous nous en occupons, tout ira bien. Tâchez juste de ne pas vous faire voir.
— Mais… bredouillai-je.
— Dépêchez-vous ! »
Boromir revint à ce moment-là. Il était très pâle. Les Orques avaient un Troll avec eux. Si cela ressemblait aux créatures de légende du « monde normal », à savoir des créatures énormes capables d'écraser un homme adulte en lui marchant dessus, nous étions dans un beau pétrin.
Sans plus réfléchir, je me dissimulai derrière le caveau. Les portes furent verrouillées avec ce que mes compagnons de route avaient sous la main, souvent des haches vermoulues. Cela ne fut pourtant guère suffisant. Les battants furent enfoncés et la pièce envahie. Gimli était debout sur la pierre tombale, brandissant sa hache d'un air farouche. « Qu'ils approchent, gronda-t-il. Il y a encore un Nain dans la Moria qui respire. »
De ma cachette, je vis la Communauté partir à l'attaque contre des créatures positivement répugnantes. Les Orques étaient des créatures humanoïdes à la peau grisâtre, fripée et asticotée, aux bouches sans lèvres s'ouvrant sur des crocs sales. Lorsque Boromir en décapita un, je constatai qu'ils avaient le sang noir. Puis, derrière les Orques apparut une autre bestiole, bien plus grosse, enchaînée et armée d'une sorte de marteau en pierre géant.
Le fameux Troll, bel et bien analogue à ceux décrits dans les légendes germaniques.
Je me fis toute petite derrière le tombeau en jetant juste un coup d'œil de temps en temps. Sam assommait les Orques à l'aide d'une casserole et Legolas les envoyait dans le mur à coups de pied quand il ne leur tirait pas de flèches dessus. Le Troll semblait décidé à anéantir mes compagnons un par un et malheureusement, la lutte était par trop inégale. La bestiole avait la peau dure et aucune blessure ni aucune arme ne semblait l'atteindre. Quand il brisa le caveau avec son marteau géant, je dus m'enfuir, filant à quatre pattes dans la poussière comme un rat, entre les restes de Nains et les Orques morts ou assommés. Je trouvai une nouvelle cachette derrière une colonne, dans l'ombre. Le Troll s'en prit à Frodon, le soulevant par une cheville pour en faire de la charpie. Aragorn fondit sur lui avec une lance trouvée je ne sais où et parvint à peine à l'atteindre. Le monstre récupéra l'arme et, au bout d'une lutte aussi brève que violente, il blessa le Hobbit qui s'écroula.
Au moment où Merry et Pippin se jetèrent sur la créature comme un seul homme, je sortis sans réfléchir de ma cachette, attrapai Frodon par les aisselles et le traînai derrière la colonne. Ses yeux étaient révulsés et il respirait à peine mais curieusement, il ne saignait pas. Pourtant j'avais bien vu le Troll le transpercer, il aurait dû baigner dans son sang. Je le redressai en position assise et ouvris ses vêtements pour voir sa blessure de plus près. Il toussa.
« Je vais bien, Lisbeth. Je n'ai rien. »
Il portait à même la peau une sorte de tunique argentée. « C'est du mithril, dit-il. Ça m'a sauvé la vie.
— Quand bien même, répliquai-je, vu le coup que vous avez reçu, vous aurez sans doute un hématome.
— Ce n'est pas cher payé. »
Derrière nous, il y eut un cri terrible et le sol trembla sous nos pieds. Puis tout le monde se précipita vers nous. Je jetais un coup d'œil derrière la colonne et vis le Troll étendu par terre, évanoui ou mort, hors jeu dans tous les cas. Aragorn regarda Frodon d'un air incrédule.
« Vous devriez être mort », dit-il.
Le Hobbit montra à tous la fameuse cotte de maille, ce qui provoqua un sourire et un « vous êtes très surprenant, Monsieur Sacquet » de la part de Gimli.
Nous n'eûmes pas le temps de profiter de l'accalmie. De nouveaux cris d'Orques nous transpercèrent les oreilles. Gandalf partit devant à toutes jambes et tout le monde le suivit. Jamais je n'aurais cru faire preuve d'autant d'endurance et de rapidité. L'expression « cours pour ta vie » prenait tout son sens à présent. Autour de nous, les créatures se faisaient toujours plus bruyantes et nombreuses. Nous ne tardâmes pas à être encerclés. Les Orques armés jusqu'aux dents nous regardaient avec appétit. Certains bavaient et d'autres avaient l'œil lubrique. Tandis que je faisais ce que je pensais être mon ultime prière, il y eut un silence suivi d'un grognement sourd. Une source de lumière rouge se profila derrière nous et les Orques s'enfuirent en hurlant, grimpant à l'assaut des colonnes comme des blattes. Boromir fronça les sourcils.
« Quel est ce nouveau maléfice ?
— Un Balrog, répondit Gandalf au bout d'un instant. Un démon de l'ancien temps. »
Legolas pâlit et ouvrit de grands yeux effrayés. Je déglutis difficilement en repensant à l'histoire de Glorfindel. Il m'en avait dit suffisamment pour que j'aie une conscience aiguë de la situation : à côté d'un Balrog, une centaine d'Orques et un Troll relevaient de la plaisanterie.
« Cet adversaire est plus fort que vous, continua le magicien. Courez ! »
Nous quittâmes à toute vitesse la grande salle de Cavenain pour nous retrouver dans de nouveaux dédales de couloirs et d'escaliers. Boromir faillit tomber dans un grand trou qui semblait ne pas avoir de fond. Les volées de marches donnaient directement sur un précipice. Il fallait courir mais tout en prenant garde à ne pas tomber. L'escalier s'était écroulé à un endroit il fallut donc soit sauter (pour les Hommes, Gandalf et moi), soit être lancé (pour les Hobbits). Gimli tenta le saut car visiblement le lancer de nains relevait du tabou mais il faillit tomber et Legolas lui fit très mal en le rattrapant par sa longue barbe. Dans le même temps, d'autres Orques étaient repassés à l'attaque. Il fallait non seulement être prudent en avançant — le sol s'écroulant derrière nous — mais en plus éviter les lances et les flèches des monstres.
Et puis soudain, « il » fut là.
Immense, sombre, auréolé de flammes, de grandes cornes s'enroulant autour de sa tête comme celles d'un bélier. Sa bouche ouverte n'était que feu. Ainsi c'était une de ces horreurs que Glorfindel avait affrontée au prix de sa vie. Je repensai au récit de mon ami Elfe et fus incapable de prendre la fuite. Mes jambes se dérobèrent et je tombai à genoux. Aragorn me saisit par le poignet, m'obligea à me lever et à courir sur un pont au milieu duquel Gandalf s'arrêta, face à la créature.
« Vous ne passerez pas ! », aboya-t-il.
Tout le monde s'arrêta. Frodon cria. Jamais le vieux monsieur, cet être si sage et gentil qui m'avait soutenue depuis mon arrivée en Terre du Milieu n'avait eu l'air si terrifiant. Il dégageait un mélange de puissance, de rage et de force brute.
« Je suis un serviteur du feu secret, détenteur de la flamme d'Anor. Le feu sombre ne vous servira à rien, flamme d'Udün ! Retournez dans l'ombre ! »
En disant ces mots, il agitait son bâton qui émit une lumière aveuglante. Le Balrog tendit une de ses grosses pattes mais cette lumière l'empêcha d'atteindre sa cible, agissant comme un bouclier. La créature fit jaillir des flammes d'une sorte de fouet. Gandalf frappa le pont avec son bâton en hurlant à nouveau :
« Vous ne passerez pas ! »
La structure s'écroula alors, entraînant le monstre dans les ténèbres. Le vieux monsieur tourna les talons pour rejoindre le reste de la Compagnie qui avait assisté, médusée, à l'affrontement qui, bien que rapide, avait semblé durer des heures, quand le fouet du Balrog s'enroula autour de la cheville de Gandalf.
Il tomba, se raccrocha tant bien que mal aux rebords du pont à l'aide de ses bras.
Frodon voulut se précipiter mais Boromir le retint en le ceinturant.
Je tombai à genoux et enfouis mon visage dans mes mains.
J'entendis la voix rauque du vieux monsieur.
« Fuyez, pauvres fous ! »
Il n'était plus là quand Legolas m'obligea à me relever et m'entraîna loin de cette saleté d'endroit. Les flèches des Orques recommencèrent à pleuvoir autour de nous mais j'étais en état de choc et il m'était égal de mourir ou de continuer à vivre. Frodon hurlait sans discontinuer.
La sortie était toute proche.
A suivre.
