Family

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Auteur : Tenshia31

Genre : Yaoi, Family, Drame

Couple : 1+2+1 / 3+4+3 / 5+LM+5

Disclaimers : sont pas à moi, mis à part Koiko, Freya et Eiri

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* Chapitre 7 *

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June 212 AC – Lundi - Une semaine plus tard - 19h

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Ils avaient passé la semaine sur le terrain à éliminer individus par individus.

Ils avaient examiné les quelques caméras de vidéo-surveillance qui se trouvaient à proximité du domicile de Quatre et Trowa.

Ils avaient écumé tous les hôpitaux, tous les orphelinats, tous les refuges.

Ils avaient passé des tas d'appels, des annonces, envoyés de mails, des photos, …

Et rien, toujours rien !

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Wufei et Trowa se relayaient pour surveiller le père de la petite Elisabeth, juste au cas où... C'était la piste la plus plausible qu'ils avaient exploré pour le moment.

Et il ne comptait plus sur la police, qui pour le moment ne leur avait rien apporté.

Quatre se chargeait de garder les enfants. Bien que voulant à tout prix aider leur ami, il ne devait pas trop se surmener avec sa nouvelle grossesse.

Quelques jours auparavant, il avait redonner le moral à tous, en déclarant qu'il avait pu « sentir » Koiko, grâce à son empathie. Ça ne lui était encore jamais arriver de « capter » des personnes qu'ils connaissaient, qui ne trouvaient pas à ses côtés... Et là, il en était sûr, il s'agissait de Koiko. Dans tous les cas, il lui fallait une réelle concentration.

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*Flash Back*

Une salle sobrement meublée.

Des murs neutres -blancs.

Quelques tapis et coussins au sol -couleur safran.

Un homme au milieu.

Assis en tailleur.

Les mains posées sur ses jambes.

Le visage serein.

Les yeux fermés.

Inspiration...

Expiration...

Inspiration...

Quatre était en pleine séance de méditation.

Wufei lui avait appris, il y a quelques années, diverses techniques afin de mieux maîtriser son don.

Et là, il en avait besoin.

C'était vital.

Il voulait aider.

Il voulait la trouver.

Il voulait les rassurer.

Ces séances lui permettaient de se recentrer sur lui-même, de se concentrer et oublier tout ce qui l'entourait pour mieux se fixer sur un point précis.

Il inspira, puis expira longuement...

Il était, dans la même position, depuis bientôt trois heures.

Mais il restait serein, apaisé.

Il le savait, il était à deux doigts de trouver ce qu'il cherchait.

Alors il continua de chercher dans les méandres de son Uchuu No Kokoro...

Il partit loin... très loin.

Il était prêt à tout.

Et soudain...

Une petite voix dans sa tête...

Des sentiments confus au fond de lui...

De la peur, de l'angoisse, de la fatigue, de la détresse, du manque...

Mais aussi, et surtout, de la vie.

Une vague de soulagement l'assaillit.

Et enfin, revenant peu à peu à lui, s'éloignant de la source, il put ouvrir les yeux.

Rassuré, un sourire naquit sur son visage.

Koiko était en vie, il en était sûr !

*Fin Flash Back*

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Ce jour-là, il avait couru jusqu'à son téléphone pour avertir Heero et Duo de cette bonne nouvelle. Duo lui avait de suite demander comment elle allait. Malheureusement, à cette question, il avait été incapable d'y répondre, son don n'allant pas jusque là... Il avait préféré également omettre les détails de ce qu'il avait ressenti.

Elle était en vie, et c'était le principal !

Cette information avait eu le mérite de rassurer tout le monde.

Mais celle-ci les avait rendu encore plus à cran.

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Depuis le début de la semaine, Heero et Duo, quant à eux, étaient retournés chez eux.

Tandis que le japonais faisait des recherches sur son ordinateur, Duo avait passé la semaine à faire les siennes sur le terrain. Ils avaient du fouiller toute la ville.

Sans aucun résultat, pour les deux hommes.

Bien que la nouvelle de Quatre les avaient rassuré, ils désespéraient de ne trouver aucune piste.

Ils avaient emménagé dans le salon et y avaient installé leurs ordinateurs, du matériel d'écoute et de localisation fixé sur le téléphone au cas où, des piles de dossiers contenant des rapports retraçant toutes leurs anciennes missions effectuées... toutes sans exception.

Des piles d'assiettes, de restes de plats cuisinés jonchés le bar de la cuisine, vestiges de leur repas pris rapidement, par la force des choses.

En ce lundi triste et pluvieux, -qui reflétait leurs états d'esprit, les deux ex-pilotes étaient installés, au salon, côte à côte, devant leur pc respectifs.

Ils n'avaient quasiment pas dormi la nuit précédente.

Des cernes sous les yeux, essayant de garder ces derniers ouverts, ils fixaient tous deux leurs machines.

Ils y étaient depuis le matin même.

Au bout de longues minutes de silence, Duo s'énerva et se leva en un bond.

_Bon sang, mais on tourne en rond, c'est pas possible ! On a rien ! Mais, bordel, qui a pu faire une chose pareille ?!

Le japonais resta silencieux. Ce n'était pas la première fois que Duo montrait son énervement.

Il regarda son amant se rasseoir à ses côtés. Dépité, il soupira bruyamment.

_Si j'avais su, ce jour là, on ne ser..., soupira t-il.

Heero le stoppa.

_Duo...

_Quoi, c'est vrai ! Je ferais tout pour revenir sur cette journée ! Tout pour retrouver ma fille ! Quel mal y a t-il à ça?!, s'emporta l'américain.

_Si ça n'avait pas été à ce moment là, on nous l'aurait peut-être enlevé à un autre. Qui aurait pu savoir ce qui allait se passer ?

L'américain redressa la tête brusquement, comme si un éclair l'avait frappé.

Il regarda son amant droit dans les yeux.

_Toi !

_Quoi ?

_... Toi, tu aurais du le savoir...

Le japonais le regarda incrédule.

_Tu veux me jeter la pierre, c'est ça ? Et bien vas-y, continue, si ça peut te faire du bien...

_Tu n'as rien dit et rien fait, alors qu'une menace planait sur notre famille...

_Ce n'est pas la première fois... et ce ne sera pas la dernière... Et à l'époque, je ne vivais que pour moi, et donc je ne l'ai pas entendu comme une menace.

_« Vous le regretterez tôt ou tard », pour toi ce n'est pas une menace ?

_Dis moi, Duo, de toi à moi, combien de fois a t-on risqué notre vie ?

Face au silence de son compagnon, il poursuivit.

_Nous sommes des soldats, au cas où tu l'oublierais.

_J'étais.

_Même si tu n'exerces plus cette activité aujourd'hui. Là, ajouta t-il en montrant sa tête du doigt, tu le seras toujours au fond de toi. Nos souvenirs... notre passé sont trop ancrés en nous. Tu es et tu seras toujours un soldat malgré toi. Des réflexes comme ça, ça ne se perd pas si facilement.

Duo ne répondit rien.

_Tu me blâmes pour les mêmes idéaux que tu défendais il y a quelques temps. Combien de fois a t-on failli se faire tuer tous les deux ?

_Mais c'était nous. Ça ne concernait pas nos enfants.

Sa voix commençait dangereusement à trembler, mais le japonais ne se démonta pas.

_... Duo. N'oublie pas que moi aussi j'ai des sentiments. Ça me fait quelque chose à moi aussi. Ne me considère plus comme celui que j'étais avant et durant la guerre, prêt à tout pour réussir une mission. Je ne suis plus celui-là. Alors, maintenant, qu'est ce que tu veux que je te dise de plus ? Que c'est de ma faute ?! Et bien, pense-le, si ça te chante !

_Si tu avais réglé le problème avant qu'il en soit réellement un, ma fille serait encore là.

_Tu n'es pas la seule a avoir perdu un enfant.

N'en pouvant plus des remarques de son compagnon, le japonais se leva et sortit de la pièce, emmenant son portable avec lui, laissant Duo seul.

… Seul face à ses peurs, à ses doutes...

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Doucement, la nuit commença à tomber, mais il resta dans le salon, incapable de bouger.

Il n'en pouvait plus !

Sa petite fille lui manquait.

Leur petite fille...

Réalisant soudain les odieuses paroles qu'il venait de lui lancer, il sentit les larmes coulées le long de ses joues.

Il se recroquevilla sur lui-même, le visage entre ses mains.

Il le blâmait alors qu'il savait très bien que son amant n'y était pour rien...

Mais... il avait besoin de se défouler...

S'il continuait comme ça, il allait le perdre lui aussi.

Silencieusement, ses larmes ne cessaient plus de couleur...

Il avait besoin d'évacuer toute cette colère devant tant d'impuissance, toute cette détresse devant le temps qui défilait, toute cette tristesse face à cette perte tragique...

A bout de force, il finit par s'endormir devant son ordinateur encore allumé.

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Le lendemain matin, il fut réveillé par un léger bip venant de son ordinateur.

Quelques rayons de soleil commençaient, à peine, à filtrer par la fenêtre.

Difficilement, il ouvrit les yeux et y jeta un coup d'œil au pc.

Un message de Wufei...

Comme tous les matins, il leur envoyait son « rapport » à la demande d'Heero.

« N'a pas bougé de la nuit. Part travailler. ».

Et comme tous les matins, aucun changement.

Le père de la petite Elisabeth, que Wufei et Trowa espionnaient, à tour de rôle, -leur seul piste plausible- n'avait apparemment réellement, rien à se reprocher...

Rien !

D'un geste rageur, il ferma son ordinateur.

Où pouvait-elle bien être ?

Qu'all... ?

Brusquement, il se souvint de ses propres paroles de la veille...

Leur petite fille avait disparu, et tout ce qu'il trouvait à dire à son amant, c'était ça !

Fébrilement, il gravit les escaliers jusqu'à leur chambre et poussa doucement la porte.

Comme à son habitude, depuis une semaine maintenant, son amant se trouvait derrière l'écran de son ordinateur à taper frénétiquement sur les touches.

Face à cette indéfectible volonté, l'américain ne sut que dire.

Il le regarda longuement.

Ses doigts ralentirent la cadence.

Il se savait observé... Il avait du l'entendre monter les escaliers un peu plus tôt.

Doucement, l'américain se plaça derrière lui et l'enlaça.

Heero se laissa aller contre lui.

_Sorry...

Imperceptiblement, il l'entendit soupirer.

Il n'avait rien à dire, il comprenait, tout simplement, qu'il puisse lui en vouloir.

Alors qu'il allait le lâcher et partir, il le sentit resserrer ses bras autour des siens...

_Serre-moi, s'il te plaît, Honey.

Pour toute réponse, Heero se retourna et le prit dans ses bras. Il le serra tellement fort...

Ils vivaient, tous les deux, une épreuve très difficile, mais sur cet accord silencieux, ils se jurèrent qu'ils la surmonteraient ensemble.

C'était dur, certes, mais ils avaient, tous les deux, perdu leur toute petite fille.

Doucement, Heero prit la parole.

_Nous allons la retrouver je te le promet.

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Les recherches reprirent...

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Une semaine de plus...

Deux semaines...

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Côte à côte, leurs efforts redoublèrent...

Ils en étaient sûrs.

Ils la retrouveraient.

...

Puis un jour, …

Le téléphone sonna chez les Yuy-Maxwell.

Duo s'y dirigea et décrocha rapidement.

_Oui ?

Au fil du monologue qui se déroulait à l'autre bout du fil, ses mains se mirent à trembler dangereusement.

_C'est vrai ?!

Heero releva, instinctivement, la tête de l'ordinateur en entendant la voix hésitante de l'américain.

Il vit son amant raccrocher les mains tremblantes.

_Hee-chan,... C'était Sally...

La japonais le regarda, suspendu à ses lèvres.

_Ils l'ont retrouvé...

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* A suivre *

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Chapitre un peu plus court que les précédents... Désolée !

J'ai beaucoup bloqué sur celui-là... je sais pas pourquoi...

Bref !

Je poste le suivant (qui est déjà fini) bientôt ! :)