Tony plongeait littéralement les genoux dans le travail pour réparer le système de propulsion de la botte d'Iron Man, quand la voix de JARVIS traversa l'atelier. "Monsieur." Tony essayait de l'ignorait, sa jambe attachée à son banc de travail avec une onde plantée dans sa rotule et un tourne-vis entre ses dents. La fin du riff de guitare de "Behind Blue Eyes" de The Who retentissait à travers la salle, cela aidait donc à couvrir l'interruption. Malgré tout, JARVIS restait persistant. Tony n'était pas entièrement sûr d'où l'IA avait appris ce trait particulièrement horripilant parce qu'il était sacrément sûr qu'il ne l'avait pas programmé. "Monsieur." Q'importe ce que JARVIS voulait, cela pouvait attendre. Ce bug commençait à le frustrer (autant que le fruster son corps douloureux et faible, mais l'armure était plus simple à réparer). Soudainement, la musique fut arrêtée. "Monsieur, s'il vous plaît."
Tony soupira et se tendit pour prendre sa canette de Red Bull sur un chariot à quelques à quelques pieds de lui. La peau tendre et les muscles en compote de son abdomen s'étirèrent douloureusement quand il le fit, mais il refusa de laisser tomber. Il était fatigué d'avoir mal. Les médicaments marchaient assez bien, mais on lui avait retiré les trucs forts depuis quelques jours maintenant et se remettre dans le bain s'avérait plus compliqué et exaspérant qu'il ne l'avait anticipé. "Quoi ?" cria-t-il, tout saisissant violemment la canette et en en prenant une grande gorgée.
"Mademoiselle Potts a essayé de vous appeler depuis plus d'une heure," annonça JARVIS.
Tony écrasa la canette vide entre ses mains et la jeta à la poubelle à l'autre bout du banc de travail. Elle rebondit sur le côté et tomba au sol. Il roula des yeux et retourna à la botte à sa jambe. Quelque chose clochait avec les amortisseurs de sa rotule. Ils n'étaient pas proprement gonflés ce qui faisait la force de son système à répulsion amélioré ne se déplaçait pas adéquatement. Son pauvre genoux avait eu son taux de blessure. "Qu'est-ce qu'elle veut ?" demanda-t-il absent, bidouillant les distributeurs d'électricité le long du mollet de l'armure. Il fronça légèrement les sourcils. "Attends. Quelle heure est-il ? Est-ce que j'ai raté le dîner ou un truc comme ça ?"
Si c'était possible pour JARVIS de sonner comme s'il souffrait depuis une éternité, il avait réussi à faire comme. "Je dois insister pour que vous voyez ceci," l'IA commanda calmement, et l'énorme écran à l'autre bout des bancs de travail s'illuminait de toute sa lumière.
Tony ignora l'ordre pendant une seconde pendant qu'un genre de flash d'infos apparaissait sur l'écran, retournant à son travail. Mais la voix énervée d'un reporter traversa son brouillard plaisant de concentration (et de Vicodin et beaucoup d'autres boissons énergisantes, s'il était honnête). "- mais pour l'instant, nous ne savons pas grand chose. C'est vraiment un miracle que seulement une seule personne aie été tuée." C'était une image d'un homme secoué debout en face d'un carnage fumant. A travers les nuages de gris mouvant, Tony vit ce qui ressemblait à une rue new-yorkaise, couverte de flamme, de voitures détruites et d'un chahut infernal. Des personnes couvertes de poussières étaient partout, escortées par des agents de polices et des intervenants d'urgence. "Comme vous pouvez le voir, c'est un chaos à peine contrôlé ici."
"Merci, Robert." La vidéo passa à une femme portant beaucoup trop de maquillage derrière un bureau à la CNN. "Pour résumer, une situation explosive eut lieu aujourd'hui sur la 42e rue aujourd'hui dans centre-ville de Manhattan, juste en face de la Banque d'Amérique. Une équipe de neuf hommes masqués ont tenté de cambrioler la banque en prenant des otages et causant des dommages importants dans la rue en face. Un des hommes lançait des missiles sur le trafic de la 42e rue, détruisant une multitude de voiture et empêchant la police d'entrer dans la banque." Tony regarda au dessus de son épaule par la fenêtre très large derrière lui. La 42e Rue était juste en face de la Tour. Le ciel bleu était en effet empli de panaches de fumée venant des rues urbaines juste en dessous. "Le taux de dommages ne peut être certifié pour l'instant, mais nous estimons au moins une douzaine de voitures et de camions ayant été complètement détruits, certains continuent de brûler alors que les pompiers essayent de gérer ce désastre. D'autant plus de véhicules furent endommagés, ainsi que de nombreuses vitres de magazines." Elle s'arrêta pendant une seconde, à bout de souffle. "Bien, nous avons une déclaration d'un témoin oculaire à venir. Nous vous envoyons à Jennifer Mayers, qui est en face de la zone qui a été arrangée pour traiter d'urgence les victimes. Jenn ?"
Une autre femme apparut, son visage brillait de sueur et décoiffée. Elle tenait son micro contre sa poitrine. Elle était à côté d'une autre femme avec trois enfants pressés contre elle. Une petite fille était enveloppée fermement et protectivement dans ses bras et un autre garçon, plus petit, agrippé à sa jambe. L'enfant le plus âgé sautillait d'excitation. "Merci, Andréa. Des témoignages de l'accident d'aujourd'hui commencent à émerger des pauvres gens coincés dans la rue durant l'attaque. Cette femme était apparemment dans son 4x4 quand les explosions ont commencées. Pouvez-vous nous dire ce qui est arrivé ?"
La femme avait au coup d'œil énormément pleuré. Son visage était empli de taches de larmes et ses yeux étaient rouges. Elle semblait profondément secouée. "Je- je ne suis pas sûre. Une minute, on s'arrêtait au feu et les voitures à côté de nous commencèrent à exploser. Les gens criaient et des choses brûlaient … Et mes enfants étaient piégés-"
"Et Captain America nous a sauvé !" proclama l'enfant, le sourire plus brillant que le soleil et explosant véritablement d'excitation.
"Oh merde," murmura Tony.
Le garçon délatta son histoire comme si c'était la chose la plus géniale qui lui soit jamais arrivée. C'était probablement le cas. "Il a arraché la porte de notre voiture et m'a sorti moi et mon frère et ma sœur de la voiture. Et puis le bus a explosé et il volait droit sur nous et il allait nous écraser mais il a arrêté tout tout seul."
La reporter semblait quelque peu incrédule, ses yeux fléchissant sur le t-shirt de l'enfant qui proclamait fièrement "AVENGERS ASSEMBLE !" avec les énormes lettres en bloc sur des versions cartoons des "Earth's Mightiest Heroes". "Captain America a empêché un bus de vous écraser ?"
Le garçon répliqua. "Ouais. Il a juste tenu ma sœur et a mit son dos en face du bus et il l'a arrêté. Il était tellement fort qu'il a même pas utilisé ses mains. C'était trop cool !"
La mère semblait un tantinet embarrassée. "Je ne suis pas sûre que c'était le vrai Captain America. Je pense que c'était juste un bon Samaritain qui essayait d'aider."
"Il a dit qu'il était Captain America, maman !"
"Euh, J ?" demanda Tony, une grimace déformant son visage. "Dis moi que Rogers est toujours en train de traîner dans ma tour et qu'il n'a rien à faire avec ce cirque."
JARVIS n'allait pas lui mentir. "Je vous ai informé approximativement six heures plus tôt que Mademoiselle Potts était sortie avec Captain Rogers déjeuner," répondit l'IA. "Je dois dire c'est assez hypocrite de votre part de moraliser le Docteur Banner sur ses pauvres compétences d'auditeurs alors que vous êtes trè mal placé pour parler."
Le reporteur continuait de jacasser, la caméra cadrait sur la destruction et les décombres remplissant les rues. "Pour l'instant, nous pouvons seulement confirmer que deux braqueurs sont morts, un pendant la situation d'otage. Il semblerait que le même homme qui soit intervenu sur la rue avec le braqueur tirant sur le trafic et les piétons ait aussi sauvé les otages de la banque. Les évidences commencent à suggérer que ce mystérieux héros se trouver être en faite Captain America, même si la Police de New York et les représentants de la ville n'ont offert aucune confirmation officielle. Si c'était effectivement Captain America, les gens qu'il a sauvés pendant cette violente tentative de cambriolage peuvent être reconnaissants qu'il ait été apparemment au bon endroit au bon moment."
Tony pouvait à peine supporter d'écouter cette merde. Ils retournèrent vers le plateau où plus de personnes étaient prêtes à rendre cette histoire sensationnelle, lâchant quelques morceaux de la vie de Rogers (au cas où il y avait encore des personnes dans ce pays qui n'étaient pas au courant qu'il n'était pas le premier Avenger au monde et un héros perdu de la Deuxième Guerre mondiale et le leader d'une équipe de super héros qui avaient sauvés New York un an et demi de cela, etc …). Tony grimaça, regardant par la fenêtre de nouveau, les mèches de fumés se dissipant en un autre banal et calme après-midi d'été. "Est-ce que Pepper va bien ?"
"Oui," répondit JARVIS. "Elle est avec le Captain Rogers et requière que vous envoyez la sécurité à l'entrée arrière du bâtiment. Ils sont tout deux actuellement interrogés par la police mais les médias ont remarqués sa présence pendant l'attaque. La seule victime était malheureusement un de vos chauffeurs. Une fois qu'ils auront fait le lien, un "cirque", comme vous l'avez dit avec tant d'éloquence, est visiblement inévitable. Elle aurait préféré évité cela. De plus, le Directeur Fury appelle."
"Évidemment. Que serait un cirque sans son Monsieur Loyal," murmura Tony. "Elle a dit qu'elle allait bien pourtant, n'est-ce pas ?"
"Elle n'a pas dit le contraire, même si elle semblait agacée. Devrais-je mettre Directeur Fury en ligne ?"
Non. "Si tu le dois."
Le ton irrité de Fury retentissait à travers l'atelier. "Stark, pourrais-je savoir comment ce bordel est arrivé ? Pourquoi est-ce qu'il y a un Captain America hors de son uniforme placardé sur toutes les télévisions du pays ?"
Tony désactiva la botte d'Iron Man avec un petit coulissement hydraulique. L'armure relâcha sa jambe et il baissa son membre picotant sur le sol. La douleur frappa son ventre, le faisant presque vaciller. Il étouffa un juron qui bouillait dans sa gorge et pressa sa main sur la partie toujours tendre et bandée sous son t-shirt. "Comment le saurais-je ?" haleta-t-il. "C'était pas mon tour de le surveiller."
"En faite, si, c'était votre tour. C'est pourquoi il est là, pour que quelqu'un garde un œil sur lui pendant qu'il récupère de ce qui lui est arrivé." Fury sonnait tendu, peut-être même inquiet. Tony ne pouvait s'empêcher mais de se demander cyniquement si c'était dû à une inquiète sincère pour Rogers ou une inquiétude pour un autre bazar se déroulant au centre-ville auquel un Avenger s'est retrouvé inexplicablement impliqué.
"Pas mon idée," retourna Tony. "J'y ai été forcé en faite. Vous l'avez dégelé donc vous en prenez soin."
"C'est froid considérant qu'il a sauvé votre vie," déclara Fury sèchement. "J'espère que vous avez fait assez attention pour me dire comment il est. Va-t-il bien ?"
Tony grimaça et pas juste à cause de son ventre douloureux. Ce qu'il avait dit était froid et il ne savait pas vraiment comment Steve allait. Il n'avait ni entendu ni vu le contraire (bien sûr, il n'avait pas écouté, regardé ni même s'était vraiment inquiété), alors il en conclut ainsi. "Il se porte comme un gant. En faite, je sais même pas pourquoi il est toujours là. Tout est revenu à la normal. Tous les tests ADN aussi. Ne devrait-il pas déjà retourner là bas avec vous les gars ? Botter des culs et prendre des noms ? En plus il semble totalement prêt à le faire de lui-même, le bon petit héros qu'il est." Tony secouait la tête en confusion comme si Fury pouvait le voir. "Et pourquoi ça vous travaille autant ? C'est pas comme si il avait fait quelque chose de mal. Captain America fait son truc, arrêter les méchants et sauver le monde. C'est pas ce qu'il est censé faire ? Ou alors vous êtes jaloux car il est pas venu voir papa pour la permission ? Les circonstances l'exig-"
"Il a séché tous ses rendez-vous avec les docteurs cette semaine," interrompit Fury. Il sonnait toujours tendu et peut-être un peu honteux, comme s'il trahissait la confiance de Rogers (si un espion pouvait être inquiet pour des choses mondaines et banales comme la loyauté.) "Et il n'est pas allé voir les psychiatres qu'il était censé voir."
Cela arrêta Tony. Il voulait immédiatement le mettre de côté mais la sensation inconfortable et indésirée d'inquiétude l'assaillait aussi désormais. Certes il ne connaissait pas Steve bien, mais ne pas continuer ses soins de suivi semblait … contraire à ses habitudes. Il suivait les ordres, même les requêtes masqués en ordres. "Peut-être qu'il ne voulait plus être encore piqué et sondé. Peut être qu'il voulait tourner la page à tout ce bordel." Dieu sait que je le veux. "Est-ce que ça serait une inquiétude sincère envers autrui dans votre voix là ? Ou j'imagine des trucs ?"
"Bien sur que je suis inquiet," rétorqua sèchement Fury. C'était impossible de dire s'il était véritablement blessé par l'accusation de Tony. Il soupira. "Ecoutez, même si j'adore ces petites concours de qui est le plus grand connard entre nous, j'aimerais juste avoir un rapport de la situation vite et avoir Rogers ici pour que les docteurs l'examinent."
"Il va bien," dit Tony. "Dans son élément on dirait. Tout baigne dans l'huile."
"Pas tout. Dan Lahey s'est suicidé ce matin."
L'annonce solennel de Fury vint comme un cheveu dans une soupe. Les yeux de Tony grossirent. Quelque chose de semblable au choc le balaya, le refroidit et le retourna pendant un moment. Il n'avait pas été conscient pendant la majorité du leur épreuve dans le laboratoire de Lahey, mais les parties dont il se souvenait étaient imprégnées d'agonie. Le bâtard lui avait tiré dessus sans soucis ni remord et l'avait utilisé contre Steve et Bruce avec aussi peu de regret. C'était barbare, froid et calculateur d'une façon qui lui donnait la chair de poule et qui serrait son cœur de colère et de peur. Il n'avait été rien pour cet homme. Un outil. Un moyen à une fin. Il se souvenait de peu mais il se rappelait des yeux de Steve, brillant de terreur qu'il essayait de cacher, les mains du soldat solides contre son corps et travaillant désespérément pour le garder en vide. Il se souvenait de Bruce luttant pour garder Hulk contenu, luttant pour rester lui-même, luttant tout autant désespérément pour le sauver. Ils avaient tout été des moyens à une fin aussi. Toute cette expérience déchirante, dégradante avait été provoquée par un fou malade qui s'était préparé à faire n'importe quoi pour voir son expérience réussir.
Désormais, il était mort.
Il ne sentait pas aussi heureux à ce propos qu'il aurait pensé l'être. "Mon dieu," murmura-t-il. "Est-ce que Banner le sait ?"
"Personne ne sait. On essaye de saisir comment il a fait ça." Fury hésita un moment, comme s'il débattait pour en révéler plus. "Je ne le sens pas, Stark. Peut être que toutes les évidences montrent que c'est fini, mais je ne crois pas que ça soit le cas."
"C'est vos sens de super espion qui parlent ?"
"Je suis sérieux," vint la réponse sèche.
"Moi aussi." Il ne savait pas pourquoi, mais il se sentait soudainement provoquant. Steve avait sûrement une raison pour ne pas voir les docteurs ou les thérapeutes du SHIELD et Tony avait le besoin inexplicablement d'honorer ça. Certes, il n'avait pas sa place entre le Directeur du SHIELD et ses agents, mais il se sentait comme s'il devait Rogers au moins ça. "Je dirai à Steve d'appeler à la maison quand il rentrera si ça vous fait sentir mieux."
"Non, ça ne me fait sentir mieux ! Peu importe ce que Lahey lui a fait … Et bien, nos chances pour le découvrir ont pris un sérieux coup ce matin, Barton et Romanoff n'ont rien trouvé de plus sur les mercenaires, ou du moins rien pour nous aider à découvrir qui les a engagés. Les chercheurs n'ont rien trouvé dans les résultats de test de Rogers. Les techniciens sur les donnés de Lahey n'ont rien trouvé. Et je sais que Banner a travaillé dessus. Il nous dirait s'il a trouvé quelque chose, n'est-ce pas ?"
La question mit Tony mal à l'aise car il ne connaissait pas la réponse. Et c'était une question tendancieuse, avec une insinuation qu'il ne voulait pas entendre. Il prétendit être nonchalant. "Bien sûr."
"Nous avons une montagne d'informations qui nous ramène au même satané endroit où nous étions il y a deux semaines, nous n'avons aucune idée ce que cette expérience a fait ou si Cap va bien."
"Peut être que ça n'a rien fait. Peut être que le sérum super soldat a fait son travail et a protégé Rogers du super sérum diabolique. Vous avez pensé à ça ?" Tony aimait débattre, et ça ne le gênait ps d'être difficile ici et là (ou tout le temps, s'il se sentait.) Cela en devenait un peu ridicule. Il n'avait même pas été impliqué dans les débats et discussions sur le bien être de Rogers. Il n'avait aucune idée d'à quoi ressembler les données, les statistiques ou les résultats de tests qui ont été confirmés, ou quelles étaient les conclusions. Il n'avait aucune base pour une opinion, développée ou autre. Mais cela ne l'avait jamais arrêté avant. "Juste laissez le. Visiblement il va assez bien pour sauver une poignée de gens de quelques braqueurs extrêmement excessifs."
Fury ne semblait pas apaisé. "Je le veux de retour ici. Et je préférai qu'il vienne volontairement."
"Qu'est ce que ça veut dire, hein ? C'est une menace ?"
"Bien sûr que non. Mais on a besoin qu'il fasse un rapport. Avant qu'on sache définitivement qu'il va bien, il ne peut pas être impliqué dans des trucs comme ça ! C'est pour ça qu'on je l'ai mit hors service !"
Ce besoin perturbant de protéger Rogers montra le bout de sa sale queue de nouveau. Cette fois mélangé avec une inclination moins perturbante de ne juste pas coopérer avec le SHIELD. "Vous ne pouvez pas le mettre de côté pour toujours. Si il dit qu'il va bien, il va bien. Ecoutez, je lui dirai que vous avez appelé et je lui dirai de faire un rapport demain matin et je m'assurai qu'il ne quitte pas la Tour jusque là. Si Barton est de retour, vous devriez l'envoyer le récupérer. Ces deux là étaient comme cul et chemise, donc je suis sûr que ça va faciliter les choses. Ça vous satisfait ?"
Le ton de la voix de Tony suggéra qu'il s'en fichait si oui ou non Fury agréait. Tony n'aimait pas Rogers, mais il n'allait sûrement pas forcer le soldat a faire quelque chose qu'il ne voulait clairement pas faire pour le bien d'une organisation d'espion de l'ombre en qui il ne faisait pas confiance pour un sou. Heureusement, Fury ne débâta pas plus. Peut être savait-il qu'il avait les mains liés. Même si Captain America avait été créé par le SSR (qui était devenu le SHIELD), avait été sauvé par le SHIELD et travaillait pour le SHIELD, ce dernier ne le possédait pas. Et espérons que personne ne possède Steve Rogers, alors même si Fury pensait abuser de son rang sur le capitaine, Steve résisterait et lui dirait qu'il ne voulait pas coopérer. "Première chose demain matin, 0700."
"Bien sûr. C'était cool de vous parler." JARVIS mit fin l'appel. Tony resta debout dans la salle pendant un moment, pas tout à fait sûr de quoi faire ou quoi penser. Son abdomen le faisait de nouveau souffrir. Il s'était poussé trop fort, ne respectant pas la restriction de sa blessure, l'étirant beaucoup trop et trop tôt. Il avait été tellement concentré à se prouver qu'il allait bien, que même lui pouvait laisser tout ça passer et revenir à la normal, qu'il s'était aveuglé lui-même sur un peu près tout et tout le monde. C'était qui il était. Il se renforçait à travers les épreuves, surmontait sa douleur et sa peur en bricolant, fabriquant et inventant. C'était ce qu'il avait fait après l'Afghanistan. C'était ce qu'il avait fait après New York. Et c'était ce qu'il faisait en ce moment aussi. Peut être n'était-ce pas le meilleur moyen. Peut être n'était-ce pas le meilleur moyen pour aucun d'entre eux. Merde, il n'avait pas dit un mot sur toute cette expérience à Bruce depuis qu'il se sentait assez bien pour être debout et c'était il y a une semaine. Ils continuaient comme si de rien n'était. Et Steve essayait évidemment de faire pareil, seulement il n'avait la familiarité d'un foyer et le réconfort d'amis pour l'aider (ou le remettre en service, plutôt). Tony savait qu'il n'était la personne la plus ajustée et son expérience avec le Mandarin lui avait ouvert les yeux sur quelques choses, surtout que l'isolation et l'obsession n'étaient pas de bonnes façons de traverser les choses durs. Mais voilà où il en était, essayant de recommencer. Et Bruce aussi, s'enterrant dans son travail. Et Steve, faisant … et bien, peu importe ce qu'il avait fait ces dernières semaines. Si Tony avait des difficultés à se remettre de cette épreuve et qu'il l'avait passé la majorité inconscient, il ne pouvait imaginer comment ils se sentaient.
Soudainement, il se sentit vraiment coupable. Ce n'était quelque chose qu'il ressentait souvent. Il n'aimait pas ça. "JARVIS, t'as remarqué quelque chose de bizarre chez Rogers ?"
"Bizarre dans quel sens, monsieur ?"
"Dans n'importe quel sens qui est proche de ne s'adapter pas trop bien à être un cobaye humain. Et ne sois pas difficile."
L'IA fit une pause. C'était plus qu'assez pour alerter Tony qu'il avait effectivement remarqué quelque chose. "Physiquement, il semble bien. J'ai récolté des donnés sur ses attributs physiques au SHIELD et les ai comparé à ce que j'ai mesuré pendant sa routine sportive et mes trouvailles indiquent que son endurance, sa force et son agilité sont tous dans les normes."
"Il fait du sport ?"
"Oui. Assez régulièrement en faite."
"Je croyais que le sérum était supposé le garder en force constamment."
"Et bien, monsieur, je crois que faire du sport, comme vous le dites, est ce qu'est l'invention pour vous. Un réconfort. Quelque chose qui le distrait de la douleur."
Tony grimaça. JARVIS était bien trop intelligent. "Alors il souffre. Physique ou mental ? Et à quel point c'est mauvais."
"Les deux, je crois, même si il ne s'est plaint à personne de ceci donc c'est difficile pour moi de juger." JARVIS hésita. "Captain Rogers a souffert de troubles du sommeil assez pénibles."
"Pénibles comment ?"
"Sévèrement."
Tony serra les dents, balançant son poids de nouveau pour apaiser la pression de son abdomen. Il boita vers la fenêtre, fixant la fumée. "Et tu n'as pas pensé à informer quiconque de ça ?"
"Considérant le traumatisme qu'il a vécu, j'ai cru qu'un certain niveau de cauchemars persistants et même inconfort physique étaient inévitables. Il a exhibé des signes de stress post-traumatique. Difficultés à dormir. Un effet émotionnelle réprimée, même si c'était difficile aussi pour moi de juger considérant que je n'avais aucune base personnelle à comparer. Difficultés à se concentrer. Augmentation de l'isolation. Hyper-vigilance."
"Qui bordel a fait de toi un psy ?"
"J'ai appris quelque trucs en tant que votre assistant."
"Ne joue pas au plus malin. Tu aurais dû dire quelque chose."
"Captain Rogers m'a demandé de ne rien dire à personne," admit JARVIS. "J'ai respecté son souhait."
Tony secoua la tête. Aussi peu qu'il voulait l'admettre à voix haute, il avait bien peur que Fury ait raison. Rogers avait besoin d'une aide professionnelle pour l'aider à traverser ça. "S'il ne peut pas dormir, il a besoin d'aide."
"Ah oui, monsieur. Comme je l'ai dit plus tôt, vous êtes très mal placée pour parler. Et votre version d'aide se trouve normalement au fond d'une bouteille, et nous savons tout deux que ce n'est une option pour le capitaine."
Tony soupira avec irritation. Ils avaient tous leurs problèmes. Ils avaient tous des cicatrices, émotionnelles et physiques, qui étaient profondes. Il ne sentait pas qualifié pour gérer ses propres problèmes, encore moins ceux de Rogers. Si Steve ne voulait pas en parler, peut être c'était mieux de laisser tomber. Ce n'était pas à lui (Mon dieu, pitié, faites que ce ne soit jamais à moi) de dire à Steve comment il devait gérer ses problèmes. Les choses guérissent. Elles guérissent toujours. Malgré tout, Steve avait soit une sacrée aversion pour tout ce qui est médical ou de la recherche (ce qui était complètement compréhensible) ou il essayait de cacher quelque chose. C'était impossible de savoir.
Il n'avait pas signé pour ça.
Et puis il y avait Bruce. Un autre pléthore de problèmes mentaux embobinés dans un petit nœud, droit et propre, de fausse, mais assez convaincante, normalité et les problèmes de Bruce étaient profonds. Tony ne voulait pas que Bruce apprenne du SHIELD que Lahey s'était suicidé. Considérant comment brisé par la culpabilité Bruce semblait être après ce qui s'était passé, découvrir que Lahey se soit tué ne ferait qu'aggraver le problème. Banner avait fait un travail admirable pour sembler calme, mais Tony le connaissait trop bien pour ne pas voir la honte et le regret pesant sur lui, le mettant à terre. Bruce aimait beaucoup parler boulot quand ils travaillaient ensemble, marmonnant son chemin à travers des problèmes et des solutions complexes. Mais il avait été complètement silencieux, tellement que Tony n'était même pas sûr de sur quoi il travaillait. A un certain moment, il avait regardé les résultats des tests de Rogers (est-ce que Steve était au courant même que Bruce y avait accès ? Tony ne savait pas et il n'allait pas demander), mais c'était il y a des jours. Il n'avait même pas vu Bruce depuis le déjeuner où ils avaient parlé de particules subatomiques sur les sandwiches avant de retourner vers leurs labos respectives. "Où est Banner ?" demanda-t-il.
"Docteur Banner est en ce moment au 31e étage," répondit JARVIS. "Il demanda à ne pas être perturbé. Dois-je le perturber quand même ?"
"Est-ce que Pepper a dit quand ils reviendraient ?"
"Dans quelques minutes à présent. J'ai pris la liberté d'appeler la sécurité comme elle l'a demandé."
Tony soupira, penchant légèrement sa tête. "Très bien. Euh, ben, quelle heure est-il ?"
"Presque cinq heure."
"Le dîner ? Commande un truc qu'elle aime. Et un truc que Rogers aime. Et fais le monter en cas où ils ont faim. Et assure toi que les connards des médias restent loin. Pepper a des gens pour gérer ce genre de truc, non ? Ramène les ici asap."
"Oui, monsieur."
"Je crois que je vais descendre et attendre qu'ils arrivent."
"Un choix judicieux, monsieur."
Désormais les minutes passaient comme des heures. Tony détestait attendre autant qu'il détestait être en charge, et les deux se produisaient avec une intensité extrêmement frustrante pendant que les chargés de relations publiques et le personnel de sécurité de Stark Industries inondaient le rez-de-chaussée de la Tour, attendant le retour de Pepper. Ils le regardaient pour recevoir leur direction, pour savoir comment annoncer un communiqué de presse (qui était malheureusement nécessaire puisque les médias ont reliés le fait que Pepper soit présente l'attaque et que l'homme responsable du sauvetage de jour était effectivement Captain America, ainsi qu'elle et Steve étaient ensemble avant les événements ce qui ont évidemment conduit les reporteurs à se demander pourquoi, ce qui évidemment causa une rafale de théories allant de la petite amie de Tony qui le trompait avec Captain America à Captain America jouant le garde du corps d'Iron Man contre des terroristes qui en réalité complotaient pour détruire les Avengers). Ce n'étaient que des conneries outrageuses et tout ça rappelaient facilement à Tony pourquoi il détestait les médias. Ses réponses aux personnes qui l'entouraient et qui l'harcelaient étaient de deux sortes : "c'est ton job, donc devine par toi-même" et "aucun commentaire putain - fais le sonner plus gentil".
Finalement, la voiture de compagnie arriva au garage sous la Tour depuis l'entrée arrière. La sécurité était là pour calmer les reporteurs essayant de la suivre. Tony attendait en face de l'ascenseur, balançant son poids d'un pied à un autre avec lassitude parce qu'à ce moment, son abdomen pulsait une tonne de douleurs au milieu de son corps. La voiture d'un noir élégant s'arrêta, et un des agents de sécurité ouvrit la porte.
Pepper sourit et traversa les quelques mètres entre eux en une seconde. Elle semblait bien, sale, mais bien, les cheveux en bataille et son visage strié de saletés. Sa blouse anciennement blanche étaient majoritairement noircie par la suie, qu'elle enduit sur son t-shirt lorsqu'elle s'écroula dans ses bras. Il prit sa tête au creux de sa main. "Hey, tu vas bien ?"
"Ça va," dit Pepper. Elle s'écarta. Ses yeux étaient brillants et elle ménagea un sourire faible. Elle s'accrocha à lui durant un instant de plus, fermant ses yeux et ramena sa tête sur son épaule. Pendant que Tony la tenait, il regardait Steve sortir de la voiture. Et aussitôt il sut que quelque chose n'allait pas. Il n'aurait jamais pu imaginer que Captain America puisse avoir l'air si … détruit. Il était extrêmement pâle sous la saleté et les cendres couvrant son visage. Ses yeux semblaient sincèrement creux, vide comme s'il n'était pas vraiment là, et ils étaient assombris par les cernes lourdes en dessous. Et même s'il faisait un travail admirable à ne pas le faire, il tressaillait. Continuellement. Tony savait que l'insomnie et les cauchemars pouvaient faire beaucoup à une personne. La dernière fois qu'il avait vu Rogers remontait effectivement à des jours, mais il ne rappelait pas avoir vu le soldat aussi défait. Ce n'était pas le même homme qui avait marché dans son bâtiment quelques semaines plus tôt avec un tout nouvel uniforme, une confiance fraîche et une force silencieuse. Ce n'était pas le même homme sur qui son père ne voulait pas la fermer. Ce n'était le même qui avait volé en territoire ennemi en quête folle de sauver son meilleur ami et qui avait défié les Nazis et les cinglés d'HYDRA et qui s'était sacrifié pour sauver le monde et qui avait conduit les Avengers avec une voix calme et un plan intelligent quand toutes les chances avaient été désespérément retournées contre eux. C'était un étranger avec un visage blanc et des yeux morts dont chaque mouvement semblaient crier la fragilité et la défaite.
"Et toi, Cap ?" demanda Tony, se demandant si ses yeux lui jouaient des tours et il espérait qu'il le fasse. "Ça va ?"
Steve semblait complètement exténué quand il contourna le derrière de la voiture. Il ne parlait pas, manageant ce qui ressemblait à un hochement de tête. Tony se sentit davantage inquiet quand Pepper quitta son étreinte et alla chercher la main de Steve. Elle la prit gentiment et l'emmena vers l'ascenseur. "Viens. Allons en haut pour que tu puisses te reposer."
Tony expira lentement, se sentant un tout petit peu jaloux que Pepper soit si inquiète pour Steve. Mais il la ravala, éloignant les personnes essayant de lui tendre des trucs. Eux trois entrèrent dans l'ascenseur et Pepper ordonna immédiatement "Monte nous, JARVIS."
"Bien sûr, Mademoiselle Potts."
"Le dîner est prêt, si vous avez faim," dit Tony en même temps que l'ascenseur commençait à bouger et que le silence commençait à l'agacer. Il se tenait entre Steve et Pepper, et la tension émanant de Rogers était palpable. Tony décida de ne pas tourner autour du pot. Il ne faisait ça pour personne, hésiter, éluder ou danser autour de l'éléphant dans la pièce, alors il y alla directement. "Donc … J'ai entendu que vous avez eu une journée chargée."
Steve ne réagit pas, mais Pepper si. Elle alla chercher discrètement la main de Tony et l'attrapa fermement, presque douloureusement. Mais, à leur surprise mutuelle, Steve répondit. "C'est une façon de le dire," dit-il. "J'devais les arrêter quand même."
"Et tu l'as définitivement fait," dit Tony. "Mais je jure que t'es un aimant à problème. Deux situations d'otages en deux semaines. Tu devrais sortir avec un panneau de signalisation."
Avec surprise, Steve sourit un peu. Il était forcé et faible, mais c'était mieux que rien. "Celle-ci s'est mieux finie que l'autre," dit-il. Il jeta un regard à Tony au coin de l'œil. "Seul les méchants furent blessés." Son expression se durcit en quelque chose d'assez illisible. "Sauf ton chauffeur, désolé pour ça." Il baissa les yeux, mordant sa lèvre inférieure. "Je l'ai vu arriver. J'ai pas bougé assez vite, je crois."
Pepper était atterrée. Elle partagea un regard inquiet avec Tony. Pour sa part, Tony était surpris, pas parce qu'il pensait que cette déclaration sortait du caractère de Rogers. Il avait deviné (merde, il savait) que Rogers était le genre d'idiot suicidaire qui prenait la perte de chaque homme sérieusement, qui se blâmait pour chaque manquements et échecs même si ces dits manquements et échecs n'étaient pas de sa faute. Même si la situation était irréparable, destinée à finir ainsi, il prenait le poids de la culpabilité, la portait comme s'il était né pour le faire. C'était ce genre de trait que Tony méprisait parce que ça puait soit le faux martyr ou la sincère et complète autodérision, et avec Rogers c'était définitivement la dernière. Comme s'il prenait vraiment chaque erreur cœur et il pensait vraiment qu'il aurait l'empêcher ou l'arrêter. Alors ce n'était le fait qu'il disait ça qui l'étonnait. C'était la façon dont il le disait. Pas parce qu'il était plein de regrets (même s'il y avait de ça) ou parce que c'était ce qu'il était censé dire, mais parce qu'il pensait honnêtement qu'il aurait pu le faire. Comme s'il l'avait vraiment vu arrivé et qu'il n'avait juste pas bougé assez vite.
Glauque.
Pepper lança un autre regard à Tony. "Steve, tu as fait tout ce que tu pouvais. Tu m'as sauvé la vie. Merci."
Steve sortit de ses pensées une seconde ou deux après que Pepper ait dit ça, comme s'il y pensait toujours, repassait la scène dans sa tête et essayait de trouver où il avait échoué. "Ouais," dit-il.
Cela ne semblait pas être assez pour Pepper et elle donna un petit coup douloureux dans le mollet de Tony avec sa chaussure. "Oh, ouais. Merci d'avoir sauver la vie de Pepper," dit Tony. Il roula des yeux quand il se rendit compte ce qu'il n'avait pas fait depuis qu'ils étaient tout retournés à la Tour deux semaines plus tôt. "Et merci de, tu sais, avoir mis tes mains dans mes entrailles et m'empêcher de saigner à mort. J'apprécie." Pepper lui redonna un coup, seulement plus fort. "Aie ! Quoi !"
"Steve, vraiment, c'est pas ta faute. Sans toi, beaucoup plus de personne seraient mortes. Ne sois pas si dur avec toi," apaisa Pepper. Elle regarda Steve, inquiète qu'il ne la regardât pas, qu'il ne semblât même pas l'écouter. Elle passa Tony et posa sa main sur le bras de Rogers, ce qui attrapa finalement son attention, avant qu'elle ne câline fort et qu'elle ne se mette sur les orteils pour embrasser sa joue. Il la câlina en retour avec gêne.
Tony grogna intérieurement et essaya de garder sa bouchée close. Heureusement, l'ascenseur sonna et les portes s'ouvrirent, révélant l'étage commun principale. Eux trois marchèrent vers le couloir spacieux. C'était tendu, embarrassant même, lorsqu'ils s'avançaient vers la cuisine. L'odeur de pizza vinrent les caresser et l'estomac de Tony grogna malgré lui. "Espérons que le dîner soit toujours chaud," dit-il.
"Je suis sûre que ça va," dit Pepper. Elle s'arrêta et embrassa Tony. "Je vais prendre une douche rapide. Je me sens dégoûtante. Après on pourra manger?"
"T'es sûre que t'auras pas besoin d'aide ?" demanda Tony de manière suggestive. Et ce n'était pas juste une excuse pour ne être tout seul avec Rogers.
Pepper sourit faiblement. "Bruce vient ?" Le sourire de Tony vacilla. Il la sous-estimait dés fois. Essayer d'avoir Bruce et Steve ensemble à la même table. Essayer de les faire parler ou essayer d'avoir Bruce pour regarder (même si c'était rapide et informel) Steve. Cela ne comptait pas car c'était condamné à échouer. Mais Pepper était éternellement persistante et éternellement optimiste. Elle devait l'être si elle supportait de l'aimer.
Malgré tout, il n'était super enthousiaste à l'idée d'un genre de dîner groupé pour l'instant. Il le voyait plus en buffet, un truc genre prend-une-part-et-part. Il n'était pas d'humeur pour plus. Et en plus de Tony n'avait pas pensé à comment parler à Bruce de Lahey. Les avoir réunis ici autour d'une table plein de culpabilité non résolue, inquiétude et tout les autres ingrédients d'un désastre ou au moins d'un malaise fantastique. "Chais pas. Il est occupé à jouer avec ses pensées. Il voulait pas être dérangé."
"Et bien, demande lui de venir" dit Pepper. Elle jeta un coup d'œil à Steve, qui continuait de les regardant avec réticence sur son visage sale. "Peut-être devrions nous commencer à manger ensemble régulièrement aussi longtemps que tu restes avec nous, Steve. Je pense que la compagnie nous ferait du bien." Elle était clairement inquiète pour Rogers. Tony se demandait quelle bordel s'était passée entre eux ce jour-là (autre que l'évidente expérience de mort imminente). Pepper avait ce regard qu'elle portait quand elle était véritablement inquiète d'une situation qu'elle ne pouvait régler. A son honneur, il en avait peu. Pepper avait redressé sa compagnie, avait arrangé les désastres médiatiques qu'il avait inévitablement fait, nettoyé derrière lui et intervenu pour son bien. C'était ce qu'elle faisait. Elle réparait les choses. Et elle allait faire de son mieux pour réparer cela. Elle sourit de toute ses dents, de façon désarmante. "Je reviens tout de suite."
Après qu'elle soit partie, Tony fourra ses mains dans les poches de son pantalon et se figea. Puis il fut fatigué de rester debout comme un raté gênant et entra d'un pas nonchalant dans la cuisine adjacent la salle à manger et ouvrit le réfrigérateur en acier poli. "Tu veux une bière ? Un soda ? Ou du gaz ? Comment on appelait ça à l'Âge de Pierre ?"
Aucune réponse. Tony pêcha une bouteille de bière hors du frigo. Puis il en prit une autre. "Après un jour comme ça, tu as besoin d'une bière. Ou un truc plus fort. Pas que ça compte, je pense, puisque tu peux pas te bourrer. Je peux, moi. Heureusement." Toujours silencieux. Tony ferma la porte du réfrigérateur et regarda son compagnon. "Steve ?"
Steve avait fermé les yeux. Il était avachi contre le mur de la salle à manger, sa tête baissée contre sa poitrine. Il respirait par le nez d'une façon qui suggérait qu'il combattait désespérément juste pour ne pas souffrir de quelque chose, juste pour s'accrocher. La sueur luisait sur son front. Ses mains étaient fermés en poing le long de son corps et chaque muscles du haut de son corps étaient contractés et bombés à travers le coton fin de son polo. "Cap ? Ça va ?"
Le soldat ne répondait toujours pas. Tony devenait honnêtement plus qu'un peu inquiet, mais (même s'il pouvait à peine l'admettre) il était un peu effrayé d'approcher l'autre homme. Rogers était au moins 100 kilos de muscles améliorés au sérum et quelques bons centimètres de plus que lui, et il était plus qu'évident qu'il n'était pas vraiment là pour le moment. Le fixer semblait manifestement inefficace, alors il s'avança lentement. "Steve !"
Rogers sortit brusquement de ses pensées, s'éloignant en titubant du mur. Puis il hoqueta et ramena ses mains tremblantes contre son front. Il essuya la transpiration de ses sourcils, étalant la saleté et la suie en le faisant. Il regarda à Stark d'un mélange de honte et de colère. "Pardon", murmura-t-il.
"Pardon ? Pour quelle merde tu t'excuses ? T'as pas l'air bien. Est-ce que quelqu'un t'a examiné après que t'es fait ton truc de héros ?"
"Non."
C'était comme parler à un petit de cinq ans. Tony serra les dents d'exaspération. "Et bien, tu penses pas qu'un docteur devrait t'examiner ?"
"Non."
La réponse de Steve ne pouvait pas être plus brève. La nuance sombre de ses yeux et la ligne sévère de son corps criait véritablement à Tony de s'écarter immédiatement. Mais Tony était un expert à ignorer les bons conseils. Il fixa le capitaine, se demandant si peut être Fury avait raison. Peut être qu'il y avait quelque chose qui clochait qui était plus profond que juste du stress post-traumatique. Un peu comme JARVIS, il n'avait pas vraiment une base pour comparer le comportement actuel de Steve. Il avait seulement passé quelques jours avec l'homme sur les dix-huit derniers mois. Qui pouvait dire que Rogers était plus lunatique quand tout le sang-froid, la confiance et les buts de Captain America furent enlevés ? Ce gars était totalement défini par son personnage de super héros, ce soldat idéal et héros de guerre, ce symbole de complète perfection. Personne n'était parfait, et peut être que Rogers se sentait perdu et un peu amer d'avoir qui il était lui être retirer.
Et peut que le sérum n'était pas parfait non plus. Peut être qu'il luttait pour gérer la littérale résurrection de Steve et il y avait des dommages qu'il essayait de soigner que les tests n'avaient pas montrés.
Peut être. Mais Tony était trop intelligent pour être satisfait par ça. "Tiens. Bois." Il offrit une bouteille de bière à Steve. Celui-ci la regardait comme s'il n'avait jamais vu une bière avant. Il semblait confus parce ce qu'il était censé faire. "T'as un trou de mémoire ? Bois. Bière."
Steve secoua la tête. "Non. Merci mais je n'ai pas soif. Ou faim."
Tony commençait être agacé. "J'ai commandé toute cette bouffe. Il y a des enfants qui meurent de faim dans le monde. Mange."
Steve ne regarda même pas les boites de pizza étalées le long de la table derrière eux. "Je vais juste me nettoyer et dormir."
L'exaspération traversa Tony ; il ne pouvait s'empêcher d'être frustré. Il avait essayé de faire un truc gentil, essayait d'offrir quelque chose proche de la camaraderie pour quelqu'un dont le seul ami est probablement à l'autre bout du monde et Steve l'ignorait complètement. C'est pour ça qu'il ne voulait de Rogers ici, pourquoi il l'avait évité. Ils ne s'entendaient fondamentalement pas. Steve se poussa du mur et commençait à travers la salle vers l'ascenseur à l'autre bout. "Fury a appelé pendant que vous étiez sortis."
Steve s'arrêta. Il se retourna et regarda Tony avec des yeux perçants. "Qu'a-t-il dit ?"
"Il veut que tu reviennes," répondit Tony. Soudainement, il se sentit comme un con de ramener ça quand Rogers était évidemment troublé. Le visage de Steve se détendit en une expression plein d'espoir. "Pas pour le travail hein. Tu veux que tu vois les docteurs. Et les psy."
Cette expression plaisante se brisa. "Non," déclara-t-il sèchement.
"Tu sais, Cap, peut être que c'est pas une si mauvaise idée. Prétendre tout va bien ne va rien régler."
"Vous ne savez rien de ça. Et vous ne savez rien de moi."
"Non. Mais je sais que tu es là, ignorant l'évident au lieu de recevoir de l'aide. T'as l'air merdique. JARVIS dit que tu dors plus."
"S'il-vous-plaît monsieur, ne me ramenez pas dedans," gémit l'IA avec une petite voix gênée.
Steve eut l'air un peu trahi. "Vous dormirez vous après que quelqu'un vous ai attaché et-". Sa voix dérailla et il regarda ailleurs sèchement. Ses yeux se sont plissés sur le tapis gris coûteux sous leur pied. La propre irritation de Tony fondit un peu en voyant le regard peiné agrippé au visage de Steve. Il en savait sur la douleur, sur le traumatisme. Il savait ce que ça faisait d'être torturé. Mais aussi horrible et dégradant que cela était, ceci était … différent. Pas nécessairement pire, mais une torture d'un autre type qu'il ne pouvait pas assez comprendre. Ce que Steve avait enduré était froid et déshumanisant. Steve avait été réduit à un vecteur dans l'équation d'un autre. Il avait forcé de se soumettre, dépourvu de choix, dépourvu de pouvoir et d'opportunité pour lutter. Tony avait toujours été capable de lutter quand les Ten Rings l'ont maintenu captif dans cette cave au milieu des montagnes afghanes. Certes Tony n'avait pas vu ce qui es arrivé dans la chambre de Lahey, mais le regard hanté sur le visage de Bruce, l'impuissance dans les yeux de Steve et sa propre imagination étaient assez pour le convaincre que ce n'était pas fini malgré les pensées optimistes collectives.
Steve semblait blessé, comme s'il était à la limite des larmes. A la limite physique et émotionnel de l'écroulement. Tony rangea sa propre colère et soupira doucement. "Ecoute, je m'en fiche de ce que tu fais. Retourne au SHIELD si tu veux. Reste ici tu veux. C'est ton problème. Je ne fais que passer le message." L'expression misérable sur le visage de Steve était assez pour refroidir son ressentiment davantage. "Hey, en fous toi, ok ? Va te nettoyer puis viens et mange. Pepper essaye d'aider, alors tu devrais aller dans son sens. Si t'as pas remarqué, elle aime contrôler les choses."
Steve sourit sincèrement à ça et soudainement n'apparut plus si battu et défait. "C'est une bonne dame," commenta-t-il. Il regarda Tony droit dans les yeux. Les larmes avaient disparus de ses yeux. "Assurez vous de prendre soin d'elle."
"Je le fais," retourna Tony. Il essayait de pas être vexé pour être rappelé d'un truc qu'il savait déjà (enfin, avant il n'avait pas été si appliqué à prendre soin de Pepper, mais c'était avant et il essayait de l'épouser pour l'amour de Dieu). "Depuis quand vous deux êtes BFF ?"
"Quoi ? Je- je sais pas-"
"Qu'est-ce que vous avez fait, passer la journée à faire du shopping et fangirler sur les One Direction ? Non, tu sais quoi ? Je veux pas savoir et je m'en fiche." C'était faux car il avait un sentiment gênant que ces deux là avaient parlé énormément et qu'ils avaient parlé de lui. "Juste mets un sourire sur ton visage pour quelques minutes et fais lui plaisir. Elle semble penser que parler aide. Les femmes pensent toujours comme ça. Moi, quand les choses vont mal, je me concentre sur le travail.
Le sourire de Steve devint plus triste, presque tendre. "Howard disait toujours ça," murmura-t-il.
Tony ne voulait définitivement pas en parler. La colère et la peine prirent vie en lui et puis devinrent un petit mélange qu'il voulait garder sous contrôle. Et cette inclination pour le contrôle dura en tout une seconde. "Et bien, tel père, tel fils." L'acidité dans sa voix était cinglante. Bon travail de contrôle.
Et Steve s'offensa immédiatement. "C'était un homme bien. Et c'était mon ami."
"C'était un connard. Et tu es un connard pour parler de ça. Ne faisons pas ça maintenant. Va te nettoyer."
La moindre pincée de connections qui ait pu lutter pour naître entre eux venait juste d'être vouée à la mort. Une douzaine d'émotions différentes vacillaient dans les yeux de brillants de Steve, et la majorité était la colère et le deuil. "J'ai dit que je n'avais pas faim. Je vais juste chercher mes affaires et je dégage d'ici."
Tony grimaça lorsque Steve se retourna et commença à partir. "Non, attends, Cap. Allez. Steve ! Sois pas comme ça." Rogers n'arrêta pas, forçant Tony à mettre les bouteilles de bière sur le comptoir avant de courir à travers la salle pour rattraper les grandes enjambées de l'autre homme. Cela, bien sûr, aggrava ses blessures, mais il prévint son visage contre faire la grimace. C'était des conneries, devoir dorloter Captain America ainsi. Une partie de lui voulait définitivement laisser Rogers partir, se débarrasser de lui, le renvoyer au SHIELD et en finir avec ce bordel. Mais ce n'était pas bien, parce que Pepper voulait de Steve ici. Et ce que Pepper veut, Tony essayait de lui offrir. "Steve ! Stop. Grandis."
Rogers se retourna et lança à Tony un regard irrité. Et soudainement, il trébucha sur son pied, Tony était trop choqué pour faire quoique ce soit pour ce qui semblait être une éternité, regarder au ralenti Captain America stupéfait et s'évanouissant presque. "Wow. Wow !" Il attrapa le bras de Steve. Son bras était si tendu qu'il pouvait à peine le plier et le redresser. Des yeux bleus brumeux le fixèrent. "Ok, on arrête les conneries. Tu dois manger. Et puis tu dois dormir, genre pendant une semaine. Ça va ?"
"Je vais bien !" rugit Steve. "Arrêtez de demander !"
"Mon Dieu, Rogers, t'énerve pas sur moi. Et tu vas pas bien. Sois pas un abruti. Même Captain America a besoin d'aide après quelque chose comme ça. Arrête d'agir comme un bébé et va voir quelqu'un maintenant." Ce n'était pas la bonne chose à dire. Mais le filtre entre son cerveau et sa bouche était toujours éteint pendant des situations stressantes. Steve retira son bras violemment, lançant un regard furieux à Tony. Il n'avait jamais vu Captain America semblait aussi malveillant. C'était plus qu'intimidant. C'était terrifiant, profondément et aussi surprenant. "Calme toi juste." Il ne pouvait pas y croire mais il se sentait menacé. Il se sentait comme s'il était en danger. En sérieux danger. Il recula.
Mais en un clin d'œil ce regard funeste était parti comme s'il n'avait jamais été là et Steve vacillait à nouveau, se recroquevillant et semblant s'effondrer devant les yeux de Stark. Il grogna, fermant fortement ses yeux et pressant sa main contre son front. Tony avala difficilement. "Migraine ?"
"Je sais pas," dit Steve entre deux respirations. Il était toujours choqué. Quelque chose clochait. Tony ne pouvait pas trouver quoi. Comme si l'explication évidente n'était pas assez, comme si ce n'était juste du stress post-traumatique, des cauchemars ou des mauvais souvenirs. C'était significativement plus perturbant que l'hyper-vigilance, de l'anxiété, des troubles du sommeil ou même ces changements bizarres d'humeur qui semblaient modifier radicalement un homme qui était l'incarnation de la vertu il y a juste quelques jours. Quelque chose clochait sérieusement. En d'autres mots, Steve était instable.
Tony ne savait pas s'il devrait aider, ou même s'il devait, il ne savait pas comment. "Tu veux pas t'asseoir ?"
"Non, je veux pas …" Steve gémissait entre ses dents. Il se courba, semblant étourdi, souffrant et à une seconde de vomir. Tony essayait de l'attraper mais le soldat était trop énorme et ses propres blessures rendaient cela trop difficile. Il plaça ce qu'il espérait être une main réconfortante sur le dos de Rogers.
"Me touchez pas ! Dégagez !"
Une seconde Rogers était tordu, troublé et clairement en peine et la seconde d'après il tenait littéralement tête à Tony, une main puissance serrée autour de son cou et ses yeux brûlant de rage. Il leva Tony un pied au dessus du sol comme s'il n'était rien et était à l'autre bout de la salle en quelques pas gigantesques. Il claqua l'inventeur contre le mur et le tint là. L'agonie remontait le long et le bas du ventre de Tony et la panique ainsi que la terreur parcouraient son cœur. Il ne comprenait pas. Était-ce un genre de flashback ? Oh Mon Dieu !
Mais la main autour de sa gorge n'était pas forte. Menaçante mais pas elle ne l'étranglait pas. Et malgré qu'il soit à la merci de Rogers, il n'était pas blessé. Les yeux de Steve étaient emplis de feu, d'angoisse et douleur mais la majorité était de la furie. Il retenait quelque chose de très sombre et très puissant. "Ne me touchez plus jamais."
"Steve, s'il te plait-"
Les lumières s'éteignirent.
Tony put entendre l'énergie surchauffer une demi-seconde avant cela, un long gémissement électrique qui annonçait que l'énergie montait rapidement et follement. Une bulbe eut explosé quelques part. Les appareils furent vidés. Désormais ce n'était qu'ombre et silence complet.
Steve fixa Tony un instant de plus, retenant son regard et son corps en otage. Comme si la réalisation naissante de ce qu'il avait fait, ce qu'il faisait, l'atteignait finalement, l'expression colérique se retirant de son visage. Il lâcha Tony. Il recula, ses yeux écarquillés, sa bouche s'ouvrant mollement en choc. "Tony, je …" Il était horrifié. Ses mains tremblèrent et il les regardant avant de retourner son regard sur l'homme en face de lui. "Je- je suis tellement désolé."
Tony ne répondit pas, ne pouvait répondre, parce même s'il ménageait de trouver quoi dire sous son propre choc et sa propre peur, Steve était parti avant qu'il puisse le dire. Il ravala sa salive, la gorge sèche, poussant son propre corps tremblant du mur. Il leva sa main vers son corps et le trouva normal, intact en faite, mais la sensation des doigts puissants de Steve pressant et tremblant avec force et tension et si proche de le tuer … "C'était quoi ça putain ?" souffla-t-il. Il massa vigoureusement sa gorge juste pour se débarrasser de la sensation fantôme et perturbante.
L'électricité était restaurée en quelques secondes quand le système de ordinateur automatique de la Tour récupéra. Tony regarda autour pendant que les lumières revinrent et les appareils se rallumèrent, vrombissant et ronronnant doucement, remplissant gracieusement le silence vacant et affamé. "JARVIS, c'était quoi ça ?"
"Je ne suis pas sûr, monsieur. La surchauffe ne venait pas du réacteur arc." L'IA fit une pause. "Tous les systèmes sont de nouveau en ligne. Certains prennent plus de temps à redémarrer. Pourtant, tout semble intact."
Intact. Tout comme sa gorge. Tony ravala encore sa salive, anticipant la douleur mais n'eut rien. Il allait bien.
Mais Steve clairement pas. Quelque chose clochait. Plus de déni. Plus de besoin de le cacher, l'ignorer ou le rationaliser. Il y avait un terrible problème.
"Tony ?" La voix de Pepper traversa sa tornade de pensée. Elle apparut à l'entrée de la salle à manger. Elle s'était douchée, habillée dans un jean confortable et un t-shirt de la MIT, mais elle n'avait pas fini de se maquiller et était toujours décoiffée. "Qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que le réacteur arc-"
"As-tu vu ce qui s'est passé ? Pendant le cambriolage." Les mots de Tony étaient serrés, durs et emplis d'une inquiétude inhabituelle.
Le regard inquiet de Pepper s'accentua. Elle grimaça impuissante. "Non, j'étais en sécurité. Steve m'a sortie de la voiture et il - qu'est-ce que c'est?"
"JARVIS, est-ce qu'il y a des vidéos de l'attaque ? De nouvelles. Youtube. N'importe quoi."
"Je cherche monsieur. Cela me prendra un moment à traiter."
Tony était à l'autre bout de la pièce en face des grandes fenêtres où le terminal de ordinateur holographique siégeait. "Toutes ces personnes là-bas. Il doit y en avoir quelques unes. Et trouve ce qu'a la banque comme engins de sécurité. Fais vite putain."
Pepper le suivit. Elle attrapa son bras, la confusion écrasée le long de son visage. "Qu'est s'est passé ? Où est passé Steve ?"
"Est-ce qu'il allait bien aujourd'hui ?" demanda Tony. "Je veux dire, avant le hold-up."
Pepper hocha la tête, perdue et chancelante, devenant de plus en plus effrayée. Elle bégaya une réponse. "Oui. Je veux dire, il était calme mais il semble toujours calme. Il avait l'air affreux quand on est parti, mais il allait mieux au fil de la journée. Pourquoi ? Tony ?" Elle attrapa son bras avec plus de force, essayant de le tourner vers elle. JARVIS commençait à envoyer des données vers le terminal, des vidéos que les personnes ayant pris des événements sur la 42e Rue. Des captures de téléphones et des films pauvres, tremblants et des images de personnes criant, de fumée et de voitures en feu. JARVIS les traitaient rapidement, identifiant celle avec le meilleur angle sur l'accident. "Tony, qu'est ce qui s'est passé ?"
"Je sais pas encore. Mais j'ai besoin que tu restes loin de Rogers."
"Quoi ? Pourquoi ?"
"On a tout faux," déclara Tony. "L'expérience de Tony lui a fait quelque chose."
Le visage de Pepper blanchit et ses yeux grossirent d'horreur. "Oh mon dieu. Quoi ? C'est quoi ? Il va bien ?"
"Juste va à notre penthouse et reste là bas. J'ai besoin de te savoir en sécurité. Si quelque chose t'arrive, tu te caches là bas. Tu sais comment mettre Iron Man si tu en as besoin.""
"Tony-"
"Pep, s'il te plait. Je ne plaisante pas là. Vas-y."
Elle le regarda apeurée pendant une seconde de plus. Ce n'était pas qu'elle ne le faisait pas confiance ; ils avaient passé ce problème des mois et des mois plus tôt. C'était qu'elle n'aimait pas être mise de côté, n'aimait pas être écartée quand elle était aussi inquiète. Malgré tout, elle hocha la tête et accepta. Il attrapa sa main et embrassa sa paume une fois avant de retourner vers les images en face de lui. Pepper lâcha ses doigts et partit rapidement.
Tony lâcha un lent soupire, essayant de garder pied. "C'est tout ce qu'on a ?"
"Oui. Que voulez-vous trouver ?"
Honnêtement il ne savait pas. Quelque chose, n'importe quoi pour valider ses peurs. Ou, encore mieux, les dissiper, mais Tony savait dans son cœur qu'il avait raison. "Où est parti Rogers ?" demanda-t-il en commençant de passer les vidéos.
"Les senseurs biométriques ne sont pas encore fonctionnelles," répondit JARVIS. "Mais l'ascenseur s'est arrêté à son étage approximativement une minute de cela. Devrais-je faire venir le Docteur Banner ou appeler le Directeur ury ?"
"Non et non. Pas avant qu'on sache à quoi on a affaire." Si c'était aussi mauvais qu'il le craignait et que Steve avait vraiment été altéré par l'expérience de Lahey, combinant cet inconnu total avec le danger constamment variable du Hurk semblait être une très mauvaise idée. Et il ne voulait pas impliquer Fury avant de savoir pour sur que quelque clochait avec Steve parce qu'il faisait confiance au maître espion mais de loin et la dernière chose dont ils avaient besoin c'était le SHIELD rendant cette mauvaise situation pire.
"Ce sont toutes les vidéos que j'ai pu trouver," dit JARVIS après un autre moment. "J'ai des angles multiples de la caméra de surveillance lors du braquage de la banque."
"Donne les moi tous."
"Cela m'aiderait si vous me disiez à quoi pensez-vous."
"Ce gamin …" Tony secoua sa tête, les doigts survolant l'affichage aussi rapidement qu'il analysait et balayer les images. "Ce gamin avec la famille que Steve a sauvé. Il a dit que Cap a empêché le bus de les écraser. Il a dit que Steve était si fort qu'il n'avait même pas utiliser ses mains."
Un long moment de tension, de silence incrédule suivit. "Vous ne pouvez pas suspecter … Ce n'est pas possible."
Tony ferma les yeux et vit la haine, la peur et l'agonie brûlant dans le regard de Steve. La folie bouillonnant. Cette main autour de sa gorge. Le pouvoir derrière elle. La violence derrière elle. Les lumières disjonctant. Comme de la colère étant canalisée d'une main meurtrière en un autre exutoire. "J'espère que tu as raison," dit-il, "parce je crois que Steve va très mal et que si ses émotions altèrent le monde autour de lui … Et ben, ça pourrait aller mal."
JARVIS hésita comme s'il ne pouvait pas croire ce que Tony suggérait. Peut être qu'il ne pouvait pas. C'était franchement incroyable. "Effectivement."
"Donc comprenons vite parce que s'il perd le contrôle, j'ai le sentiment qu'on va avoir un problème dans nos mains." Il passa un moment scannant rapidement tout les enregistrements, travaillant presque frénétiquement, et quand il arriva à un retour en noir et blanc de la banque où Captain America défaisait sans effort et professionnellement les voleurs, il regarda, pétrifié. Aussi vif et puissant son cerveau était, celui-ci failla à digérer ce qu'il voyait.
"Putain de merde," dit-il. "Est-ce qu'il vient juste …"
"Je crois bien que oui, monsieur."
Tony avança sa main vers l'affichage holographie et approcha la vidéo vers lui. Il zooma et le rejoua. Une fois. Deux fois. Quatre fois. Au ralenti. A différentes angles. C'était toujours pareil. C'était un instant qui durait plus qu'une seconde de Steve agenouillait en face d'un braqueur armé qui tenait une femme en otage avec un pistolet sur sa tête. Tony regarda, confus et choqué et alarmé au-delà du rationnel alors que Steve tendit sa main vers un flingue qui était a cinq bons mètres de lui au sol. Un flingue qui volait simplement vers lui. Cela arriva si vite. Et avec flingue fermement tenu dans sa main, Steve se redressa et tira dans le crâne de l'homme.
"Ouais, on a un problème," souffla Tony. "Un très, très gros problème."
