Disclaimer: Les personnages ne m'appartiennent pas, excepté celui d'Ai et les autres OC.

Résumé: Ai Amane, journaliste, se fait passer pour une collégienne pour enquêter sur Eikichi Onizuka

GTO,the best

Chapitre 7: Le piège

Alors que le cours d'Onizuka se terminait, il arriva une chose inattendue à Ai. Miyabi vint la voir.

-Salut, dit-elle. Comment va ta cheville?

-Mieux, merci, répondit Ai, surprise.

-Au fait, je tenais à m'excuser pour ma réaction de la dernière fois, au café.

-Je ne t'en veux pas, dit Ai. C'est plutôt auprès d'Onizuka que tu devrais t'excuser.

Miyabi eut l'air ennuyé.

-Je le ferai, assura-t-elle.

Elle ne semblait pas sincère mais Ai n'insista pas. Elle n'allait pas l'obliger à apprécier Onizuka.

-Cela te dirait de venir chez moi, ce soir? J'ai envie d'une soirée entre filles.

-Ah,ce soir, ça ne va pas être possible, dit Ai. J'invite Kanzaki chez moi. Elle vient avec une amie à elle. Tu peux venir, si tu veux!

Miyabi sembla réfléchir, puis un sourire calculateur se dessina sur ses lèvres.

-D'accord. Je te dis à ce soir, alors.

Ai se demandait ce qu'elle avait en tête. Elle ne tarderait pas à le découvrir.

Le soir venu, on frappa à la porte de Ai. Elle alla ouvrir. C'était Kanzaki, accompagnée d'une jolie jeune fille rousse à la poitrine généreuse. Ai l'avait déjà vue à la télévision. C'était Tomoko Nomura.

-Salut, les filles, dit Ai avec enthousiasme. Entrez donc!

Les deux jeunes filles entrèrent et regardèrent autour d'elle.

-Comme c'est joli! S'enthousiasma Tomoko. J'adore le rose!

-Alors on va bien s'entendre, se réjouit Ai. Je peux avoir un autographe?

-Bien sûr! Tu as une feuille et un crayon?

-Je vais chercher ça! Dit Ai. Elle prit un bloc note et un stylo et le tendit à Tomoko. Cette fille, non contente d'être jolie et talentueuse, était aussi simple et d'une grande gentillesse. Ai l'appréciait déjà.

Kanzaki s'intéressa à la bibliothèque.

-Tu es une grande lectrice, comme moi! Déclara-t-elle. Mais je ne lis pas le même genre de livre, à part les mangas.

-Surdouée comme tu l'es, je suppose que tu lis des livres plus sérieux! Si tu veux, je peux te convertir aux romans pour ados.

Kanzaki sourit.

-Pourquoi pas? Celui là a l'air marrant, dit-elle en sortant Comment se débarrasser d'un vampire amoureux, de Beth Fantaskey.

-Oui, il est sympa, dit Ai. Je te le prête, si tu veux.

-Merci, dit Kanzaki en le rangeant dans son sac.

-De rien! Je vous en prie, asseyez vous, dit Ai en disposant des verres de limonade et des cookies sur la table.

Tomoko et Kanzaki ne se firent pas prier. Alors qu'elles étaient en train de déguster les cookies, on frappa de nouveau à la porte. Ai alla ouvrir. C'était Miyabi.

-Salut, dit Ai. Entre.

Miyabi entra et Tomoko se précipita auprès d'elle.

-Miyabi! Comme tu m'as manqué! S'exclama-t-elle.

Miyabi eut un sourire crispé.

-Moi aussi, je suis contente de te voir, Tomoko, dit-elle.

Kanzaki la toisa, l'air hostile.

-Tu n'es pas rancunière, Tomoko, lâcha-t-elle sans quitter Miyabi du regard.

Tomoko eut l'air peiné.

-Nous nous entendions si bien, toutes les trois, dit-elle. Je regrette qu'on se soit éloignées les unes des autres.

-C'est vrai, dit Miyabi. Kanzaki, je m'excuse pour les horreurs que je t'ai dites.

Kanzaki la considéra un instant en silence puis se leva et marcha vers elle.

-Bon, si Tomoko t'a pardonné, je veux bien te pardonner, moi aussi, dit-elle.

-Super, dit Miyabi.

Ai aurait dû se réjouir pour elles mais elle sentait que quelque chose n'allait pas. Miyabi ne semblait pas naturelle. Tomoko, qui semblait être une jeune fille très naïve, ne s'était rendue compte de rien mais Ai se demandait ce qu'il en était pour Kanzaki.

Miyabi regarda autour d'elle.

-C'est...rose, dis moi, Ai, constata-t-elle.

Ai éclata de rire.

-Tout le monde me le dit.

Elle se pencha vers la bibliothèque, intéressée.

-Tous ces livres, c'est impressionnant, dit-elle.

-Je pourrais t'en prêter, si tu veux, proposa Ai. Cela vous dirait qu'on se regarde un film?

Les trois filles acquiescèrent.

-J'ai Charlie et la Chocolaterie, de Tim Burton. Johnny Depp y est tellement...appétissant.

-Oh, oui! S'exclamèrent les trois filles en choeur.

Elles mirent le DVD en route et passèrent un agréable moment. Ai gloussa d'excitation lorsque Johnny Depp dit: « Tout est comestible. Même moi, je le suis! » En effet, il était à croquer. »

-Vous, les filles, je ne sais pas, mais moi, cela m'a donné une envie de chocolat! Dit Ai à la fin du film, en sortant une tablette de chocolat blanc. Elle en proposa à ses invitées, qui acceptèrent, à l'exception de Miyabi.

-Merci mais je n'aime pas le chocolat blanc, dit-elle. C'est trop sucré.

-J'ai du chocolat noir, si tu veux, proposa Ai.

-Je veux bien, merci! Dit Miyabi.

Ai sortit une tablette de chocolat noir aux noisettes et en cassa quelques carrés pour Miyabi. Elles dégustèrent le chocolat tout en vantant les mérites et le sex appeal de Johnny Depp.

-Dites moi, les filles,à part Johnny Depp, de qui êtes vous amoureuses?Demanda subitement Miyabi.

Ai s'empourpra.

-Ai, tu rougis, gloussa Kanzaki. Qui est ce?

-Je ne peux pas vous le dire, Dit Ai, gênée.

-Allez, on est entre filles, insista Miyabi.

Ai hésita.

-Bon, je veux bien vous le dire mais ça ne sortira pas de cette pièce, hein? Dit-elle finalement.

-Tu peux nous faire confiance, assura Miyabi.

-Alors, c'est qui? Demanda Kanzaki.

-Onizuka, dit Ai dans un souffle.

Contre toute attente, Miyabi sourit.

-Je m'en doutais! Dit-elle.

Kanzaki se pencha vers Ai.

-Ne t'inquiète pas, moi non plus, il ne me laisse pas indifférente, confia-t-elle. Comme je te l'ai déjà dit, je ne viens en cours que pour lui!

Ai sourit, contente de trouver quelqu'un qui éprouvait les mêmes sentiments qu'elle. Loin de la voir comme une rivale, car elles n'avaient de toute façon toutes les deux aucune chance, elle voyait en Kanzaki quelqu'un qui pouvait la comprendre.

-Alors on est deux, dit-elle.

-Peut-être trois, gloussa Miyabi. Tomoko, que penses tu d'Onizuka?

Tomoko rougit.

-Hé bien, dit-elle d'une voix timide, il est très gentil et je lui dois énormément. Je l'aime beaucoup.

-Voilà qui est parfait, déclara Miyabi. Vous allez pouvoir fonder le fan-club d'Onizuka, toutes les trois!

Ai l'observa avec suspicion.

-Toi, tu n'en feras pas partie, dit-elle.

-Non, le moins qu'on puisse dire, c'est que je ne suis pas sous le charme d'Onizuka! Reconnut-elle. Mais il a beaucoup de chance d'avoir autant de succès auprès des filles!

Peu désireuse de parler encore d'Onizuka en présence de Miyabi, Ai changea de sujet et leur parla des livres qu'elle pourrait leur prêter. À la fin de la soirée, Miyabi et Kanzaki partirent avec une pile de livres, après qu'Ai leur eut fait promettre d'en prendre soin. Lorsqu'elles furent toutes parties, Ai s'enveloppa dans sa couverture et mit un autre film en route.

Le lendemain après midi, comme elle n'avait pas cours, elle reçut un texto d'un numéro inconnu.

Rendez vous à quinze heures au café Cat's eyes. Onizuka

Ai haussa les sourcils, surprise. Elle s'entendait bien avec Onizuka et savait qu'il l'appréciait, du moins en tant qu'élève, mais elle était étonnée qu'il lui donne rendez vous en dehors du collège. En tout cas, elle allait se faire belle. Elle mit une courte robe rouge vaporeuse bordée de dentelle noire et des bottes noires pourvue d'une bordure de dentelle rouge. Puis elle se maquilla et se rendit au café Cat's eyes, en se demandant s'il ne s'agissait pas d'une blague. Mais visiblement, il n'en était rien. Onizuka l'attendait, assis à une table.

-Bonjour professeur! Dit-elle.

Onizuka la regarda d'un air admiratif.

-Salut, Ai. Tu es...super sexy.

Ai rougit de plaisir. Elle s'assit, en ayant la curieuse impression d'être observée. Elle commanda une glace fantôme, à la vanille et au chocolat blanc. Onizuka, quand à lui, avait pris une impressionnante tasse de bière mousseuse.

-Alors, pourquoi m'a tu fait venir, Ai? J'étais assez surpris de découvrir ton message dans mon casier.

Ai écarquilla les yeux.

-Je ne vous ai pas laissé de message! S'exclama-t-elle. C'est vous qui m'avez envoyé un texto!

Onizuka haussa les sourcils.

-Un texto? Mais je n'ai pas ton numéro de portable!

-C'est bizarre, dit Ai, songeuse. Je crois qu'on nous a piégés.

Onizuka hocha la tête.

-Oui, mais je me demande qui et dans quel but, dit-il.

Ai se garda de lui dire qu'elle avait sa petite idée là dessus. Elle préférait enquêter sans lui, à sa manière.

-Sinon, tu vas bien? Lui demanda Onizuka.

Ai hocha vigoureusement la tête.

-Je suis en pleine forme! Et vous?

-Mouais, ça va, marmonna mollement Onizuka.

Le moins qu'on puisse dire, c'était qu'il n'avait pas l'air en forme.

-Je ne vous crois pas, dit Ai en lui lançant un regard inquisiteur. Qu'est ce qui ne va pas?

Onizuka soupira.

-Fuyutsuki a un petit ami. Un journaliste, paraît-il. Il est venu la chercher au collège, hier soir, dit-il avant d'avaler une gorgée de bière.

Ce devait être Yuki. Ai se réjouit intérieurement. Cela lui faisait une rivale en moins, même si elle n'avait aucune chance avec Onizuka.

-Ce n'est pas la peine de vous lamenter, dit-elle sévèrement. Vous ne pouvez vous en prendre qu'à vous même!

Onizuka releva le nez de sa bière, l'air surpris.

-Pardon? Dit-il.

-C'est de votre faute. Vous n'aviez qu'à être plus entreprenant avec elle. D'autant plus qu'elle vous appréciait beaucoup.

-Tu as raison, dit-il. Mais comment sais tu qu'elle m'appréciait?

-Elle me l'a dit, reconnut Ai.

Onizuka parut étonné.

-Elle te l'a dit à toi? En quelles circonstances?

-Je lui ai demandé si vous sortiez ensemble, avoua Ai.

Elle s'attendait à ce qu'Onizuka se fâche. Mais contrairement à toute attente, il sourit.

-Petite fouine, va! Dit-il en lui ébouriffant affectueusement les cheveux.

Il consulta sa montre.

-Bon, je ne voudrais pas te chasser, tu es de très bonne compagnie mais j'ai un autre rendez vous.

Ai se leva.

-D'accord, j'y vais! J'ai fini ma glace, de toute façon. À plus!

-À plus, jolie môme! Dit Onizuka en agitant la main.

Ai s'éloigna mais s'assit à quelques tables plus loin et se cacha derrière un journal. Peu de temps après, Kanzaki arriva et s'assit à la place qu'elle venait de libérer. Ai était assez proche d'eux pour entendre leur conversation.

-Bonjour, professeur! Dit-elle d'une voix claironnante. Vous pouvez me payer une glace, j'ai oublié mon portefeuille!

-D'accord, soupira Onizuka.

Connaissant Kanzaki, il craignait sûrement les représailles qui l'attendaient s'il refusait.

-Merci, vous êtes un amour, professeur! Dit-elle, tout sourire.

-Tu parles! Grommela Onizuka.

-C'est gentil de m'avoir invitée, professeur. Je ne savais pas que vous aviez mon numéro de téléphone, dit-elle.

Onizuka haussa les sourcils.

-C'est pas vrai, toi aussi? S'exclama-t-il.

Kanzaki le regarda avec étonnement.

-De quoi parlez vous? Demanda-t-elle.

-J'ai reçu un message de ta part dans mon casier, expliqua-t-il. Et tu n'es pas la première, dit-il.

Kanzaki fronça les sourcils, songeuse.

-C'est bizarre, fit-elle remarquer.

-Je crois que quelqu'un me fait une blague, mais je me demande qui c'est, dit-il. Tu as une idée de qui cela pourrait-être?

Pendant un court instant, Kanzaki resta silencieuse.

-Non, aucune! Dit-elle d'un ton trop désinvolte. Vous me passez la carte des glaces?

-Tiens, dit Onizuka, préoccupé.

Kanzaki consulta la carte du du regard.

-Bon, je vais prendre une glace vampire, vanille, orange sanguine et coulis de fruits rouges!

Ai se lécha les babines. Une serveuse s'approcha d'eux.

-Vous avez choisi, mademoiselle?

-Oui! Dit Kanzaki en lui indiquant la glace sur la carte.

-D'accord! Dit la serveuse.

Elle partit et revint peu de temps après avec la glace. Kanzaki la savoura, les yeux fermés.

-Vous voulez goûter, professeur? Demanda-t-elle à Onizuka.

-Avec plaisir! Acquiesça-t-il.

Kanzaki lui tendit sa cuillère et il y mangea directement.

-C'est délicieux! Dit-il en se léchant les lèvres.

-C'est un peu comme un baiser indirect, gloussa Kanzaki.

Ai ressentit une pointe de jalousie et Onizuka devint rouge comme une pivoine.

-Mais non, voyons! Cela ne se fait pas, entre un professeur et une élève!

Kanzaki éclata de rire.

-Je vous taquine! Dit-elle.

-Heu...Kanzaki, dit Onizuka lorsqu'elle eut fini sa glace, ne le prends pas mal mais j'ai un autre rendez vous.

Encore? Songea Ai. Jamais deux sans trois.

Kanzaki parut offensée.

-Vous me chassez? Dit-elle.

-Désolé! S'excusa Onizuka.

Kanzaki lui sourit.

-Je plaisantais! Allez, au revoir, professeur!

Onizuka lui fit un signe de la main.

-Salut, Kanzaki! Dit-il.

Au moment où Kanzaki partait, Ai la rattrapa, en veillant à ce qu'Onizuka ne la voie pas. Avec son intelligence, Kanzaki ferait une alliée intéressante.

-Hé, Kanzaki! Chuchota Ai.

Kanzaki se retourna, surprise.

-Ai? Que fais tu là? Tu nous espionnais?

-Je suis désolée mais je crois que quelqu'un veut piéger Onizuka et cette personne se sert de nous.

Kanzaki resta un instant silencieuse.

-J'ai ma petite idée sur cette personne, dit-elle.

-Moi aussi, dit Ai.

Kanzaki la regarda.

-Alors on doit penser à la même personne, dit-elle.

Ai hocha la tête et elles retournèrent s'asseoir à la place qu'Ai occupait auparavant. Elles virent Onizuka siroter sa bière. Peu de temps après, Tomoko arriva.

-Bonjour, professeur! Dit-elle gaiement. Je vous offre une glace?

-Avec plaisir! Dit Onizuka. Ce que tu es gentille, Tomoko!

Tomoko sourit.

-Ce n'est rien, dit-elle. J'ai les moyens!

La serveuse arriva.

-Alors je vais prendre une glace guimauve, dit Tomoko.

-Et moi je vais prendre une glace vampire! Dit Onizuka.

-Copieur, murmura Kanzaki.

-Alors, Tomoko, tu tournes un film, en ce moment?

-Pour le moment, non, dit la jeune fille. Mais on m'a proposé de jouer dans l'adaptation du livre l'Ange déchu, d'Eiri Yuki et j'ai accepté! On commencera le tournage dans un mois.

-C'est super! Dit Onizuka. Tu joues le premier rôle?

-Oui, répondit Tomoko.

C'était une information intéressante pour Ai. Bien sûr, elle était au courant que l'Ange déchu allait être adapté en film mais elle ignorait que Tomoko Nomura jouait le premier rôle. Elle détenait un scoop.

Onizuka et Tomoko bavardèrent tout en mangeant leurs glaces puis la jeune fille prit congé d'Onizuka, non sans avoir signé un autographe à la serveuse.

Le lendemain, à la fin du cours, Miyabi alla voir Onizuka. Ai et Kanzaki restèrent à l'entrée pour les épier.

-C'est rare que tu viennes me voir, Aizawa! Dit Onizuka. Je peux faire quelque chose pour toi?

Miyabi eut un sourire mauvais.

-J'ai quelque chose à vous montrer, dit-elle.

-Ah oui? Quoi donc?

Miyabi sortit une enveloppe de son sac et la tendit à Onizuka.

-Ouvrez la, dit-elle.

Onizuka l'ouvrit et en sortit des photographies qu'il étala sur le bureau.

-Mais...qu'est ce que c'est que ça? Dit-il en regardant les photos, l'air interloqué.

Miyabi affichait un air satisfait et triomphant.

-Ce sont des photos de vous en compagnie d'Ai Amane, Urumi Kanzaki et Tomoko Nomura. Non seulement elles sont mineures mais ce sont vos élèves.

Onizuka sembla garder son sang froid.

-Où veux tu en venir? Demanda-t-il calmement.

-Si je dévoile ces photos, dit Miyabi, vous serez attaqué pour détournement de mineurs, dit Miyabi.

-Quelle garce!Chuchota Kanzaki à l'adresse de Ai. Celle ci acquiesça silencieusement.

Onizuka resta un moment silencieux.

-Je suppose que tu veux me faire chanter avec ces photos.

Miyabi acquiesça.

-En effet, dit-elle.

-Que veux tu de moi? De l'argent?

Miyabi secoua la tête.

-L'argent ne m'intéresse pas, dit-elle.

-Alors quoi?

-Si vous démissionnez, je fais disparaître ces photos. Vous avez jusqu'à demain pour y réfléchir. Sur ce, je vous souhaite une bonne journée!

Sur ces mots, Miyabi tourna les talons.

-Miyabi? L'appela Onizuka.

Elle s'arrêta.

-Tu peux aller te faire voir, dit-il. Jamais je ne démissionnerai. Je ne suis pas un lâche.

Miyabi semblait folle de rage.

-Puisque c'est comme ça, je vous ferai virer! S'exclama-t-elle.

Kanzaki se montra.

-Certainement pas! Lança-t-elle.

Ai la rejoignit.

-On ne te laissera pas faire, renchérit Ai.

Miyabi écarquilla les yeux de stupeur.

-Vous! Qu'est ce que vous fichez là? Lança-t-elle, agressive.

Kanzaki esquissa un sourire.

-Nous suivions votre petit échange, n'est ce pas, Ai?

Ai acquiesça d'un signe de tête.

-De toute façon, qu'est ce que vous comptez faire pour m'empêcher d'arriver à mes fins? Vous ne pouvez rien contre moi! Dit-elle avec un sourire triomphant.

Kanzaki lui rendit son sourire.

-Oh que si! Dit-elle et elle sortit un magnétophone.

-Nous avons enregistré ton échange avec monsieur Onizuka du début à la fin, déclara-t-elle. Si tu dévoile les photos, nous dévoilerons ta minable tentative de chantage à la police. Et ce n'est pas tout. Ce n'est pas la première fois que tu tentes de nuire à monsieur Onizuka, loin de là. Je détiens des preuves matérielles de cela. Si nous les montrons à la directrice et la police, tu seras inculpée pour chantage et harcèlement. Alors, que comptes tu faire?

Miyabi resta silencieuse, le front barré de plis soucieux. Onizuka s'approcha d'Ai et Kanzaki.

-Donnez moi ça, dit-il.

Il prit le magnétophone et à la grande surprise d'Ai et Kanzaki, le jeta par la fenêtre.

-Mais qu'est ce que vous avez fait? S'exclama Ai avant de se précipiter vers la fenêtre, suivie de près par Kanzaki. Elle regarda en bas. Le magnétophone avait été cassé. Elle se tourna vers Onizuka.

-Pourquoi avez vous fait ça? Lui demanda-t-elle.

-Je refuse de nuire à mes élèves, dit-il sévèrement.

Des trois filles, Miyabi semblait la plus surprise.

-Mais elle le mérite! Vous vous rendez compte du tort qu'elle vous a causé? S'indigna Ai.

-Ca m'est égal! Dit fermement Onizuka.

Il adressa un sourire à Ai et Kanzaki.

-Je vous remercie de ce que vous avez fait pour moi. Cela me touche beaucoup. Mais je règle mes problèmes seul et vous n'avez pas à vous en mêler.

Il se tourna vers Miyabi.

-Miyabi, j'aimerais bien savoir pourquoi tu consacres autant d'énergie à essayer de me nuire. J'ignore pourquoi tu me détestes tant et j'aimerais bien le savoir. En tout cas, jamais je ne cesserai d'enseigner à la 3ème4, que cela te plaise ou non.

Miyabi baissa la tête.

-Je suis désolée, lâcha-t-elle dans un souffle. Je ne mérite pas votre indulgence.

-Oublions ça et dis moi ce qui ne va pas, dit Onizuka.

-En fait, ce n'est pas vous que je déteste. Ce sont les professeurs en général. Je crois qu'on ne peut pas leur faire confiance. Mais vous, vous avez réussi à vous mettre tout le monde dans la poche, comme par magie. Cela m'a rendue jalouse.

-Tu sais, dit Onizuka, ce n'est pas aussi simple que tu le crois pour moi. Même si les choses se sont arrangées du côté des élèves, il y a beaucoup de collègues qui me détestent.

Miyabi hocha la tête.

-Je vois, dit-elle. En tout cas, je vous promets que je ne vous ferai plus de crasses.

-Ca marche! Dit Onizuka en souriant.

Heureuse de ce dénouement, Ai s'avança vers Miyabi et lui tendit la main.

-Toujours amies? Demanda-t-elle.

-D'accord! Dit Miyabi en souriant et elle lui prit la main.