Bonjour à tous,
Je passe tout vite pour vous délivrer le chapitre suivant. Il est très important dans l'histoire. Il est un pivot vers la vraie vie de Bella… Encore un petit rappel du RATED M pour cette fois-ci…
Gaellezjey, BellaMcCarthy et missstrardustphotos, je vous remercie pour vos reviews pour le chapitre précédent. Je n'ai pas le temps de vous envoyer un petit message en MP mais je pense fort à vous :) !
Bonne lecture.
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Chapitre 6
POV Bella
J'étais en train de devenir folle. Chaque fois que je fermais les yeux, d'étranges images s'insinuaient dans mon esprit. Depuis ma balade en forêt avec Edward, je revivais ma rencontre avec l'Indien et à chaque fois, il me faisait souffrir.
Cela faisait une semaine que je fuyais le sommeil à grands coup de café et de musique violente. Le pire arrivait toujours la nuit. Après le départ d'Alice et ma première nuit d'insomnie, j'avais tenté de dormir durant la journée mais un nouveau cauchemar m'avait assailli.
Rêve 16 Mars – 10h32
Je suis dans la forêt en train de courir pour échapper à la horde qui me poursuit. J'entends plusieurs voix d'homme m'appeler "Isabella, reviens immédiatement", "Tu vas payer sale pute !". Il y a aussi des chiens, on dirait une chasse à l'homme.
Il fait sombre et je ne vois pas mes pieds. Je suis nue et je sens la moindre branche sur ma peau et le moindre caillou sous mon pied. Devant moi, il y a une trouée et le soleil s'y engouffre.
Une fois sortie de ces bois de malheur, je me suis réveillée.
Dès lors, je n'avais eu de cesse de rester éveillée. Carlisle était passé me voir et je lui avais parlé du rêve avec Edward sans mentionner les autres. Il m'avait dit que ma mémoire cherchait à mettre en rapport le passé et le présent et qu'il ne fallait pas que je m'inquiète trop.
Je ne fus absolument pas rassurée par ses propos mais tentai de conserver mon calme face à lui. Ensuite, il m'annonça qu'ils devaient s'absenter également cette semaine et que Rosalie restait là. Si j'avais besoin, je pouvais aller la chercher. Il était hors de question que je la contacte. J'arriverai bien à me débrouiller toute seule.
Chaque mini-sieste fut le siège d'un nouveau cauchemar et je me rendis compte que chaque rêve faisait partie d'un beaucoup plus grand. Des lambeaux de mémoire réapparaissaient et me terrorisaient. Mon carnet restait près de moi et heureusement car j'avais beaucoup de choses à y écrire.
Cela faisait sept jours qu'Edward était parti et j'essayai de ne pas trop penser à son retour pour ne pas être déçue. Nous avions échangé quelques banalités par message mais rien concernant son retour ni mes rêves.
J'écoutai pour la énième fois un disque de Disturbed quand j'entendis un coup frappé à la porte. Je sentis mon cœur s'emballer d'appréhension. Je savais qui était là. J'allais pouvoir me confier à mon ami. Je courais vers la porte et l'ouvris d'un coup pour découvrir qu'il était là avec ses beaux yeux or et son sourire si mystérieux.
Il était revenu dans les temps et voulait me présenter son frère. Impossible de croire qu'il était comme ça naturellement cet Emmett. Il devait soulever de la fonte avec acharnement tous les jours et prendre des anabolisants ou ce genre de truc.
Ma pensée débile me fit sourire et je laissai le passage libre pour mes invités en me dirigeant vers la cuisine. J'étais tellement fatiguée que je me repris plusieurs fois pour prendre le plateau pour apporter le café. Mes jambes n'étaient plus très stables et je tremblais énormément.
Je réussis à m'asseoir sans accident et je servis un café à Edward.
-Je sais que tu l'aimes sucré Edward. Et toi Emmett ?
Il me dévisagea quelques secondes et je réalisai que c'était la première fois que je lui parlais. Il y avait mieux comme présentation tout de même…
-Je le bois bien sucré aussi.
-Je comprends, faut bien du carburant pour tous ces muscles !
Voilà, maintenant il allait me prendre pour une folle. Mais pourquoi j'avais dit ça ? Le manque de sommeil me faisait faire de sacrées conneries quand même. Il rigola à gorge déployée face à ma tentative de blague.
-J'aime bien ton humour petite !
-Ton rire me fait flipper géant !
Ça me faisait du bien de rire pour rien. J'avais eu tellement de mal à gérer mes cauchemars.
-Comment vas-tu Bella ?
-Je ne suis pas sûre de pouvoir te répondre Edward. Ma semaine a été… compliquée.
Comment lui dire que je n'avais pas dormi de la semaine et que j'avais cauchemardé dès que je fermais les yeux.
Emmett avala son café d'un trait en se levant pour attraper son portable qui sonnait. Je le dévisageai brièvement et écoutai distraitement sa discussion en touillant mon café.
-Ouais Bébé !
-….
-Pas de soucis. J'arrive !
Il referma son téléphone en me regardant.
-Désolé Bella, il faut que je parte. Ma Rose a besoin de moi.
-Oh … oui … On discutera plus une prochaine fois. Donne-lui le bonjour de ma part.
-Je transmets. A bientôt !
Il franchit la porte en deux enjambées et le calme revint dans le cottage. Edward me fixait intensément et je mis quelques secondes pour m'autoriser à le regarder.
-Pourquoi ne m'as-tu rien dit Bella ?
-Je ne voulais pas te déranger. Je savais que cette semaine était importante pour ton travail.
-Tu es plus importante que le boulot.
De stupides larmes s'échappèrent de mes yeux devant son attachement à ma petite personne. J'étais importante pour lui, il tenait à moi malgré mes défaillances.
Rapidement il se rapprocha de moi pour me prendre dans ses bras et je m'autorisais à lâcher prise. Je reposais contre son torse et laissai mes peurs s'échapper. Je pleurai sans m'arrêter pendant un bon quart d'heure et Edward se contenta de me bercer, la joue posée sur ma tête.
Une fois que mes pleurs furent tari, je me redressais et me rendis compte que j'avais ruiné sa chemise. Il cherchait à sonder mon regard et refusait de s'éloigner de moi.
-Désolée pour ta chemise Edward.
-Ne t'inquiète pas. De toute façon, je ne l'aimais pas !
Je tentais un petit sourire pour répondre à sa blague et essuyais rapidement mes joues avant de me décaler pour boire mon élixir d'éveil. Maintenant qu'Edward était là, je sentais bien le poids de mes nuits blanches.
-Que s'est-il passé durant la semaine Bella ?
-Ça a débuté la nuit de ton départ. Alice est venue me voir et ensuite je suis allée me coucher.
Je saisis mon carnet et l'ouvris à la page appropriée.
-Je vais te lire mes rêves pour que tu comprennes.
-Je t'écoute ma belle.
Je soufflais un grand coup et débutais ma lecture par le premier cauchemar puis marquais une pause pour observer Edward mais il était impassible et attendait la suite.
-Suite à ce rêve, j'ai essayé de ne plus dormir les nuits. Je me disais que si j'attendais le jour, je serais moins terrifiée. Carlisle est passé me voir et m'a dit que mon cerveau cherchait à faire le lien entre mon présent et mon passé. J'ai tout fait pour qu'il ait l'impression que tout allait bien et je l'ai laissé partir.
-Tu aurais dû lui dire pour ce rêve. Il ne serait pas parti.
-Il a autre chose à faire que de me pouponner Edward. Je ne suis pas impotente !
-Ne t'énerve pas ma belle…
-Oui pardon, excuse-moi.
-Que s'est-il passé ensuite ?
-J'ai tenté de faire une sieste et un autre cauchemar fit son apparition. Rêve 17 Mars – 15h07 : Un Indien plus âgé m'attend dans la clairière. J'entends toujours les autres m'appeler et les chiens hurler. Pris dans ma course, je m'approche de lui trop rapidement et stoppe à quelques centimètres de ses pieds. Sa voix est basse et menaçante quand il me parle "Tu n'aurais pas dû partir Isabella, tu m'appartiens !" Il me décoche un coup de poing phénoménal et je m'écroule au sol.
Edward sursauta à mon récit mais ne dit rien. Il me laissa continuer à énoncer mes cauchemars.
-Ensuite, j'ai lutté pour ne plus dormir et me contentai de fermer les yeux assis sur une chaise. Malgré ça, les flashs ont continué. Rêve 18 Mars 01h45 : Quelqu'un me traîne au sol. J'ai le nez en sang suite au coup de poing reçu. Le vieil Indien me ramène à la maison à travers la forêt en me tenant par les cheveux.
Rêve 18 Mars 20h06 : Je suis toujours au sol et mon cuir chevelu me fait souffrir. Je suis toujours traîné par l'Indien et j'entrevois la grange rouge. Un jeune tient la porte ouverte. Il me regarde avec un sourire mauvais. Le vieux me jette sur de la paille et referme violemment la porte.
Rêve 19 Mars 07h06 : C'est un jet d'eau glacé qui me réveille. Le jeune Indien est face à moi et se marre. "Faut que tu sois propre souillon. Père veut te voir." Je me noie à moitié quand l'eau atteint mon visage. Il ferme ensuite le robinet puis referme la porte. Je reste là sur place et j'ai froid.
Rêve 20 Mars 12h01 : La porte s'ouvre à nouveau et le jeune s'approche avec un collier de cuir. Il l'attache à mon cou et laisse traîner ses mains sur ma poitrine. Il pince un de mes tétons avant d'attacher une chaine. "Il nous attend. N'oublie pas que tu n'as pas le droit de parler et ne regardes personne.". Il me tire hors de la grange et nous nous dirigeons vers la maison. Je ressemble à un chien qui marche sur ses pattes arrière. Il pleut et je glisse dans la boue qui jonche le sol. Nous rentrons dans la maison par la cuisine et il me fait asseoir par terre.
Rêve 21 Mars 18h16 : Le vieil Indien arrive et me tend une tenue composée de chaussures à talons et d'une robe très courte noir et un mini tablier blanc. "Tu vas me servir aujourd'hui. Dépêches-toi de t'habiller souillon !". Je tente d'attacher mes cheveux en chignon puis enfile la robe et chausse les talons. "Apporte-moi le café, j'ai soif".
Je refermai mon carnet pour regarder Edward. Ses yeux étaient devenus sombres et j'hésitai à lui conter la suite. J'en avais encore fait un aujourd'hui mais ne l'avais pas noté. J'avais peur qu'en l'écrivant cela devienne réel. Il se pinça l'arête du nez en soufflant fortement.
-Edward, ça va ?
Il resta silencieux et j'eus peur qu'il me rejette. D'après le peu de souvenir que j'avais, tous les hommes me rejetaient. Je me levai aussi vite que mes jambes tremblantes le permettaient et me dirigeais vers la cuisine pour m'occuper en faisant à nouveau du café. Je mis autant de café dans le filtre que sur le plan de travail et dus m'y reprendre à deux fois pour verser l'eau dans le réservoir. Je n'entendis rien provenant du salon et je fus plus que surprise de sentir les bras d'Edward entourer ma taille. Son souffle vint chatouiller ma nuque et j'abandonnai mon eau dans la cruche.
-Arrête de faire du café. Tu en as bu de trop.
-Je ne peux pas dormir…
-Si tu peux. Je resterai avec toi pour t'empêcher de cauchemarder.
Il me retourna pour que je lui fasse face et attrapa mon menton pour m'obliger à le regarder.
-Je ne partirai plus sans toi.
-Et ton travail ?
-Tu viendras avec moi et ce n'est pas négociable.
Je n'avais plus la force de répliquer et encore moins de lui refuser quelque chose.
-Que dirais-tu d'aller prendre un bon bain et de t'habiller pour te coucher ?
-Je ne sais pas… et mes rêves ?
-Je vais passer chez moi reprendre quelques affaires pendant que tu te laves et après je veille sur toi.
Il embrassa doucement mon front avant de se détourner. Il alla faire couler le bain avant de partir en me souriant. Je laissai tout en plan à la cuisine et allai ranger mon carnet dans la chambre. Une fois mes habits choisis, je filais à la salle de bain pour m'immerger dans l'eau chaude.
Je fis tout mon possible pour ne pas m'endormir et souris en entendant de la musique classique au salon. Edward était revenu. Il toqua à la porte et je vérifiai que la mousse cachait mon corps. Seule ma tête dépassait de l'eau.
-Je peux entrer ?
-Oui c'est bon, je suis cachée.
Il s'était changé et était vêtu d'un jean et d'un T-shirt noir. Il vint s'asseoir sur le bord de la baignoire et me tendit une tasse fumante.
-C'est une infusion spéciale Esmé. Tu verras c'est un régal !
J'attrapais la tasse sans demander mon reste et j'ai bu la mixture aux senteurs fruitées.
-Tu as raison, c'est bon.
-Je te laisse sortir ?
-Oui, j'arrive.
Je me rinçai rapidement puis enveloppai mes cheveux dans une serviette. Une fois habillée, je me dirigeai vers le salon et trouvai Edward assis sur un canapé. Il avait fait du feu et me tendit les bras.
Je me ruai dans son étreinte et me rendis compte que mes paupières étaient lourdes. Je posai ma tête sur son torse. Il positionna le plaid sur mes épaules.
- Endors-toi ma Belle. Je suis là pour te protéger…
Ce fut la dernière chose que j'entendis. J'étais bien et me sentais en sécurité.
Je me réveillai en sursaut et m'assis dans mon lit pour me rendre compte qu'il faisait nuit. Je n'avais fait aucun cauchemar et Edward n'était pas là, l'avais-je rêvé aussi ? La porte de la chambre était ouverte et une lumière douce provenait du salon, une délicieuse odeur de soupe flottait jusqu'à moi.
Je m'extirpai du lit avec difficulté et me dirigeai vers le salon avec une démarche digne d'un zombie. Je tentai de surprendre mon cuisinier personnel mais le trouvai les bras croisés face à moi en souriant.
-Bon bah c'est loupé pour la surprise !
-Je te retourne le compliment charmante demoiselle. Moi qui voulais t'amener ton repas au lit.
-J'ai dormi longtemps ?
-Plus de douze heures.
-Je n'ai pas fait un seul cauchemar.
-Tu as parlé des Indiens une ou deux fois mais tu es restée calme. Viens t'installer pour manger.
Je ne me fis pas prier et m'attablais pour déguster une soupe qui se révéla succulente. Je n'avais pas envie de parler, juste de profiter de ce moment. Cela faisait longtemps que je ne m'étais pas sentie aussi calme et apaisée. Je pris tout mon temps pour déguster mon repas puis essayai de me lever pour ranger un peu. Bien évidemment, je n'eus pas le loisir de le faire car Edward saisit mon assiette et mes couverts d'un geste professionnel.
-T'aurais dû faire serveur, tu maîtrises !
-L'avantage de vivre dans une grande famille. Tu apprends à débarrasser vite !
Je retournais donc dans la chambre pour refaire le lit avant d'aller au salon où Edward m'attendait. Il était quatre heures du matin et je n'avais plus du tout envie de dormir. Sans me poser trop de questions, je me posais juste à ses côtés en prenant appui sur son torse. Il ne s'en offusqua pas et embrassa doucement mon front.
-Tu as dormi un peu aussi toi ?
-Oui mais pas beaucoup. Je ne suis pas un gros dormeur.
-Quelle chance. Comment s'est passée ta semaine ?
-Bien mais longue. Je suis content d'être rentré.
Nous passâmes près de deux heures à parler de tout et de rien. Il me raconta ses voyages et je me pris à rêver de partir avec lui pour découvrir tous ces lieux inconnus. A l'écouter, j'avais l'impression qu'il avait passé toute sa vie à voyager. Si j'avais lu ses récits, j'aurais été persuadée qu'il avait plus de cinquante ans. Il me tira de mes pensées en caressant mon bras.
-Que dirais-tu d'aller profiter de la piscine ?
-Pourquoi pas. Ça fait un moment que je n'ai pas nagé !
-Voilà un prétexte supplémentaire alors. Emmett et Rosalie nous rejoindront certainement. Ça ne te dérange pas ?
-Non, ça me donnera l'occasion de les rencontrer.
Je fus surprise de ne ressentir aucune crainte. La présence d'Edward à mes côtés apaisait considérablement mes angoisses. Après avoir pris un maillot, mon incontournable paréo et une serviette, j'attrapais la main tendue d'Edward et nous nous dirigeâmes vers la villa principale. En y pénétrant, je fus surprise du calme qui y régnait. Je n'avais jamais entendu autant de silence dans cette maison, même lorsque j'y habitais.
Par habitude, je me dirigeais vers mon ancienne chambre pour me changer sous le regard surpris d'Edward. En deux minutes, j'étais changée et il m'attendait sagement devant la porte. Il me dévisagea en souriant et me tendit à nouveau la main. J'essayai en vain d'interpréter ce que j'avais aperçu dans son regard et abandonnai rapidement quand il me parla.
-J'avais oublié que tu avais l'habitude de la maison. C'est assez déroutant venant d'une personne extérieure aux Cullen.
-Pourquoi dis-tu ça ?
-Il y a peu de personnes qui viennent chez nous assez longtemps pour se comporter aussi naturellement que toi. Tu donnes l'impression d'y avoir ta place et j'adore !
Je ne répondis rien et me surpris à rougir devant l'allusion. Nous traversâmes doucement la maison et Edward prépara un plateau avec gâteau et jus de fruits avant d'entrer dans le jardin d'hiver. Une ambiance tropicale y régnait, à tel point que de la condensation paraît les vitres d'une buée opaque. Les plantes y étaient luxuriantes et pouvaient facilement tenir la comparaison face à la forêt amazonienne.
Nous étions seuls et je décidais d'en profiter pour aller me planquer dans l'eau. J'étais d'accord pour montrer une partie de mon corps à Edward mais pas à son frère et sa copine ! Je n'avais pas besoin de leur pitié.
J'épiai discrètement Edward qui retirait ses vêtements et lorsqu'il me regarda en souriant, je me hâtai de m'approcher du bord. J'étais allée vers la partie la plus profonde du bassin pour tenter un plongeon. Je soufflais un grand coup en tentant d'oublier le regard qu'Edward posait sur mon corps et d'un mouvement qui se voulait rapide, je dénouais mon paréo pour plonger dans l'eau chaude à souhait.
J'adorais les sensations de l'eau sur ma peau, je me sentais si vivante. Mes cheveux flottaient dans mon dos en me chatouillant. Si j'avais la chance de pouvoir vivre sans respirer, je passerais beaucoup de temps sous l'eau.
Je tenais d'avancer un maximum sous la surface en nageant tel un dauphin et me décidai à remonter avant de manquer d'air. Ma capacité à faire de l'apnée s'était développée depuis la dernière fois et j'en étais très satisfaite.
Edward n'avait pas bougé et me regardait évoluer dans le bassin. Il était en maillot de bain noir et j'eus chaud rien qu'en le détaillant. Mon corps réagissait bizarrement à son approche. Je rejoignis le bord rapidement en le fixant et l'observai sans vergogne lorsqu'il plongea avec grâce pour me rejoindre.
Nous bataillâmes quelque temps dans l'eau avant d'entendre un cri bizarre venant de la maison. Surprise, je m'accrochais avec force aux épaules d'Edward. La différence de températures entre sa peau et l'eau me fit frissonner mais je me réfugiais avec plaisir dans ses bras.
-Que se passe-t-il ?
-Ne t'inquiète pas tout va bien.
-Bwwaaaaaah !
-T'es sûr que tout va bien ?
-Oui, t'en fait pas, c'est Emmett qui arrive.
-Il agit toujours comme un gamin de dix ans malgré le fait qu'il approche des trente.
Je fus ébahie d'entendre cette jolie voix. Un beau soprano qui donnait l'impression d'un concert de clochettes. En me détachant légèrement d'Edward, je découvris une grande blonde aux formes plus qu'avantageuses. Elle portait un maillot de bain deux pièces qui valait certainement beaucoup plus que toute ma garde-robe réunie.
Elle vint s'assoir près de nous et glissa ses longues jambes dans l'eau. Elle sourit à Edward et me fit un clin d'œil.
-Bonjour Bella, je suis Rosalie. Enchantée de faire ta connaissance.
-Bonjour Rosalie. J'ai beaucoup entendu parler de toi.
Elle n'eut pas le temps de répondre car Emmett déboula en hurlant et sauta dans la piscine pour faire une bombe. Toutes les plantes aux abords du bassin eurent droit à un bain d'eau chaude et Rosalie fut mouillée.
-Mon brushing !
-Bwwwaaaaah !
-Mais quel crétin. T'essaye de faire aussi bien que les lapins ou quoi ?
Leur conversation était étrange mais très divertissante pour moi. Je n'avais pas quitté les bras d'Edward et j'en fus contente quand la piscine se transforma en un mini océan déchaîné. Il resserra doucement sa prise sur ma taille en me couvant du regard. En un instant, j'eus l'impression d'être à ma place, dans les bras froids d'un homme. La seule différence venait du fait que j'étais persuadée que celui qui me tenait en temps normal n'avait pas cette couleur de cheveux cuivrée si étrange. Je n'étais plus perdue dans mes souvenirs mais en train de passer un bon moment avec des amis.
Nous passâmes plus d'une heure à s'amuser dans l'eau tous les quatre avant que je me décide à sortir. Ma semaine de nuits blanches se rappelait à mon bon souvenir et je me retrouvais à espérer dormir rapidement, bien qu'il ne soit que midi. Edward était en train de se chamailler avec son frère et Rosalie semblait concentrée sur ses ongles fraîchement manucurés. J'en profitais pour sortir de l'eau en espérant qu'aucun ne me voit réellement. Je n'avais pas envie de raconter mes cicatrices…
Je continuai à entendre leurs rires et en profitas pour me jeter sur ma serviette. Une fois protégée, je me retournai pour découvrir que Rosalie n'observait plus ses ongles. J'étais grillée, j'allais devoir m'expliquer. Elle me lança un regard d'excuse en se levant pour me rejoindre.
-Tu as besoin de quelque chose ?
-Je voudrais aller me reposer un peu.
-Je t'accompagne si tu veux. Comme ça on laisse les garçons se battre.
Ils ne nous prêtèrent aucune attention et Rosalie sortit avec une grâce inhumaine de l'eau. J'avalais rapidement un verre de jus de fruit avant de me diriger vers la maison. Elle resta silencieuse à mes côtés et me suivit doucement. Dès que nous eûmes franchi le pas de la porte, elle posa sa main sur mon épaule pour me retenir.
-Tes tatouages sont magnifiques Bella.
-Merci.
-Tu sais, si tu veux me parler, je suis là.
-J'ai encore beaucoup de mal à parler de tout ça. Le pire, c'est que je ne me souviens pas de tout. Ça complique encore plus la chose.
-Je ne te force en rien Bella, ne t'inquiète pas. Quand tu le voudras, je te raconterai mon histoire.
Elle n'attendit aucune réponse de ma part et se dirigea vers la fenêtre pour tirer les rideaux.
-Repose-toi, je préviendrais Edward. Nous serons dans le salon à ton réveil.
-Merci Rose. A tout à l'heure.
Elle referma la porte et je me dirigeais vers mon ancienne salle de bain pour prendre un peignoir puis me glissai dans le lit. C'est avec un grand plaisir que je sentis le sommeil m'emporter rapidement. Je plongeais rapidement dans un rêve assez étrange où je me voyais étendue sur le lit. L'environnement était tel que je l'avais vu avant de fermer les yeux.
Il faisait grand jour dans la pièce mais le temps changea en quelques secondes. Il fit sombre d'un coup et de grands éclairs donnèrent une teinte angoissante à la pièce. Un des flashs m'aveugla et lorsque je retrouvai ma vue, l'orage était toujours là mais la chambre avait changé. Le lit avait rétréci et était paré de draps sales et troués. Le sol n'était plus recouvert d'un beau tapis et on pouvait deviner que le parquet était non entretenu et en mauvais état. Pour finir, les murs étaient tachés et la tapisserie d'une autre époque pendait à de nombreux endroits.
J'étais maintenant terrifiée. Ce rêve ressemblait trop au dernier que j'avais fait. J'attendais avec crainte de voir la porte s'ouvrir et d'entendre la voix froide de l'Indien me demander d'être gentille avec lui. Le temps sembla s'étirer en longueur sans que rien ne change. J'eus l'espoir de voir Edward arriver pour me sauver mais malheureusement personne ne vint.
Après que la tempête ait empli ma tête de bruits sinistres, la porte s'ouvrit d'un coup sur un homme carré d'épaule et aux cheveux longs. Je n'arrivai pas à voir son visage mais je savais déjà qui il était.
Il avança vers moi en retirant son polo et j'aperçus ses yeux. A l'inverse de la dernière fois, je décidai de crier pour que quelqu'un m'aide. Je ne pouvais pas le laisser me faire du mal.
"Isabella, je viens de signer un gros chèque pour que tu vives ici. Maintenant que tu es à moi, nous allons fêter ça !"
Je savais que j'allais bientôt souffrir. Il me restait peu de temps pour lui échapper. Lorsqu'il posa la main sur ma cheville, je hurlai de plus belle et envoyai mon autre pied dans son menton.
Je sentis mes os craquer mais tentai d'oublier la douleur pour réussir à m'échapper. Il avait le menton en sang et grognait de rage en m'attirant à lui. Mes mains fouillèrent le lit pour tenter de ralentir ma progression mais le tissu était en très mauvais état et craquait.
Ses doigts, comparables à des crochets, s'enfoncèrent dans la peau de mes hanches et je hurlais de douleur. Il avait une poigne phénoménale et je ne pus plus bouger lorsqu'il s'assit sur moi. Il était beaucoup trop lourd pour moi et me coupait presque le souffle. Je continuai à agiter mes jambes dans le vide et mettais de grands coups de genoux dans son dos mais il ne broncha pas.
Voilà on y était. Le pire arrivait et personne n'allait me sauver. L'Indien se pencha vers moi et je pus sentir son souffle fétide se répandre sur ma peau. Il approcha sa bouche de la mienne en me vrillant le regard.
-Soit une bonne fille et ouvre tes lèvres.
Je veillai à garder ma bouche fermée et continuai à le défier du regard. Il me lécha la joue et une odeur de cigare et d'alcool me donna la nausée. Puis ses lèvres touchèrent les miennes et je sentis ses dents morde ma peau.
Je hurlais de plus belle et il en profita pour pénétrer ma bouche avec sa grosse langue baveuse. J'étouffais maintenant et malheureusement, je ne pouvais rien faire. Peut-être allais-je tomber dans les pommes avant qu'il ne me fasse autre chose.
Subitement, il se releva et ses yeux s'enflammèrent un peu plus. Ses mains s'aventurèrent sur ma poitrine et il les comprima en rigolant.
-Mais c'est qu'elle a du matos la gamine !
Il continua à pétrir mes seins comme s'ils étaient une boule de pâte à pain puis s'abaissa pour mordre l'un de mes tétons. Il me fixait avec un regard pervers et j'eus un hoquet de surprise lorsqu'il parla à nouveau.
POV Rosalie
Mais pourquoi m'obligeaient-ils à me retrouver dans la même pièce que cette humaine à problème. Emmett avait usé de son charme pour me forcer à rentrer à Forks. J'avais tout de même posé mes conditions.
Hors de question que je me retrouve dans la même pièce qu'elle et interdiction qu'elle me parle. Je ne voulais pas tomber aussi bas qu'Alice. Elle m'était en péril toute la famille à cause de sa lubie avec les humains.
Mon homme m'avait dit qu'elle vivait avec nous car elle avait besoin de protection. Carlisle semblait croire que ses dernières blessures résultaient d'une attaque de loup. Hautement improbable, car si le cas s'était avéré vrai, elle serait morte.
A notre arrivée à la villa, je pus la renifler à plusieurs mètres de là. Elle sentait vraiment bon. Je découvris ensuite qu'Edward était également devenu gaga de l'humaine et cela me mit dans une fureur noire. Comment s'y était-elle prise pour faire changer d'opinion mon meilleur soutien ? Lors de notre départ, j'avais assisté à une prise de bec magistrale entre notre lutin et Edward.
Avant même que je puisse poser la question, il proposa à Emmett de suivre les cabots de la Push. Il semblerait que cette Isabella soit connue ici. Nous n'y étions pour rien si elle choisissait mal ses amis. A cause d'elle, mon mari m'abandonna pendant plusieurs jours pour jouer aux espions avec Edward. Bien que l'humaine soit loin de moi, je pouvais toujours la sentir et j'entendais ses gémissements et ses cris. Alice m'avait prévenu qu'elle faisait beaucoup de cauchemars et je me laissai aller à la curiosité en m'approchant du cottage pour l'observer.
Elle sortait de la douche mais ne semblait pas du tout réveillée. Elle pleurait et paraissait complètement perdue. J'eus tout le loisir d'observer son corps recouvert d'énormes tatouages. Pour en avoir parlé avec Alice, je savais qu'elle aimait le sexe violent et je ne fus pas surprise de découvrir des cicatrices sur presque toutes les parties de son anatomie.
Elle s'habilla rapidement puis attrapa un carnet et se mit à y écrire avec acharnement. Elle ne risquait pas de mourir alors je décidai de rentrer. Pour passer le temps, je décidai de réorganiser mon dressing. Après avoir tout rangé, j'envoyai un message à Alice pour la prévenir d'une sortie shopping imminente. J'entendis la porte s'ouvrir avant que mon homme m'appelle.
-Bébé, t'es où ?
-Dans notre chambre mon cœur.
En moins de deux secondes, j'étais dans ses bras, en train de profiter de ses lèvres parfaites. J'aurais tellement voulu pouvoir être colère contre lui mais cela m'était impossible.
-Tu as passé une bonne semaine ?
-Je me suis ennuyée et tu m'as manqué.
-Pourquoi n'es-tu pas allée voir Bella ?
-Je ne suis pas sûre de vouloir la voir. Tu sais, j'ai vu son corps dans la semaine. Elle a vraiment des pratiques étranges.
-Elle ne s'en rappelle pas du tout et vit un cauchemar dès qu'elle s'endorme. Edward a raison quand il dit que nous devons la protéger. Les chiens lui ont fait du mal, c'est indéniable !
-Comment le sais-tu ?
Il n'eut pas le temps de répondre car l'humaine débuta son récit en lisant son carnet. Notre ouïe nous permettait de tout entendre et sans le vouloir je brisais la chaise que je tenais en écoutant le détail de ses cauchemars.
-Ces chiens sont des monstres ! Est-ce que tu sais lequel lui a fait ça ?
-Non, nous ne savons pas. Edward a des pistes mais nous devons attendre. D'après Alice, Jacob s'est présenté à son club juste avant son agression.
-Tu es en train de me parler du Jacob auquel je pense ?
-Oui tout à fait. Viens, descendons, Edward revient.
Mon amoureux me saisit la main et nous emmena au salon. Nous y arrivâmes en même temps qu'Edward. Il était dans une colère noire.
-Vous avez entendu ?
-Edward que pouvons-nous faire ?
-Contre les loups, rien. Par contre, Bella va avoir besoin de nous. On ne peut pas la laisser seule.
-Comment vas-tu t'y prendre ?
-Je vais y retourner pour rester près d'elle cette nuit. Demain nous viendrons à la piscine et je voudrais que vous y soyez aussi. Il faut qu'elle se sente en sécurité. Jamais je ne permettrais qu'ils l'approchent à nouveau.
-Retournes-y Edward. Nous serons là demain.
Mon frère nous fit un sourire contrit avant de partir se changer pour rejoindre Bella. Pour ma part, j'étais dans une fureur noire. Lorsque Royce m'avait fait souffrir, j'avais eu la possibilité de me venger. Soudainement, j'en voulus moins à Carlisle concernant son choix de me sauver. Bella, elle, ne pouvait pas se défendre contre ces bâtards. Il fallait que je la protège.
Les bras puissants d'Emmett vinrent entourer ma taille et je sentis son souffle dans mes cheveux. Je savais qu'il allait m'offrir le meilleur des divertissements pour me calmer.
-Si on allait chasser ma Rose ?
Nous partîmes tous deux au cœur de la forêt pour boire quelques biches avant de tomber dans les bras l'un de l'autre. Une semaine sans lui m'était intolérable. Nous étions fusionnels dans notre relation malgré le nombre d'années. Il était ma drogue et j'en étais accro.
Comme toujours mon gros nounours ne fit pas dans la dentelle et me sauta dessus. Ses lèvres franchirent le cap de mes dents pour m'embrasser avec passion et ses mains s'aventurèrent sur mon corps pour le libérer de son carcan.
Une fois nus, il m'adossa contre un rocher en saisissant mes jambes et me pénétra sans plus de cérémonie. Je grognai sous les sensations et mordis son épaule. En deux minutes, le rocher fut réduit à l'état de poussière mais ni lui, ni moi ne nous en soucions.
Nous finîmes parterre dans une position plus qu'acrobatique et je jouis en me perdant dans les beaux yeux de mon homme. Dans une dernière poussée, il me rejoint dans la jouissance et posa ses lèvres sur mon cou.
-Tu m'as manqué Bébé. Plus jamais je ne me laisse embarquer par Eddie aussi longtemps.
-T'as intérêt mon Monkyman.
Nous nous rhabillâmes et reprîmes le chemin de la maison peu de temps avant le lever du jour et montâmes dans notre chambre pour nous doucher et nous changer. D'une oreille distraite, j'écoutai l'arrivée d'Edward et de notre humaine. Elle semblait si à l'aise dans une maison emplie de vampires.
Ils se dirigèrent doucement vers la piscine et nous les laissâmes s'installer avant de les rejoindre. J'avais bien compris qu'Emmett préparait une de ses blagues débiles mais je n'y prêtais guère attention. Je traversai à mon tour la maison en souriant du cri de mon homme.
-Bwwaaaaaah !
Il semblerait qu'elle ne connaisse pas car je la vis sursauter et se réfugier dans les bras de mon frère. Elle avait vraiment l'air d'une toute petite chose.
-Que se passe-t-il ?
-Ne t'inquiète pas tout va bien.
-Bwwaaaaaah !
-T'es sûr que tout va bien ?
-Oui, t'en fait pas, c'est Emmett qui arrive.
Je me décidai à intervenir en avançant vers eux.
-Il agit toujours comme un gamin de dix ans malgré le fait qu'il approche des trente.
Je m'installais à leurs côtés en faisant à clin d'œil à Bella pour la rassurer.
-Bonjour Bella, je suis Rosalie. Enchantée de faire ta connaissance.
-Bonjour Rosalie. J'ai beaucoup entendu parler de toi.
Emmett continua ses âneries et arriva en courant et sauta pour nous éclabousser. La pauvre Bella fut remuée comme un fétu de paille et s'accrocha à Edward comme s'il était une bouée de sauvetage.
-Mon brushing !
-Bwwwaaaaah !
-Mais quel crétin. T'essaye de faire aussi bien que les lapins ou quoi ?
Elle regarda Emmett comme s'il avait un troisième œil qui était apparu sur son front et commença à rire face à la situation. Il était plus que communicatif et nous nous retrouvâmes tous rapidement à rire des blagues de mon homme.
Près d'une heure après, je vis Bella se diriger vers la sortie en jetant quelques regards vers nous. Les garçons étaient en train de se chamailler et je fis semblant de m'intéresser à mes ongles pour qu'elle ne se sente pas gênée.
Elle sortit de l'eau en courant pour saisir sa serviette et parut honteuse. J'avais déjà vu ses tatouages et ses cicatrices mais maintenant que je savais ce qu'elle avait vécu, j'envisageais le tout différemment. Je me levais pour la rejoindre en me focalisant sur ses yeux.
-Tu as besoin de quelque chose ?
-Je voudrais aller me reposer un peu.
-Je t'accompagne si tu veux. Comme ça on laisse les garçons se battre.
Je la laissai se couvrir et boire un verre de jus de fruit. Lorsqu'elle avança vers la maison, je la suivis et posai ma main sur son épaule pour l'interpeller.
-Tes tatouages sont magnifiques Bella.
-Merci.
-Tu sais, si tu veux me parler, je suis là.
-J'ai encore beaucoup de mal à parler de tout ça. Le pire, c'est que je ne me souviens pas de tout. Ça complique encore plus la chose.
-Je ne te force en rien Bella, ne t'inquiète pas. Quand tu le voudras, je te raconterai mon histoire.
Il allait falloir être plus que patiente avec elle. Je comptais bien lui confier mon expérience pour qu'elle comprenne que je la protégerais. J'allai à la fenêtre pour fermer les rideaux.
-Repose-toi, je préviendrais Edward. Nous serons dans le salon à ton réveil.
-Merci Rose. A tout à l'heure.
Je refermai la porte derrière moi pour rejoindre les garçons qui m'attendaient dans le salon. Nous restâmes silencieux pour l'écouter se coucher. Une fois que nous fûmes certains qu'elle s'était endormie, nous reprîmes notre conversation.
-Que va-t-on faire Edward ?
-Je n'en ai pas la moindre idée. J'attends le retour de Carlisle pour voir ce que nous pouvons faire. Forks n'est pas un lieu pour elle, surtout avec les Quileutes à côté.
-Nous ne lui ferons pas de mal, tu le sais ça ?
-Oui Em', je le sais ça. Je m'inquiète plus de ce qu'ils pourraient lui faire s'ils la retrouvaient.
-Ils méritent de mourir dans d'atroces souffrances !
-Je suis d'accord avec toi Rose. Le souci c'est que Carlisle refusera l'affrontement, j'en suis plus que sûr.
Nous fûmes interrompus par les gémissements de notre humaine et s'en réfléchir, nous nous levâmes de concert pour aller dans sa chambre.
Elle avait toujours les yeux fermés mais son visage transpirait la peur. Elle agrippait ses draps pour se cacher de quelque chose ou de quelqu'un… Soudainement, ses yeux s'ouvrirent et je pensais qu'elle venait de se réveiller mais malheureusement, elle était toujours plongée dans son cauchemar. Elle hurla à nous glacer le sang et déchira le drap qui la couvrait. Elle donnait l'impression de se battre contre quelqu'un.
-Emmett, retiens là ! Elle va se faire mal.
J'avais mal au cœur pour elle. Elle se débattait comme un diable et lorsqu'Emmett s'approcha, elle lui envoya un coup de pied qui atteignit le menton de mon homme. Un craquement sinistre se fit entendre et j'eus l'impression de voir sa cheville doubler de volume en quelques secondes.
-Edward, il faut que tu lui parles. Elle se sent en sécurité avec toi.
Je me plaçai en face d'Emmett pour maintenir le corps de Bella pendant qu'Edward s'approchait de sa tête pour lui parler à l'oreille en lui caressant les cheveux.
-Bella, réveille-toi. Je te protégerais à jamais. Tu dois te réveiller pour nous dire qui t'a fait ça. Nous les tuerons pour toi.
Elle avait de la force et cherchait à se soustraire. Ses yeux, toujours grands ouverts, laissaient s'échapper de grosses larmes. Elle cria une dernière fois avant d'étouffer, j'eus la même sensation qu'elle. Je revivais ma dernière nuit humaine en la voyant agir ainsi.
-Bella, s'il te plait, écoutes-moi. Nous n'allons pas te faire de mal.
Sa poitrine fut aspirée vers le haut et elle grogna en pleurant. Edward continua sa litanie pour la ramener à nous.
-Bella. Ecoute ma voix. Regarde-nous, tu ne crains rien. Personne ne va te faire du mal.
Ses yeux se refermèrent instantanément et elle fronça les sourcils.
-Bella ? Tu m'entends ?
-Edward ? Tu es venu me sauver ?
-Oui. Réveille-toi nous allons partir.
-Tu me remmènes à Seattle ?
-Non pas pour l'instant mais je vais te protéger.
-Il faut retrouver Santi.
-Promis, je t'aiderais. Maintenant, réveille-toi !
Elle ouvrit les yeux en nous regardant sans comprendre. Je saisis un plaid pour la recouvrir puis me décalai pour lui laisser de l'espace.
-J'ai encore fait un cauchemar…
-Oui Bella.
Elle se remit à trembler en pleurant et se recroquevilla sur elle-même.
-Tu vois Edward, je t'avais dit que je ne pouvais plus dormir.
Il fallait absolument qu'on sache qui lui avait fait du mal. Je souffrais de la voir détruite. A cet instant, je me fis la promesse de tortures ses bourreaux et le hochement de tête d'Edward me confirma qu'il pensait la même chose. Il nous restait juste à savoir qui était Santi maintenant.
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Alors qu'en dites-vous ? A mardi prochain.
