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Maintenant que je suis certain que Tobias et moi sommes en couple, ça me fait encore plus mal de penser à notre éventuelle séparation. Plus que quelques mois.. Quatre tout au plus.
-Que fais tu cette fin de semaine? Me demande-t-il en sortant d'un cours que nous avons en commun.
-Je sais pas trop. Je crois que c'est à mon tour de laver la maison.
Dans ma famille, à chaque deux semaines une personne à tour de rôle doit faire le ménage de la maison. Du rez de chaussé jusqu'au premier étage. Passer le balais, laver les planchers, astiquer les carreaux de la salle de bain, faire la lessive.. tout. Ma mère adore quand tout est parfaitement propre dans la maison. Pendant se temps (toute la journée), les deux autres vont faire du bénévolat.
-Le jour du lavage, dit-il compréhensif.
-Et toi, que fait tu cette fin de semaine?
-J'en sais rien. Marcus.. Mon père, se reprit-il un peu douloureusement, sera sorti toute la fin de semaine. Je sais pas trop pourquoi..
-Au moins tu aura une fin de semaine de répit, ajoutais-je.
-Tu viendrais me visiter?
-Te visiter? Tu veux dire venir chez toi?
-Bah ouais..
L'idée de me retrouver chez lui me plaît bien. Voir à quoi ressemble sa chambre.. Bon d'accord, sa chambre ne doit pas être grandiose, car le peu de décoration que les Altruistes permet d'avoir n'est pas remarquable.. Mais j'ai envie de voir où vit-il.. Je n'ai pas davantage de raison.
Nous marchons côte à côte. Le couloir étant bondé de gens par endroit nous oblige à nous rapprocher l'un l'autre de temps à autre. À chaque fois que je le frôle, une agréable odeur de lessive s'échappe de son pull gris d'Altruiste.
Peut-être que sa chambre sent ça aussi.. pensais-je.
Que ça doit être agréable de pouvoir dormir dans cette odeur.. me répondis-je.
N'ai pas trop d'espoir, tu risque de le regretter! Poursuivais-je intérieurement.
-Pourquoi pas? Si j'ai le temps, je viendrais après le ménage.
Il me souris légèrement.
-Oh et puis, je tacherais de faire vite, ajoutais-je.
Ce qui est bien dans une maison d'Altruiste, c'est que même quand la liste de tâche ménagère est longue, elle ne dure pas longtemps. Je ne sais pas si c'est ainsi dans toutes les maison, mais dans celles que j'ai vu, il n'a jamais grand chose à laver. Tout est presque toujours propre où lavé immédiatement lorsque taché me permettant ainsi d'aller rejoindre Tobias chez lui plus tôt.
Je met mes souliers et part vers la maison de Tobias. C'est la première fois que je vais chez lui, mais il ma bien indiqué c'était laquelle lorsque nous avons passé devant il y a quelque jours. Il est facile de se perdre dans les rues droites et identiques des Altruistes, mais quand ça fait 16 ans que vous vous y promenez, c'est très facile de s'y retrouver.
Je cogne à la porte de la maison des Eaton. La famille Eaton ne compte que deux personnes: Marcus et Tobias. La femme de Marcus et la mère de Tobias étant morte il y a un moment.
L'objet de la plupart de mes pensées depuis quelques semaine m'ouvrit avec le sourire.
-Tu as fini rapidement, dit-il.
-Il n'y a pas plus vite que moi.
-Je vois, dit-il. Alors, tu entre? Continue-t-il en se tassant pour me laisser entrer.
-Oui oui, dis-je en entrant.
C'est sans surprise que je découvris un salon pareil comme le miens.
-C'est joli la décoration chez toi..
Il rigole.
-Comme dans tous les salon Altruiste, dit-il.
-Ouais, mais la tienne est plus belle.
-Et pourquoi?
-Parce que tu es dans cette pièce, dis-je avant de me rapprocher de lui pour l'embrasser tendrement.
Nous nous embrassons encore et encore, toujours et toujours.
Lorsque la journée fut avancée et que nous n'avons fait que nous embrasser..
-J'ai la bouche sèche à force de t'embrasser, tu as quelque chose à boire?
Comme réponse, il m'embrasse sur la joue, toujours collé à moi, un bras par dessus mon épaule, sur le sofa du salon.
-Aller, en plus je commence à avoir mal aux fesses à force d'être assis ainsi.
Il baisse les yeux sur moi, vis-à-vis mes hanche et le remonte rapidement. Il se lève et m'entraîne par la main dans la cuisine.
-Tu veux boire quoi?
-Juste de l'eau, ce serait parfait.
Après mon deuxième verre d'eau consécutif, Tobias se recolle à moi. Il passe ses bras autour de ma taille et sent mes cheveux.
-J'espère que tu apprécie mon odeur, dis-je la tête collé à son torse.
-Je l'adore, dit-il.
-J'aime bien le tienne aussi, dis-je en reniflant son t-shirt exagérément.
Il rigole sans se décoller de moi.
-Dit donc, Tobias, je ne te croyais pas aussi câlin..
Il ressert son entrainte.
-Aller, communique un peu avec moi. J'aime le son de ta voix, dis-je en passant mes bras autour de sa taille, comme lui le fait avec moi.
-Je t'aime.
Ces mots.. Si mélodieux, si beaux on franchis ses lèvres.. Enfin.
