Voilà le nouveau chapitre ! :D Enfin le premier rapprochement ;) !

Petit récap' du dernier chapitre : En chemin pour Shabondy, July raconte l'histoire de comment elle a eu son fouet et de la raison de son rêve de piraterie à Ace

Bonne lecture !


Chapitre 7 :

Nous arrivâmes sur Shabondy en début de matinée. Les trois bateaux du groupe, notre division et celles de Curiel et Haruta, furent amarrés dans un des groves des quartiers dient de non droit.

Je descendis à terre et fis quelques pas. Une substance s'accrocha à chacun de mes mouvements. Je posai ma main au sol pour y découvrir un mélange gluant.

- Qu'est ce que c'est ? me demandai-je.

Jack me rejoignit et vis mon interrogation. Une bulle sortit alors d'un coup du sol devant moi et monta dans le ciel.

- aaahhhh ! m'exclamai-je horrifiée.

- hahaha ne t'inquiètes pas c'est normal, me rassura le sous-commandant.

Je le regardai perplexe, il continua son explication :

- Regarde bien autour de toi. Nous ne sommes pas sur une île mais sur une forêt de mangroves d'où le nom d'archipel Shabondy.

- Mais cela n'explique pas toutes ces bulles, disais-je curieuse.

- Enfaite les racines des mangroves sécrètent une résine qui devient une bulle quand de l'air sort des arbres. Elles ont beaucoup d'utilités ici tu verras, continua-t-il.

- C'est surprenant ! m'émerveillai-je en m'approchant d'une d'entres elles.

Le décor était somptueux, un nombre incalculable de ces arbres se dressaient fièrement devants moi. Ils étaient entourés de ces fameuses bulles qui donnaient un côté féerique à l'endroit. Je me relevai, et rejoignais le petit groupe qui s'apprêtait à parcourir l'île.

J'entendis mon commandant m'appeler :

- July attend !

Il s'approcha de moi et me tendit une petite bourse.

- Tiens, disait-il, père veut que tu t'achètes des nouveaux vêtements.

Il est vrai que depuis mon arrivée d'il y avait un mois, mon seul vêtement était encore ma robe blanche bien qu'Ann m'avait prêté des affaires.

- Non c'est bon je vais me débrouiller avec mon propre argent, répondis-je.

- Non prends le, c'est cadeau pour ton arrivée, contra-t-il.

Je me résignai et lui demandai en le voyant repartir :

- Tu ne viens pas avec nous en ville ?

- Non je dois m'occuper du revêtement avec Curiel et Haruta, je vous rejoins après.

Il me souriait avant de lancer un « à plus ! » collectif. J'accrochai ma bourse à ma ceinture et retournai près des autres. Notre petit groupe pour l'expédition se composait de la bande habituelle de la seconde division. Au fur et à mesure du temps passé avec eux, j'avais appris à m'attacher à eux et leurs personnalités. Quant à eux ils m'avaient fait une petite place pour moi dans leur groupe. Je leur faisais confiance et s'était réciproque.

Nous décidâmes de partir vers les quartiers touristiques. L'archipel était séparé en plusieurs zones, dont certaines où aucunes lois n'étaient respectées. Ren m'avait conseillé de faire très attention, me donnant des interrogations sur les faces cachées d'ici.

Arrivés au lieu désiré, nous visitâmes un peu la ville. Tout était très beau, les maisons étaient de couleurs claires et un dallage recouvrait le sol.

Nous marchions normalement quand un murmure parcourut la foule ainsi qu'une certaine tension.

- Et merde ! grogna Tom.

Les visages de mes compagnons devinrent crispés, avec une lueur de dégoût dans leurs regards. Ils allèrent sur le côté de la rue, Ben m'empoignant par le bras. Certaines personnes s'agenouillèrent sur le sol.

- Mais qu'est … commençai-je à dire.

- Ecoute moi, m'ordonna Ben, agenouilles toi comme tout le monde c'est un ordre ! Et quoi qu'il se passe ne fait rien et ne les regardes pas dans les yeux !

J'acquiesçai et m'exécutai. Un silence pesant remplaça la bonne humeur d'il y avait peu. Puis, des pas se firent entendre. Je regardai la scène du coin de l'œil, le plus discrètement possible. Des soldats s'avançaient entourant un homme se faisant porter par un autre. Le porteur ne portait qu'un simple short, montrant de nombreuses ecchymoses, et des chaînes étaient attachées à son cou et ses mains. Tandis que l'autre personne, avaient une tunique blanche, son visage était protégé par une bulle. Il frappa son porteur avant de lui dire des obscénités sur sa lenteur et par rapport à une certaine infériorité.

Une rage aveugle me révulsait de l'intérieur, je n'avais qu'une envie : aider ce pauvre malheureux. Mais je restai à ma place, respectant les ordres de Ben.

Les protagonistes passèrent jusqu'à disparaître complètement. Je me retournai vers les autres et m'écriai :

- On peut m'expliquer ce qui vient de se passer ?! Il faut aller l'aider le pauvre !

Ils me regardèrent contrits. Ren décida de me répondre :

- Nous pensons tous comme toi mais on ne peut pas.

J'allais lui rétorquer le contraire mais il m'arrêta d'un geste et continua :

- Ces personnes on les appelle les dragons célestes, ce sont les descendants des membres fondateurs du gouvernement mondial. Ils ont tous les droits, rien ne leur est impossible et ils se croient supérieurs à nous par leurs lignées. Bien que ce n'est pas l'envie qui nous empêche de les tuer pour toutes leurs horreurs comises, mais le problème s'est que si tu touches à l'un d'eux, ils envoient un amiral de la marine te régler ton compte, ce que je ne te conseille pas. Et la proximité entre Shabondy et Mariejoie n'arrange en rien cela. Tu vois maintenant pourquoi tu ne dois rien faire contre eux et subir leurs règles ?

- Ouai, admettais-je à contre cœur.

Je ne comprenais pas comment des personnes comme celle-ci pouvaient se retrouver à la tête de la société. Un profond dégoût m'empara. Si j'écoutais mon cœur j'irai aider ce malheureux mais je laissais parler ma raison et ne fit rien.

Pour nous changer les idées, nous allâmes dans un bar du coin. Même si les images précédentes me hantaient encore, mes amis et le saké réussissaient à me redonner le sourire, jusqu'à oublier complètement mes tourments.

Je décidai de les laisser là, et partis le cœur léger sous leurs recommandations de faire très attention.

J'allai en direction du centre commercial. Je vis de nombreuses personnes utiliser les bulles comme moyen de transport ou bien sac, attisant ma curiosité. Quand je fus arrivée à destination, je me dirigeai vers un petit magasin avec des prix raisonnables.

Comme le climat changeait entre les différentes îles, je pris des vêtements pour toutes les saisons. Je m'achetai quelques pulls et tee-shirts simples ainsi que deux jeans, trois shorts et une veste en cuir beige. Puis j'allais chez un marchand de chaussure et trouva une paire de sandale et une de botte.

Mes achats terminés, je pris la décision de rentrer au navire se trouvant au grove 15. La population se fit de plus en plus rare quand j'entrai dans la zone de non-droits. Je me demandai ce qu'il pouvait bien se passer ici pour laisser ces zones sans protection.

Tout était calme. Aucune habitation, seules quelques ruines apparaissaient sur mon chemin.

Un bruissement de feuille derrière moi m'alerta. Je me retournai vivement et rien. Je me faisais sûrement des idées. Je continuai mon chemin quand le bruit recommença accompagné d'un craquement montrant une présence.

- Qui est là ? disais-je.

Aucune réponse ne me parvint mais les fourrés plus loin commencèrent à remuer. Je posai mes affaires et pris mon fouet, aux aguets de toute tentative d'attaque.

Puis, un ricanement brisa le silence. Un groupe d'une trentaine d'hommes sortit de leurs cachettes. Ils étaient tous d'une carrure beaucoup plus imposante que la mienne et, armés jusqu'aux dents.

Un mauvais pressentiment monta en moi, que me voulaient-ils ?

- Qu'est ce que vous me voulez ? demandai-je hostilement.

Un homme, le chef sans aucuns doutes, s'avança par rapport aux autres, une épée faisant ma taille à la main.

- Juste toi gamine, répondit-il avec un sourire sadique.

Des sueurs froides me prirent. Ils vinrent tous vers moi en même temps, leurs armes prêtent à s'abattre.

J'activai de suite les pics de mon fouet. Ils m'attaquèrent à plusieurs en même temps. Je contrai les coups et les blessai mais il en revenait toujours.

La fatigue prit petit à petit le dessus, je baissai ma garde et reçu des coups plus ou moins grave.

Ils étaient trop nombreux, je ne pouvais pas les battre. Mais aucune issue ne m'était possible étant entourée de toutes parts.

Je les envoyai balader de mieux que je le pouvais. Mais pendant que je m'occupais de ces hommes, le chef profita d'un moment d'inattention pour me donner un coup violent à l'arrière du crane. Je tombai à terre, ma vision se fit trouble et une douleur me lançait dans la tête.

Il me désarma d'un coup de pied dans le bras et m'attacha solidement mes poignets et mes chevilles.

Je repris contenance, et commença à me débattre mais j'étais trop bien attachée. Je leur lançai un regard noir tout en essayant de défaire les nœuds.

Ils me regardaient tous comme une marchandise, un sourire victorieux collé aux lèvres comme après une belle prise.

- Lâchez-moi ! ordonnais-je.

- Désolé gamine, mais on ne peut pas laisser passer un aussi bon produit que toi, me contra leur chef, tu feras une très bonne esclave héhéhé !

Une esclave ? Mais de quoi il parlait ? Une peur me prit comprenant que ma situation était critique.

- Je crois que vous n'avez pas compris ! Lâchez-moi ou vous allez le regretter !

- Tu ne nous fais pas bien peur gamine héhé ! rigola-t-il.

Un des hommes vint me tenir par leur épaule tandis que le chef se rapprocha de moi avec un sac de toile à me passer sur la tête. J'étais transie de peur, me secouant de partout pour qu'on me lâche mais il tenait bon.

- Non non ! Arrêtez ! criai-je horrifiée.

J'avais compris une chose, s'ils m'emmenaient je n'avais aucune chance de revenir.

Il allait me passer le sac quand un jet de flamme apparut. Un sentiment de déjà vu me prit et raviva l'espoir en moi. Il était encore là pour me sauver, comme il l'avait fait quelques semaines auparavant.

- Ace ! m'écriai-je de joie.

Je le regardai, un regard à en faire peur aux plus aguerris avait remplacé son air jovial. Il les attaqua les uns après les autres, les battants avec une telle aisance. Il n'en laissait aucun s'échapper et finit avec le chef des brigands en le brûlant à vif dans une colonne de feu.

Une fois tous les asseyant à terre, il vint vers moi me détacha mes liens et m'aida à me relever.

J'étais debout, mais mon corps refusait de bouger. J'étais secouée par des spasmes, je me maudissais moi-même de ma faiblesse, si j'avais été plus forte jamais tout cela ne se serait passé ! J'étais encore faible pour être effrayée par si peu, j'avais du chemin encore à faire jusqu'à mon rêve. Je n'osais pas imaginer ce qu'il se serait passé si Ace ne m'aurait pas sauvé, j'aurais préféré mourir que de devenir ce qu'ils disaient comme esclave.

Le brun pour m'aider, fit un geste inattendu. Il me prit dans ses bras pour m'apaiser, une main me serrant contre lui et l'autre me caressant doucement les cheveux. Il me chuchotait des paroles apaisantes à l'oreille.

De mon côté, je me laissai aller à cette étreinte. Je ne pouvais décrire cela convenablement mais quand je le sentis contre moi, mon cœur rata un battement et une joie prie place en moi. Je me sentais bien contre lui. Je me collais le plus possible contre son torse, son odeur musquée et virile remplissant l'air autour de moi. J'avais oublié combien celle-ci avait le don de m'envouter.

Son geste fut gagnant, car je me calmais petit à petit. Voyant qu'aucuns de nous deux ne lâchions l'étreinte, je la défis. Je ne m'éloignais même pas d'un pas, il laissa ses mains au niveau de mes hanches.

Je rougissais me rendant compte de ce qu'il venait de se passer. Beaucoup de questions prenaient place dans me tête dont la plus répétitive était : qu'était cette sensation que j'avais ressenti pour le brun à l'instant ?

Mes idées encore confuses, je décidai de les laisser de côté pour le moment. Je levai timidement mes yeux, étant encore toute rouge, et le remerciai :

- Merci Ace …

- C'était normal, ils osent ne serait-ce que te toucher, ils auront affaires à moi.

Mon cœur accéléra par cette annonce. Je levai les yeux vers les siens, et me perdis dans ses pupilles onyx. On y décelait de la gentillesse mais aussi une sorte de possessivité et de tendresse très prononcée que je n'arrivais pas à expliquer la présence dans son regard.

Il alla ramasser mon fouet qu'il me tendit puis mes achats qu'il garda d'une main. Il me prit par la main et commença à avancer en direction du bateau.

Je ne lâchai pas et restait toujours près de lui. Je me sentais protégé par la présence du brun et la peur que d'autres inconnus surgissent de nulle part disparaissait quand il me caressait ma main avec son pouce.

Une question me trottait dans la tête :

- Pourquoi ils disaient de faire de moi une esclave ?

- Il y a un marché d'esclave autorisé par la marine ici, me répondit-il, beaucoup finissent vendu à des nobles ou les dragons célestes.

Je ne répondis pas, le dégoût me reprenant. Encore eux … Cela expliquait la situation de l'homme de tout à l'heure. Comment une telle atrocité pouvait exister ? Et que faisait la marine ? Rien et c'était bien cela le problème.

Nous arrivâmes sur le navire, certains étaient dehors mais ne faisaient pas attention à nous. Il me raccompagna jusqu'à ma chambre.

J'étais à l'encadrement de la porte, j'allais encore le remercier quand il me baisa le front d'un geste protecteur.

- Ils ne reviendront pas, tu n'as plus rien à craindre July.

Il me fit son plus beau sourire avant de partir en ma lançant un « à tout à l'heure ! ».

Mon cœur ne s'arrêtait pas d'accélérer. Tous ces gestes me chamboulaient au plus haut point. Je fermai la porte et allai me prendre une douche pour me changer les idées.


Cela faisait maintenant deux jours que nous étions amarrés. Les revêtements des trois bateaux étant maintenant finis, les commandants avaient prévus notre départ au lendemain matin.

J'étais sur le pont et attendais Ace. Plus tôt dans la journée, il m'avait prévenu que ce soir il m'emmenerait quelque part. Il arriva et je le suivis à l'intérieur de l'archipel. La nuit tombait petit à petit.

Une fois au quartier touristique, je lui demandai notre destination :

- Où m'emmènes-tu ?

- Au parc d'attraction de Shabondy.

A ces mots, mes yeux pétillèrent d'excitation. Jamais de ma vie je n'étais allée dans ce genre d'endroit, ce sera une première pour moi. Ace remarqua ma joie, un grand sourire satisfait naquit sur son visage.

Nous arrivâmes enfin à destination.

C'était magnifique, les couleurs resplendissaient en cette nuit. Les bulles étaient présentes de partout. J'étais émerveillée par tout cela.

Le brun à mes côtés trépignait d'impatience d'aller tester les manèges et manger les sucreries. Révélant ainsi son âme d'enfant.

Nous allâmes directement aux attractions donnant le plus de sensations. Nous accumulâmes les tours de grand huit et autres manèges dans le genre. Nous riions aux éclats par toute cette adrénaline dans nos veines.

Puis, nous continuâmes notre petit tour par les stands de nourriture. Ace dévalisa tous les magasins et alla s'asseoir sur un banc. Il mangea, et fit une crise de narcolepsie avant de se réveiller et continuer son repas normalement. Je le rejoignis me contentant de petite glace vanille chocolat que je dégustais tranquillement.

Nous finîmes notre soirée par un tour de grande roue.

La vue que donnait la hauteur sur Shabondy était des plus belle. De nombreuses lumières éclairaient au loin les différents quartiers. Au dessous, le parc grouillait de monde qui se pressait vers les manèges.

J'étais fascinée par tout cela, je me collais un peu plus contre la bulle pour ne pas en louper une miette.

J'avais l'impression d'être redevenu une enfant, émerveillée par tout ce qui m'entoure.

Je sentis un regard pressant sur moi. Je me retournais et vis le brun me contempler. Un petit sourire en coin et une expression dans le regard que je ne saurais définir. J'étais gêné par cette attention qu'il me portait si bien que je rougis vivement.

L'attraction finît son tour et nous descendîmes.

Nous décidâmes alors de rentrer. Arriver au navire, je le remerciai :

- Merci beaucoup Ace, c'était une magnifique soirée.

- De rien, bonne nuit, me répondit-il simplement.

Et je le regardais s'engouffrer dans le navire avant de faire de même pour rejoindre mes appartements.


Cela faisait maintenant deux heures que tout le monde se préparait au départ.

Ils venaient de faire gonfler la bulle par je ne sais qu'elle mécanisme. Ils déployèrent les voiles, Ace donnant les ordres de navigation.

Le bateau commença à couler avant de se laisser submerger complètement par les flots.


J'espère que ce chapitre vous aura plu :)

Et comme toujours les derniers mots : une review pour motiver l'auteur ! haha x)