*se cache derrière Sirius*

Euuuh... désolé-pour-le-retard-mes révisions-me-prennent-trop-de-temps-désolééééééé !

Voilà le chapitre... le dernier avant la deuxième semaine de janvier parcequej'aimespartiels jesuisvraimentdésoléééé me tuezpaspitiééééé...


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Chapitre 8 : Bref, Remus a une vie de merde.

Ou,

Parce qu'il devrait y avoir des quotas de naturistes dans les films (et les fics. Bon, pour être honnêtes, c'est plus des quotas de gens habillés qu'il faudrait mettre dans les fics. XD)

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Les Sovrano rentrèrent tranquillement de la finale de la coupe du monde de Quidditch. Enfin, une fois que Scath eut fini de retrouver toutes les personnes qui l'avaient escroquée et leur avait fait payer leur dette au centuple –littéralement. Elle put ensuite redevenir elle-même.

Et le temps s'écoula tranquillement.

L'aube venait de se lever. Plus ou moins. Peut-être plus que moins, en fait. D'ailleurs, il faisait déjà plutôt pas mal jour.

Mais ce n'est pas le sujet.

Dans une large chambre impeccablement rangée qui avait été redécoré aux couleurs noire et rouge quelques jours avant, dans un vaste lit à deux places dont les larges oreillers cachaient habilement une demi-douzaine de dagues, deux poings américains et une baguette, Harry Sovrano ronflait.

Fort bruyamment.

A côté de lui, les restes d'un pyjama gisaient pitoyablement, ayant été inconsciemment enlevés durand la nuit à cause de la chaleur inhabituelle de cet été-là.

Scath sifflota en égorgeant un anonyme quidam (qui ressemblait suspicieusement à Ron Weasley), ses courts cheveux blonds ébouriffés par le vent qui soufflait sur le mont Rushmore. Elle se tenait sur la tête d'Arnold Schwarzenegger, et fit un petit salut à Harry qui, installé sur le nez de Rogue, étripait joyeusement un autre anonyme quidam (qui avait un petit air de famille avec Bruce Lee).

Harry, dans son sommeil, sourit joyeusement.

_Quoi de neuf, Harry ? Cria la jeune fille en balançant le corps de sa victime dans le vide. Tu savais que la Saint-Valentin était dans deux jours ?

_Un peu mon neveu, répondit l'adolescent en époussetant sa manche. Avec qui tu vas au bal ?

Un petit pli d'inquiétude se forma entre ses deux yeux.

La bouche de Scath s'ouvrit pour répondre. Et un rire suraigu et dément en sortit.

Le front d'Harry explosa.

Il hurla.

Harry se redressa d'un bond sur son lit. L'une main était sur sa tête, et l'autre crispée dans les draps. Sa poitrine se soulevait de manière erratique. Il haletait.

Il tâta son front, et tomba sur le centre de sa douleur en frôlant sa cicatrice. Immédiatement, il se raidit, le corps traversé par un éclair de douleur et les yeux grands ouverts, incrédules.

Par la mouette de Grindelwald, qu'est-ce que c'était que ça ?

De son rêve, il ne se rappelait plus grand chose. Une histoire de Saint-Valentin… avec Bruce Lee et Rogue ? –Non, il y avait Scath- Sur le nez de Rogue ? Et ensuite Washington était égorgé -mais pourquoi diable était-il roux ?

Harry sentit son mal de tête revenir. Rêve à la con.

Grommelant avec l'aisance que confère l'habitude et quatre ans de proximité avec Neville Londubat (qui avait élevé le grommellement au rang d'art), Harry sortit de son lit, les vapes du sommeil revenant au travers de la douleur de sa tête.

Il traversa d'un pas lent sa chambre, sortit dans le couloir, et-

_MATE LES JOURNAUX, HARRY ! Brailla une Scath furieuse en lui fourrant la Gazette du Sorcier sous le nez.

_Gzztssph ?

Scath ne répondit pas. Harry battit des paupières, se saisit du journal, et remarqua au passage qu'il n'y avait aucune trace de la manche en soie noire de son pyjama sur son bras.

En fait, il n'y avait aucune trace de soie noire sur son corps.

Un silence s'écoula. Scath était plus rouge qu'il n'était humainement possible de l'être, et Harry se demanda distraitement si son cerveau n'allait pas exploser à cause de l'afflux massif de sang.

Ensuite, il capta qu'il était à poil.

La suite resta dans sa mémoire comme une succession assez confuse de glapissements un peu trop féminins pour le bien de sa testostérone, une maladresse qui conduisit à une chute de deux corps, une position très compromettante, des hurlements de rire (Gaby avait du arriver), beaucoup trop de cliquetis d'appareil photos et un gloussement hystérique semblable à un aboiement.

Tout redevint à peu prés clair lorsque Remus arriva.

En quelques secondes, Harry avait une couverture autour de lui, était assis dans sa chambre avec une tasse de chocolat chaud à la main et quelques mashmallows grillés entourés de caramel, Scath se trouvait dans la cuisine avec deux tasses de chocolat chaud arrosés de Biérreaubeurre et une petite pile de Gallions qu'elle câlinait pour se débarrasser du choc, et Sirius et Gaby, debout dans le salon, baissaient la tête, piteux, sous le doigt réprobateur et agité de Remus qui avait chaussé sa plus belle aura d'Autorité Morale.

_... Vraiment deux gamins… embarrasser ces pauvres enfants… et prendre des photos… qu'aurait pensé ta mère, Sirius –ne réponds surtout pas, c'est de la rhétorique-… aucun sens du tact ou de la gentillesse… totalement déçu… mériteriez d'être punis… allez les traumatiser avec vos bêtises… me demande comment ils ont fait pour grandir avec vous comme seules figures parentales… arrêtez de rire !

Trop tard. Devant Remus, devant le grand, sérieux, stricte, impressionnant Remus, Gaby et Sirius se tordaient ouvertement de rire.

L'ex-professeur croisa les bras, et se massa lentement l'arrête du nez. Mais pourquoi, pourquoi est-ce que je continue à venir dans cette maison de fous ?

Ah oui. Il était cinglé.

Quoique la présence de Marcel (qui, du haut de ses deux siécles, avait des choses absolument passionnantes à raconter d'un point de vue historique) jouait aussi beaucoup.

Ce qui expliquait pourquoi Remus ne s'enfuit pas en courant par la porte –qui était de toute manière fermée à clé. Au lieu de cela, il décida d'utiliser La Menace Ultime.

Il brandit un paquet devant lui. Il s'agissait de pâte de gâteau au chocolat « Faites-Le-Vous-Même-En-Trois-Minutes-Satisfait-Ou-Remboursé » De Ma Grand-Mère™

Gaby et Sirius cessèrent aussitôt de rire. Remus sortit sa baguette.

Le paquet se mit à fumer.

Deux cris d'horreur furent entendus. Le sourire de Remus était l'incarnation du sadisme.

_Plus de gâteau, dit-il. Jusqu'à ce que vous soyez sages.

_Plus… plus du tout ? Questionna Sirius avec des larmes dans les yeux.

_Plus du tout.

Remus quitta la pièce avec le sentiment du travail accompli.

Il regarda sa montre. Il avait très exactement deux heures pour persuader Scath de en pas devenir nonne à la vue d'un jeune homme nu (il est à noter qu'ici, la vision de Remus sur les jeunes filles adolescentes datait probablement d'un ou deux siécles) et réconforter Harry en lui assurant qu'oublier ses vêtements était parfaitement compréhensible, mais qu'il devait quand même faire attention –ou s'inscrire dans un camp de naturistes.

Et ensuite, il devait partir, éviter de se faire enfermer dans la cuisine jusqu'à ce qu'il finisse par craquer et cuisiner un fondant au chocolat (Sirius et Gaby pouvaient être relativement drastiques lorsque les gâteaux au chocolat étaient concernés), et déjeuner chez les Potter en évitant de mentionner qu'il allait régulièrement visiter l'ex-meilleur ami de James et présent évadé.

Mais quand diable sa vie était-elle devenue aussi compliquée ?

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sSs

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Harry et Scath purent à nouveau se regarder sans rougir de honte uniquement le lendemain soir, et ce malgré les véhéments discours de Remus puis Sirius, qui leurs répétaient que « ce qui arrive arrive, tu l'as vu/elle t'a vu nu, pas besoin d'en faire un fromage et maintenant arrête de jouer à l'ermite, par les cavités nasales de Merlin ! »

(Ils n'avaient reçus en retour que des « mais-oui-mais-non-mais-voilà-c'est-que-enfin-bref-tuvoiscquej'veuxdire » suivi par des portes qui étaient invariablement claquées au nez).

Ceci dit, Harry vérifia tout de même par trois fois qu'il avait bien mis son pantalon –et un caleçon dessous- avant d'entrer dans le salon.

Scath était avachie sur le canapé, comme à son habitude, et lisait un énorme volume qui semblait contenir plus de poussière qu'un livre n'aurait dû en contenir. Il n'y avait pas de titre.

Okay. Je peux le faire.

_Qu'est-ce que tu lis ? Questionna Harry en se félicitant pour son ton nonchalant.

YES !

Scath leva les yeux, et Harry n'aurait su dire si son air légèrement ennuyé était véritable –elle détestait être interrompu en pleine lecture- ou si elle avait opté pour la même stratégie que lui.

Ce devait être la première option. Après tout, Scath le considérait comme son frère : une fois passé le choc initiale, elle avait du se raisonner. Non ?

_Un traité sur les runes suédoises, répondit-elle. Pour ma spécialisation. T'as pensé à la tienne ?

_J'ai commencé, dit Harry –qui n'avait rien commencé du tout.

_... T'en es toujours au point mort, pas vrai ?

Zut.

_Je… me donne le temps d'y réfléchir. Tu sais, trouver les points forts, tout ça tout ça.

Le sourcil haussé de Scath contenait tout le sarcasme du monde. Harry sut qu'il était percé à jour et ses épaules s'affalèrent misérablement.

_J'ai absolument aucune idée, marmonna-t-il. Je crois que je vais juste prendre ma retraite et devenir vendeur de chaussettes.

Scath soupira et plongea une main dans sa poche, pour en sortir un bout de papier plus froissé qu'il semblait humainement possible de le faire avant de le tendre à Harry, qui le prit machinalement.

_Cet été, quand t'étais encore chez les Potter, j'ai été fouiller dans la bibliothèque pour trouver un truc qui me donnerait des renseignements sur la spécialisation, et qui m'aiderait à choisir. Et je suis tombé là-dessus.

_Un bout de papier ?

_Je vais ignorer cette remarque parce que je suis sûr que tu tiens à rester en vie. Ceci est la référence pour un bouquin –un registre, en fait. Il est assez vieux, mais toujours tenu à jour. Tu y trouveras toutes les spécialisations qui ont existé dans la famille. C'est pas grand-chose, mais ça donne des idées. Elles sont rangées par catégorie, donc si tu as déjà une petite idée de ce que tu voudrais, tu peux directement chercher dedans.

Wow. La classe.

Une soudaine pensée frappa Harry.

_Tu as pu trouver la spécialisation de Gaby ? Demanda-t-il avec espoir.

Scath pinça les lèvres.

_Nan. Toutes les spécialisations sont anonymes.

Ils poussèrent un unanime soupir frustré avant d'échanger un regard surpris puis joyeux : tout était redevenu comme avant.

_Je vais aller voir ce bouquin, fit Harry en regardant la feuille, qui contenait le numéro de l'étagère et la référence du livre (normalement, la bibliothèque des Sovrano était l'incarnation de la théorie du chaos. Mais Scath, dans un moment d'irritabilité extrême du au fait que son roman préféré soit introuvable –Harry l'avait finalement retrouvé trois mois plus tard, avec une couverture différente et des pages qui étaient passées de l'anglais à l'hébreux- avait tout étiqueté. Du moins tout ce qui était important. Pour elle.)

_Fais donc, fais donc, petit scarabée, souffla Scath d'une voix absente en reprenant son bouquin.

Harry plia le papier entre ses doigts, et se tourna vers la porte du couloir, lorsqu'il fronça les sourcils.

_Scath…

_Oui ?

_On est quelle date aujourd'hui ?

_Le 31 août pourquoi ?

Ils se regardèrent.

Ils partaient le lendemain pour Poudlard. Et ils n'avaient fait aucuns de leurs devoirs.

Les Sovrano se ruèrent vers leurs chambres.

_MEEEEEEEEEERDE !


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Voilà... maintenant, pour les remarques pas constructives de l'auteur :

-Petit chap court de transition pour signer la fin des vacances et le début de l'année scolaire…

-Il n'y a pas de signification particulière au rêve d'Harry, mais j'espère que vous aurez compris que ça correspond au moment où Voldy tue Franck-le-jardinier-des-Jedusors-que-personne-connait. C'est une interprétation... euh... sovranesque de la scène, j'imagine.

-Ce que Scath voulait montrer à Harry (et qu'elle ne lui montrera finalement jamais par peur de ramener l'Incident à la surface) était le journal du lendemain de la coupe du monde de Quidditch, où il était mentionné que des bruits de bataille avaient été entendu, et surtout des cris inhumains qui avaient glacé le sang de tous. Scath voulait réclamer des droits d'auteur pour avoir été citée (en tant que « Monstre terrifiant à la voix semblable au croisement d'une Banshee et d'un sombre et ésotérique Dieu de la Colère qu'on aurait frappé dans les testicules »)

Pas plus, désolé, mais je n'ai vraiment pas le temps en ce moment, et poster les sovrano me prend toujours au moins deux heures, avec les corrections et les remarques (surtout les remarques), donc...

enfin bref, je vous aime, je vous adore, REVIEWS ?

Reviews !

A la prochaine !

Signé : La folle