CHAPITRE 7 : ENLEVEMENT

Les vacances scolaires arrivaient à leur terme. Je ne peux même pas expliquer ma joie et l'anxiété qui luttaient dans mon cœur. Au bout de six mois de préparation, j'étais maintenant sûre d'avoir ma place à Poudlard et que je dépassais largement les espérances de Dumbledore. Mais si j'avais su ce qui allait se passer, en se jour du 25 août, j'aurai remis à plus tard mes dernières emplettes de la librairie et serai restée chez moi. Mais comme on dit avec des si on rebâtirai le monde.

J'allais arriver chez Fleury & Bott quand deux hommes me barrèrent la route. Je voulus faire demi-tour mais deux autres hommes arrivèrent dans mon dos. Par habitude mes ailes se déployèrent et quand l'un d'entre eux fut touché par celle-ci, j'eus en vision des choses horribles. Des hommes affublés de masque torturaient à mort un pauvre couple. Quand je quittais cette vision atroce un des hommes tenta de me lancer un sort.

- STUPEFIX !

Mais c'était sans compter ma faculté à connaître les sorts informulés. Je réussis à me faire un dôme de protection et le sort se retourna contre son envoyeur. Avec mon dôme je n'avais pas besoin de ma baguette, sagement rangée entre les plumes de mes ailes.

- Encerclez la ! Ordonna l'un des hommes.

J'attendis que chacun se place, je mis un genou à terre et me mis à formuler une incantation. Peu à peu une aura enveloppa mon corps. Je frappa se sol avec mon poing et tous les hommes furent projetés loin de moi. J'étais prête à me battre de toutes mes forces, seulement je n'avais pas remarqué que malgré moi je m'étais enfermée avec un des hommes. En effet en formant ma protection un d'entre eux avait réussi à y pénétrer. Je fus frappée à la tête. Je tombais au sol, en parvenant toute fois à voir le visage de celui qui m'avait porté le coup.

- Rogue ?

- Emmenez-la, maintenant ! Ordonna celui-ci.

Quatre paires de bras m'empoignèrent. Bien que je luttais, Rogue parvint à me faire avaler une potion qui rien qu'au goût me fixa rapidement quant à son utilité, une potion de sommeil en tout point de vue. Je le regardais avec un air sévère et lui montrai mon dégoût le plus profond à son égard en lui crachant au visage. Je tombais dans les bras de Morphée quelques secondes après ingurgitation.

Je me réveillais sûrement quelques heures plus tard, dans un endroit froid et dépourvu d'objets. Mon repos fût très courte durée, deux hommes venaient de m'attraper par les bras et me tirèrent vers un endroit dont je n'avais pas la moindre connaissance. Et étant encore un peu ensuquée je me laissais faire. Je n'en restais pas moins effrayée, et ne cessais d'hurler :

- Lâchez-moi, où est-ce que vous m'emmenez à la fin ?

D'un seul coup je fus projetée à terre, nous avions du arriver à destination. Quand je me relevais je vis un homme à la chevelure blonde flamboyante et à ces côtés Rogue se tenait droit mais n'osait pas jeter un seul regard en ma direction.

- Bienvenue dans mon antre, me déclara le blond. Je me présente Lucius Malefoy.

- Malefoy, hein ? … J'affichais un petit sourire.

- Mon nom te fait rire ? Hurla-t-il hors de lui.

- C'est juste que j'aie déjà rencontré votre fils. Il a eu quelques ennuis à Poudlard. J'espère que vous ne l'avez pas trop puni, après tout, tel père tel fils comme on dit.

N'importe qui assistant à la scène m'aurai pris pour une suicidaire. Après tout on ne parle pas comme ça à un Mangemort et qui plus est à un des plus proches de Voldemort. J'avais remarqué que Rogue devant mes répliques cinglantes c'était trouvé très vite intéressé par ce qu'il se passait. Je suis sûre qu'il me croyait folle, mais c'était de la fierté bien au contraire.

- Donc qui que vous soyez, je m'en fout royalement, continuais-je.

J'eu juste droit à un crochet du droit de l'un des deux hommes présents à mes côtés. Lucius se leva visiblement contrarié.

- Je n'ai pas l'impression à qui tu as affaire ? …

- A un Mangemort sacrément dépourvu d'intelligence ?, je regardais Rogue. Et sans oublier les abrutis qui le suive !

Un nouveau coup au visage me fût asséné, cette fois-ci cela me fendit la lèvre supérieure. Du sang commençait à ruisseler jusqu'à la base de mon cou.

- Ce que j'aimerais savoir c'est pourquoi vous présenter. Vous savez que quand je sortirai d'ici vous irez à Azkaban, tous autant que vous êtes.

- Tu crois sincèrement que tu sortiras d'ici.

Tous ce mirent à rire, mise à part Rogue.

- Je sortirai d'ici et là plus rien ne vous protègera de moi, pas même Voldemort.

A son nom tous furent prit d'un frisson, je ne manquais pas l'occasion d'enfoncer mes répliques.

- Ne me dites pas que vous avez peur du nom de l'homme que vous osez servir, ça c'est comique.

- Maintenant ça suffit, Lucius se rapprocha de moi et me frappa si fort que j'en tombais par terre. Je crois qu'une petite correction te fera du bien, comme cela tu pourras apprendre à nous respecter.

Il fit un signe de tête et on m'empoigna pour m'emmener dans une autre pièce.

- J'espère que vous avez du temps à perdre.

Je dois bien le reconnaître je ne m'attendais pas à vivre comme cela ma première nuit de captivité. Tout d'abord, ils commencèrent par me faire subir pas moins d'une heure le sort Doloris. Je ne sais pas si c'est la présence de Malefoy ou bien celle de Rogue ou encore celle des deux lors de ma séance qui me poussa à ne pas émettre un seul son. Puis voyant que cela ne m'affectait pas autant qu'il espérait, Malefoy fit un autre signe de tête et mes bourreaux arrêtèrent avec les sort et changèrent de technique. J'eus droit au fer chaud. Ce fût encore plus dur à endurer. Attachée à un piquet au ras du sol, le dos voûté et un fer chauffé à blanc appliqué délicatement sur toute sa longueur. J'aurai aimer hurler mais pris mon mal en patience et serra les dents. Je ne sais plus combien de fois ils ont réitéré l'opération mais c'était arrivé à un stade ou je ne sentais même plus la douleur, je ne faisais que m'effondrer à chaque application. Je crus entendre Rogue répliquer qu'il devait arrêter car sans quoi je ne survivrai pas. Apparemment Malefoy y crut car d'un geste il stoppa tout. On me détacha et Lucius ordonna de m'envoyer dans ma cellule. Ce qui était certain c'est que c'était pas encore terminé, je sentais, comme une intuition que quelque chose allait encore se passer. Et avant même que je ne franchise les portes, une voix rauque se fit entendre.

- Il y a de la viande fraîche, je l'ai sentie depuis ma chambre.

Il y eu un silence de mort.

- Je veux être le premier à y goûter.

- Elle n'est pas là pour cela, tu ne la toucheras pas Greyback, hurla Rogue.

- Du calme Severus, commença ledit Greyback, je veux juste de son sang, son corps je te le laisse.

Je pus voir un regard emplit de haine se poser sur Rogue venant de Malefoy. ¤ Que va-t-il advenir de moi ? ¤ Cette question ne cessait de passer dans ma tête au rythme d'un leitmotiv. Je n'entendis en rien l'issu de la conversation car on m'emmena dans mes nouveaux appartements. Même pas un matelas où dormir, seule la pierre humide et froide comme lit et des rats pour compagnons.

Environ une demi-heure plus tard, un homme massif se plaça devant ma cellule. Je sentais son regard posé sur moi.

- Tu es vraiment magnifique.

La voix rauque était de retour. Il avait dû gagner les pourparlers et venait réclamer son dû. Un cliquetis de clé se fit entendre. L'homme pénétra dans ma cellule.

- Pourquoi vouloir mon sang ?, demandais-je

- Mon dieu elle parle ! Et bien car je suis en partie loups-garous. Et du sang comme le tien me revigorerai.

L'homme passa dans un flot de lumière et je pus constater des canines acérées comme un rasoir. Il m'empoigna avec force. Je me débattis avec force et courage et dans ma lutte je le griffais. Cela parut plus l'amuser qu'autre chose et cela m'inquiétait fortement.

- Je me fiche de ce que les deux autres ont dit.

Il n'eut pas besoin d'en dire plus pour que je comprenne ce qu'il attendait de moi. A peine ces paroles prononcées il me tomba dessus et m'arracha d'un geste ma chemise en me griffant lui aussi à de multiples endroits. J'étais littéralement prise de panique, sa force était tellement considérable. C'est alors qu'il fût projeté contre les barreaux de ma cellule. Je n'attendis pas une seconde en constatant que la porte de celle-ci était restée ouverte, je courus vers celle-ci. Mais au moment où j'allais la passer il m'entailla à la cuisse de ces cinq doigts jonchés de griffes. J'hurlais, pour la première fois, de surprise et de douleur. Cela ne m'arrêta pas pour autant, je courus que possible sachant que Greyback était à mes trousses. Au bout d'un moment je percutais quelqu'un et hurlais en croyant qu'il s'agissait de mon assaillant. Je constatais que c'était Rogue et me réfugiais derrière ces jambes en voyant Greyback arriver lui aussi.

- Merci Severus, tu as réussi à la rattraper.

- …

- Très bien je la ramène dans sa cellule.

- Sûrement pas, tu n'as pas respecter les termes ne notre arrangement.

- Mais enfin Severus, implora Greyback.

- Pourrai-je te demander pourquoi tu n'as plus ta chemise et surtout pourquoi elle ne l'a plus ?

Greyback ne répondit pas. Il n'eut d'ailleurs pas le temps de se justifier que Lucius arriva fou de rage. Je ne pus constater qu'un jet vert et un Greyback raide mort allongé à mes pieds. Après ce fait dramatique Rogue soigna et pansa mes blessures puis me ramena à ma prison.

Durant la nuit je surpris une discussion entre mangemorts.

- Je te pari qu'elle ne tiendra pas deux semaines.

- Tenu.

- Moi je pari pour trois …

Je pense que ce pari je l'ai fait avec eux, cela me donna la force de résister. ¤ Mais pour combien de temps ? ¤ Cette question me faisait frémir rien que d'imaginer la réponse.