Bon, fallait bien que j'ai mon chapitre à moi, nan? Enfinle titre... bref. Enfin, le voici le voilà après beaucoup trop longtemps... Bon... J'espère que vous avez pas trop patienté... Nan, ils s'en foutent... Bref, heu... si vous lisez ça, bha sachez que c'est vraiment le chapitre qui signe le changement de l'histoire... Il t'aura fallut 6 chapitres quand même... Gnagnagna... Et là les choses vont devenir bien plus rapides et (normalement) drôles. On se retrouve pour le prochain chapitre, toujours dans le train avec des personnages que l'on connaît tous, qu'on aime tous... Voilà voilà, kiss'! Ha oui et n'oubliez pas... enjoyez (c'est pas français) le lecture.
.oO0Oo.
Chapitre 7 : Rendez-vous sur la voie 9 ¾ ou Comment faire fuir un Weasley dans les règles de l'art.
Le dernier mois, Harry décida à contre-coeur de le passer chez les Dursley. Il avait bien tenté de joindre Severus mais ce dernier lui avait simplement renvoyé une lettre sèche. Le cœur de Harry se serra. Ce mois aurait pu être très bien pour sa vie Moldue, mais la partie de lui qui se souvenait de sa vie avec Severus se sentait extrêmement lasse. Les Dursley ne l'embêtaient plus, ils semblaient même avoir peur de lui. Cependant, plus le temps passait, plus Harry se rendait compte de ce que Severus représentait pour lui... Un père. Il songeait à tout ce qu'ils avaient vécus pendant dix ans et le soir il s'endormait, triste et son oreiller inondé de larmes silencieuses et rageuses. Hors de question que les Dursley ne l'entendent pleurer... Le matin, il se réveillait, encore endormi et les yeux rouges d'avoir veillé trop tard. Cela faisait longtemps qu'il n'avait adressé la parole à personne et les remarques taquines du potionniste lui manquaient. Ils n'avaient jamais eu de longues conversations, hormis lorsque Severus lui donnait des cours de potion ou d'autre afin de parfaire son éducation. Au bout de nombreux jours, Harry en avait eu marre et avait envoyé Hedwige à Severus pour lui demander de venir le chercher. Quelques jours plus tard, Harry avait vu avec joie sa chouette revenir, une lettre dans le bec.
« Harry,
Je ne peux pas te prendre avec moi pour la bonne raison que je suis déjà à Poudlard. Certes je t'y emmenais quand tu n'étais qu'un enfant, mais maintenant tu es grand et je te vois mal rester enfermé toute la journée dans mes appartements. De plus, le vieux citronné entre environ quatorze fois dans la journée pour me proposer une partie de carte, un bonbon au citron, un footing dans le parc, une compétition de rollers, de construire une piscine, de regarder si on ne peut pas brancher la télé dans l'enceinte de Poudlard et j'en passe. Tu comprends maintenant pourquoi je suis aussi irascible en temps normal à l'approche de la rentrée. De toute façon, je ne pense pas que ce soit une bonne idée que nous continuions à nous voir autrement que comme un professeur et un élève.
Cesse de m'envoyer ta chouette, ça ne servirait qu'à la fatiguer inutilement, je ne reviendrais pas sur ma décision. Cesse de m'écrire. Je te donnerais ton serpent à la gare, juste avant de monter dans le train. Sois à l'heure.
Bien cordialement, Severus Snape, professeur de potion à Poudlard. »
En lisant la lettre, Harry avait étouffé un cri rageur, les yeux brillants de larmes contenues. Ce jour-là, il avait pensé avoir perdu un père alors qu'il n'en était rien. Et en s'en rendant compte, Harry se rendit compte qu'il était égoïste. Severus n'avait jamais voulu l'abandonner. Jamais. Et il ne faisait que se protéger. Il avait toujours été solitaire mais s'était retrouvé à seulement dix-neuf ans avec un enfant sur les bras. Malgré lui, il s'était attaché à l'enfant. Et ces sentiments qu'il ne réalisait que maintenant devait lui faire peur. Harry avait l'impression de comprendre parfaitement Severus. Il s'en sentait vraiment stupide. Il était pourtant trop tard, il avait déjà envoyé sa réponse. Il eut un sourire en y repensant, peut-être Severus le prendrait bien ? Il ne pouvait pas s'empêcher de le taquiner, c'était leur mode de communication, et dans un certain sens, en continuant à le faire, Harry montrerait à Snape que pour lui, rien ne changerait. Harry se mordit la lèvre en repensant à la lettre qu'il lui avait envoyé.
« Cher professeur, puisque vous souhaitez que je vous appelle ainsi.
Moi perso je préfère Sevy, Sev', Severus... Pas vous ?
Je vous souhaite une agréable rentrée en tout cas, mais sachez que votre quotidien va devenir nettement plus... coloré avec moi dans les parages... Je ne compte pas vous laisser tranquille, cher professeur...
Prenez soin de vous et n'oubliez pas de laver vos cheveux environ tous les quatre jours environs.
Le garçon qui va vous faire vivre un enfer chère chauve-souri des cachots. »
Bon, il avait peut-être un peu exagéré... Mais Severus l'avait cherché ! Il n'empêche qu'il s'en voulait quand même... Mais était-ce si dur pour le potionniste de comprendre qu' Harry avait besoin de lui ? Arggg... Pourquoi était-il incapable de comprendre ses propres sentiments ? Il voulait Sevy près de lui mais il souhaitait aussi s'éloigner pour se venger...
Harry avait aussi songé à aller dans une auberge sorcière mais sa popularité aurait été plus une gène qu'autre chose. Il n'aurait certainement pas été tranquille comme il l'avait été ces dernières semaines.
La veille de son départ, il descendit voir l'Oncle Vernon dans le salon, Dudley s'enfuit à son approche et Harry fut surpris de sa vitesse, étonnante vu son poids...
- Heu... Oncle Vernon ?
Grognement. Harry le prit comme un acquiescement. Il continua donc.
- Il faudrait que j'aille à la gare de King's Cross demain pour aller à Poudlard.
Nouveau grognement.
- Tu voudrais bien m'y accompagner ? Tu n'auras qu'à me déposer, je m'occuperais du reste.
Encore un grognement.
- Merci.
Le lendemain, Harry se réveilla dès cinq heure, l'oncle Vernon chargea ses affaires dans le coffre et ils partirent plus de trois heures plus tard sous le regard dédaigneux de Dudley et de la tante Pétunia pour Harry. Une fois arrivés, l'oncle Vernon lui adressa un sourire mauvais.
- Ta voie 9 ¾ doit sûrement se trouver là, débrouille-toi maintenant.
De fait, Harry avait déjà pris le train de Poudlard, aussi savait-il parfaitement où et comment il fallait y aller. Bien sûr, les professeurs prenaient le même train plus tôt dans l'année, et Harry avait souvent accompagné Severus dans ces moments là. Il se dirigea donc sans hésitation vers la voie 9 ¾. Il y aperçu une petite femme replète qui parlait à quatre garçons aux cheveux roux flamboyants.
- La gare est pleine de Moldus, il fallait s'y attendre.
Les Weasley, sans aucun doute. Il s'approcha, après tout, ils étaient sur son chemin... Ces gens lui avaient volé de l'argent, en soi, il n'allait pas mourir à cause de ça, mais le geste n'était pas excusable à ses yeux. Il s'arrêta à côté d'eux en silence, il n'allait tout de même pas les doubler... quoique comme ça ils ne le colleraient peut-être pas ? Les trois plus grands garçons passèrent rapidement, pourtant, la femme et Ronald semblaient prendre leur temps.
- Tu le trouveras dans le train, vas-y Ron. Je te suis avec Ginny.
Harry se demanda un instant si c'était de lui que la femme parlait, mais étant donné qu'il était juste à côté d'elle, il y avait peu de chance qu'elle ne l'ait pas vu. Lorsque la femme fut passée, il se décida à son tour, sans compter que Severus devait l'attendre. Bien fait pour lui, il n'avait qu'à patienter. Oui il était puéril, et alors ? Il se dirigea vers le mur, il n'y eut pas de choc et il se retrouva sur un quai. La locomotive était semblable à une locomotive Moldu, certes un peu vieille mais d'un rouge éclatant.
- Grand-mère, j'ai encore perdu mon crapaud...
Il se tourna vers sa gauche, un jeune garçon joufflu était accompagné de sa grand-mère.
- Neville ! soupira cette dernière.
Harry s'approcha timidement, la mère de Neville était sa marraine. Il semblait improbable que Neville fasse partit du complot de Dumbledore, le garçon paraissait bien trop innocent.
- Excusez-moi, tenta-t-il.
La femme se tourna vers lui, il rougit devant son regard intimidant (certes pas autant que celui de Snape).
- Oui ?
Sa voix était étonnamment douce malgré son air sévère. Il s'arma de courage.
- Bonjour, je suis le fils de Lily Evans, Alice Longdubat était... est ma marraine... Je suis Harry Potter.
Neville ne sembla même pas surpris, une infinie tristesse avait empreint son regard lorsqu'il avait prononcé le nom de la mère du garçon. Sa grand-mère acquiesça.
- Comme Alice est à l'hôpital elle ne peut pas s'occuper de toi, j'en suis navrée, vas avec Neville, il ne connaît personne. Il faut que j'y aille. Essaie de retrouver ton crapaud, Neville et prends soin de toi.
Elle embrassa son petit-fils et serra l'épaule de Harry avant de s'en aller dignement. Son geste avait troublé le Survivant, il n'aimait pas beaucoup les contacts physiques en général mais le geste de la vieille dame avait été empreint d'une grande tristesse. Il se tourna vers Neville avec un sourire hésitant. Le garçon répondit par un sourire, tout aussi peu certain de quoi faire.
- Viens, on va s'installer ?
Harry accepta de bon cœur. Ils montèrent dans le train et s'installèrent dans un compartiment vide.
- Un coup de main ?
Harry sursauta. C'était l'un des jumeaux Weasley, après avoir hésité, il finit par accepter, les deux garçons étaient après tout bien plus grands que lui et sûrement bien plus costauds.
- Notre compartiment est au fond, n'hésitez pas à passer nous voir, un de nos amis, Lee Jordan a dit qu'il avait un truc super à nous montrer ! Enfin, évitez de venir si vous avez peur de certains animaux. dit l'un des jumeaux avec un clin d'oeil.
- Genre des araignées.
- Poilues.
- Qui mordent.
- Avec des yeux globuleux.
- À huit pattes.
- Et d'environ trente centimètres de long.
Harry eut un sourire, il n'avait rien contre les araignées bien qu'il ne les affectionne pas vraiment. Neville semblait mal-à-l'aise.
- Si vous venez, vous aurez sûrement votre place à Gryffondor.
Le regard de Neville s'embrasa d'une nouvelle détermination.
- On viendra plus tard, le temps de s'installer.
Harry fit un grand sourire aux jumeaux avant d'enlever son pull. Cependant, ce faisant il releva ses cheveux et dévoila sa cicatrice.
- Oya oya oya... commença l'un des jumeaux.
- Oya oya oya oya... continua l'autre.
(Nda : si vous n'avez pas vu l'anime Haïkyu ! Vous ne pouvez pas comprendre)
- Mais ne serait-ce pas...
- Ce très cher...
- Harry Potter ?
- Le fameux...
- Survivant...
- Le célèbre...
- Tueur de Voldychou...
- Le... j'ai plus de synonymes, une idée, Forge ?
- Pas la moindre, Gred...
- Le réputé ? tenta Neville.
Les jumeaux se regardèrent un instant avant de reprendre leur air mystérieux tandis que Harry se mordait les lèvres pour ne pas rire.
- Je disais donc... Le réputé...
- Petit pote Potty ?
Les trois garçons regardèrent « Gred » avec des yeux ronds, un sourire sur les lèvres. Puis ils éclatèrent de rire, signant sans le savoir le début d'une nouvelle amitié. Une fois qu'ils furent calmés, Harry intervint.
- Je suis effectivement le petit pote Potty. Mais je n'ai aucune idée de qui vous êtes, mentit-il.
- George Weasley pour vous servir. dit celui de droite.
- Fred Weasley. dit celui de gauche.
Harry plissa les yeux.
- Neville Longdubat, intervint ce dernier en tendant la main, toute timidité envolée.
- Milles excuses, très cher...
- Nous sommes...
- Inexcusables...
- De tant d'impolitesse...
- Nous sommes...
- Vraiment ravis...
- De faire votre connaissance.
Ils serrèrent la main de Neville puis s'inclinèrent démesurément devant lui. Harry parcourut rapidement leur esprit et se félicita de l'avoir fait.
- Enchanté Fred, dit-il à celui de droite.
Les jumeaux ouvrirent des yeux ronds.
- Et enchanté Georges, dit-il à celui de gauche.
- Mais... commença Neville.
Les jumeaux le regardèrent avec intérêt.
- Comment as-tu su qu'on mentait ?
Harry leur fit un clin d'oeil.
- Disons que je vais garder le secret pour l'instant.
Les jumeaux eurent un sourire.
- Dommage, on va vous laisser, hein, n'hésitez pas à venir.
Et ils partirent, laissant Harry et Neville seuls, mais la gêne entre eux avait disparu, ils se sourirent.
- Alors, demanda Harry, tu espères aller dans quelle maison ?
- Mes parents étaient à Gryffondor, j'espère pouvoir leur faire honneur en faisant pareil... Mais je doute être assez courageux.
- Ne dis pas n'importe quoi ! Je suis sûr que tu as beaucoup de qualité, et si le courage n'en fait pas parti alors ce n'est pas bien grave, tu en as sûrement plein d'autres.
Neville eut un sourire mais ne répondit pas, il ne semblait pas rassuré. Ron Weasley entra dans le compartiment.
- Salut ! Y a une place de libre ?
Harry s'apprêtait à répliquer vertement lorsque Neville le devança.
- Je t'en pris.
Ron le regarda d'un drôle d'air, comme s'il ne comprenait pas ce que Neville faisait ici. Il s'assit face à Harry, éjectant presque le pauvre garçon de sa place. Mais le garçon ne dit rien, il se contenta de se pousser avec un petit sourire gêné. Serrant la mâchoire, Harry resta silencieux.
- Tu es vraiment Harry Potter ?
Harry grimaça.
- Non.
Le rouquin le regarda avec des yeux ronds. Il y eut un silence et Harry espéra un instant que Ron le laisse tranquille et parte à la recherche du vrai Harry Potter.
- Tu me fais marcher, montres ton front.
Le Survivant claqua de la langue contre son palais.
- Et si je n'ai pas envie ?
Ron éclata de rire. Son rire s'étrangla alors que la porte du compartiment s'ouvrait. Harry suivit son regard et eut une puissante envie de rire, sur le pas de la porte se trouvait Severus Snape en personne. Il avisa Harry et siffla.
- Ne me fais pas te chercher dans tout le train. Viens dans mon compartiment.
Harry hocha la tête en souriant.
- Bien sûr, je te suis Sev'.
- Je t'ai dis de m'appeler professeur à partir de maintenant.
Harry se leva et suivit « Sev' » sous le regard ébahis de Ron et Neville, il adressa un regard d'encouragement à ce dernier, se promettant silencieusement de tout lui expliquer plus tard. Il arriva ensuite dans un compartiment spécifique aux professeurs. Severus semblait avoir, encore une fois, fait fuir ses collègues puisque le compartiment était vide. Il s'assit sur la banquette après avoir fermé la porte derrière Harry. Lequel resta interdit, Severus n'avait apparemment pas l'intention de simplement lui donner son serpent.
Il observa l'adulte, les sourcils froncés. De longues cernes s'étalaient sous ses yeux, son teint était plus cireux que d'habitude et ses cheveux tombaient autour de son visage, lui donnant un air accablé. Severus semblait fatigué, songea Harry. Il déglutit, c'était sûrement de sa faute, et l'approche de la rentrée ne devait rien arranger. Le Survivant se mordit la lèvre, il se sentait horriblement coupable.
- Je suis désolé, dirent-il en même temps.
Ils redressèrent la tête et échangèrent un regard amusé.
- Je commence ? demanda Severus.
Harry secoua la tête.
- Non, c'est à moi de commencer, je suis désolé de t'avoir blâmé alors que ce n'était pas de ta faute... Je suis un gros égoïste. Tu m'as élevé et juste parce que tu n'as pas pu venir me chercher à un moment je t'en ai voulu.
Harry regardait par terre, les larmes aux yeux. Et Severus le prit en pitié, bon sang, depuis quand appréciait-il autant ce garçon ?
- Tu n'as rien à te reprocher, dit-il d'une voix douce qui le surpris lui-même. Je savais à quoi je m'engageais en te prenant sous mon aile, et j'ai cherché un moyen d'anticiper tout ça mais... Je pense que j'étais tellement heureux avec toi que j'ai essayé d'ignorer l'échéance qui se rapprochait pourtant à grand pas. J'aurais dû savoir que la lettre allait arriver et t'expliquer mieux mon plan... Mais j'ai paniqué.
Harry sourit tout en reniflant, de tristesse, de soulagement et d'amusement.
- Mais... comment on va faire pour les vacances d'été ?
Severus soupira et sourit faiblement.
- Je ne sais pas... Je vais essayer d'expliquer la situation à Dumbledore, il nous laissera peut-être une chance, qui sait ?
Le potionniste redevint brusquement sérieux.
- Je vais devoir te jeter un sort indétectable pour que ta mémoire ne puisse pas être changée, dit-il.
- Pourquoi ?
- Dumbledore a des plans pour toi, et je ne fais pas parti de l'équation alors peut-être qu'il essaiera de changer notre mémoire...
Harry le fixa en fronçant les sourcils, le vieux citronné, bien que fou et voleur, n'avait pas l'air de lui vouloir du mal pourtant... Devant son regard, Severus sourit.
- Je sais, il n'y a presque aucune chance pour que ça arrive un jour, mais on sait jamais, ça pourra toujours être utile.
Le Survivant hocha la tête et son semi-père pointa sa baguette sur lui, d'une voix douce il murmura :
- Intemporem Memora.*
Harry ne sentit aucun changement et fit une moue sceptique, ce qui n'échappa pas à Severus.
- Ne t'en fais pas, j'ai déjà fais plusieurs test sur d'autres sujets. Je ne sais certes pas si mon sort résisterait à Dumbledore mais il résiste à une personne de ma puissance.
Le garçon hocha la tête.
- Merci. Je te vois à Poudlard ? Enfin... Je vous vois à Poudlard, professeur ?
La douleur que ressentait le Survivant se sentait dans ses mots, Severus s'approcha doucement de lui et le prit dans ses bras, l'engageant dans une étreinte maladroite.
- Retourne voir tes amis, murmura-t-il.
Ils se séparèrent tandis que la douleur refluait du regard de Harry.
- Et pour Draco ?
- Je m'en occupe, souffla l'adulte, il ne dira rien de notre passé. Et fais attention à Ronald et aux Weasley...
Le garçon hocha la tête et s'approcha du vivarium que Severus venait de poser sur le banc de la cabine. Dedans, le boa constrictor d'une quarantaine de centimètres sifflait et jurait, il se calma dès qu'il apperçut Harry.
- Bon sang ! Ne m'abandonne plus comme ça ! Ce type n'a pas mauvais fond mais est incapable de s'occuper correctement de moi... En plus je n'ai eu droit à aucune souris, se plaignit-il.
Harry eut un sourire.
- Ne t'en fais pas, c'est moi qui m'occupe de toi maintenant. Tu ne m'as toujours pas dis ton nom, d'ailleurs.
Le serpent sembla se réfracter sur lui même.
- Bon, on y va ? Et hors de question que je reste dans un vivarium! Surtout que tes épaules et ton cou ont l'air confortables.
Harry haussa les épaules et tendit le bras vers l'animal qui vint se lover dans son cou, à peu près caché à la vue de tous. Le Survivant eut un dernier regard pour Severus et s'en alla, le cœur léger.
Son euphorie redescendit brusquement lorsqu'il s'aperçut que Ron était seul dans la cabine.
- Où est Neville ?
Ron haussa les épaules.
- Aucune idée, je lui ai demandé de nous laisser tranquille.
- Et qu'est-ce qui te fait croire que je préfère ta compagnie à la sienne ?
Le plus jeune Weasley eut l'air incertain.
- J'en sais rien, c'est un boulet ce type. Il fallait bien que je lui dise de ne pas s'interposer dans notre amitié.
Harry se força à rester calme.
- D'accord, je vois. Tu viens avec moi voir la tarentule géante de tes frères ?
Le garçon hoqueta et devint encore plus pâle.
- Tu es fou, reste plutôt parler avec moi. D'ailleurs comment tu connais cette chauve-souris des cachots ?
- Je ne crois pas que ça te regarde. Heu... c'est quoi ce truc, demanda-t-il en fixant le rat répugnant de Ron qui s'était installé sur les genoux de ce dernier.
Le visage du garçon s'éclaira, heureux de voir que Harry s'intéressait à lui.
- C'est Croûtard, avant il appartenait à Percy, mon grand-frère.
Harry hocha la tête puis haussa les épaules, moment que choisi alors son serpent de compagnie pour sortir la tête de son pull. Il bâilla, découvrant ses crocs. Ron eut un mouvement de recule.
- C'est quoi cette chose ! C'est même pas autorisé. Et c'est dangereux. Vas loin de moi avec cette chose ! hurla le garçon en se ratatinant dans le fond de la cabine, soudainement très pâle.
Harry eut un sourire.
- C'est mon serpent, et ne t'inquiète pas, j'ai reçu l'autorisation de l'avoir avec moi. C'est un boa constrictor mais je l'ai rapetissé, je n'allais pas le faire prendre toute la place dans la cabine quand même.
Le jeune Weasley semblait avoir perdu sa langue tandis que Harry s'amusait follement. Il tendit le bras vers Ron et le boa s'avança jusqu'à n'être qu'à quelques centimètres de Ron, ou plutôt de Croûtard.
- Il a l'air appétissant ce rat, siffla le serpent.
Harry eut un sourire.
- Ne le manges pas, mais si tu pouvais faire un peu peur à Weasley...
Le serpent obéit immédiatement et fit claquer ses mâchoires vers le garçon. N'y tenant plus, il hurla et s'enfuit en courant. Assez content de lui, Harry se permit un sourire victorieux et partit à la recherche de Neville.
.oO0Oo.
*Sort sorti des méandres de mon esprit, il permet comme dit plus haut de ne pas pouvoir altérer la mémoire d'un individu. Il ne peut être lancé que par Severus car c'est lui qui l'a inventé (comme le Sectumsempra je crois je me souviens plus du nom) et qu'il ne l'a jamais appris à personne. C'est un sort très complexe, ce qui explique pourquoi Harry n'aurait pas pu le lui lancer à son tour.
