Tsabaku : Alors, petit chapitre écrit par moi. J'avais en tête d'écrire ce chapitre en tant que bonus mais je me suis ravisée puisque ça me donnais la chance d'introduire de tout nouveaux personnages. J'espère que ce chapitre vous plaira autant qu'à moi, je suis plutôt fier du résultat.


Il faisait noir et froid, le vent soufflait et faisait trembler les chênes géants qui entouraient la muraille de Konoha. Non loin de là, on pouvait sentir la mort. Non pas parce que le coin regorgeait d'histoire morbide de meurtre de ninja mais parce qu'on pouvait sentir l'aura d'une femme terrible. Les animaux se réfugiaient et se recroquevillaient dans leurs troncs d'arbres et leurs trous quand elle passait tout près d'eux.

La tristesse et la douleur elle-même s'émanait du manteau noir frappé de nuage que la rôdeuse portait. Aussi discrète qu'un chat, aussi trompeuse qu'un renard, aussi vicieuse qu'un serpent, la jeune femme s'approchait d'une maison, perdue au beau milieu des bois. Les gens qui y habitaient ne savaient pas qu'ils allaient être mangés par le loup.

Dans la dite maison, tout était silencieux. Seul le battement d'un crayon sur le papier perturbait la tranquillité qui y régnait. La majorité des lumières étaient fermées, des jouets trainaient dans le salon et un livre encore ouvert reposait sur l'accoudoir d'une chaise berçante. Matthew Williams soupira en fermant la porte qui donnait sur une petite chambre dans laquelle la plus entêtée des enfants dormait à point fermé.

La vie n'avait jamais été aussi active depuis le départ des deux jumelles « maudites ». Oui, c'était comme ça qu'on les appelait au conseil. Le blond en était dégouté. Pourtant, elles avaient fait preuve de courage et de loyauté dès leur plus jeune âge partagé avec Gilbert et lui. Il jeta un dernier coup d'œil à la petite fille qui dormait dans son lit, puis, referma la porte.

Oh, elle, elle allait en voir de toute les couleurs avec les dites jumelles. Même si elles étaient séparées, elles partageraient un avenir incroyable et douloureux. Matthew quitta le couloir qui menait aux chambres et revint au salon, tout était toujours aussi silencieux, seul le vent frappait aux fenêtres. Il commença à ramasser les jouets qui trainaient par terre, les rangeant dans un large coffre qui avait servit à mainte reprise comme cachette, bateau de pirate ou encore comme vaisseau incroyablement spatial. Une fois sa tâche accomplie, le jeune homme se leva et se rendis à la cuisine. Au passage, il tapota la tête de son gros ours polaire, Kumajirou.

-Tu as bientôt fini j'espère? Ça fait un bon une heure que tu es là-dessus!

Un homme aux cheveux gris sembla soupirer, malgré qu'on n'entende pas un son sortir de sa bouche. Gilbert était muet depuis quelques années, accident de travail dirait-on? Matthew l'aimait toujours malgré qu'il ne puisse plus lui répondre comme avant, lui dire des mots doux, murmurer à son oreille. Il aimait tout de même se silence qui pouvait signifier tant de chose à la fois chez Gilbert. L'albinos se retourna vers lui et lui sourit doucement en exécutant quelques mouvements de ses mains.

-Va te coucher, je te rejoins dans quelques minutes. Dit-il de ses mains.

-Avant, je vais ramasser mes parchemins. Je serais à l'étage.

L'albinos acquiesça et retourna dans ses papiers, rédigeant son rapport de mission.

Pendant ce temps, la jeune femme avait atteint le rebord du terrain, cerné par des sceaux protecteurs. Elle les annula en deux temps trois mouvements et pénétra dans l'enceinte de la demeure. Les habitants ayant placé les dites protections étaient bien trop occupés pour s'apercevoir que la jeune femme était parvenue à s'introduire dans leur maison.

Réduisant son corps à l'état de fines feuilles de papier, tout aussi souple que le vent, Elle s'infiltra par les fenêtres, sous la porte, par la cheminée. Elle envahissait peu à peu l'endroit. Doucement, elle se matérialisa dans le couloir qui donnait sur la cuisine, encore illuminée malgré l'heure tardive. Tout était en place, ses jambes, sa tête, sauf son bras gauche restait feuille. Elle s'avança, son corps de papier la suivant discrètement.

L'Ambus qui travaillait dans la pièce était fatigué, sa garde était complètement abaissée. La jeune femme en profita pour s'approprier les feuilles qui se trouvaient au niveau de ses bras et l'emprisonna fermement. Afin qu'il ne puisse pas faire de bruit avec ses jambes, elle les immobilisa grâce aux papiers qui formait son bras.

Elle savait très bien que celui-ci était muet, elle ne prit pas la peine de lui paralyser les bouche. Elle retourna lentement la chaise sur laquelle était assis Gilbert. Ils se dévisagèrent un moment, n'ayant aucunement besoin de mot pour s'exprimer. La jeune femme dédaigna un kunais tranchant et le porta à la poitrine de son ennemi en un coup fatal et douloureux. L'albinos voulu crier de douleur mais ne pu, il n'avait plus de mot au fond de la gorge, on les lui avait enlevés.

Doucement, elle retourna l'arme dans le cœur du jeune homme, le faisant agoniser. Le sang gicla sur le papier et sur ses bras, tachant son manteau noir et le carrelage blanc. Elle recommença, plusieurs fois pendant un bon moment avant que les murs ne se soit complètement fait barbouillé du liquide rouge.

Le papier s'envola des bras et des jambes de Gilbert, laissant le sang goûter sur le plancher de la maison. Une fois sa tâche accomplie, elle monta à l'étage pour y voir l'autre homme; Matthew Williams. Celui-ci se retourna brusquement, ses yeux s'agrandirent de tristesse et de douleur en la voyant dans l'embrassure de la porte.

-Tu l'as déjà tué. N'est-ce pas?

-Pourquoi ne l'aurais-je pas fait? Vous me les avez prise, vous avez détruit, enlevé, brulé les seuls trésors qui me restait. Jamais je ne vous le pardonnerai!

-Alors, dans ce cas, tue-moi. Je n'ai aucune chance contre toi, Konan.

La jeune femme aux cheveux bleus claqua sa langue contre son palais en un signe d'exaspération sous le regard amer de Matthew. Elle s'approcha de lui et planta son kunais dans son ventre. Par contre, celui-ci poussa un gémissement de douleur et s'effondra au sol. Une main empoigna l'arme et la retira brusquement.

-Ne leur fait pas de mal. Au trois.

Konan ignora la plainte du jeune homme, presque mort. Le temps qu'elle remonte le corps de l'albinos, celui-ci était déjà mort. Ce qui la surprit fut l'étrange sourire qu'affichait le blond dans la mort. Pour apaiser sa douleur à elle, elle lui donna un puissant coup de pied au visage avant de retourner à sa morbide tâche. Elle utilisa ses doigts, traçant des lettres sur les murs de la bibliothèque de parchemins. Une fois cette action accomplie, elle prit le temps de saccager la maison, détruisant tout sur son passage. Gravant une menace imminente sur tous les ninjas encore vivant qui avait osé lui faire du mal.

Dans le bruit de sa colère, la petite fille qui dormait s'était réveillée et s'était rendue au salon, frottant ses yeux de sommeil. Konan la reconnue aussitôt. Elles se fixèrent un moment avant que la petite fille aux cheveux noirs ne parle.

-Vous êtes qui, vous?

Konan se précipita sur elle, la prenant dans ses bras d'un geste possessif. Il fallait trouver un mensonge, vite. Après, il faudrait retourner au manoir. La jeune femme caressa les longs cheveux de la petite, qui semblait confuse. Étais-ce à cause du sommeil ou de son incompréhension. Peut-être les deux.

-ne t'en fait pas, chérie. Maman est là, ça va.

-Maman?

Les petites mains agrippèrent le manteau ensanglanté de Konan, qui semblait être devenue folle.

-Oui, oui. Maman est venue te sauvée, ils ne te feront plus jamais de mal.

Alors qu'elle se levait, la petite fille se rendormis dans ses bras avec un soupir qui semblait vouloir dire qu'elle avait compris. Avec la même discrétion qu'à son arrivée, Konan sortie par la porte principale et s'évanouie dans les bois. Le lendemain matin, les ninjas de Konoha s'étaient rassemblé pour élucidée l'enquête, qui fut rapidement close.


Level se réveilla, sursautant brusquement. Elle se redressa doucement, un mal de dos causé par son intense entrainement l'empêchait de bien se déplacer. Son corps était recouvert d'une mince couche de sueur, ses pieds étaient complètement empêtrés dans ses couvertures. La jeune fille se dégagea avant de prendre sa tête entre ses mains, observant l'homme qui dormait dans le lit voisin avant de détourner le regard vers la fenêtre.

-Pourquoi est-ce que je fais toujours le même rêve? Ce n'est pourtant pas ce que maman m'a raconté.

Elle se recoucha, les questions se bousculant dans sa tête. Level ne dormis pas vraiment par la suite, son sommeil étant entrecoupé de rêve les plus bizarre les uns que les autres. Parfois, elle souhaitait ne jamais avoir eu ce don sur les rêves.


Tsabaku : Voilà la fin du chapitre sept, qui comptait comme un espèce de transition pour expliquer certain évènements et à amener la petite Level à entrer en scène. Vous en apprendrez plus sur elle au cours de l'histoire. Qu'en pensez-vous? Au plaisir de recevoir vos commentaires!