Moiii ? J'ai dit samedi et on est mardi ? V_V Vous avez pas mis assez de volonté. Même une toute petite review m'aurait motivée, donc, en punition, voilà le dernier chapitre en retard !

J'en profite pour rappeler que rien ici ne m'appartient, l'univers appartient à Narita-san, et Narita-san seulement ! =D

La conclusion de cette fic ! Rappel du chapitre précédent : Dans une tentative de s'enfuir, Kururi et Kasuka doivent s'attaquer à leurs agresseurs. Malgré l'efficacité de la jeune fille, la voilà acculée contre la fenêtre et bascule dans le vide alors que quelqu'un se précipite en hurlant son prénom...


Chapitre 7 : Sauvetage.

La moto dérapa pour s'arrêter et Shizu-chan donna un grand coup de frein pour ne pas nous percuter. Il sortit en trombe de sa voiture.

-Izaya... Qu'est ce que ça veut dire ? On est en plein centre d'Ikebukuro. Tu vas pas me dire que ces connards se seraient mis à un endroit aussi flagrant ?

Sans un mot, je lui désignais un immeuble. Sur l'une des vitres, on voyait clairement une pancarte « A LOUER », et, si on regardait bien, on voyait que quelqu'un avait écrit au feutre en dessous « DEJA LOUÉ ». Aucun professionnel de la location ne ferait ça. Je désignais ensuite une camionnette garée sur une place. C'était celle que j'avais vu sur les vidéos de surveillance, sans le moindre doute possible.

-Au huitième étage, hein... ? Bon, pas la peine d'utiliser la manière douce...

Les lumières multicolores de la ville étaient un spectacle qui valait le détour. Au point que personne ne vit Shizu-chan arracher un pauvre petit panneau de circulation pour détruire la porte. Personne, sauf peut-être...

-Shizuo. Izaya. Se battre c'est mal. Mangez des sushis, ça vous calmera.

-Honnêtement, Simon, on a l'air de se battre, là, maintenant ?

-Des nouvelles de tes sœurs ? Et de son frère ?

-Oui. Grâce à toi.

Le laissant sur ces derniers mots qu'il ne comprenait pas, je me précipitai à la suite de Shizu-chan dans l'immeuble.

L'ascenseur indiquait qu'il était au seizième. Nous n'avions pas le temps. Il nous fallait grimper les marches quatre à quatre.

Essoufflement. Inquiétude. Halètements. Nous avions l'impression de courir au ralenti.

Arrivés au huitième, nous n'eûmes même pas le temps de douter de la porte – des bruits de combat étaient audibles. Shizu-chan donna un violent coup de pied dans la porte, la défonçant littéralement. J'entendis quelqu'un crier le nom de ma sœur d'un air paniqué, et il me fallut du temps pour réaliser qu'il s'agissait de moi.

Dans la pièce, quatre hommes. Un était agenouillé, le souffle coupé. Un autre se dirigeait vers ma sœur, l'air menaçant, un couteau dans la main. Les deux autres avaient acculé Kasuka contre le mur et étaient eux aussi armés de couteaux.

Kururi n'allait pas bien. Ça me semblait évident. Son regard était vide et elle reculait doucement, comme incertaine de ses propres pas. Elle s'appuya contre le rebord de la fenêtre et bascula. M'élançant pour la rattraper, je la vis esquisser un demi-sourire avant de chuter. Mon bras pendait dans le vide, impuissant. Je fermais le yeux, incapable de voir ce spectacle. J'avais poussé bien des gens au suicide, les regarder sauter ne m'avait jamais gêné. Mais cette fois...

La fureur m'envahit. Je sortis mon couteau pour me battre. Shizu-chan s'était déjà occupé des deux types qui s'en prenaient à son frère et il était en train de régler son compte au troisième. Alors que je m'approchais du dernier, mon meilleur ennemi s'écria.

-Crétin ! Tu crois que je suis pas assez grand pour leur faire la peau ? Casse-toi ! Il n'est peut-être pas trop tard pour Kururi !

Je le dévisageai un court instant et détalai aussi vite que je pouvais. A chaque marche, la même pensée. « Faîtes qu'elle soit en vie. » Ridicule, non ? Une chute de plus de trente mètres. Même Shizu-chan n'y survivrait pas... Quoiqu'il était un monstre, alors peut-être. Comme si une gamine de quatorze ans pouvait rester en vie après ça. Je réalisais que je pleurais – mais honnêtement, je n'en avais rien à faire.

Je sortis en trombe du hall. La fenêtre était à la face est. J'y courus. Une foule était agglutinée autour de quelque chose. Ça devait être son corps, forcément. Ce qu'il en restait.

-Elle respire encore !

Une voix grave cria ceci. La rumeur se propagea à travers la foule. J'écartais les gens du mieux que je pouvais, me frayant un passage. Ce que je vis me scia en deux, et mes jambes me lâchèrent, me laissant sur les rotules.

Une pancarte était posée au sol. Je devinais qu'elle avait d'ailleurs été jetée plus que posée. Et Simon se tenait là, debout, avec dans ses bras le corps inerte de Kururi. Il me repéra, me fit un sourire, et tonna de sa grosse voix.

-Izaya... Ta sœur a été recalée au Ciel... Ils l'ont renvoyée et elle est tombée ici ! Si je ne l'avais pas rattrapée... Elle y serait retournée ! Elle est cassée mais respire...

Me relevant difficilement, je m'approchai avec lenteur. J'osais à peine la toucher, mais Simon me la mit dans les bras de force. Elle était si légère... Et surtout... Si... Inanimée.

Je la serrais contre moi, enfouissant ma tête dans son cou. Je m'autorisais ces larmes que j'avais si longtemps refoulées. Un homme s'approcha de moi.

-J'ai appelé une ambulance, mais je suis médecin. Puis-je l'examiner pour m'assurer qu'elle va bien ?

Doucement, il prit son pouls, vérifia la régularité de sa respiration, puis la coucha sur le côté. On ignorait si elle était consciente de ce qui l'entourait, mais je réalisai que la main que je serrais me rendait une légère pression.

-Elle... Elle va s'en sortir ?

D'innombrables chuchotements commencèrent, s'amplifiant peu à peu. Inutile de me retourner pour savoir qui était là.

-Yo, Yuuhei-kun... longtemps qu'on ne s'était pas vus, pas vrai ? La dernière fois qu'on s'est adressés la parole... Tu avais quoi, huit ans ?

-Izaya. Comment va ta sœur ?

La voix de Shizu-chan me ramena à la réalité.

-Ça devrait aller. Elle est plus forte qu'elle n'en a l'air.

Les hurlements d'une ambulance résonnèrent dans toute la ville. Les ambulanciers se dépêchèrent de faire monter ma sœur sur un brancard. Shizu-chan insista pour que son frère subisse aussi des examens, et nous montâmes tous les quatre à bord du véhicule.

Le diagnostic des médecins fut que Kasuka n'avait rien de sérieux, si ce n'était un choc psychologique. Il put nous raconter tout ce qui était arrivé tout collait avec ce que j'avais supposé.

Concernant ma sœur, le diagnostic fut moins bon. Elle était dans le coma, et ils disaient qu'elle pourrait ne jamais se réveiller. Elle souffrait d'un traumatisme crânien qui pourrait lui laisser des séquelles. Je parvins à négocier pour Mairu puisse être dans la même chambre, le temps que ses os se réparent. Je passais plus d'une semaine à l'hôpital, mes deux petites sœurs dans les bras, sans aucun signe d'amélioration. Beaucoup de gens déposaient des fleurs. Certains parce que je les connaissais. D'autres parce qu'ils avaient entendu parler de l'histoire, de ces adolescentes, dommages collatéraux de l'enlèvement de Hanejima Yuuhei.

Au final, les types qui avaient fait ça n'avaient jamais eu l'intention de rendre vivants leurs captifs. Leur motivation était « de l'argent facile, et puis on disparaît ». La copine de l'un d'entre eux était une fan de Kasuka, il était devenu jaloux. Classique. Ils avaient libéré Mairu pour l'exemple – montrer qu'ils étaient capables de faire du mal. Une preuve qu'ils étaient des amateurs – même si la victime ne voyait pas leur visage, il était absurde de la libérer et espérer s'en tirer.

Aucun d'eux n'était mort, mais quatre d'entre eux finirent condamnés à perpétuité – le dernier, dont ne nous étions même pas occupés, finirait ses jours dans un lit d'hôpital, paraplégique, suite à des vertèbres déplacées. Je caressai doucement les cheveux de Kururi – il valait mieux qu'elle ne soit pas au courant de ça. Elle avait beau être forte, ça la détruirait probablement.

Les choses redevenaient normales. Je dus expliquer ce qu'il s'était passé une bonne dizaine de fois, et on me ficha enfin la paix.

Ikebukuro redevint un quartier calme, avec ses gangs, ses distributeurs qui volaient, sa motarde sans tête. Un quartier comme un autre, en somme.

Kanra vient de se connecter.

Tanaka Taro : Bonjour, Kanra-san ! Ça fait longtemps que vous ne vous êtes pas connecté !

Kanra : Bonjour Belle journée, non ?

Zaika : Quelque chose de bien vous est-il arrivé ?

Kanra : Et bien... Disons que je vis un conte de fée !

Setton : Vous avez trouvé un Prince Charmant ?

Kanra : Non, non, ce n'est pas ça... Disons juste que la Belle au bois Dormant a ouvert les yeux après son long sommeil.

Tanaka Taro : Doit-on en conclure que votre petite sœur s'est réveillée ?

Kanra : Héhé... C'est bien possible...

Kyo vient de se connecter.

Mai vient de se connecter.

Mai : Kanra, sors de ta chambre et va mettre la table.

Kyo : Et n'oublie pas d'aller m'acheter le dernier album de Hanejima Yuuhei. Je suis encore en convalescence, le docteur m'a dit de ne pas sortir.

Kanra : Ah, elles sont impitoyables... Je dois y aller !

Kanra s'est déconnectée.

Mai : Au fait, pourquoi notre frère se fait encore passer pour une fille ? Vous savez tous qui il est, non ?

Setton : Je pense que ça lui permet de rester détaché de tout... Ici, il est Kanra, pas Izaya.

Zaika : Ici, il est un troll encore plus gros qu'en vrai...

Tanaka Taro : Zaika-san !

Mai : Elle a raison.

Setton : Je peux vous poser une question ?

Kyo : Vous pouvez. Mais rien ne dit que nous répondrons.

Setton : Votre frère a trouvé l'endroit où vous étiez suite à une simple phrase qui parlait de sushi, mais nous n'avons jamais su quel était le message.

Kyo : Oh, ça ? Et bien... J'ai espéré qu'il comprenne, même si ce n'était qu'une supposition.

Tanaka Taro : D'accord, mais le message ? Quel était-il ?

Mai : Avant que je ne sois libérée, Kuru-nee m'a dit de transmettre un message à Iza-nii.

Mai : « Dis à Simon de faire sa pub moins fort, je me mets à rêver de sushis... »

おわり

fin


Et voilà ! J'espère que vous aurez apprécié. Je vous suis extrêmement reconnaissante de m'avoir suivie jusqu'ici, et je vous invite à lire mes autres fics ! (bien qu'il n'y en ait un nombre que très restreint sur cet univers, je vais réfléchir à d'autres possibilités...)

Une review pour me dire ce que vous en avez pensé serait adorable. Des commentaires ? Des critiques ? Même les reviews anonymes sont acceptées !

Et si vous avez des idées à me proposer de fic, j'étudierais la question ! Juste, j'écris pas de fics M, c'est ma seule condition ^_^ Pairing yaoi, yuri, hétéro, ou pas de pairing, pas de souci ! :D

Sur ce, bonne journée à vouuuus~