Note : Ceci est une traduction dont j'ai obtenu l'autorisation de la traduire.
Auteur:Hojaverde
Titre : Los profanadores del destino
Rating/ Paring :M Slash HD
Disclaimer : Malheureusement tous les personnages appartiennent à J.K Rowling et l'histoire à Hojaverde
Note : Merci à Anabanana94 pour sa correction!
Chapitre 7
Le vêtement bleu de Rowena s'agitait sous une brise qui ne touchait pas les feuilles immobiles des arbres. Son expression était sérieuse et son regard provocant tandis qu'elle le plantait dans les petits yeux de Helga. Une brume noire s'enroulait autour de leurs souliers, remplissant l'espace entre elles et les unissant par une espèce de nœud inquiétant. La magie crépitait dans l'air et provoquait des reflets argent et or sur les armes qu'elles tenaient avec fermeté dans leur main droite, le bras levé. Mais si leurs lèvres ne bougèrent pas, leurs voix s'élevèrent dans l'air tendu.
- Pour l'honneur de ma maison, je défends mon élu! - cria Rowena, en brandissant la dague.
Helga leva encore plus haut son bras, faisant briller le pendentif en forme de flèche entre la brume qui enveloppait son corps. Sa voix était faible mais non moins intimidante.
- Pour l'honneur de ma maison, je le réclame!
Une explosion ressemblant à un coup de tonnerre résonna dans le ciel et deux forces se heurtèrent dans l'air, provoquant quelque chose de proche du chaos. Au milieu de ce tourbillon de pouvoir une image se forma, celle d'un sorcier récemment arrivé à Poudlard et attendant son tour dans la Grande Salle pour la répartition. Un sorcier qui lorsqu'il s'assit sur le tabouret, arborait des mains sans aucune cicatrice. Le Choixpeau Magique cria sa décision presque immédiatement.
Serdaigle!
Et un chaos succéda à l'autre.
L'obscurité qui entourait avant Helga commença à la dévorer. À quelques pas seulement, Rowena contemplait son agonie avec froidure. Dans ses mains, aussi froids qu'elle, se trouvait le pendentif et la dague. Et Helga criait, criait...
- Monsieur Malfoy...
Elle criait...
- Monsieur Malfoy, réveillez-vous.
Draco ouvrit les yeux en sursautant pour tomber sur le visage d'une femme qui le regardait en souriant. Son attention se dirigea tout de suite vers le badge qu'elle portait sur sa chemise et tout lui revint en mémoire. Il était au terminus des Portoloins internationaux. Pour une raison dont il ne se rappelait déjà plus, le sien n'était pas encore prêt et il s'était endormi en attendant qu'on les appelle. Ce qui n'était pas étonnant après avoir passé une nuit blanche.
- Le portoloin vous attend, Ambassadeur.
- Merci beaucoup.
Draco attrapa sa mallette et il se dirigea vers le portoloin qu'on lui avait assigné, essayant de se débarrasser de la mauvaise sensation que lui avait laissée ce rêve aussi précis que trompeur. Son père lui avait avoué que, avec toute probabilité, l'arme de Poufsouffle avait été détruite par l'un des profanateurs de Serdaigle, suite à une dispute au sujet du destin d'un sorcier. Selon lui, cela expliquait la réputation qu'avait Poufsouffle de toujours accueillir ceux que les autres maisons ne voulaient pas. Ce que Draco n'arrivait pas à expliquer, c'était pourquoi il avait rêvé des deux Fondatrices et non de leurs Profanateurs, ni le fait qu'il pouvait encore sentir l'odeur de ce bois ou les échos des cris de Helga. Les détails du rêve avaient été écrasants, un peu étonné quand même que même son père ne sache pas ce qu'il se passerait s'il réclamait un sorcier pour Serpentard. Il ne l'avait jamais fait.
Se frottant les yeux, Draco monta sur la plate-forme et saisit le portoloin. Il espérait qu'avec du repos et son retour en Angleterre, ces sensations bizarres passeraient. Il ne voulait pas l'admettre mais, depuis qu'il avait quitté la maison de ses parents, il ressentait un manque.
Il fut au manoir Malfoy dix minutes plus tard, les premières lueurs de l'aube pointant sur le Wiltshire. Il avait encore du temps pour prendre une douche et inviter Harry à prendre le petit déjeuner. Il sortait du bain, se jetant un sort pour sécher ses cheveux, quand il vit une chouette taper avec insistance à la fenêtre. Draco lui ouvrit et il se rendit compte qu'il n'avait jamais vu cet oiseau et qu'il ne méritait pas le coup de bec qu'elle lui donna sur les doigts.
- D'accord, d'accord... Ce n'est pas Ronald Weasley qui t'envoie ?
Par chance, le message était de Harry.
Es-tu rentré ? Où es-tu ?
Harry.
Draco sourit et répondu immédiatement, la chouette lui donnant du fil à retordre pour attacher la note.
Oui, je suis chez moi. On prend le petit déjeuner ensemble ? Choisis l'endroit et j'y serais dans dix minutes.
Draco.
Un quart d'heure après, Draco n'avait toujours pas de réponse. Il s'apprêtait à se rendre chez Harry, quand il aperçut au loin la même chouette sauvage s'approcher. L'oiseau passa la fenêtre et tendit sa patte, oubliant à cette occasion le coup de bec. Le contenu du message fit rater un battement de cœur à Draco.
Devant ta maison. Maintenant.
Sans attendre une seconde de plus, Draco apparut sur les marches en pierre de l'entrée.
Voir Draco au bout du chemin n'aida pas Harry à se calmer mais un tourbillon d'excitation l'envahit. Il avait beaucoup réfléchi avant de prendre cette décision qui lui était venue à l'esprit avant de s'endormir. Il était évident que Draco donnait le meilleur de lui dans leur relation et il voulait faire de même. Il n'allait pas laisser une peur du passé ruiner ses plans. Et Harry n'avait jamais su faire les choses pas à pas, s'il y avait dix obstacles il préférait tous les passer d'un coup.
Les serpents de la grille commencèrent à se tortiller et à se détacher les uns des autres, libérant les serrures multiples qui protégeaient la maison. Cependant, Harry ne les regardait pas. Toute son attention était portée vers Draco qui traversait le jardin, lui donnant un air irréel sous les premiers rayons de soleil. Harry espérait vivre longtemps pour rattraper tout le temps perdu, parce qu'il avait mit trop de temps à se rendre compte qu'il lui plaisait beaucoup. Et ce temps, Draco voulait aussi le récupérer.
Il fut devant le portail quand le dernier serpent se retirait et que la grille s'ouvrait d'un léger grincement. Harry resta dehors, cachant derrière son sourire l'inquiétude de rentrer et cette histoire de cicatrice à laquelle il n'arrêtait pas de penser. Il n'allait pas lui parler du souvenir pour l'instant alors qu'il ne savait pas jusqu'où il irait pour l'obtenir. Étant Ambassadeur, certaines actions pourraient lui nuire. De plus, ce moment était le leur et il n'allait pas laisser Dumbledore le ruiner. Il en avait déjà assez avec ce qu'il devrait faire pour obtenir la fiole. Les bras de Draco l'enserrèrent et le baiser qu'il lui donna était un bon début.
- Salut.
- Salut... C'est une surprise, je ne sais que dire.
- Qu'est-ce que tu dirais de m'inviter à entrer ?
- Tu sais que tu seras toujours le bienvenu. Mais, es-tu sûr ?
C'était une bonne question. Non, il n'était pas sûr mais il voulait le faire. Harry caressa les cheveux de Draco et lui chuchota sa réponse.
- Je veux le faire, Draco. Tu m'as dit que c'était ton foyer. Tu me fais visiter ?
Draco sourit d'une telle manière qu'il réussit à éclipser la moitié des peurs de Harry. Il lui tendit ensuite la main et ils entrelacèrent leurs doigts.
- Qu'est-ce qui t'es arrivé à la main ?
- Une barrière magique. Je croyais l'avoir annulée mais ce n'était pas le cas.
- Mais tu vas bien ?
- Oui, ce n'est pas une brûlure grave mais c'est gênant.
Draco fronça les sourcils mais il sembla se contenter de cette réponse.
- Allons-y alors.
Dès qu'il passa la porte d'entrée, Harry se tendit comme une arbalète. La dernière fois qu'il avait foulé le sol de ce couloir, il voyait le monde à travers la fente de ses paupières gonflées. Tout avait été obscur à ce moment là : la maison, les vêtements, l'instinct assassin de ceux qui l'avaient enlevé et son destin. Heureusement, Draco sembla le remarquer, parce qu'il serra sa main et il l'éloigna du couloir, le faisant monter à l'étage.
- Nous oublierons cette zone de la maison. Il y a une pièce que je n'aime pas.
- Combien y en a-t-il ?
- Dix-sept.
Harry rit, un peu nerveux.
- Tu rigoles ?
- Pas du tout.
L'étage était gigantesque. Draco lui montra tout, les pièces à vivre, les salons de style classique, des salles de bains et une bibliothèque dans laquelle aurait pu rentrer l'appartement de Harry. Tout était élégant et luxueux mais en même temps, c'étaient des espaces qui avaient l'air accueillants et spécialement chauds avec la lumière qui se reflétait sur les énormes baies vitrées. Le jardin derrière la demeure était aussi grandiose, une explosion de fleurs et de fontaines. Harry le regarda pendant un bon moment depuis le couloir du premier étage.
- Tu aurais dû le voir avant, quand nous avions des paons.
- Qu'est-ce qui leur est arrivé ?
- Ils sont morts pendant la guerre. Disons qu'ils ont largement amusé les occupants de la maison.
Harry regarda Draco et essaya de trouver la douleur derrière l'ironie. Cependant, après avoir observé les jardins sa mine redevint sereine et il esquissa même un sourire quand il se retourna pour le regarder. Draco décida de ne pas dire que son père en élevait maintenant en Bretagne. Il avait peur que toute allusion à Lucius ne brise ce moment.
- Je te montre les chambres?
- J'adorerai.
Ils rentrèrent d'abord dans une pièce blanche et claire, avec un énorme lit et deux berceaux. Draco lui expliqua qu'il était né ici, tout comme Scorpius. Harry, qui avait passé tous les accouchements de Ginny à St-Mangouste, savait que naître dans la maison familiale était une coutume que des sang-purs conservaient encore. Il caressa avec douceur le bois de l'ancien berceau de Draco, où son nom était gravé, et il crut ressentir une caresse sur son autre main.
Après, ils visitèrent une jolie pièce de femme, où il y avait une énorme coiffeuse avec deux tabourets en velours pour s'asseoir devant. Draco lui expliqua qu'il avait l'habitude de s'asseoir à côté de sa mère et que lorsqu'il n'allait pas bien, il continuait de se réfugier sur ce tabouret pour s'éclaircir les idées. Ils passèrent devant une porte contiguë et Harry en déduit que ça devait être la chambre à coucher de Lucius, reconnaissant de ne pas avoir à la visiter. Trois portes plus loin, c'était celle de Astoria; Draco le lui dit sans aucune émotion et sans ouvrir la porte. Harry espéra ne pas aller trop loin avec sa question.
- Tu l'as gardé ?
- Quand elle vient voir Scorpius, elle dort ici.
- Il ne va pas la voir ?
- Personne ne me l'a jamais demandé.
- Mais le Magenmagot ne t'oblige-t-il à partager la garde ?
- Notre mariage n'était pas régit par la loi du Ministère. L'union entre moi et Astoria était magique, qui est au dessus de la loi. Nous avons toujours su que si on se séparait, Scorpius resterait avec moi parce que c'est mon héritier.
- Mais si elle protestait devant le Tribunal, elle pourrait changer tout ça.
- Et pourquoi est-ce que Astoria ferait prévaloir les règles des hommes à celles de la magie ? Je ne me serais pas uni avec quelqu'un de pareil.
Harry ne sut que dire. Il était probablement difficile de trouver quelqu'un de plus attaché à la tradition magique que Draco, ce qui était ironique venant d'un sorcier qui avait vécu onze ans en tant que Moldu. Il était entré sur un terrain dangereux au sujet de leurs différences quand Draco le sauva en s'arrêtant devant une nouvelle porte et sourit.
- Attention à celle-là.
La chambre était verte de haut en bas et Harry se dit qu'elle n'aurait pas pu en être autrement. Mais ce n'étaient pas des écus de Serpentard aux murs, au plafond et au sol, mais des drapeaux de l'équipe de Quidditch d'Irlande. Il y avait une espèce d'antichambre avec une cheminée, deux fauteuils, une bibliothèque remplie de livres et un bureau, et au fond on distinguait un lit dans le style de Poudlard, bien qu'il soit deux fois plus grand. La chambre était aussi exubérante que le séjour mais elle avait un côté infantile qui la rendait accueillante.
- C'est ta chambre ?
- Oui. Ma mère s'est obstinée à la conserver. Elle assurait que mon futur héritier l'occuperait un jour. Cinq ans après, Scorpius est arrivé. Et il était dans cette chambre jusqu'à l'année dernière.
- Ne m'en dis pas plus, elle est trop infantile. Albus aussi a voulu en changer.
- Ils grandissent trop vite.
Harry ne pouvait pas être plus d'accord. Albus allait bientôt avoir quatorze ans et il avait l'impression que c'était encore hier qu'il passait ses nuits à veiller avec ce dernier pleurnichant dans ses bras. Draco semblait aussi perdu dans ses souvenirs paternels et il s'approcha de lui pour l'embrasser dans le cou avant que la nostalgie ne l'envahisse.
- L'Irlande, Malfoy ? Je ne pensais pas que tu étais un traître à ta patrie.
- C'est Scorpius. Ma chambre était verte mais elle était pleine de...
- De serpents ?
- Non, de dragons.
- Vraiment ? Tu n'avais vraiment aucun blason de Serpentard ici ?
- Eh bien, oui pour dire vrai.
Draco l'emmena jusqu'au lit et lui montra le ciel de lit. Au centre, brodé en vert et argent, brillait le blason de Serpentard. Harry soupira en souriant, il n'en aurait pas attendu moins. Mais le sourire que lui rendit Draco en disait beaucoup plus; c'était le délateur de grand secret.
- Je veux te montrer quelque chose.
- Encore ?
- Oui, et tu es un privilégié car c'est un secret.
- Je le retiendrai.
Draco sortit sa baguette et, pour la première fois depuis qu'ils étaient entrés dans la maison, lâcha la main de Harry. Il ressentit un grand froid et il craint tout à coup que la sensation d'inquiétude ne s'empare encore une fois de lui. Jusqu'à présent, tout s'était bien passé mais il savait qu'il s'était collé à Draco beaucoup plus que nécessaire et qu'il lui avait facilité les choses avec des gestes constants d'affection. Cependant, il ne se passa rien. Il se sentait bien dans cette pièce car il partageait quelque chose d'important avec Draco et qu'il était heureux de le faire. La maison qu'il avait vu aujourd'hui n'avait rien à voir avec celle horrible dont il se rappelait. Il voulait s'y habituer et se sentir aussi à l'aise que Draco semblait déjà l'être dans son appartement.
Un sort de lumière bleue toucha le mur et découvrit une cache secrète de laquelle Draco sortit une grande boîte de Chocogrenouille. Harry pensa que si Ron avait connu l'existence de la taille de cette boite, il aurait été l'enfant le plus heureux de l'univers, bien qu'il soit sûr que Draco ne cachait pas du chocolat. Cependant, quand il souleva le couvercle, Harry en resta bouche bée de surprise. Elle était remplie de souvenirs du collège dont l'insigne de Préfet, le bracelet de capitaine de Quidditch ou la cravate de Serpentard. Bien que son attention fut immédiatement attirée par le vif d'or à droite dans la boîte.
- Puis-je ?
- Va-y, prend ce que tu veux.
Harry prit le vif d'or et lut les mots gravés.
Serdaigle - Serpentard, mai 1993.
- Quand on ne jouait pas contre vous, je l'attrapais toujours.
- Je veux bien le croire, personne ne m'a jamais rendu les choses aussi difficiles pour gagner.
- Et personne que moi n'a jamais autant souffert après avoir perdu contre toi.
Ils sourirent, plongé dans leurs souvenirs de courses poursuites à travers les poteaux et les gradins du terrain, la balle dorée comme ambition se reflétant dans leurs yeux et le cœur à la bouche.
- Non. Tu ne peux pas conserver… ça!
Il sortit de la boîte le badge que Draco avait fait en quatrième, un peu rouillée mais fonctionnant toujours.
- Et bien... c'était un chef-d'œuvre.
- Draco! On s'est moqué de moi pendant des semaines avec ce badge.
- C'était le but.
Harry regarda son visage disparaître sur la plaque jusqu'à devenir un tas de masse verte sous le slogan Potter pue et il le reposa dans la boîte avant que n'apparaisse Cédric, le meilleur de Poudlard.
- Mais autant que je pue, je suis là à farfouiller dans ta boîte secrète.
Son ton avait été amusant et son intention aussi, mais le regard de Draco était si intense que Harry arrêta de sourire et se perdit dans son regard. Tellement de choses se reflétaient dans ce gris, tant de choses, que l'émotion lui noua la gorge.
- Tu as toujours fait partie de ma vie, Harry, d'une façon ou d'une autre. Merci d'être là.
Harry ne savait pas si le 'là' signifiait le manoir, sa vie, ou autre chose, mais tout ce qu'il savait, c'était qu'il devait respirer en allant chercher l'air directement dans la bouche de Draco, ainsi il se jeta dessus comme un affamé. Draco ouvrit les lèvres, bougea sa langue et lui donna beaucoup plus que de l'air.
Teddy revint d'Albanie encore plus maigre mais avec une pêche incroyable. Dimanche, Harry se retrouva avec lui aux Trois Balais, avant d'aller manger avec Andromeda. Ils avaient pris l'habitude de se voir ici depuis que Teddy s'était disputé avec sa grand-mère au sujet de son travail et de Victoire. Ainsi, ils pouvaient parler de certaines choses et rester en terrain neutre pendant le repas de famille.
- Et cette main, parrain ? Je t'ai dit que ce n'était pas bon de rester aussi longtemps seul.
Harry regarda ses doigts rougis. Ça ne lui faisait plus mal et il n'avait plus besoin de bandage mais elles avaient un air calleuse. Il eut beau essayer de résister mais une légère rougeur se dessina sur ses joues. C'était quelque chose qui ne changeait pas beaucoup même s'il allait sur ses quarante ans.
- Ca n'a rien à voir avec ça, crapule. Et je te rappelle que je suis bien servi, merci.
Harry avait dit à Teddy qu'il était avec Draco peu de temps après l'avoir dit à Ron et Hermione. Son filleul l'avait pris avec naturel et il avait plaisanté un bon moment sur le fait erroné que cela faisait d'eux des cousins.
- Je suis content de savoir que notre Ambassadeur fasse bien son travail.
- Je n'ai pas à m'en plaindre.
Ne pas avoir à se plaindre était un euphémisme mais Harry ne pouvait pas dire autre chose car il était déjà assez rouge, merci.
- Alors, que s'est-il passé?
- Une barrière magique.
- Quel genre de barrière ?
- Une très difficile.
- Sérieusement, parrain. Comment était-elle ?
Teddy avait l'air inquiet et Harry essaya de lui répondre sans trop en rajouter.
- Je n'ai pas pu la voir. Elle protégeait une vitre que j'ai pu casser mais en tendant la main, elle est apparue tout à coup.
- De quelle couleur était-elle ?
- Dorée, après quelques sorts j'ai réussie à la voir.
- As-tu senti que ça brûlait ?
- Oui, c'était la sensation principale, comme si je touchais du feu.
L'inquiétude de Teddy se changea peu à peu en indignation. Jusqu'à la couleur bleue de ses cheveux qui commença à osciller vers le rouge feu.
- Je ne peux pas me croire qu'il l'utilise en Angleterre.
- Teddy, de quoi parles-tu ?
- Je connais cette barrière, Harry. On la trouve sur des cages pour loup-garou en Europe centrale.
- En es-tu sûr ?
- Tes blessures sont très semblables à celles que nous voyons sur les personnes en cage après la transformation. Nous avons dénoncé plusieurs fois l'usage de cette barrière, on s'est déjà même enfermé dans l'une de ces cages pour essayer de trouver un sort qui l'annulerait.
- Vous avez quoi ? Te rends-tu compte d'à quel point c'est dangereux ?
- Te rends-tu compte d'à quel point c'est difficile pour eux ? Ils se jettent contre les barreaux à la recherche de liberté et ils se brûlent sans même s'en rendre compte. Ils ne peuvent pas voir la magie qui les blesse.
- Et vous avez réussi à l'annuler ?
- Non, on arrive à l'atténuer pendant cinq secondes. Suffisant pour ne pas te brûler, mais inutile pour un loup-garou transformé et sans baguette. Je suis sûr qu'il y a mille méthodes meilleures que celles-là pour éviter qu'ils s'échappent mais ça leur importe peu si un loup-garou meurt. C'est dégoûtant.
Harry comprenait les motifs de Teddy et, il avait beau s'inquiéter de sa témérité, il admirait son courage. Cependant, il ne pouvait pas s'empêcher de penser à ce sort qui atténuait la barrière cinq secondes. Cinq longues secondes précieuses.
- Dis Teddy, te rappelles-tu du sort?
- Bien sûr, tu veux que je te l'apprenne ?
- Oui, s'il te plaît.
Blaise passa le portique du Ministère, jeta quelques galions dans la fontaine en espérant qu'ils étaient vraiment envoyé à Ste Mangouste et ne servait pas à acheter un nouveau chapeau à Shacklebolt. Au milieu de tous les gens qui paralysaient les couloirs, il réussit à prendre un ascenseur pour le deuxième étage. Draco avait été aussi énigmatique et mystérieux qu'en temps de guerre mais il lui avait promis qu'il serait là quand il en aurait besoin et ça semblait être le cas. Ou du moins, il devait savoir s'il pouvait aussi voir ce qui était devenu la deuxième cicatrice la plus célèbre de Harry Potter. Pourquoi ? Blaise n'en avait aucune idée mais il était clair que Draco ne pouvait pas le lui raconter. Il le ferait quand le moment serait venu. Pour l'instant, il allait accomplir sa partie du marché.
Après avoir passé l'énorme porte en chêne de la Sécurité Magique, Blaise arriva au Bureau des Auror. Il consulta sa montre et vérifia que sa ponctualité était irréprochable, il avait une minute d'avance. Alors qu'un Auror s'approchait pour lui demander s'il pouvait l'aider, Harry sortit de son bureau pour chercher des papiers et vit qu'il était déjà là.
- Zabini, tu peux entrer.
- Merci, Potter.
Blaise entra dans le petit bureau, beaucoup plus ordonné qu'il ne l'aurait imaginé, et s'assit sur une chaise en face du bureau tout en observant Potter en faire de même.
- Eh bien. En quoi puis-je t'aider ?
- Il y a deux mois, on m'a fait une proposition commerciale très intéressante en Russie. Ils m'ont dit que je serai fou de la refuser, mais j'ai des années d'expérience et je serais inconscient de ne pas m'assurer avant que cette marchandise ne soit pas illégale. Les prix étaient trop bas.
- Je comprends.
- Effectivement, c'était des potions volées et altérées. J'ai refusé la proposition en disant que mon quota d'investissement était atteint, mais il y a quelques jours j'ai appris que quelqu'un avait accepté d'établir l'affaire ici, sur le sol britannique.
- Sais-tu de qui il s'agit ?
- Oui. Je sais aussi que la marchandise arrive dans deux jours à quatre heures du matin.
- Zabini... cette information est très précieuse. Pourquoi fais-tu ça ?
- Parce que je suis un bon citoyen, Potter.
- Draco ne t'aurais pas demandé... ?
- Soyons clair, Potter, Draco est mon meilleur ami et je sais que maintenant tu es avec lui. Mais cela n'a rien à voir. Je pense tout simplement que c'est ce que je dois faire, rien de plus. Il n'a rien à voir avec ça.
- Bien.
- Maintenant, j'espère que les Auror agiront en conséquence.
- Ne t'inquiète pas pour ça. Nous ferons tout ce qui sera en notre pouvoir.
- Parfait. J'y vais alors. Merci de m'avoir reçu, Potter.
Blaise lui tendit la main et Harry la lui serra en retour.
- Merci pour cette information.
- Que t'es t-il arrivé à la main ?
Harry essaya de la retirer mais Blaise resserra sa prise sur son poignet. Il la tourna pour voir la paume, feignant d'être intéressé par ses doigts, ce qui était plus simple.
- Ce n'est qu'une brûlure.
- Je vois que vous les Auror, vous jouez les durs, on ne mets même pas le chef en sécurité.
Blaise relâcha sa main tout en souriant. Cependant, Harry semblait mal à l'aise et ça l'encouragea à partir encore plus vite. De toute façon, il avait ce qu'il voulait. Son principal rival dans le secteur des potions avait mis un pied dans la contrefaçon et dans deux jours il aurait tout un escadron d'Auror sur le dos; et il avait l'information pour Draco. Ainsi Blaise sortit du bureau et rentra chez lui. Une fois là-bas, il établit une liaison avec la cheminée du bureau de l'Ambassadeur. Ils n'avaient pas voulu se retrouver au Ministère pour éviter le moindre soupçon sur sa visite. Le visage du blond apparut entre les flammes vertes, il semblait anxieux.
- Alors ?
- Je l'ai vue, à la main droite. Comme tu me l'as décrite.
Draco ferma les yeux et soupira. Plus il apprenait de chose et plus il se trouvait englué dans tout ça. Il fut légèrement conscient que Blaise l'appelait et il réussit à le remercier en lui disant qu'ils parleraient plus tard avant de couper la connexion. Il avait besoin d'être seul, il avait assimilé beaucoup de choses. Surtout une.
Que Harry, le Gryffondor par excellence, était en réalité un Serpentard.
A SUIVRE…
Voici la suite, j'attends vos impressions avec impatience ! MESSAGE IMPORTANT : dû à certaines circonstances, je ne pourrai pas publier la suite avant fin août... Attention, ce n'est pas un abandon (j'ai horreur des fics inachevées) car tous les chapitres sont déjà traduits mais un contretemps dont je m'excuse! J'espère que vous ne m'en tiendrez pas rigueur et que je vous retrouverez à la fin du mois! Encore une fois désolée, profitez du soleil qui a fini par revenir et je vous dit à fin août!
