Titre : NALS
Auteur : myrmeca
Spoiler / Disclaimer : cf chapitres précédents
Note de l'auteur : Je suis vraiment contente de toutes vos reviews pour le dernier chapitre lol ! Elles m'ont vraiment fait très plaisir et m'ont convaincu de vous donner ce chapitre plus tôt que prévu !
RAR pour les bougres d'affreux anonymes lol :
Lorfhan : Lol tu est l'une des rares qui me parlent plus de l'italien de Sevy que de la salle de bain... Bande d'obsédés ! Enfin bref. Oui le piti Snapou est sensuel en parlant cette jolie langue et il est parfaitement normal d'avoir un air rêveur en y repensent, lol ! En espérant que ce chapitre te fera te perdre dans les limbes fantomatiques des slashs délirants, avec pleins de bisous !
Ladyalienor : Rhô ben c'est normal que Harry joue avec les nerfs de notre Snapou national ! En plus il sait parfaitement avec quoi il joue, le Riry. Mais ça lui fait vraiment plaisir après toutes ces années de persécution et (pour les dernières) de frustration. C'est un moyen comme un autre de torturer Snape avant de lui apporter satisfaction, hihi... Merci de ta review et bonne lecture pour ce chapitre !
Avec un grognement, Severus accélère le rythme de ses pas dans la roue et prend sa tête dans ses mains, sans même regarder où il met les pieds.
Chapitre 7 : Affection
Harry se laisse glisser dans son bain en se bouchant le nez jusqu'à ce que l'eau le recouvre complètement, lui et ses mèches rebelles. Il se lave le plus "vite fait bien fait" qu'il peut et il finit par retirer le bouchon d'évacuation et il savoure l'eau qui glisse lentement le long de son corps, le long de ses flancs, de plus en plus bas.
Il tapote doucement ses oreilles où quelques gouttes récalcitrantes avaient décidé d'élire domicile, et c'est à cet instant qu'il entend un énorme choc au dehors, comme si quelqu'un s'était ramassé pitoyablement au sol.
Harry se dépêche de sortir du bain, de s'essuyer rapidement et de se recouvrir d'un peignoir qu'il noue à sa taille avant de sortir de la salle de bain.
- Seveeeeeruuuuuuus ? Tout va bien ?
- Il me semblait que l'emploi de mon prénom était toujours proscrit ? réplique Snape d'une voix très nasale.
- Vous parlez comme un canard. ... Pourquoi vous vous pincez le nez ?
- Parce que si tel n'était pas le cas, du sang en sortirait...
- Qu'est-ce qui s'est passé ?
- ... On va dire que cette roue s'est un peu emballée. (ndla : mais bien sûûûr ! Regarder où on marche, ça sert peut-être aussi !)
Harry s'approche et tapote gentiment l'épaule de Severus.
- Vous faites preuve d'une maladresse à faire peur, mon pauvre Snape.
- Vous faites preuve d'une familiarité agaçante, mon stupide élève, riposte illico le Maître de Potions.
- Ca, c'était bien répliqué... Bon je vais rincer la baignoire et vous pourrez prendre votre douche.
Harry se dirige vers la cabine de bois avant de s'arrêter à mi-chemin.
- J'ai l'impression d'oublier quelque chose...
Son regard passe un peu partout dans la pièce puis s'arrête sur Snape, dont une main est toujours occupée à maintenir son nez bien fermé.
- Ha ben voilà ! Hé là-haut ! Hé ! Vous n'auriez pas du désinfectant ou... des compresses ? Enfin quelque chose quoi !
... Silence.
- Ils n'ont pas l'air de vouloir accéder à votre demande.
- C'est parce que ça les fait marrer de vous voir avec le nez déformé encore une fois...
- Ou bien ils ne nous surveillent plus. Méfiez-vous. Ce n'est pas parce que j'ai cessé de vous brutaliser que l'envie m'en manque.
- ... Ou alors, ça va vous le remettre d'aplomb, ce nez ! Faites-moi donc voir ça !
Severus glisse au sol en un mouvement de recul et met son autre main sur le front de son élève pendant que ce dernier agite ses bras tendus de chaque côté. Harry finit par soupirer en laissant tomber ses bras le long de son grand peignoir blanc.
- Vous avez peur que je m'approche ?
- C'est sûrement le cas à présent.
- ... C'est depuis que j'ai retiré ma robe ou encore bien avant ? Quand je vous ai embrassé peut-être ? Vous êtes déstabilisé ?
- Quand vous avez frôlé mes lèvres, nuance ! Et ce n'est absolument pas le cas !
Harry se tait un moment.
- Tiens... Pas de Légilimencie, cette fois-ci ? remarque Snape, presque amusé.
- Non. C'est trop facile de pénétrer dans votre esprit... C'est même plus drôle.
- Je ne vous permets pas ! gronde Snape, de la même manière que s'il eût voulu assécher un lac par la simple force de sa voix.
- On ne va pas recommencer comme au début quand même, minaude Harry, même pas impressionné. Bon... Venez là, il faut vous soigner.
Harry le tire par la manche et Snape gromelle sourdement un petit truc du genre : "Je ne veux paaaaaaas", mais qui passe totalement inaperçu pour Harry. Parce que ce sont forcément les mèches de ses cheveux si sombres qui forment ce sourire attendri sur ses lèvres, non ?
- Asseyez-vous sur ce tabouret. Làààà, voilà !
- Voudriez-vous bien -
- Et ne me sortez pas un de vos "Voudriez-vous bien cesser de vous moquer de mon auguste personne !".
Harry ouvre un placard puis le robinet d'eau froide du lavabo encastré et continue son monologue :
- Ca n'a jamais marché et ça ne marchera jamais avec moi, ce genre de phrasettes toutes faites. Relevez donc le nez, histoire que ça ne coule pas partout.
Snape finit par capituler et lâche son nez avant de relever le menton.
- C'est pas joli, vous savez... commente Harry en épongeant le sang coagulé avec un gant de toilette humidifié. C'est comme ça que vous vous êtes cassé le nez la première fois ? En tombant par terre comme un crétin ?
Severus prend furieusement le gant de toilette des mains de Harry...
- Merci beaucoup, je terminerai seul.
... Et il commence à marcher vers la sortie.
- Attention vous allez -
Swiiip ! BOM !
- ... glisser.
Harry s'approche de Severus et se penche vers lui. Il a les yeux fermés et les bras écartés en croix, le gant de toilette ensanglanté fermement serré dans un poing. Harry passe une main devant le nez de Snape, constate avec soulagement qu'il respire encore, et se relève en contemplant le corps inanimé.
- ... Quel maladroit.
-... Ca y est vous êtes réveillé ?
Snape se redresse d'un seul coup.
- Qu'est-ce que c'est que ce décor ?
- J'ai trouvé un bouton dans la salle de bain qui permet de maîtriser l'éclairage. Tamisé, c'est plus sympa pour le soir. Et puis ça rend tout plus beau.
- Comment pouvez-vous être sûr que nous sommes un "soir" ?
- ... Il y a un réveil sur la petite table basse à côté du matelas. (ndla : quel bonheur de créer le décor petit à petit !)
- Comment me suis-je retrouvé sur ce matelas ?
- ... Vous êtes très lourd, vous savez ? Dans les deux sens du terme, d'ailleurs.
Snape se tait et relève la couverture sous laquelle il est glissé. Il ouvre la bouche et les sons semblent bloqués dans sa gorge.
- Il y a un problème, Sevy ?
Snape ne réagit même pas au surnom employé.
- Je suis... nu ?
- Vous vouliez pas vous coucher habillé non plus ?
- Vous m'avez... dévêtu ?
Le dernier mot résonne dans l'air comme une menace.
- Je vous ai déshabillé, en effet. Vous étiez complètement assommé alors je me suis dit que j'allais vous avancer un peu.
- Mais de quel droit !
- ... Ben j'en sais rien. En plus, vous êtes bien foutu, vous savez ! Je pense franchement que j'ai bien fait ! Je crois que jamais je n'aurais eu l'occasion de vous voir à poil sinon et que j'aurais réellement manqué quelque chose !
Snape prend sa tête dans ses mains et commence à se lamenter sur son pauvre sort de martyre-abandonné-par-sa-bonne-étoile-qui-en-fait-n'a-jamais-vraiment-fait-quoi-que-ce-soit-pour-lui-dans-l'histoire-d'ailleurs.
- Allez, vous ne m'en voulez pas trop, quand même ?
- J'attends juste le bon moment pour vous étrangler, comme je vous l'avais déjà suggéré.
- ... Je commence à avoir un doute. Vous n'allez pas faire ça, n'est-ce pas?
- Qui sait ?
- Vous, vous savez. Répondez-moi donc. Vous n'avez pas vraiment l'intention de m'étouffer dans mon sommeil ?
- Tout ce que j'ai à vous dire, c'est que si vous vous approchez de moi, ou bien si vous me frôlez, vous pouvez dire adieu à la vie.
- ... Je ne vous aurais pas violé.
- Rien n'est moins sûr.
- Ah oui ? Alors peut-être que c'est parce que vous ne vous seriez pas défendu ?
- Ne tentez pas d'imaginer la scène, je vous en prie... Notre situation est déjà assez pitoyable sans que vous ayez besoin d'en rajouter.
Le jeune homme hausse les épaules et soulève un morceau de la couette dans l'intention de se glisser dessous à son tour mais Snape la rabat d'un seul coup.
- Qu'est-ce que vous faites ? demande brusquement Snape.
- J'avais dans l'idée d'aller dormir mais vous semblez vouloir m'en empêcher.
- Je veux vous empêcher de dévoiler mon corps à l'air libre !
- Je vous ai déjà vu nu, qu'est-ce que cela changerait ?
- Ma dignité d'homme conscient !
Harry le regarde, blasé, s'empêchant de répliquer quelque chose du style "depuis quand possédez-vous une conscience ?", puis décide qu'observer ses ongles et les frotouiller sur son haut de pyjama s'avère plus représentatif de son état d'esprit présent.
- Vous voudriez peut-être que j'aille dormir dans la baignoire ? suggère-t-il.
- C'est une idée constructive, en effet. Vous pourriez peut-être vous y rendre dès maint- ... Hum. Arrêtez-moi si je me trompe mais... vous êtes bien recouvert d'un assemblage de morceaux de tissus cousus ensemble que l'on nomme populairement un PYJAMA ?
Harry sourit, voyant très bien où Severus veut en venir.
- Oui.
- Et pourquoi n'en suis-je pas vêtu d'un identique ?
- Parce que je trouvais très excitante l'idée qu'un homme nu troublé par ma personne puisse me sauter dessus pendant la nuit par surprise, me caresser, m'embrasser langoureusement et arracher cette mince barrière que je porte pour posséder et soumettre mon corps passionnément.
- ... J'apprécierais que vous alliez m'en quérir un.
- Quérir ? Vous utilisez des jolis mots comme ça et il n'y a même pas un petit "s'il vous plait" ?
- Dépêchez-vous ou je ne retiendrais plus votre maudit nom de famille de sortir de ma bouche, accompagné d'insultes peu connues mais diablement efficaces pour vous rabattre le caquet.
- Ce serait avec votre santé physique que vous joueriez... Vous avez déjà un nez d'abîmé, n'aggravez pas votre cas, chuchote Harry en addressant à l'homme un sourire enjôleur mais menaçant.
Il y a un court moment de silence pendant lequel Snape analyse vraisemblablement sa situation et en conclut la seule vérité évidente : "il est en position d'infériorité".
- ... S'il vous plait, allez m'en chercher un, Harry.
- Deux amrques de gentillesse dans la même phrase ! Eh ben, ça c'est un effort ! Vous vous surpassez ! (Puis, sous le regard meurtrier de Severus :) ... J'y cours.
Le jeune homme se lève, se dirige vers la salle de bain et y pénètre. On entend un ou deux bruits de placard puis il en ressort avec une graaaaande chemise de nuit... rose à grosses fleurs rouges et jaunes et bleues. (ndla : Courage Sevy, courage !)
- Vous vous moquez de moi ? rugit Snape.
- Point du tout, voyons ! C'est tout ce qu'il reste, affirme Harry d'un ton convaincu... mais apparemment peu convaincant.
- Je n'endosserai jamais une horreur pareille. Il y a forcément autre chose.
- Vous voulez vous lever pour vérifier, peut-être ?
- ... Non.
- Alors c'est ça ou rien.
Harry lance la chemise de nuit vers l'adulte qui ne fait pas un geste pour la rattraper, de sorte qu'elle atterrit... sur sa tête. Il y a un instant de flottement où le silence règne en maître-absolu, puis Severus lève une main et saisit à deux doigts la chose répugnante pour l'envoyer valser au loin.
- Il est tout bonnement hors de question que je porte cet immondice.
Harry met les poings sur les hanches et tapote du pied. Puis une idée semble lui venir.
- Bien. Alors dans ce cas je vais enlever le mien, comme ça nous serons à égalité, sourit Harry innocemment. (ndla : petit canaillou, va ! °à dire sur le ton du Génie dans Aladdin lol !° )
- ... Arrêtez - tout de suite - votre mouvement - , prononce le pauvre Severus torturé d'une voix entre-coupée. (ndla : oui oui j'avais envie de l'embêter pour ce chapitre.)
Mais Harry a déjà croisé ses bras, agrippé les bords inférieurs de son haut de pyjama et tiré vers le haut, faisant disparaître le sourire rayonnant posé sur son visage. Puis il envoie son vêtement à un ou deux mètres de là.
Son torse, légèrement hâlé, aux abdominaux bien dessinés, se tient en plein milieu du champ de vision de Severus qui semble n'avoir soudain plus aucune envie qu'il en parte.
- Par Salazar ...
- Il y a un problème ? sourit malicieusement Harry en commençant à passer ses pouces sous l'élastique du pantalon.
- STOP !
Harry se fige, les pouces descendus au niveau des hanches, le regard interrogatif. Severus agrippe un oreiller, le pose devant lui et se lève du lit en prenant bien soin de rester caché des yeux de son élève. (ndla : Tsss... Avec les miroirs partout il ne peut pas cacher grand-chose le Snapou.)
Bien évidemment, à cause des miroirs (ndla : Ha ! Qu'est-ce que je disais ?) il ne peut faire autrement que de laisser son charmant postérieur à l'air libre, exposé aux regards lubriques du Sieur Harry Potter. Il se dépêche donc comme il peut de rejoindre le haut du pyjama du jeune homme et de l'enfiler, constatant avec un bonheur sans bornes - eh oui,on se contente de peu, dans sa situation - qu'il lui descend jusqu'en haut des cuisses.
- Comme ça nous sommes à égalité !
- Mon argument ne tient plus. C'est de la triche...
- Non, c'est la victoire de la raison sur l'impulsivité !
- Ce serait vraiment amusant si vous étiez impulsif... si vous vous laissiez aller un peu.
- Ce serait une suite d'emmerdes innommables. Vous avoir collé à moi sans arrêt... Déjà qu'ici c'est à peine supportable !
- ... Vous me détestez tant que ça ?
- Ne soyez pas bête ! Je ne vous déteste pas au-delà de mon seuil de tolérance !
- Et... est-ce qu'il y a une chance pour que vous m'aimiez... un jour ? ... Même lointain ?
Severus se glisse sous les couvertures en faisant semblant de ne pas avoir entendu la question, ou en y réfléchissant, et tapote son oreiller pour le rendre plus moëlleux.
Harry le regarde un instant, puis fait de même, sans motivation, n'attendant même plus de réponse à sa question.
Snape ne serait pas si conciliant...
Avec un soupir, Harry se relève finalement, se rendant compte qu'il a oublié de baisser la lumière. (ndla : Car évidemment, elle ne peut pas être éteinte. Les pauvres...) Il se rend dans la salle de bain, et tourne le bouton vers la droite jusqu'au bout. La lumière s'abaisse de plus en plus, jusqu'à devenir une faible lueur autour de l'ampoule centrale et Harry revient vers le matelas, se re-glisse sous la couette et jette un oeil à Snape qui lui tourne le dos.
Il s'allonge sur le côté de manière à ne plus voir son professeur et c'est à cet instant précis, au moment où le silence allait véritablement prendre son tour, que la voix de Severus retentit.
- ... Peut-être.
Harry se retourne d'un seul coup et se penche vers Snape.
- C'est vrai ?
- Non.
Harry grogne et marmonne quelques insultes bien senties avant de se recoucher.
- Je n'ai pas l'habitude de raconter d'âneries...explique le professeur en se posant sur le dos. Bien sûr que c'est vrai, abruti !
Le jeune homme se redresse, comprenant à présent que cette espèce de sadique sur pattes avait voulu lui faire payer les humiliations de la soirée.
- Vous pensez qu'il serait possible qu'un jour vous éprouviez de l'amour pour moi ?
- J'ai seulement dit "peut-être". Je ne sais plus moi-même où j'en suis. Et cela m'agace profondément de ne plus réussir à vous considérer comme le simple petit morveux suffisant d'auparavant.
- ... Moi je commence vraiment à vous apprécier. Je crois même que ça devient plus que ça à mesure que l'on se parle dans cette cage.
- Et vous pensez que l'idée stupide de votre amie parviendra à nous rapprocher, c'est cela sans doute ?
- Non.
- Non ?
- J'espère de tout mon coeur que ça parviendra à nous rapprocher.
- ... Je ne suis pas d'un naturel facile, vous aurez du boulot.
- Je sais. Mais j'aime les défis. Les ... missions impossibles.
Snape s'installe sur le ventre et enfonce sa tête dans son oreiller. Harry semble hésiter. Il fronce légèrement les sourcils, puis se lance.
- Vous... je... est-ce que... et merde, tant pis !
Severus tourne la tête vers son élève.
- Je croyais les Gryffondors courageux ?
- Mais là je vais me faire jeter, alors il ne sert à rien d'être courageux en vue d'accomplir un acte dont on connait les conséquences. Conséquences fatidiques, qui plus est.
- Fatidiques ? Vous allez me proposer je ne sais quelle partie de jambes en l'air ? Là en effet ce serait fatidique...
- Non je voulais juste... me rapprocher un peu de vous.
- Dans quel but ?
- Ben j'en sais rien, moi !
- Alors pourquoi me le proposer ?
- Mais... parce que c'est quelque chose dont j'ai envie !
- Vous avez l'habitude de satisfaire toutes vos envies ?
- Non ! (puis plus bas, d'un ton morose et fixant les épaules de Snape d'un regard vide) ... je vous avais dit de laisser tomber.
Severus le regarde un peu plus attentivement. Le jeune homme semble triste, comme s'il savait que tenter le coup n'aurait servi à rien.
Alors ce coeur que Severus avait cru endormi depuis si longtemps commence à palpiter un peu plus vite ... beaucoup plus vite au milieu de sa cage thoracique ... cognant dans sa poitrine si fort ... tellement fort ... Et puis, illustrant le proverbe "le coeur a ses raisons que la raison ne connait pas", l'homme découvre légèrement la couverture en faisant signe au jeune homme.
- Harry... Si vous le voulez, j'accepte volontiers de vous servir de ... nounours.
Dans le cerveau du jeune homme, la phrase fait tilt. "Nounours" . Harry se jette sur lui et le serre dans ses bras jusqu'à l'étouffer.
- Ouuuf ! Pour cette nuit seulement ! s'écrie Snape d'une voix étranglée. Tant que le nounours ne finit pas en objet sexuel ! Ou bien asphyxié ! Il est hors de question que votre comportement dévie, est-ce bien clair ?
- Tout à fait clair ! approuve Harry en se frotouillant à sa nouvelle peluche.
- STOP ! Calmez-vous ! grimace Severus en tentant de repousser la limace collante - et frotouillante - de son torse. Arrêtez ou je ne vous permettrai jamais plus de poser une de vos pattes repoussantes sur moi !
Harry relève la tête.
- D'accord je vous lâche.
- Nous devrions peut-être dormir un peu, maintenant ?
Le jeune homme esquisse un sourire un peu lubrique, puis se reprend, sachant pertinemment que sa remarque (quelque chose ressemblant à "Vous voulez vraiment dormir ?") risquait d'être mal interprêtée. A la place, il hoche doucement la tête, puis la pose de façon légère sur le torse de Severus, qui rabat d'un geste tendre la couverture sur leurs deux corps décidément très - trop - proches pour que la raison et le caractère cynique du Maître des Potions fassent long feu.
Une demi-seconde durant, Snape se demande ce qui lui arrive, et depuis quand il sait être "gentil" avec le morveux. Mais bien vite ces pensées hérétiques sont chassées par un soupir bienheureux qui lui chatouille la clavicule et fait courir un frisson de bien-être et de joie à travers son corps.
Il pose son regard sur les cheveux bruns emmêlés à quelques centimètres de lui, et décide en toute conscience que franchement... tous les trésors et toute la fierté du monde ne valent pas un soupir comme celui-ci.
- Bonne nuit, Harry...
Le jeune homme se love encore un peu plus aux côtés de Snape. L'homme hésite... puis passe un bras au-dessus de Harry, qui pour le récompenser lui dépose un baiser à la base du cou et lui murmure en riant :
- Bonne nuit, Prince des Potions... Et fais de beaux rêves en ma compagnie , ajoute-t-il, malicieux. (ndla : on nous le changera pas, hein ?)
Un petit grondement réprobateur lui parvient, (ndla : lui non plus d'ailleurs ... Rabat-joie ! ) et le silence vient enfin prendre son dû.
Oulaaaa... Ce chapitre est vraiment ... je trouve pas les mots ! Mais j'ai trop aimé l'écrire !
Le prochain s'appellera "Scènes de vie" et sera assez spécial dans son genre... Il sera un peu déviant par rapport aux précédents. Juste une petite touche en plus qui change les perspectives, lol...
Je crois que c'est bientôt la fin de cette fic, sniourf... Peut-être encore un ou deux chapitres (dont sûrement un lemon, haha !) et ensuite je devrai dire adieu à la belle cage en miroir meublée !
J'avais fini par m'y attacher... Alala... Poutoux mes lecteurs ! Je vous aime très très fort !
PS : Je risque d'inconsciemment réussir à prolonger la fic, avec ma débrouillardise habituelle, alors ne tenez pas trop compte des sottises que je débite lol ! Bonne continuation !
