Disclaimer: Jasper, Alice et les autres sont la propriété de Stephenie Meyer, voilà c'est dit

Résumé: Un petit OS léger, assez drôle, que j'ai pris beaucoup de plaisir à écrire du point de vue de Jasper. La première virée shopping à laquelle il participe...


JPOV

On m'avait pourtant prévenu. Emmett surtout, m'avait mis en garde contre les fameuses virées shopping de Rosalie et Esmée. Et pourtant je n'avais pas voulu y prêter attention, trop inquiet à l'idée de laisser mon Alice partir loin de moi pendant plusieurs heures. Alors j'avais prononcé les mots fatidiques, je m'étais porté volontaire pour les accompagner à Port Angeles.

Nous étions avec les Cullen depuis seulement trois semaines, et contrairement à mon aimée, je ne leur faisais pas encore complètement confiance. Je respectais Carlisle, et ne sentais aucune malice émanant d'Esmée ou Emmett. En revanche, Rosalie ne prenait même pas la peine de cacher sa méfiance et son dégoût vis-à-vis de moi, et Edward ne pouvait s'empêcher de scanner mon esprit chaque fois que nous étions dans la même pièce. L'ambiance était donc encore un peu tendue, même si Alice me certifiait quotidiennement que les choses allaient s'améliorer bientôt, qu'elle l'avait vu dans ses visions. Je ne me sentais pas d'être loin d'elle pour le moment, et ne lâchai pas sa main de tout le trajet en voiture.

Quand nous arrivâmes dans le centre-ville, je fus assailli par un autre problème auquel je n'avais étonnamment pas songé plus tôt. L'odeur du sang. Cet endroit était rempli d'humains, d'humains avec des émotions toutes plus extrêmes les unes que les autres. Comprenant mon trouble, Alice s'empara prestement de mon bras en murmurant quelques paroles d'encouragement. Je me hâtai de rejoindre les autres en retenant ma respiration. La journée promettait d'être longue…

Tout d'abord ce fut le magasin de vêtements. Il s'agissait d'un grand local, je pouvais donc reprendre mon souffle tandis qu'Alice regardait partout autour d'elle avec émerveillement. Je savais qu'elle allait adorer cette journée. Déjà lors de nos divers voyages à travers le pays, elle s'était beaucoup amusée à devoir chercher des vêtements qui nous feraient nous fondre dans la masse. Alors j'imaginais que là, dans une boutique pareille, avec une carte de crédit ne lui imposant aucune limite, c'était comme un enfant le jour de Noël… La gardant au coin de l'œil, je la vis papillonner de rayon en rayon, son sourire s'élargissant à mesure qu'elle trouvait son bonheur parmi les diverses fabriques. Parfois elle se tournait vers moi, me montrant une robe couture ou un chemisier de créateur. Ne souhaitant pas la froisser, j'acquiesçais de la tête, feignant l'intérêt. Et puis bientôt ses petits bras ne purent plus contenir toutes ses trouvailles, elle me lança donc un regard suppliant. Je fis donc office de porteur, oh joie… Mais elle semblait si heureuse… Je l'accompagnai donc aux cabines d'essayage où se trouvaient déjà les deux autres jeunes femmes. Je dus me prêter à leur jeu de défilé, commentant les divers attributs de leurs tenues. Alice parut un instant agacée que je la trouve jolie dans chacune d'elles, mais ce mouvement d'humeur changea aussitôt qu'elle s'aperçut que lesdits articles étaient soldés… Mon Dieu que faisais-je ici…Pourquoi n'avais-je pas simplement suivi les conseils avisés d'Emmett ?...

Nos achats payés et emballés, je pensais en avoir terminé avec les épreuves du jour. Je me trompai lourdement. Car après les vêtements, ce fut le tour des chaussures. Seule amélioration, les gérants du magasin avaient prévu une télé diffusant du sport pour les hommes dans ma situation. Non que je sois féru de football, mais cela me parut soudainement un dérivatif des plus appréciables… Malheureusement mon répit fut de courte durée, car déjà la voix chantante d'Alice me rappelait à l'ordre. Elle souhaitait mon opinion sur des chaussures à hauts talons qui je devais le reconnaître la mettaient vraiment en valeur. J'acquiesçai, sous le charme. Elle sourit, sautillant souplement jusqu'à moi pour déposer un furtif baiser sur mes lèvres. Je nourris le maigre espoir qu'elle se satisfasse de cette paire… Quelle naïveté… La paire d'escarpins emballée, ce fut le tour des ballerines, suivies des chaussures de ville, puis des bottines, pour enfin terminer par les sandalettes. Chacun des modèles fut essayé, reposé, réessayé, commenté, critiqué, apprécié, recritiqué, associé à diverses tenues, pour finalement être emballé et payé. Nous avions maintenant les vêtements et les chaussures, et je finissais tout juste de faire rentrer le tout dans la voiture de Rosalie, quand j'entendis cette dernière chuchoter quelque chose à l'intention d'Alice. Je ne pus distinguer sa réponse, mais je pus sans difficulté ressentir le trouble qui l'habita soudain. Plaçant ses mains devant sa bouche, elle regarda sa nouvelle sœur d'un air complice, puis me demanda de l'attendre ici un instant. Fronçant les sourcils, j'allais répondre quelque chose quand Rosalie m'en empêcha, indiquant que c'était dans mon intérêt de suivre le conseil de ma douce… Esmée offrit de me tenir compagnie, je capitulai et les regardai s'éloigner bras dessus bras dessous.

Elles furent de retour assez rapidement, et nous pûmes enfin rentrer à la maison. Nous fûmes accueillis par tout le monde, et je dus prendre sur moi pour ne pas faire disparaître moi-même de leurs visages les sourires moqueurs qu'arboraient Emmett et Edward. Sans un regard pour eux, je déchargeai la voiture et montai les affaires d'Alice dans notre chambre. Enfin en territoire sauf, je me laissai tomber lourdement sur le lit, à la manière des humains. Je passais mes mains sur mon visage. Cette expérience m'avait psychologiquement épuisé. La porte de la chambre s'ouvrit et se referma silencieusement. Je sentis rapidement une petite silhouette se glisser à mon côté avant de venir s'asseoir sur mes genoux. Me redressant en position assise, mes yeux s'arrêtèrent sur le visage extatique de ma moitié. Entre deux baisers, elle me confia être fière de moi, et qu'elle avait une surprise pour me récompenser. Je levai un sourcil, interrogateur. Elle sortit un petit sac noir de la montagne d'autres jonchés sur le sol. Elle en extirpa une petite chose rouge que je devinai être une sorte de nuisette. Là elle chuchota à mon oreille de patienter un instant avant le début de mon défilé, privé cette fois ci…

Finalement, cette journée n'avait pas été si terrible non ?


Merci merci merci pour toutes vos reviews positives, j'essaie autant que possible de répondre à chacune d'elle, mais étant en congé pour toute la semaine (et pas chez moi), pas facile de toujours trouver le temps de renvoyer un message. Promis je m'y penche sérieusement, et posterai d'autres histoires rapidement! Alors continuez de me donner votre avis sur mes OS!!! ^_^