Épilogue

§ POV Harry §

J'ouvre les yeux doucement. Sa magnifique chevelure me caresse délicatement la joue et je ne peux m'empêcher de sourire. Mes bras enroulent son corps sublime et je décide de resserrer mon emprise sur lui. J'embrasse son front avec tendresse et il niche son visage dans mon cou. Je referme mes yeux et me laisse bercer par sa respiration régulière. J'arrive pas à y croire. Jamais je n'aurais pensé qu'il serait mien un jour.

Depuis que je l'ai sauvé dans les escaliers, je ne ai pas arrêté de penser à lui. Son visage me paraissait angélique. Ses sublimes orbes orageux s'étaient assombris, ses lèvres étaient légèrement entrouvertes et son souffle me caressait délicatement le visage.

Quand je l'ai trouvé dans la salle de bains des préfets et vu tout nu, je ne pensais qu'à une chose : le toucher. J'étais curieux. Je me demandais à quel point sa peau pouvait être sensible. Quelles expressions ferait-il si j'osais le toucher ? Est-ce qu'il m'aurait laissé faire ? Je n'arrivais pas à le lâcher du regard. J'ai remarqué les petits coups d'œil discrets qu'il me faisait, mais j'ai essayé de l'ignorer. Je ne voulais pas me faire d'illusions. Nous n'étions même pas amis, il n'y avait aucune chance qu'il veuille de moi.

Il a arrêté de me faire face et s'est retourné trop subitement. Ses épaules tremblaient et il regardait la porte avec un air paniqué. J'ai tout de suite compris qu'il ne voulait plus rester avec moi. Je voulais continuer à l'observer. Je voulais qu'il reste un peu plus longtemps en ma compagnie. Je me suis donc approché discrètement de lui et j'ai commencé à réfléchir à des excuses bidon pour qu'il reste plus longtemps avec moi. J'ai posé mes mains sur ses épaules et j'ai balancé la première chose qui me soit venue à l'esprit.

- Je te lave le dos si tu fais de même. J'ai du mal avec ma côte cassée et-

Je n'ai jamais pu finir ma phrase. Mon regard était figé sur son sexe. Il était dur. Draco s'est alors levé sans prévenir et s'est précipité vers le rebord. J'en ai fait autant. Je n'allais pas le laisser partir. Je n'allais sûrement pas rater cette opportunité. J'ai attrapé son bras et l'ai obligé à rester. Mes mains ont bougé d'elles-mêmes. J'ai exploré son corps et pris soin de ne rater aucune des magnifiques expressions qu'il m'offrait. Les sons qu'il faisait m'excitaient de plus en plus. Je le voulais. J'ai pris la liberté de marquer sa nuque tandis que ma main glissait lentement sous l'eau pour caresser ses cuisses. J'ai délicatement enroulé son sexe de mes doigts. Il a finalement arrêté de retenir ses délicieux cris. Je ne pouvais plus attendre. Je lui ai ordonné de se retourner et à ma grande surprise il a obéi. Je ne me suis jamais senti aussi bien de toute ma vie.

Après nous avoir menés jusqu'à l'orgasme, je n'avais plus qu'une envie : l'embrasser. J'ai cru qu'il allait me laisser faire. J'ai cru que ce que nous avions fait voulait dire quelque chose pour lui. Je me suis approché et j'ai caressé sa joue. Je l'ai appelé par son prénom et... il m'a repoussé. Je suis tombé violemment en arrière et ma côte a commencé à me faire horriblement mal. J'ai fermé les yeux et essayé de retenir mes hurlements de douleur. Je ne sais pas combien de temps je suis resté dans la baignoire, mais j'ai soudainement entendu Mme Pomfresh lancer un sort. La douleur avait disparu, Draco aussi. J'ai regardé dans chaque recoin de la pièce, mais il n'était nulle part. Il m'avait abandonné. J'ai senti la colère monter en moi. Comment avait-il tout simplement pu me laisser agoniser ?

Pendant les semaines qui ont suivi, ma côte s'est rétablie grâce aux sorts et aux potions de Mme Pomfresh. Draco n'a pas cessé de m'éviter. Je n'arrivais pas à le chasser de mon esprit et ne comprenais plus mes sentiments. J'étais furieux, mais en même temps horriblement blessé de l'intérieur. J'ai demandé conseil à Hermione. Je lui ai raconté ce qu'il s'était passé dans la salle de bains. Elle m'a simplement dit que j'étais tombé éperdument amoureux de cet imbécile et que je devais lui monter que je l'aimais réellement. Draco m'avait ignoré pendant tout un mois. J'en ai eu marre. Je ne voulais plus ne rien représenter pour lui. Je voulais savoir pourquoi il m'avait laissé, pourquoi il s'était enfui. Alors j'ai décidé de l'emmener dans la Salle sur Demande. Lorsqu'il a commencé son discours du « je suis un Malfoy », j'ai compris que lui aussi ne comprenait pas ses propres sentiments.

Maintenant, ça n'a plus d'importance. Je l'aime et il m'aime, c'est tout ce qui compte pour le moment. Désormais, je ne vais plus le laisser s'enfuir. Maintenant que je sais que je suis bien plus important à ses yeux que n'importe qui d'autre, je peux le dire haut et fort : Je l'aime !