Ah là là … Voilà déjà la fin de cette fiction de 7 chapitres, pas très longue je vous l'accorde, mais il faut bien un début à tout ! Je serais très heureuse de savoir ce que vous en avez pensé, alors n'hésitez vraiment jamais à m'écrire un petit commentaire, vous savez que j'adore ça !
Finissez bien votre lecture, et je vous dis à très bientôt !
-Vos constantes sont bonnes, Monsieur Castle, je pense que vous pourrez certainement nous quitter d'ici la fin de la journée. Enfin, si vous le voulez, bien sûr !
La jeune infirmière secoua la tête de droite à gauche en souriant. Elle semblait contente pour nous, pour notre départ parce qu'elle savait que c'était ce que chacun attendait lorsqu'il entrait dans un hôpital : pouvoir en sortir. Elle continua ses manipulations, discrète et sortit finalement après nous avoir salué d'un signe de la tête.
Je pus ainsi reprendre ma place à côté de Castle, que j'avais laissé libre pour qu'elle puisse travailler sans que je ne la dérange.
-Alors, heureux ? Le questionnai-je, connaissant déjà sa réponse.
Il m'observa, complice, un petit quelque chose de malicieux au fond des yeux. Il souleva lentement sa main du lit, puis, l'arrêtant en plein mouvement, finit par la reposer, presque à regret.
Je scrutai son regard, intriguée par ce fragment de geste qui devait très certainement cacher quelque chose.
-Ça ne va pas ? Demandai-je, parce qu'il avait éveillé ma curiosité.
Il parut penaud et puis, si bas que je crus avoir rêvé, demanda si je lui donnais ma permission pour qu'il puisse toucher ma joue. Estomaquée par sa requête étrange et enfantine, je secouai la tête, en signe d'acquiescement, incapable de prononcer un seul mot. Néanmoins je souris, parce qu'il était toujours aussi galant et attentionné et qu'il voulait tout faire dans les règles.
Il avança ses doigts, presque maladroit, avec une lenteur maladive et finit par effleurer mon grain de peau. Je le sentis, léger, ne voulant pas trop approfondir sa caresse, de peur de me déstabiliser. Mais, fermant les yeux face à son toucher qui me fit frissonner, il dut comprendre que je n'étais nullement gênée par son contact. Il fit jouer sa main sur l'os de ma mâchoire, descendit à ma gorge, en fit le tour pour se saisir de ma nuque. Il passa alors ses doigts dans mes cheveux et c'était divinement agréable. Je soulevai mes paupières pour capter l'océan de ses prunelles et je me perdis un moment en lui, me noyant avec plaisir dans ses pupilles. Une pression presque imperceptible dans mon cuir chevelu me fit comprendre qu'il testait ma résistance, et en effet, je ne résistais pas. Il me rapprocha alors de lui, de son corps, de son visage, de ses lèvres. Comme dans un rêve qui s'éternise, notre progression vers l'un l'autre me semblait affreusement longue tant j'avais attendu ce moment depuis longtemps. Ne pouvant plus tenir et le voyant pourtant si près de moi, j'accélérai le mouvement, et projetai ma bouche contre la sienne. Un second baiser, doux, subtil, presque illusoire. Je passai alors ma main dans ses cheveux fins, il fit glisser la sienne le long de mon dos et m'agrippa fermement, comme pour se persuader de ce que nous étions en train de faire. Nos lèvres, figées dans un sourire éternel, se découvraient et jouaient ensemble un ballet féerique. Elles avaient le goût des premiers baisers, des baisers volés, de la nostalgie et du temps passé. C'était doux et mélancolique à la fois parce qu'à travers notre baiser, je me rendis enfin compte du temps qui était passé, que nous avions perdu à nous tourner autour, à jouer avec l'autre pour, au final, nous aimer autant que nous nous aimions déjà. J'étais triste et morose face à cette simple constatation mais son contact me rappela vite à la réalité et ses doigts virevoltant sur mon bassin et sur mes reins me firent serrer ses cheveux avec plus de force.
Un coup à la porte suivi de bruits de pas rapides nous sortit de notre bulle et nous nous écartâmes rapidement, comme pris en pleine faute. La jeune infirmière, revenue pour apporter le repas de Castle, ouvrit grand la bouche, comprenant certainement qu'elle était arrivée au mauvais moment, la referma en silence puis bredouilla quelques excuses, posa le plateau sur la tablette avant de quitter la pièce presque au pas de course. Nous nous regardâmes et nous explosâmes de rire face à son expression de pure faute. Elle avait du se sentir extrêmement gênée, la pauvre …
Je continuai de contempler Rick, qui secouait la tête pour faire disparaître les dernières traces de son rire. Il était beau. Cela vint me frapper en plein visage comme un coup de vent remet les idées en place en nous revigorant. Il était beau, c'était vrai et je sus à cet instant qu'il le serait certainement pour moi à tout jamais.
