Message de l'auteure: Hey ! On s'est quitté sur une scène assez... intéressante. J'espère que ce premier baiser entre Harry et Draco vous a plus même s'il était assez inattendu. Si vous aussi paumé que Draco pas de panique! Notre petit Serpentard va bien trouver une façon de réagir... Enjoy ;)
Chapitre 7 – Rester calme
Poudlard en période d'examens n'était pas le Poudlard habituel, une masse compacte d'élèves envahissaient la bibliothèque. Dès le petit déjeuner, on voyait les sorciers livres à la mains grappillant chaque seconde de révision possible. A l'heure du courrier les adolescents recevaient soit des lettres d'encouragements, de réconfort du style « Même si tu rates nous t'aimons quand même » qui avait le don de stresser deux fois plus, ou encore des menaces du genre « si jamais tu n'as pas la moyenne partout tu peux dire adieu aux vacances avec tes amis, tu seras privé de sortie pendant tout l'été ! » ce qui avait le don de stresser quatre fois plus. Les nerveux étaient dans tous leurs états, certains pleurant, d'autre au bord de l'évanouissement. Les acharnés révisaient jusqu'à ne plus pouvoir retenir. Les organisés avaient planifiés leurs révisions jusqu'au jour fatidique et les bordéliques se plaignaient de ne pas avoir ouvert leurs cahiers assez tôt. Dans ces moments là, Hermione était la seule à sourire au réveil.
Mais Poudlard le lendemain d'une fête n'était pas le Poudlard habituel, tout fonctionnait au ralenti. Les élèves à peine remis de leur nuit blanche ou de leur gueule de bois pour certains déambulaient dans les couloirs comme si c'était la première fois qu'ils venaient ici. Le réveil était difficile et les retardataires étaient si nombreux que le professeur faisait son premier quart d'heure avec un maximum de quatre élèves. Evidement, l'impact allait crescendo. Les premières années ayant moins de chance d'avoir le mot de passe était moins touchés, en revanche il était sûr que toutes les dernières années avaient participé à la fête et il n'était pas garanti qu'il y ait des survivants. Le problème c'était que l'indulgence des professeurs allait decrescendo. Plus l'élève était jeune et plus l'adulte était gentil avec lui. C'était pour cette raison que Fred et Georges Weasley étaient toujours collé le lendemain d'une fête inter-maison.
C'était pourtant la première fois que l'on avait les deux situations en même temps. Le mélange était désastreux et tout ce que l'on en tirait c'était : la panique. Les élèves ne pouvaient pas réviser, beaucoup épuisés pour ça, les restes de l'alcool les rendait instables et les crises de larmes étaient presque inévitables. Même Hermione semblait même à l'aise, signe qu'il y avait vraiment quelque chose qui clochait. Assis au bout de la Grande Salle, les professeurs pinçaient les lèvres face à ce spectacle lamentable.
Le pire était la table des Serpentards. Tous les élèves étant présents à la fête de Draco, il n'y avait pas un pour rattraper l'autre et leur star finissait carrément sa nuit affalé sur la table. A côté de lui, Blaise tentait de garder contenance mais on voyait bien qu'il avait abuser de la bière au beurre. D'énormes cernes creusaient ses yeux et il peinait à les garder ouverts. Les hiboux firent leur bruyante entrée et Draco eu la présence d'esprit de se décaler pour éviter que son oiseau lui jette le courrier sur le crâne. Blaise pouffa à la vue de ce mouvement et Draco grogna, comprenant qu'il avait grillé sa couverture. Maintenant que Blaise savait qu'il ne dormait pas, il allait vouloir discuter et Malfoy n'était pas sûr de pouvoir mettre deux mots bout à bout. Non seulement il avait une gueule de bois terrible mais ajouté à cela une horrible insomnie qui l'avait empêcher de fermer l'œil de la nuit. Sentant que Blaise allait bientôt entamer un discours, il se redressa, le moins du monde endormi, et se servit un verre de jus de citrouille.
- Tu étais où hier soir Draco ? lui demanda son meilleur ami
- A la fête que tu as organisé pour moi.
- Ne joue pas au plus idiot avec moi, où étais-tu après Draco ?
- Hm…
Un sourire se dessina sur les lèvres du black.
- Tu n'étais pas seul c'est ça ?
- Peut-être.
- Qui ? Allez dis-moi, fais pas ton pudique, d'habitude tu adores exhiber tes exploits sexuels et c'est d'ailleurs sur ce seul sujet que j'aime bien t'écouter te vanter.
- C'est pour qu'on s'entend si bien mon chou, lança Draco avec un sourire pervers.
Et Blaise éclata de rire.
- Non sérieux, raconte.
- Non.
- Dis-moi au moins qui c'était !
- Information confidentielle.
- Quoi c'est si horrible que ça Draco ? Je te crois pas ! Tu ne couche que avec des beaux gosses, alors qui ? Oh je sais ! C'est un Griffondor c'est pour ça que tu veux rien dire !
Le sourire de Draco disparut et il jeta un regard dur à son camarade.
- Ecoute Blaise, je suis même pas en état de me souvenir ce que je mange en ce moment même ok ? On parlera plus tard.
L'autre Serpentard n'insista pas. Lorsque Draco lui disait qu'ils parleraient plus tard cela annonçait quelque chose d'important, car Draco ne voulait jamais parler, sauf si c'était vraiment important, le genre de chose pour lesquelles ont a besoin d'un meilleur ami, comme la fin du monde par exemple.
- Mais Draco, tu ne manges pas ! s'écria Pansy
- Que quelqu'un retrouve son cerveau parce que là j'en peux plus, cracha Malfoy avant de se lever de table et de quitter la salle.
La lourde porte se ferma derrière lui et fut aussitôt poussée de nouveau pour laisser sortir Ron Weasley, accompagné de (roulement de tambour) Harry Potter. Draco sentit tous ses sens s'affoler tandis que le goût de leur baiser lui revenait en mémoire. Il croisa le regard du brun et baissa aussitôt les yeux. Pourquoi ces yeux verts émeraudes le mettaient dans un état ? Il devait rester calme, rester calme. Mais il fut pris de panique sans savoir pourquoi et sa capacité de réflexion le lâcha en plein moment décisif. Choisissant alors la solution la plus lâche, il tourna les talons et s'éloigna à toute vitesse. Une fois hors de vue, il s'autorisa un regard en arrière et découvrit avec déception que Harry poursuivait sa discussion avec Weasley comme si de rien était.
« Reste calme Draco. Inspire… Expire… »
Il avait d'autre chose à faire que s'inquiéter pour Potter. Mais cet incident ne quitta pas son esprit de la journée. Pendant ses révisions avec les Serpentards, il pensa à Harry. Pendant le déjeuner, il se remémora son retour à sa version du monde puis son sauvetage par Harry. En marchant jusqu'à la salle d'examen il ne cessa de songer à l'intervention brutale d'Harry face au professeur Snape. Et lorsqu'il eu sa copie face à lui tous ce qu'il voyait s'était leurs lèvres s'entrechoquant et leur souffles entremêlés. Le brun était assis deux rangs devant lui et, penché sur sa copie, il grattait le papier sans relâche. Draco secoua la tête, il fallait qu'il se concentre, il ne pouvait pas se permettre de rater cette épreuve. Il lut le sujet au moins une dizaine de fois mais aucun des mots ne semblaient atteindre son esprit. Devant, Harry releva sa tête et se mit à mordiller son crayon nerveusement. Hypnotisé, Draco ne put s'empêcher de suivre ce mouvement des yeux. Un sentiment étrange grandissait en lui. Et cela lui faisait peur. Potter ne devrait pas lui faire perdre son sang-froid comme ça, ce n'était pas normal !
« Reste calme et réponds aux questions Draco, concentre-toi ! »
Il griffonna deux misérables phrases avant d'être de nouveau happé par ses pensées. Il en arrivait à la conclusion qu'il aimerait bien revoir Harry dans son pantalon en cuir lorsque le professeur Flitwick annonça de sa voix criarde :
- Plus que dix minutes !
Draco sursauta. Une heure était déjà passé ?! Non, ce n'était pas bon du tout ! Désespéré il baissa les yeux sur sa copie quasiment vide. Harry se leva, faisant crisser sa chaise le sol. On ne lui avait jamais appris à être discret ?! Le Griffondor rendit sa copie, noire d'encre, puis rassembla ses affaires et sortit de la salle. Il passa juste devant Draco mais ne lui jeta pas le plus infime des regard, ou le moindre signe laissant croire qu'il l'ai remarqué. Le Serpentard sentit le feu lui monter au joue, frappé par l'humiliation. Il n'arrêtait pas penser à lui depuis le début de la journée et Monsieur Potter ne daignait même pas le regarder ! C'était injuste, c'était lui qui aurait dû ne pas s'en faire ! Après tout c'était Harry qui l'avait embrassé pas lui !
- L'épreuve est terminée veuillez rendre votre copie !
« Et merde ! »
Irrité, il jeta sa copie au professeur nain et quitta la salle en claquant la porte. Il fallait qu'il se défoule sur quelque chose. A ce moment là, deux petites Poufsouffles passèrent devant lui, en pleine discussion de fille :
- Je vais lui demander tu penses qu'il acceptera ?
- Je ne vois pas pourquoi il refuserait, répliqua l'autre.
- Et bien c'est Harry Potter, tu sais ce qu'on dit sur lui et les autographes, il refuse d'être traité comme une star.
- Tu sais il est beaucoup plus sympa que ce tu imagines. Je l'ai vu à la fête de Draco Malfoy on a même danser ensemble !
Le cerveau de Draco fit tilt. Alors c'était comme ça ? Le Survivant dansait avait des deuxièmes années, draguait tout ce qui bouge et quelques minutes après embrassait son ex-ennemi ?! Draco sentit un goût amer envahir sa gorge. Harry n'en avait rien à faire de lui. Il avait juste dû boire un peu trop. Mais oui, ça expliquait tout : sa rage, sa violence, son regard étrange et enfin le baiser. Dire qu'il avait pris ça pour une preuve qu'il avait de la valeur à ses yeux. Il se sentit pitoyablement bête. Non mais c'était du n'importe quoi ! Depuis quand Draco se faisait utiliser comme ça ? Et part Potter en plus ? Ce devait être lui entrain de se ronger les ongles tandis qu'il sortait avec d'autres aux yeux de toute l'école. Une idée germa dans son esprit.
- Hey ! lança-t-il à l'intention des Poufsouffles.
Elles se retournèrent vers lui et rougirent quelque peu en voyant qu'il s'agissait de Draco Malfoy. Ah quand même !
- Oubliez Potter, il est monstrueusement gay.
Leur expression se défit et il leur offrit son sourire en coin tellement sexy que personne ni résistait.
- Vous avez déjà visiter Serpentard ?
oOoOoOo
Ce soir-là, lorsque Draco Malfoy fit son entrée dans la Grande Salle le silence se fit et d'un même mouvement toutes les têtes se tournèrent vers lui. Et pour cause, il était encadré par deux filles, un bras autour des épaules de chacune. Il y avait de quoi alimenter les rumeurs pendant deux bonnes semaines et lui créer une réputation de tombeur : Draco Malfoy était sortit du coma depuis un jour seulement et sortait déjà avec deux filles. C'était plus qu'un Weasley dans toute sa vie ! Un sourire narquois sur les lèvres, il leur chuchota à l'oreille et elles se mirent à glousser sous l'œil jaloux de toutes les sorcières de Serpentard. Lentement, il s'avança jusqu'à la table des Poufsouffles et s'assit au milieu, comme un roi, entouré de ses deux concubines. Si au départ les sorciers vêtus de jaune et noir riaient poliment à ses sarcasmes, le charisme naturel malfoyien faisant son effet, ils finirent par avoir tous les yeux rivés sur lui. Pour une fois, Poufsouffle fut la table la plus bruyante, et Serpentard la plus calme.
D'un coup d'œil Draco vérifia que son stratagème fonctionnait et fut satisfait de ce qu'il vu. Harry Potter avait les yeux vissés sur lui, l'air tendu voir littéralement énervé.
« Notre Harry ne serait-il pas légèrement jaloux ? »
Il se réjouit intérieurement de sa ruse et poussa la comédie jusqu'à embrasser l'une des Poufsouffles. Ce fut un baiser tendre au départ puis peu à peu, il laissa libre court à son imagination et le professeur Mc Gonagald se racla bruyamment la gorge, laissant comprendre que cela se transformait en atteinte à la pudeur. Lorsqu'ils se séparèrent la jeune fille était toute rouge et Draco fier de lui.
- Dis, tu ne voulais pas un autographe d'Harry Potter ? demanda-t-il sur un ton innocent. Il est juste là !
- Oh où ça ? Je peux y aller ? Ca ne te déranges pas ?
- Pas du tout. Est-ce que tu pourrais en prendre un pour moi aussi bébé ?
Elle hocha la tête et partit aussitôt, contente de pouvoir faire quelque chose pour son « petit-copain ». De sa place, Draco ne perdit pas une miette du spectacle : tout d'abord l'air rageur d'Harry tandis que la Poufsouffle s'avançait jusqu'à lui, ensuite la crispation de sa mâchoire lorsqu'elle formula sa demande puis enfin, son air meurtrier quand elle prononça le nom de Draco Malfoy. Harry lui jeta un regard assassin mais le Serpentard tourna la tête juste avant et s'appliqua à avoir l'air très occupé. Puis il reprit son observation. Evidemment, le Survivant ne pouvait pas montrer son mécontentement, les autres Griffondors ne comprendraient pas pourquoi, aussi il signa les autographes rageusement, le visage neutre mais tendu. Et brusquement, Harry se leva et quitta la salle, sans même finir son assiette, sous le regard inquiet de ses amis et celui heureux de Draco. C'est alors que Zabbini fit son apparition, l'air très contrarié.
- Draco, on va parler. Maintenant.
Il tourna les talons et partit sans attendre de réponse. Le blond le regarda partit, sa bonne humeur assombrie. Pourquoi Blaise était-il en colère contre lui ?
- On y va les filles.
Il se leva, repassa ses bras autour de leurs épaules et quitta la Grande Salle. Les deux Poufsouffles se collèrent à lui mais il ne souriait plus. De la part de Blaise il devait s'attendre au pire, c'est-à-dire un bon gros sermon. Ils entrèrent à Serpentard. La maison était pratiquement vide, tous les élèves étant entrain de manger. Sans hésiter une seconde de plus, il traversa la salle commune et entra dans le dortoir des garçons, laissant les deux filles devant la porte. Blaise l'attendait, les mains sur les hanches, les sourcils froncé.
- Oh me regardes pas comme ça Zabbini, tu ferais presque peur.
- Draco Lucius Malfoy…
- Parle pas comme ça on dirait ma mère.
- DRACO ! Tais-toi ! J'ai des choses à te dire !
Le blond leva les yeux au ciel et s'assit sur son lit. Puisque Blaise ne lâcherait pas l'affaire, au temps s'en débarrasser au plus vite.
- Ok, ok je t'écoute.
- A quoi tu joues ?
- Je ne vois pas de quoi tu parles.
Blaise s'assit en face de lui, atrocement sérieux.
- Hier tu étais dans tous tes états, tu disais que Harry était le centre de ton monde et qu'il t'avait sauvé. D'autres conneries du style.
- Ce n'était pas des conneries, répondit Draco sur un ton tranchant.
Le black sourit.
- C'est bon j'ai ton attention maintenant ?! Bien. Donc je disais, hier tu ne parlais que de lui et voilà qu'aujourd'hui tu te présentes avec deux filles à ton bras. Qu'est-ce qui te prends ? Aurais-tu oublier que tu es gay Draco ? Gay et amoureux !
- Merci de me le rappeler…
- Explique-moi alors à quoi tu joues !
Draco se renfrogna.
- Potter m'a embrassé.
La surprise s'afficha sur le visage de Blaise et ses yeux s'arrondirent. Le rouge monta aux joues de Draco, accentuant la stupéfaction de son ami. C'était bien la première fois qu'il le voyait rougir.
- Mais… bégaya le Serpentard. Mais alors… pourquoi ?
- Harry ne m'a pas jeté le moindre regard depuis. Il m'a embrassé et puis il est parti comme ça !
Sa voix tremblait de colère. Blaise lui jeta un regard affligé.
- Il n'en a rien à faire de moi ! hurla Draco. Il… i-il… il devait être saoul. Et puis il y avait ses deux idiotes qui se pavanaient en se vantant d'avoir danser avec lui à la fête. Il fallait bien que je me venge !
- Draco…
- Quoi ?! Tu vas me faire la morale c'est ça ?!
- Il faut que tu rompes avec elles Draco.
- Je sais, grommela l'adolescent. Laisse-moi juste m'amuser un peu.
Blaise fronça les sourcils mais ne dit rien. Le blond se laissa tomber sur le matelas et se couvrit le visage de ses mains. Il avait beau dire tout ce qu'il voulait, le regard meurtrier qu'Harry lui avait lancé quand il l'avait vu avec les Poufsouffles lui avait fait mal.
- Et alors ? lança la voix taquine de son meilleur ami. Saint Potty embrasse bien ?
Draco lâcha un rire. Blaise était si prévisible !
- Hm, je ne pense pas qu'on puisse encore le qualifier de « Saint ».
- A ce point ! ricana Zabbini.
Voilà pourquoi les deux Serpentards s'entendaient aussi bien : ils étaient tous les deux beaux, tous les deux méchants et ils avaient tous les deux une passion dévorante pour les mauvais garçons qui embrassent bien. Sous demande insistante de son meilleur ami, Draco lui raconta en détail la soirée d'hier.
- Hm… soupira rêveusement Blaise à la fin de son récit. Comme j'aurais aimé qu'un beau brun en pantalon de cuir me défende devant un Mangemort et m'embrasse fougueusement.
- Sauf qu'il était saoul. Il n'en a rien à faire de moi…
- Mais enfin Draco ! s'écria Blaise. Tu réfléchis des fois ? Harry Potter est un Griffondor et ton pire ennemi ! Tu penses qu'il peut se permettre de te sauter au cou devant tout le monde ?
- Je ne suis pas bête Blaise. Mais il n'a pas même pas regarder ! Il ne m'aime pas et il ne m'aimera jamais ! Je vois pas pourquoi quelqu'un comme lui tomberait amoureux de moi.
Le black le fixa un long moment, les lèvres closes. Les larmes emplirent les yeux de Draco et il roula sur le ventre pour enfouir son visage dans les draps.
- Tu te sous-estimes Draco, tu…
- Tu sais très bien que j'ai raison, le coupa Malfoy. Harry me déteste depuis la nuit des temps.
- Il t'a sauvé la vie !
- Il l'aurait fait pour n'importe qui !
Blaise marqua un temps de silence.
- Fais comme tu le sens, Draco. Mais ne dit pas que je ne t'aurais pas prévenu.
