Auteur : Kurinoone

Traductrice : Cassis Blake

Note: Une explication me semble nécessaire sur l'avenir de cette traduction. Étant pas mal occupée avec mes deux autres traductions en cours, j'ai quelque peu délaissé cette histoire. J'ai appris avec un certain soulagement en août 2012 qu'un autre traducteur s'était porté volontaire pour la continuer mais (il y a un 'mais') il a finalement décidé de s'attaquer à la traduction de la réécriture de cette fic. Kurinoone a en effet réécrit intégralement cette fanfiction. Les premiers chapitres ne différent pas de beaucoup et le nouveau traducteur aurait pu se baser sur le travail que j'ai accompli mais bon! Je reprends donc la traduction de cette fanfiction en ayant à démêler l'ancienne fic "Darkness within" de la nouvelle fic "Darkness Within". Oui car le dernier chapitre que j'ai traduis était basé sur le nouveau "Darkness Within"... Quel imbroglio! Voici donc la partie manquante du chapitre 6 qui devient donc un interlude au chapitre 8 auquel je viens juste de m'attaquer.


Harry marchait à pas lents en direction de sa chambre. Il était totalement exténué, physiquement et mentalement, après la leçon qu'il venait d'avoir avec Lucius Malfoy. Enfin, il était au moins parvenu à maîtriser le sortilège de lacérations. C'était une malédiction des plus difficiles mais il y était finalement arrivé.

Les quartiers de Harry était situés dans un emplacement secret du château qui servait de demeure à Lord Voldemort. Harry avait toujours eu conscience de sa propre importance mais il n'en avait jamais abandonné pour autant l'envie d'explorer. Mais il avait compris la nécessité de garder son existence secrète lors d'un incident qui était survenu lorsqu'il était âgé de sept ans. Une douloureuse expérience qu'il n'était pas prêt d'oublier. Alors son père lui avait dédié une aile entière du château. Enfant, il avait passé des heures à explorer les lieux et avait vécu d'innombrables aventures dans ces murs.

Harry ouvrit la porte et entra dans sa chambre. C'était une pièce énorme qui contenait tout ce dont il avait besoin pour s'entraîner, se détendre et faire à peu près tout ce dont il pouvait avoir envie. Il s'avança jusqu'à l'imposante garde-robe qu'il ouvrit d'un geste de la main. Il se saisit de robes bleues foncées pour remplacer sa tenue vert sombre. Il surprit sa réflexion dans le miroir et resta un instant immobile à s'observer. Il n'avait jamais accordé beaucoup d'importance à son apparence, non pas qu'il en ait jamais eu besoin, car il était naturellement attractif. Il fit courir une main dans ses cheveux désordonnés et repoussa les mèches qui lui tombaient sur les yeux. A cet instant, la lumière accrocha son étrange cicatrice et ce qui la fit ressortir contre son front. Harry traça lentement celle-ci du doigt. C'était la seule caractéristique physique qu'il aima chez lui. Ses cheveux noirs, ses brillants yeux verts et le reste de ses traits provenaient de personnes qu'il détestait de toute son âme. Son père ne l'avait pas autorisé à changer son apparence, peu importe le nombre de fois où Harry l'en avait supplié.

Harry inclina légèrement la tête et sourit tandis qu'il ôtait ses robes vertes. Bien qu'il ne soit âgé que de seize ans, il avait déjà le corps d'un guerrier. Son torse et ses bras étaient musclés et il avait travaillé dur pour sculpter son corps. De nombreuses heures d'entraînement et d'exercices quotidiens l'avait pourvu d'un corps magnifiquement formé dont Harry ne pouvait s'empêcher d'être un peu fier. Il n'était pas très grand mais il n'était pas non plus petit. Pour son âge, il était parfait. Si Harry avait été à l'école, comme tous les autres garçons de son âge, il aurait été très populaire auprès des filles.

Harry venait juste de terminer de s'habiller quand quelqu'un toqua à sa porte. Harry ouvrit celle-ci d'un geste désinvolte de la main, sans faire usage de sa baguette, et vit Lucius Malfoy sur le seuil.

Harry n'était pas surpris de le voir. Il n y avait que deux Mangemorts qui pouvaient pénétrer dans l'aile qui lui était réservé sans avoir à en donner le mot de passe et l'un des deux était Lucius Malfoy.

« Oui ? » s'enquit Harry, se demandant ce qu'il avait bien pu oublier de lui dire alors qu'ils avaient passé les quatre dernières heures ensemble.

« Je voulais juste te féliciter une fois encore. Apprendre la malédiction de lacérations en une seule leçon, c'est du jamais vu. » dit Lucius, avec l'ombre d'un sourire.

« C'est une habitude chez moi. » répliqua Harry avec un sourire satisfait.

Lucius ne pouvait s'empêcher de s'enorgueillir des prouesses de Harry. Il connaissait celui-ci depuis qu'il avait été amené à Lord Voldemort et au cours des années, il avait développé une certaine empathie envers l'adolescent aux cheveux sombres. C'était lui qui l'avait affectueusement affublé du titre de « Prince Noir. »

Lucius était très fier que Drago soit devenu le meilleur ami de l'héritier du Seigneur des Ténèbres puisque cela garantirait le succès de son fils dans le monde sorcier une fois que Lord Voldemort en aurait prit le contrôle. Il savait que Drago avait été à de nombreuses reprises sauvé de la colère de son Lord par Harry, car l'arrogance de Drago et son inclination à ne pas se conformer aux règles lui avait causé pas mal de problèmes. Heureusement, l'amitié grandissante que les deux garçons avaient très tôt partagés avait rendu la vie très facile pour la famille Malfoy et, si c'était possible, ils étaient désormais encore plus arrogants et odieux qu'autrefois.

« J'aimerais être là quand tu useras de cette malédiction pour la première fois. » déclara prudemment Lucius.

Harry lui jeta un coup d'œil rapide avant de répondre. Ils avaient déjà évoqués ce sujet à maintes reprises.

« Je te l'ai dit. Je préfère travailler seul. » répliqua Harry comme il refermait les portes de sa penderie.

« Je sais, et je respecte ta décision. C'est juste que j'aimerais te voir lors d'un duel. Voilà un spectacle que je n'oublierais pas. » répondit Lucius.

Harry arqua en sourcil, les yeux rivés sur Lucius.

« Et bien, tu ne peux pas. Fais-toi une raison. » rétorqua Harry, coupant court à cette conversation.

Lucius n'ajouta rien de plus. Il était conscient qu'il valait mieux ne pas arguer avec Harry.

Avant qu'il ne puisse dire autre chose, la porte qui était derrière lui s'ouvrit à nouveau. Pensant que c'était probablement Bella, comme elle était la seule autre personne qui avait accès à la chambre de Harry, il pivota sur ses talons, une expression de dédain sur le visage.

« Je t'avais dit que Harry l'apprendrai en une leçon, Bella. »

Son air méprisant disparu instantanément de son visage quand il s'aperçut que c'était en réalité Lord Voldemort qui se tenait devant lui. Sans un mot, l'aristocratique Malfoy tomba à genoux et s'inclina devant son Lord.

Harry l'observa faire avec un peu de répulsion. Il n'avait jamais trouvé l'attitude du 'obéissez-moi et comportez-vous comme si j'étais Dieu' très attrayante. La simple idée que bientôt les gens feraient la même chose face à lui le rendait légèrement nauséeux.

« Laisse-nous. » exigea froidement Voldemort.

Lucius Malfoy se remit aussitôt debout et quitta vivement la pièce. Harry attendit que celui-ci soit sortit avant de s'adresser à son Père. Il était surpris de le voir dans ses quartiers. D'ordinaire, il le convoquait dans ses quartiers.

« Est-ce que tout va bien, père ? » demanda Harry, un brin d'inquiétude dans la voix.

Voldemort prit un moment pour contempler l'adolescent debout devant lui. Le seul son de la voix de Harry suffisait à l'apaiser.

« Tout va bien. » répondit-il avant de se mettre à déambuler dans la chambre.

Harry observa attentivement son père, conscient que quelque chose l'ennuyait. Ce n'était pas très difficile à deviner. Mais il ne dit rien pour le contredire. Il savait que son père évoquerait tôt ou tard la raison de sa visite.

Comme en réponse à cette pensée, Voldemort plongea la main dans ses robes pour en extirper une petite boîte. Il la garda pendant un moment dans sa main avant de la tendre à Harry.

Sans un mot, Harry ouvrit celle-ci et découvrit son contenu. A l'intérieur de la boîte se trouvait un pendentif argenté. Celui-ci avait la forme d'un serpent à deux têtes entrelacées. Les yeux du serpent étaient d'un vert chatoyant qui semblait avoir le don de vous hypnotiser. Harry leva des yeux interrogatifs vers son père.

« Ceci a appartenu à notre illustre ancêtre, Salazar Serpentard. Je désire que tu l'aies. » expliqua Voldemort, lisant sans peine les pensées de son héritier.

Harry contemplait à présent le pendentif avec une expression émerveillée. Voldemort prenait toujours du plaisir à invoquer une expression enfantine sur le visage de Harry.

« Mais ce pendentif a une autre spécificité particulière. Il renferme une parcelle de mon âme, aussi il me semble nécessaire que tu le gardes sur toi tout le temps. »

L'air émerveillé de Harry se transforma en une expression de soudaine compréhension. Il baissa les yeux sur le pendentif avant de les lever à nouveau vers le visage de son père.

« Pourquoi est-ce que tu me le donnes ? » demanda Harry d'une voix pas tout à fait assurée.

Voldemort garda les yeux rivés sur celui-ci avant de répondre.

« Je veux que tu te souviennes toujours de qui tu es. » déclara-t-il simplement.

Harry sentit son cœur bondir dans sa poitrine. Il connaissait la raison qui avait amené son père à lui faire ce cadeau. Il retira le magnifique présent de sa boîte. Il mit la chaîne autour de son cou et laissa le pendentif, l'Horcrux de son père, glisser sur son torse pour venir rester juste à côté de son cœur.

« Je serais toujours ton fils. » proclama Harry, sans quitter son père des yeux. « Je sais ce que tu penses, mais ce n'est pas vrai. Le simple fait que je n'ai jamais réussi à le tuer ne signifie rien du tout. Je suis ton fils, le tien à toi seul. Je ne suis pas un Potter, je ne l'ai jamais été. » acheva Harry, sa voix réduite à un simple murmure.

Voldemort sentit l'inquiétude qui l'habitait depuis des jours s'évanouir de son esprit. Il avait énormément investit en Harry. Il était effrayant de penser qu'après tout ce qu'il avait fait, tous les efforts qu'il avait fournis pour l'élever, Harry pouvait toujours conserver en lui une once de compassion pour les Potter.

Voldemort marcha jusqu'à Harry et plaça les mains sur ses épaules.

« Tu seras toujours mon fils, je le sais. Personne ne t'arracheras jamais à moi. » déclara-t-il solennellement.

Harry paru devenir beaucoup plus détendu. Il baissa une fois de plus les yeux sur le pendentif et une expression de panique traversa son visage.

« Mes missions, et si quelque chose lui arrivait pendant que je suis en mission. Et si… »

« Ne te tracasse pas, le pendentif est protégé par de nombreux charmes, l'un deux étant un sortilège d'incassabilité. Tu es le seul, avec moi, à pouvoir l'enlever de ta personne une fois que tu le portes. Peu importe ce qui pourrait arriver, il ne peut pas t'être retiré. »

Voldemort sourit à nouveau quand il vit l'inquiétude quitter les yeux de Harry, ceux-ci se mettant à briller à l'idée de détenir un objet d'une telle valeur.

« Merci, père. » dit Harry avant de placer le pendentif sous le col de ses robes. « Mais ne dis pas à Bella que tu m'a donné ceci. Je ne crois pas qu'elle puisse jamais s'en remettre. » déclara-t-il avec un sourire taquin.

Voldemort éclata de rire, une réaction que seul Harry pouvait parvenir à provoquer chez lui, et tous deux se dirigèrent vers la porte. Il était l'heure d'aller dîner.


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