Coucou mes petits loups ! Je suis de retour avec l'avant-dernier chapitre :D
Merci merci pour vos reviews ! Ca me fait toujours autant plaisir, vous êtes les meilleurs ! :D
On a des petits guests dans ce chapitre ! :D Je vous en dit pas plus pour l'instant :D
Sur ce, bonne lecture :D
La nuit avançait doucement. Gilbert avait comme promis aidé son frère avec ses mathématiques, tandis que Matthew avait corrigé certaines de ses copies. L'albinos avait été contre qu'il travaille après ce qu'il avait vécu, mais il avait vite abandonné en voyant la mine butée de son petit ami. Ils avaient tous les trois mangé la fin des pancakes en guise de repas.
Plus l'heure avançait et plus le Canadien était stressé. Il ne voulait pas que les deux frères partent, il était bien là, avec eux. Mais il ne voyait pas comment il pouvait leur proposer de rester. Et puis, ça ferait beaucoup trop. Ils avaient déjà eu la gentillesse de passer la fin de la journée avec lui, il n'allait pas abuser.
« Il commence à se faire tard, remarqua Ludwig en finissant ses devoirs. »
Gilbert regarda à son tour l'heure.
« C'est vrai ! On ferait mieux de se rentrer, t'as cours demain ! Ça ira pour toi, Mattie ?
-O-Oui ! M-Merci beaucoup d'être venu… C-Ça m'a fait du bien... »
Le plus âgé des trois lui frotta les cheveux avec un sourire. Il aimait bien la timidité de Matthew, cela le rendait d'autant plus mignon.
Ludwig rangea ses affaires. Il avait passé une bonne soirée. Son professeur d'histoire semblait s'être amusé avec eux deux, et sa bonne humeur était de retour. Il lui fallait seulement une bonne nuit de repos et tout rentrerait dans l'ordre. Et Gilbert serait aux petits soins pour lui, tout irait pour le mieux.
Une fois prêt, les deux Allemands se retrouvèrent devant la porte du Canadien. Ce dernier s'était enroulé dans un plaid et les regardait avec un sourire.
« R-Rentrez bien… T-Tu m'enverras un message quand vous serez rentrés ? »
Son ton sonna faux aux oreilles de Gilbert, tout comme son sourire. Matthew mentait encore une fois. L'albinos regarda son frère qui le regardait déjà. D'un regard, ils se comprirent.
« Non. »
Matthew sembla surpris.
« N-Non ?
-Non, je vais pas t'envoyer de message, parce qu'on va pas partir au final…
-Q-Quoi ? M-Mais... »
Gilbert soupira. Matthew était aussi têtu dans ses mensonges, et il était beaucoup trop gentil pour son propre bien.
« Tu ne veux pas qu'on parte, ça s'voit. T'as juste à l'dire, et on reste, c'est pas un soucis… On partira juste plus tôt demain pour se changer. »
Matthew n'osa pas les regarder et contemplait ses pieds. Gilbert lisait si bien en lui que ça l'effrayait un peu.
« Birdie... »
Sa voix s'était faite douce, et le blond ne put que relever la tête.
« Tu veux qu'on reste ? »
Matthew se mordit la lèvre. Les mots voulaient franchir ses lèvres, mais il n'osait pas. Il plongea son regard dans celui de son petit ami.
« O-Oui…
-Alors fallait le dire, Birdie ! Y a pas de soucis avec nous ! »
Ludwig sourit doucement à son enseignant tandis que Gilbert le prenait dans ses bras. Ils convinrent que Ludwig prendrait la chambre d'Alfred pour la nuit, alors que les deux adultes dormiraient ensemble. Matthew avait autant hâte qu'il était stressé.
Ils se souhaitèrent la bonne nuit avant de se séparer. Cela était très étrange pour Ludwig de dormir dans la chambre d'un autre, mais il était content de rester. Gilbert s'occupait vraiment de Matthew jusqu'au bout et son amour transparaissait dans ses actions. Il ne voulait pas le lâcher, c'était évident.
Le couple alla dans la chambre du blond. Ce dernier sentait une boule de stress au creux de son estomac.
« Je ne pensais pas me retrouver une deuxième fois dans ta chambre dans la même journée, Birdie ~ »
Celui-ci rougit furieusement.
« G-G-Gil, j-je… J-Je n'ai jamais…
-Relax, Birdie, je plaisantais ! On va juste dormir ~ Mon frère est à côté, en plus... »
Le soulagement remplaça l'anxiété Il faisait confiance en Gilbert, alors s'il le disait, il n'irait pas plus loin. Il alla tout de même se changer dans la salle de bain, encore trop timide pour le faire en sa présence ce qui laissa l'albinos un peu frustré. Il aurait aimé au moins voir son corps sûrement sculpté par le hockey.
Quand Matthew revint, Gilbert venait tout juste d'enlever ses dernières affaires. Il était en caleçon. Le regard du Canadien se posa sur lui et ne le quitta pas pendant un moment. Il était vraiment beau. Sa musculature se dégageait sans pour autant faire trop. Matthew rougit. Ils allaient dormir comme ça toute une nuit.
« Viens te coucher au lieu de me regarder comme ça ~ La vue te plaît ? »
Des rougeurs, encore des rougeurs. Il avait l'impression de ne jamais s'arrêter de rougir en sa compagnie.
« T-Tu es m-magnifique, Gil... »
Un grand sourire fier lui répondit.
« Toi aussi, Mattie ~ Tu viens ? »
Matthew hocha la tête et se glissa sous la couette. Sans attendre, il se retrouva contre le corps chaud de son petit ami. Il laissa échapper un soupir de bien-être. Gilbert lui déposa un tendre baiser sur le front tout en lui caressant ses boucles blondes.
« Ce que tu voulais dire, tout à l'heure… Tu l'as jamais fait ? »
Le Canadien se cacha un peu plus contre lui, n'osant pas le regarder.
« J-Jamais… »
Gilbert resta silencieux un instant.
« Tu sais, on a le temps… Ça me dérange pas d'attendre que tu sois prêt ! Ça va venir tout seul, avec le temps qu'il faudra ! Je t'aime, alors je s'rai patient ! »
Il sentit les lèvres de Matthew contre son cou, en un baiser de remerciements. Cela allait être dur pour Gilbert de se retenir autant, avec un Canadien si innocent et si désirable. Il lui embrassa encore une fois le front.
« Bonne nuit, Birdie… À demain !
-B-Bonne nuit ! E-Et… Encore merci, pour aujourd'hui… D-D'être venu, de t'être occupé de moi e-et de… bien vouloir de moi... »
Gilbert fronça légèrement les sourcils.
« De bien vouloir de toi ? Ça veut dire quoi, ça ? Qui ne voudrait pas d'un prof' d'histoire aussi mignon ? C'est moi qui vais flipper, je fais comment si on te kidnappe avec la bouille que t'as ? »
Matthew pouffa de rire contre lui. Son souffle le chatouilla et il frissonna. Il allait devoir faire appel à tout son self-control.
« J-Je suis trop timide… I-Il n'y a qu'avec toi que… je le suis moins, e-et encore…
-Ça, ça me fait plaisir, Birdie ! Plus tu te sentiras à l'aise, et moins tu le seras ! Ça va aussi venir ! Tu t'inquiètes de trop !
-Dis celui qui a peur que je me fasse kidnapper... »
Ils rigolèrent tous les deux. Ils se serrèrent plus fort contre l'autre. Le sommeil s'insinuait petit à petit en eux. Les battements de cœur de Gilbert berçaient doucement Matthew qui s'endormit. L'albinos le rejoint peu après, éreinté par cette journée pleine d'émotions.
Lui et son frère se réveillèrent assez tôt le lendemain. Matthew n'ouvrit un œil que lorsque Gilbert s'éloigna de lui, provoquant une perte de chaleur. Il dessina les muscles de son dos du regard, le regardant s'habiller sans bouger.
« T-Tu reviendras ?
-Quelle question ! Je repasse ce soir ! Repose-toi bien ~ »
Gilbert le rejoint un instant pour l'embrasser.
« Je t'aime ~ »
Sur ces tendres mots, il sortit de l'appartement avec son frère, qu'il déposa au lycée. Il se sentait plus reposé que jamais. C'était différent de dormir avec Matthew, de dormir contre le corps chaud de la personne qu'il aimait.
Il alla donc à son travail de bonne humeur. Il discuta avec tous ses collègues et travailla sérieusement sans le moindre soucis. Il se sentait vraiment et la journée ne faisait que commençait. Il pressentait que rien ne pourrait la gâcher. Même une fin de monde n'attaquerait pas son moral, il en était certain.
La matinée passa rapidement, et pareil pour l'après-midi. Il avait convenu avec Ludwig qu'il passerait la fin de la journée chez Feliciano pour que Gilbert puisse passer un moment avec Matthew. Il ne pourrait pas se permettre de dormir avec lui toutes les nuits avec lui, mais il pouvait au moins lui tenir compagnie le plus longtemps possible.
Son portable vibra dans sa poche.
« Allô ?
-G-Gil ? »
Ludwig avait parlé en chuchotant presque.
« Lulu ? Ça va pas ?
-I-Il ne faut pas que tu rentres ! »
Son ton était paniqué.
« Pourquoi ? Je dois me changer avant d'aller voir Mattie… Il se passe quoi, là ?
-J-Je… I-Il est devant chez nous… »
Il n'en fallut pas plus à Gilbert pour se crisper. Il. Leur paternel.
« Ludwig, tu vas chez Feli, je m'en occupe.
-M-Mais Gil…
-Va chez Feli, un point c'est tout ! Tu ne lui parles surtout pas. Il t'a vu ? »
Sa voix n'accordait aucune réplique.
« N-Non… J-Je vais prévenir Feli…
-Gut, je t'appelle dès que c'est bon. »
Il raccrocha, la rage au ventre. L'homme qui leur avait servi de père n'avait décidément pas envie de laisser tomber aussi facilement. Il n'allait jamais les laisser tranquille. Gilbert bouillonnait, littéralement. Il n'en pouvait plus, il avait déjà énormément donner pour se débarrasser de ce poids dans sa poitrine, et il fallait que tout recommence.
Il monta dans sa voiture et se força au calme. Les mains crispées sur le volant, il reprit sa respiration. Il savait qu'il n'avait pas d'autres choix que d'y faire face. Plus vite il réglerait ça, et plus vite Ludwig serait en sécurité.
Il devait gérer ça, certes, mais devait-il le faire seul ? Il y a neuf ans, il avait tout caché à ses meilleurs amis. Et mal lui en prit, puisque cela n'avait rien arrangé. Et ses amis l'avaient fâché, avant de tout faire pour l'aider. Il n'était plus seul pour affronter ce père abusif. Dans un soupir, il reprit son téléphone. Il préférait largement affronter son père avec ses amis, plutôt que de subir leurs foudres.
À : Francis
Das Schweine (1) est de retour. L'est devant chez moi, alors si t'es dispo…
Sans attendre de réponse, il jeta l'appareil sur le siège à côté de lui. Direction chez lui. Il ne doutait pas que le Français viendrait et sûrement avec Antonio. Cela le rassurait. Ses deux crétins d'amis n'avaient pas hésité à se mettre en danger pour pouvoir témoigner de ses maltraitances. Ils avaient fait absolument toutes les recherches pour lui venir en aide.
Ces imbéciles… Il les aimait.
Le trajet passa beaucoup trop rapidement à son goût. Il avait hâte, mais il n'avait pas envie de revoir cet homme. Il les avait laissé tranquille plusieurs années, il avait réussi à oublier ce sentiment d'oppression.
Il se gara en faisant attention à sa respiration. Il fallait qu'il reste calme. Qu'il puisse se parer à toute éventualité, à toutes répliques. Plus apaisé, il sortit de la voiture, et se dirigea vers chez lui.
Il était là. Dans toute sa splendeur. Il se tenait droit, ses long cheveux blonds en arrière et ses yeux perçants. Il ne lui avait pas du tout manqué. Gilbert se mit à une distance raisonnable, et l'autre sembla enfin le remarquer. Il se tourna machinalement vers lui, les sourcils froncés.
« Gilbert…
-Géréon... »
L'autre fit un pas en sa direction pour voir sa réaction, mais Gilbert ne bougea pas. Il le regardait dans les yeux. Il n'avait pas peur. Il était adulte, son « père » ne pouvait plus rien faire contre lui, surtout qu'il n'avait même pas la garde de Ludwig.
« Je cherche Ludwig, il est ici ?
-Nein. Tu peux repartir. »
Géréon éclata de son rire froid habituel.
« Je vais l'attendre, alors, il n'y a pas de problèmes. »
Il jouait très clairement avec les nerfs de l'albinos. Ce dernier se refusait à céder. Il n'était pas comme lui, il ne s'emporterait pas. Francis allait arriver, il n'avait absolument rien à craindre. Il n'avait plus peur. Il protégerait son frère des griffes de cet homme.
« Qu'est-ce que tu lui veux ? Il n'a plus rien à voir avec toi, on t'a retiré sa garde. C'est moi qui m'occupe de lui à présent. »
Un nouveau rire se fit entendre, et il résonna dans les oreilles de Gilbert. Il se sentait flancher. Pourquoi riait-il ?
« J'ai le droit de voir mon fils, non ? Et je suis venu lui proposer de rentrer à la maison. Il est évident qu'il n'a rien à faire avec un incapable comme toi… Tu n'arriveras jamais à subvenir au besoin de vous deux, il faudra payer ses études, son futur appartement s'il les fait ailleurs… Comment un faible comme toi le pourrait ? »
Gilbert n'avait rien vu venir. Il se croyait encore imperméable à ces remarques, mais il devait se rendre à l'évidence, elles le blessaient toujours autant. Il n'eut pas le temps de répliquer pour se défendre.
« Je suis son père, et tu m'as enlevé mon seul fils qui est capable de devenir quelqu'un de bien, et d'accompli. Tu es trop jeune pour t'encombrer d'un poids aussi lourd. »
Son cœur se serra. Les mots ne voulaient pas sortir, il restait bloqué dans sa gorge. Pourquoi n'arrivait-il pas à répondre ? Il n'avait plus peur de lui, il ne représentait plus rien !
« Une erreur génétique comme toi ne devrait pas pouvoir s'occuper d'un enfant... »
Alors que Gilbert sentit ses jambes céder sous son poids, une paire de bras les rattrapa. Il reconnu tout de suite Francis. Géréon grogna.
« Encore toi… Vous avez tous décidé de me mettre des bâtons dans les roues…
-Ce n'est pas exactement ça, Monsieur Beilschmidt, intervint une voix que Gilbert ne reconnut pas. »
Deux hommes, un brun et un roux, s'interposèrent entre les deux amis et l'homme.
« Il me semble que Gilbert Beilshmidt, ici présent, ainsi que son petit frère dont il a la garde exclusive, Ludwig Beilschmidt, ont une ordonnance de protection contre vous, Monsieur. Je vous prierai de nous accompagner au poste de police sans tarder, annonça le brun d'une voix très calme et professionnelle.
-Surtout que ce n'est pas la première fois que l'on vous y prend. Et comme nous venons d'assister à un harcèlement pur et simple, vous ne pourrez pas vous échapper cette fois-ci, continua l'autre. »
Gilbert resta choqué autant que son paternel. D'où sortaient-ils ? Le roux s'approcha de Géréon, ses menottes sorties. Avec sa force naturelle, il les attacha dans le dos du grand blond sans attendre qu'il ne réagisse. Ainsi, il l'embarqua sans trop de problèmes jusqu'à sa voiture de fonction garée un peu plus loin.
Le brun se retourna vers Gilbert et Francis avec un petit sourire.
« Et voilà, Franny ! Il risque deux ans d'emprisonnement et une jolie amende ! Il ne devrait plus revenir ! Par mesure de sécurité, il faudra peut-être refaire une demande d'ordonnance de protection à sa sortie de prison, ou alors vous faire surveiller… »
Remis de son choc, Gilbert regarda tour à tour son meilleur ami et le policier.
« C'est qui lui ? »
Francis pouffa légèrement de rire avant de lui frotter les cheveux.
« C'est Cymru Kirkland, le frère d'Arthur ~ Et le roux, c'est Elwyn, son autre frère ! On était ensemble quand j'ai reçu ton message, alors je me suis dit que les emmener était judicieux ! Tu vas bien ? Tu trembles, mon chéri ! »
Maintenant qu'il le disait, Gilbert remarqua qu'en effet il tremblait comme une feuille. Il était blessé et se sentait vraiment mal. Les mots se répétaient en boucle dans son esprit et il n'arrivait pas à s'en défaire. Géréon avait réussi à percer sa carapace en quelques secondes et à réduire en cendre sa confiance en lui.
« T-T'inquiète, Fran', j'ai connu pire…
-Ce n'est pas une raison ! Où est Lulu ? »
Alors que l'albinos allait répondre, quelqu'un se jeta sur lui.
« Gil ! Tu vas bien ? J'ai vu qu'il s'était fait embarquer ! Il t'a rien fait ?
-L-Lulu, tu devrais pas être là… Je t'ai dis d'aller chez Feli ! »
Son frère était la dernière personne qui devait le voir dans cet état. Il avait toujours su se montrer fort en sa présence, à ne jamais lui montrer ses problèmes et à tout gérer seul.
« Je ne pouvais pas te laisser avec ce type ! Qu'est-ce qu'il a dit ? »
Gilbert soupira.
« Rien de très important... »
Sa voix s'était faite presque inaudible. Francis resserra sa prise sur sa taille.
« Allez ~ Oublions-ça, d'accord ? On va rentrer, et je vais m'occuper de vous, mes chéris ~ Ça fait longtemps que je n'ai pas fait de cuisine allemande ! »
Ludwig lui sourit, et ils entrèrent tous les trois chez les deux germaniques. Francis installa son meilleur ami sur le canapé.
« Je vais te chercher une bière ! Je compte sur toi, Lulu, pour le papouiller comme il se doit ! Je vais vous faire un repas digne de ce nom ! »
Il ne repassa dans le salon que pour apporter la bière à Gilbert et lui déposer un baiser sur le front. Les deux frères se retrouvèrent dans un silence, entrecoupé des bruits dans la cuisine. Ludwig s'installa dans les bras de son aîné, l'oreille contre son cœur. Il n'avait pas l'habitude de le voir aussi silencieux et pensif.
« Je sais pas ce qu'il t'a dit, mais ne le crois pas d'accord ? Il t'a toujours dit n'importe quoi pour te déstabiliser ! C'est faux, d'accord ? Sauf s'il t'a dit que tu étais le meilleur grand frère du monde !
-Lulu…
-Non ! Laisse-moi finir ! T'es vraiment exceptionnel ! Tu t'es occupé de moi dès que tu es devenu majeur, et tu t'es battu pour avoir ma garde ! E-Et je t'aime ! Alors je t'interdis de croire à ces conneries ! »
Gilbert sourit un peu à ses mots qui lui réchauffaient le cœur.
« Tu deviens grossier… »
Ludwig rit à son tour.
« M'en fiche ! Il le mérite ! »
Il passa ses bras autour de lui.
« Oh ! Tu ne devais pas voir Monsieur Williams aujourd'hui ? Tu l'as prévenu ?
-N-Non… Je vais le faire… Tu m'attends là ? J'ai laissé mon portable dans le voiture ! »
Son frère hocha la tête et il s'écarta de lui pour le laisser se lever. Sans un mot, l'albinos sortit. Il avait envie de pleurer. Peu importait tout ce que Ludwig lui avait dit, il était difficile pour lui de se convaincre de ses paroles. Son paternel lui avait tellement dit au cours de sa vie toutes ces horreurs qu'il avait fini par y croire. Et cela le tuait à petit feu. Aujourd'hui avait été la goutte d'eau, il n'arrivait plus à prétendre ne pas y croire. C'était ancré en lui au fer rouge.
Lorsqu'il récupéra son téléphone, il constata qu'il avait plusieurs messages. Tous de Matthew. Il aurait bien souri de cette attention, mais même cela, il n'y arrivait pas.
De : Birdie
Tout va bien ? Tu veux que je vienne te voir ? Il y a un problème ?
Cela ne le touchait même plus. Ça avait plutôt l'effet inverse. Son cœur se compressait à l'en faire souffrir.
De : Birdie
Répond-moi Gil… Ça va ?
Il ne pouvait pas mêler une personne étrangère à tout cela à ses problèmes. Il ne méritait pas quelqu'un comme Matthew. Il ne lui attirerait que des problèmes. Lui, Gilbert, n'était rien. Rien qu'un rejeton que son père n'avait jamais pris le temps d'apprécier, parce qu'il était albinos, différent, rebelle.
À : Birdie
Oublie-moi.
(1) le porc (oui, je sais, très élégant :D)
J'espère que ce chapitre vous a plu et que vous me détestez pas trop ! Je vous fait de gros bisous, et on se voit la semaine prochaine pour le dernier chapitre !
N'hésitez pas à laisser une review ! :3
