Désolé pour ce retard immense ! J'ai vraiment mis un temps fou à écrire ce chapitre, et je m'en escuse ! Je vais essayer, de poster plus rapidement le prochain. Mais comme les deux premières semaines de Juillet, je n'aurais pas d'ordi, ce sera surement pas avant la fin du mois de Juillet. S

Amy: oui d'abord hein ! Pourquoi j'ai si peu de rewiews ? '((( Lol, tu sais ce qu'il te reste à faire, me mettre pleinssssssss de rewiews, pour combler le manque !! Je compte sur toi ;) merci, hihi cooooool ma fic plaîttoute contente Oui lol, je sais, et ils le sont à l'écriture aussi ! Ya tellement de choses à dire, c'est la faute de Edward, il pense trop ! XD Hihihihi DDDDD

titeliloud79: merci ebaucoup D le voici ! Il s'est fait attendre mais il est là ;) merci continue à me mettre des rewiews, j'adore ça '' lol mon ego en est flatté ''''

x0-alicecullen-x0: Hihi merci merci , yeah c'est trop cool ) désolé désolé, de ne te la donner que maintenant Bisous

gagali: Merci pour ton compliment qui me fait très plaisir la voilà, en retard, mais elle est là '' bonne lecture ;)

Toute la vérité:

-Tu m'autorises une dernière petite question ?

Encore...Je devenais de plus en plus tendu au fur et à mesure de notre conversation devinant que c'était déjà trop tard.

-Une seule alors.

Les lèvres pincées, le regard rivé sur la route je tentais de rester concentré et de ne pas laisser mes pensées dériver.

-Comment as tu deviné que je n'étais pas entré dans la librairie mais que j'étais partie vers le sud ?

Deliberement je tournais de nouveau mon regard sur la route, l'ayant posé quelques secondes sur mon humaine.

-Je croyais que nous étions d'accord pour être francs.

Je maugréais, pris dans mon propre piège. Avec un sourire réticent je décidais de lui dire la vérité comme elle me l'avait demandé.

-Tu l'auras voulu. Je t'ai flairé.

Je me taisais, fixant mon regard sur le paysage qui défilait par le pare-brise. Je laissais ainsi le temps à mon humaine, d'assimiler ma réponse, et de se rendre compte de ce que cela représentait. Elle ne parut pas choquée, à peine ébranlée. Son ton froid, m'indiqua qu'elle ne tolérerait pas une nouvelle dérobade.

-Tu n'as toujours pas répondu, à ma première question.

Je grondais, mon énervement mis à nu. Je m'en voulais tant d'avoir été si faible.

-Laquelle ?

-Comment tu arrives à lire dans les pensées des autres ? Ca marche avec tout le monde ? N'importe ou ? Tu t'y prends de quelle façon ? Est-ce que tes frères et soeurs...

Son avalanche de questions, signifiaient très clairement deux choses. L'une que je n'échapperais pas à l'interrogatoire, et que je ne pouvais lui omettre des détails, vu la précision de ses questions. L'autre qu'elle n'était absolument pas surprise, ni ébranlé. Moi je l'étais.

-Ca fait beaucoup de questions tout ça.

Croisant son regard noisette, obstinément fixé sur moi, je prenais une profonde inspiration et commençait à lui répondre.

-Non. Je suis le seul. Ca ne réussit pas toujours, et je dois être prêt des gens. Plus la «voix» m'est familière, plus je la capte de loin. Mais dans un rayon de quelques kilomètres seulement.

Je m'arrêtais un instant, réfléchissant à la meilleure façon de lui raconter ce que je ressentais.

C'est un peu comme si tu étais dans un grand hall bondé ou tout le monde parlerait en même temps. Je ne perçois qu'un bourdonnement, un brouhaha, jusqu'à ce que je me focalise sur une voix. Alors ce que pense la personne devient clair. En général, j'évite l'exercice, parce que il est assez perturbant. Et puis, il est tellement facile de paraître...normal.

Je fronçais presque inconsciemment les sourcils.

En répondant aux paroles de quelqu'un plutôt qu'à ses réflexions.

-A ton avis, pourquoi est-ce que tu ne m'entends pas, moi ?

-Je n'en sais rien. J'imagine que ton esprit ne fonctionne pas de la même manière que ceux des autres. Disons que tu émettrais sur ondes courtes alors que je serais branché sur les grandes.

Je souriais de la comparaison, ce qui apparemment ne fut pas au goût de ma compagne qui s'en insurgea.

-Mon esprit est détraqué, c'est ça ? Je suis dingue ?

Cela m'amusa grandement qu'elle prenne la mouche ainsi. Ce sujet devait être sensible pour elle. Se considérait-elle comme différente des autres humains ?

-C'est moi qui décrypte les cerveaux des autres, et c'est toi qui te crois folle ! Ne t'inquiète pas, il s'agit juste d'une théorie...Ce qui nous ramène à toi.

Je braquais sur elle mon regard, reprenant un visage impassible. Elle soupira, peu encline à parler d'elle. Donnant donnant. Elle en savait deja beaucoup beaucoup trop sur mon compte. Et je voulais connaître le plus de choses possibles sur elle. Je chantonnais doucement, redevenu joyeux.

-Franchise franchise...

Elle se détourna de moi, semblant réfléchir. Je la laissais faire. Soudainement elle hurla me faisant sursauter.

-Nom d'un chien ! Moins vite !

-Qu'y a t-il ?

-Tu roules à cent soixante kilomètres heures !

Affolée Bella tournait la tête dans tout les sens semblant vouloir chercher un échappatoire, dans les ténèbres nous entourant.

-Du calme, Bella !

-Tu veux notre mort ou quoi ?

-Pas de panique !

-Tu as une urgence ?

Je ne pus m'empêcher de rire tant la mine décomposé de Bella était hilarante. Je lui offrais un sourire, en coin, avant de me retourner de nouveau vers la route.

-J'aime bien conduire vite.

-Regarde ou tu vas !

-Je n'ai jamais eu d'accident Bella. Ni d'amende. J'ai un radar intégré.

Rigolant doucement, je me tapotais le front. Ce qui ne la dérida pas.

-Très drôle. Charlie est flic, je te signale. On m'a appris à respecter les lois. Je sais bien que si jamais tu enroulais ta Volvo autour d'un arbre, tu t'en sortirais sans une égratignure...

-Mais pas toi.

Admettant ceci, je diminuais la vitesse de ma voiture, descendant à cent trente. Ce n'était pas aujourd'hui que j'aurais un accident. C'était seulement pour rassurer mon humaine.

Je maugréais, peu enclin à rouler doucement.

-Contente ?

-Presque.

-Je déteste rouler doucement.

-Parce que tu trouves ça lent ?

-J'en ai assez de tes commentaires ! Raconte moi ta théorie, plutôt.

Je lui avais presque crié dessus et à présent je m'en voulais. L'agacement faisant place de nouveau au calme, je me posais mes yeux sur elle,attendant. Elle se mordait les lèvres, semblant hésiter.

-Je ne rirais pas, promit.

-J'ai plus peur de ta colère.

-C'est si délirant que ça ?

-Pas mal oui.

Voilà qu'elle m'effraierait presque..ne pas savoir ce qu'elle savait était vraiment dur à supporter. Serein je l'incitais à continuer.

-Vas-y.

-Je ne sais pas trop par quoi commencer.

-Par le début...Tu m'as dit que tu n'avais pas inventé ta théorie seule.

-Non.

-Qu'est ce qui t'as mis sur cette voie ? Un livre ? Un film ?

Le danger était moindre si ses sources d'inspirations avaient été des écrits ou des inventions. Je ne ressemblais pas au conte Dracula. Ou autres vampires de la littérature et de la cinématographie.

-Non. Ca c'est passé samedi, au bord de la mer.

Alors là elle me prenait au dépourvu...

Je suis tombée sur un vieil ami de la famille. Jacob Black. Son père et Charlie se connaissent depuis que je suis petite.

J'étais tout aussi perdu, et surtout paniqué. Elle avait forgée ce qu'elle appelait sa théorie en allant en plein territoire lycanthrope. Je ne sais même plus combien ils sont en tant que loups garous. Cela signifie donc qu'un des leurs lui a raconté leurs légendes...Jacob Black..aurait-il osé violer l'interdit ? Et faire part à une personen extérieure à la réserve des croyances et soi disant légendes de son peuple? Si c'était le cas, elle savait beaucoup de choses...

Son père est un des anciens de la tribu Quileute. Nous nous sommes promenés, et il m'a raconté quelques-unes de leurs vieilles légendes, histoire de me faire peur. L'une d'elles...portait sur les vampires.

Je serrais si fort mon volant entre mes doigts, que mes jointures devinrent encore plus blanche que le reste de ma peau. Ma condition de vampire, lui avait été révélée dans tout ces aspect. Et avec le snes d'observation inné qu'elle semblait posséder, elle avait du très vite faire le rapprochement entre les légendes et moi ainsi que ma famille.

A présent je me rendais compte, que je l'avais moi-même pousser à se poser des questions sur mon compte, et rechercher la vérité sur mon identité et les mystères que je lui cachais. Toutes ces années, j'avais réussi à garder notre secret intact. Et elle en quelques jours, savait presque tout...Je contrôlais du mieux que je le pouvais ma voix, le rendant le plus calme possible.

-Et tu as aussitôt songé à moi ?

-Non. C'est lui qui...a mentionné ta famille.

Je faisais semblant de ne pas avoir relevé, tachant de me concentrer sur la route. Il avait dépassé les bornes...Le traité...il lui en avait parlé. Il avait même mentionné notre famille. Quel crétin !

-Il estime que ce sont des superstitions idiotes. Apparemment, il n'escomptait pas que je les prendrais au sérieux. C'est ma faute en fait. Je l'ai amené à m'en parler, exprès.

Jacob Black, est un crétin ignorant.

-Pourquoi ?

-Lauren a fait allusion à toi. Pour me provoquer. Et un indien plus agé à rétorqué que ta famille ne mettait pas les pieds dans la réserve. Sa phrase paraissait à double sens, alors j'ai réussi à isoler Jacob et je l'ai manipulé.

Voilà qui était interessant...Bella manipulant quelqu'un ? J'étais curieux d'entendre ça.

-Comment t'y es tu prise ?

-Je l'ai dragué? Enfin j'ai essayé. Ca a fonctionné au delà de mes espérances d'ailleurs.

Je ricanais, un rire acide et noire. Et rétorquais aussitôt.

-Et tu oses m'accuser d'éblouir les gens . Pauvre Jacob Black !

Bella mal à l'aise, et apparemment honteuse, se tortilla sur son siège, piquant un fard.

-Et ensuite ?

-J'ai fait des recherches sur l'internet.

Mes mains étaient toujours crispées aussi durement sur le volant. Je n'arrivais pas à évacuer la tension apportée par les propos de mon humaine. Je fixais mon regard sur la route, tentant de paraître détendu et désintéressé. Impatient je la relançais encore une fois.

-Et ça t'as convaincue ?

-Non. Rien ne correspond. La plupart de ce que j'ai trouvé était stupide. Et après...

Je ne supportais plus cette façon qu'elle avait de s'interrompre sans cesse, ne me dévoilant pas ce que je tenais le plus à savoir. Ce qu'elle pensait de moi.

-Quoi ?

-J'ai décidé que ça n'avait pas d'importance.

-Pardon ?

Alors là...J'en restais coi. J'étais tellement surpris et incrédule, que mon masque d'impassibilité avait disparu, laissant place à mes réels sentiments. Je la fixais luttant contre divers sentiments. J'étais furieux. Furieux contre moi, furieux, de l'avoir choisie, et d'être egoiste au point de mettre sa vie en danger pour mon bon plaisir. Et je lui en voulais aussi. Elle était si frêle...Et surtout son attitude...Cette désinvolture, comme si ça n'avait pas d'importance, comme si c'était normal. Elle ne se rendait absolument pas compte de la valeur de sa vie, de l'importance énorme qu'elle avait pris dans la mienne. Elle murmurai, de sa voix toujours si douce, si agréable alors que la mienne était devenue rauque sous la colère, et...la peur ? Oui j'avais peur de ce qui allait se passer à présent, peur de ce que je ressentais pour elle.

-Non. Ce que tu es n'a pas d'importance.

-Que je sois un monstre inhumain te serait égal ?

Ma voix avait pris des accents cruels et moqueurs, indépendamment de ma volonté. Je me détestais d'être ainsi...

-Oui.

Et elle toujours si douce...C'en est presque intolérable. Elle m'accepte, ainsi, entièrement, sans contrepartie. Je n'y ai pas réussi en un siècle. En quelques jours, elle la réussit . Je voudrais tellement pouvoir être humain en ce moment...Pouvoir simplement l'aimer, au lieu de devoir repousser en plus de mes sentiments la part monstrueuse de mon être qui veut son sang. Fixant de nouveau mon regard sur la route, qui défilait, je tachais de ne pas afficher dans mon regard et sur mon visage ma tristesse et ma douleur.

-Tu es en colère. J'aurais mieux fait de me taire.

Ce fut comme bien souvent Bella, qui brisa le silence, qui s'était installé. Sa voix eut l'effet d'un calmant sur moi.

-Non. Je préfère connaître ton opinion, même si elle me met en rogne.

-Je me serais donc trompée une fois de plus ?

Je fulminais, les muscles de ma mâchoire se contractant brusquement.

-Ce n'est pas ça. C'est ton attitude si désinvolte.

Elle hoqueta, visiblement prise de court.

-Alors j'ai raison ?

Je répliquais acide.

-Parce que ça aurait de l'importance, hein ?

-Pas vraiment. Mais je suis curieuse.

Je me forçais à me calmer, tout ça était de me faute, pas de la sienne. Elle avait mis à jour mon secret. A cause de moi. Je me résignais à répondre à ses questions, qui je ne doutais pas allaient me tomber dessus.

-Curieuse de quoi ?

-Quel âge as tu ?

Je n'allais pas répondre plus d'un siècle. Je répondis donc, sans avoir besoin de réfléchir.

-Dix-sept ans.

-Et...depuis combien de temps ?

Amusé, je répondais avec un léger sourire aux lèvres.

-Un bon moment.

Me tournant vers elle, je la jaugeai prudemment attendant ses réactions. Au lieu d'être choqué, ou même abasourdi, elle m'adressa un sourire d'encouragement. Elle voulait que je continue. Je grimaçais.

-Ne rigole pas, mais comment se fait-il que tu sortes en plein jour ?

Je ris malgré sa défense, le ton qu'elle utilisait pour me questionner m'amusant.

-C'est un mythe.

-Le soleil qui vous réduit en cendres ?

-Mythe.

-Vous dormez dans des cercueils ?

-Mythe...

J'hésitais, avant de décider de lui répondre totalement.

Je ne dors pas.

Bella parut avoir du mal à digérer cette nouvelle, mais elle se reprit rapidement.

-Pas du tout ?

-Jamais.

J'avais murmuré la réponse, la mélancolie s'emparant de moi. Chaque nuit l'on se rappelait. Jamais nous oublions pendant quelques heures. Chaque nuit, comme chaque seconde de la journée, nous nous rappelons...ce que nous sommes, ce que l'on a fait, notre histoire...notre passé...Pas de repos, pour les monstres.

Revenant à la réalité, je plongeais mon regard doré dans celui marron de Bella. Je finissais cependant par me détourner. Déclarant d'une voix dure.

-Tu as oublié le plus important ?

-Quoi ?

Je persiflais. Elle faisait exprès de faire comme si cela ne l'atteignait pas.

-Mon régime alimentaire.

-Oh ça...

-Oui ça. Tu n'as pas envie de savoir si je bois du sang ?

Elle tressaillit, enfin une réaction un minimum adapté.

-Jacob a dit quelque chose à ce propos.

-Et qu'à dit Jacob ?

-Que vous ne...chassiez plus les humains. Que ta famille n'était pas censée représenter un danger parce qu'elle se nourrissait seulement d'animaux.

-Il a dit que nous n'étions pas dangereux ?

-Pas exactement. Juste que vous n'étiez pas censés l'être. Même si les Quileute ne veulent pas de vous sur leur territoire, des fois que...

Je me taisais, ne répondant pas.

Alors, il a raison ? Vous ne chassez plus les humains ?

Je murmurai, plus pour moi même que pour elle. Les Quileute, au fil des générations avait transmis leurs souvenirs. Ils n'oublieraient jamais, les guerres ancestrales de nos deux races, ni les actes des sang froids comme ils nous nommaient.

-Les Quileute ont bonne mémoire.

Craignant qu'elle ne pense, que les vampires, sont inoffensifs, je rajoutais.

Ne te réjouis pas trop vite. Ils ont raison de garder leurs distances. Nous restons une menace.

-Comment ça ?

-Nous faisons des efforts. D'ordinaire, nous sommes très doués pour tout ce que nous entreprenons. Il arrive cependant que nous commettions des erreurs. Ainsi, quand je m'autorise à rester seul avec toi.

-C'est une erreur ?

Sa tristesse, se mêla à la même, me poignardant. Elle aussi, souffrait-elle ? Souffrait-elle que notre relation ne puisse atteindre nos sentiments ?

-Une erreur redoutable.

Mortelle presque. Je pourrais causer sa mort. Le silence de nouveau s'installa entre nous, me laissant le temps de me rendre compte. Tout ça ne pouvait être vrai. Comment pouvait-elle accepter ainsi, sans même une once de peur, ma condition, et l'horreur de ma nature ? Bella semblait aussi plongé dans ses pensées, quand soudainement elle se tourna de nouveau vers moi. Son ton était suppliant, son regard presque désespéré. Que lui arrivait-il ? Pourquoi une telle attitude d'un coup ?

-Dis m'en plus !

Je la regardais brièvement, surpris.

-Que veux tu savoir ?

-Pourquoi vous chassez les animaux plutôt que les hommes, par exemple.

Sa question me frappait, alors que je me l'étais posé tant de fois. Pourquoi ? Comment ? La réponse je la connaissais parfaitement. Mais la raison de ce substitut pour nous nourrir, servait plus à notre conscience qu'autre chose...Je chuchotais, comme si ses paroles étaient interdites. On entrait dans le domaine des questions assez douloureuses à aborder.

-Je ne veux pas être un monstre.

-Pourtant les animaux ne sont qu'un pis-aller...

-C'est une comparaison un peu hasardeuse, mais disons que ce serait come vivre de tofu et de lait de soja pour toi. Nous nous traitons parfois de végétariens en guise de petite plaisanterie familiale. Notre régime ne comble jamais notre faim. Notre soif, plutôt même s'il nous domme la force de résister. En général. Il arrive que ce soit dur, cependant.

-C'est très difficile pour toi en ce moment ?

Je soupirais, ne pouvant lui mentir à présent.

-Oui.

Tout m'était difficile en sa présence. Je devais faire attention à bouger a son rythme, sans la toucher, sans frôler sa peau sembleble à du velours, de la mienne glaciale et dure. Ma concentration en pâtissait, tellement elle était une source d'intérêt inépuisable pour moi. Et puis respirer...A chaque respiration, je sentais son odeur. Cette flagrance qui me rendait, fou, me faisait perdre tout mes moyens. Dès qu'elle bouge la tête, dès qu'elle respire, mon odorat capte ses senteurs, irrésistibles. Son sang doit avoir un goût si délicieux...Je dois faire attention, chaque seconde, chaque fraction de seconde. Une seconde d'inattention, et le monstre que je suis pourrait lui sauter à la gorge. Ce serait si facile...Etre avec elle est une tourmente, mais en même temps, cela me rend heureux. Je suis bien plus tourmenté quand je suis loin d'elle.

-Alors que tu n'as même pas faim.

J'étais surpris, comment pouvait-elle affirmer ça avec autant de confiance ?

-Qu'en sais tu ?

-Tes yeux. J'ai remarqué que les gens, les hommes surtout, étaient plus bougons lorsqu'ils étaient affamés.

-Très observatrice, hein ?

Je rigolais, me détendant enfin. Partiellement.

-Tu étais parti chasser, ce week end avec Emmet ?

-Oui.

Je me taisais de nouveau une seconde, hésitant à lui confier mes sentiments.

-Je n'en avais pas envie, mais c'était nécessaire. Il m'est un peu plus aisé de te fréquenter quand je n'ai pas soif.

-Pourquoi ne voulais tu pas y aller ?

-Ca me rend...anxieux...d'être loin de toi.

Je plongeais une nouvelle fois mon regard dans celui de Bella, me perdant dans toute cette douceur innocente.

-Je ne plaisantais pas, jeudi dernier, lorsque je t'ai priée de ne pas tomber à l'eau ou d'éviter de te faire écraser. J'avais la tête ailleurs tant je m'inquiétais pour toi. Et après ce qui s'est passé ce soir, je suis surpris que tu sois sortie indemne de ces deux jours. Enfin. Presque indemne.

-Comment ça ?

-Tes mains.

Elle baissa tout comme moi son regard sur ses paumes égratinées.

-Je suis tombée.

-J'ai eu cette impression. Mais bon, avec toi, ça aurait pu être pire. Et ça m'a torturé tout le temps ou j'étais loin de toi. Ces trois jours m'ont paru une éternité. J'ai vraiment tapé sur le systéme de Emmet.

J'avouais ça d'un ton penaud, honteux.

-Trois jours ? Tu n'es pas rentré aujourd'hui ?

-Non dimanche.

-Alors pourquoi n'étais-tu pas au lycée ?

-Tu m'as demandé, si je craignais de sortir au grand jour, et je t'ai répondu que non. Néanmoins, mieux vaut que j'évite le plein soleil. Du moins, en public.

-Pourquoi ?

-Je te montrerai, un jour.

Elle se tut à son tour, semblant assimiler ce que je venais de lui révéler.

-Tu aurais pu m'appeler.

Je m'étonnais de son reproche, surpris.

-Il n'y avait pas de raison. Je savais que tu allais bien.

-Certes, mais moi, j'ignorais ou tu étais. Je...

-Oui ?

-Je n'ai pas aimé. Ne pas te voir. Moi aussi je suis anxieuse quand tu n'es pas là.

Cette confession qui me chamboula, lui fit monter le rouge au joue. Je le remarquais à peine. Je ronchonnais, ravie et en même temps pas du tout...

-Ah. Ca ne va pas du tout.

-Qu'est ce qu'il y a ?

-Tu ne comprends donc pas, Bella ? Que je me rende malheureux est une chose, mais je refuse de t'impliquer. Je ne veux plus t'entendre dire pareilles balivernes. C'est malsain, dangereux. Je pourrais te faire du mal, Bella, il faut que tu en aies conscience.

Je souffrais. Mes paroles, chaque mot était un coup de poignard dans ma chair. Je voulais l'entendre murmurer mon nom, m'ouvrir son coeur, comme elle venait de le faire. Je voulais l'entendre me dire que je lui manquais, quand je 'étais pas là, qu'elle était heureuse quand j'étais près d'elle. Je voulais l'aimer. Mais c'était impossible...Dangereux, malsain...Je ne pouvais pas faire passer mes désirs égoïstes et mes sentiments avant sa sécurité.

Telle une enfant boudeuse, elle répliqua borné. Enfonçant les lames encore plus profond.

-Je m'en fiche !

-Je suis sérieux.

-Moi aussi. Je te le répète, je me moque de ce que tu es. Il est trop tard, de toute façon.

-Tais toi !

Mon ordre, avait claqué brusquement sèchement. Je savais que je n'aurais pa dû. Que j'avais du la blesser. Mais j'étais trop perturbé pour m'en rendre vraiment compte. J'étais furieux, de n'avoir pu m'éloigner d'elle, tant qu'il en était temps.

-A quoi penses tu ?

Ne pas savoir ses pensées le frustrait toujours autant. Surtout en cet instant. Elle garda le silence, évitant de me répondre. Je la trouvais tête baissée, les joues rougies par des larmes. J'en restais coi.

-Tu pleures ?

Je m'en voulais énormément. Moi qui ne voulais que son bonheur, je la rendais malheureuse. Elle essuya maladroitement les gouttes translucide qui maculait ses joues, sa voix tremblait.

-Absolument pas.

Je tendais la main vers elle, hésitant. Je voulais essuyer ces larmes de sa peau pâle. Caresser son visage, effacer les traces de mon méfait. Mais je ne pouvais pas, c'était interdit...Je reposais donc ma main sur le volant, culpabilisant énormément.

-Je suis désolé.

Une excuse qui se valait pour tout. Mes paroles, l'avoir fait pleurer, pour mes actes passés. Pour ne pas pouvoir répondre, à ce que je pensais qu'elle ressentait pour moi. Un silence lours écrasant, s'immisça entre nous. Je le rompais, d'une voix hésitante, avec un ton que je voulais léger.

-Dis moi...

-Oui ?

-Qu'avais tu en tête, ce soir, juste avant que je n'arrive ? Je n'ai pas bien compris ton expression. Tu n'avais pas l'air tellement effrayé. Plutôt très concentré.

-Je m'efforçais de me rappeler comment on liquide un agresseur, ls techniques d'autodéfense. Je m'apprêtais à lui enfoncer le nez dans le cerveau.

Je m'emportais aussitôt, ayant peine à croire qu'elle ai pu pensé à ça au lieu de s'enfuir.

-Quoi ? Tu voulais te battre ? Au lieu de t'enfuir ?

-Je me casse la figure dès que j'essaye de courir.

-Tu n'as pas songé à appeler au secours ?

-J'allais le faire.

Je ronchonnais, désespéré. Comment voulait-elle rester en vie, en agissant ainsi ?

-Tu avais raison. Te garder en vie, est un vrai défi lancé au destin.

Elle soupira, alors que je ralentissais. Nous avions atteint les faubourgs de Forks. Le trajet se termiait, et avec mon tête à tête avec Bella.

-Je te vois demain ?

-Oui, j'ai un devoir à rendre. Je te garde une place à la cantine.

Je souriais. Malgré tout, je ne pouvais m'empêcher de désirer la voir de toute mon âme. Je me convainquais, que mes frères et soeurs, seraient non loin, et que si jmais ils seraient là. Je me faisais des promesses à moi même. Me promettant de ne pas dépasser telle limite, de m'empêcher de faire ça...futiles pensées, qui ne servaient qu'à me rassurer et apaiser ma conscience.

Nous étions arrivés devant chez elle. Charlie ne dormait pas. Les lumières de la maiso, étant allumées. La camionette de ma compagne, était garée à sa place. Je coupais le contact, Bela ne bronchais pas. Ne pouvait-elle se résoudre tout comme moi à se quitter ?

-Me jures tu d'être là demain .

-Oui.

Elle sembla gravé dans sa mémoire, ma nouvelle promesse, restant encore une minute sous mon regard. Puis acquiesçant, elle retira ma veste.

-Garde là tu en auras besoin.

Elle me la tendit quand même.

-Je ne veux pas devoir expliquer ça à Charlie.

Je rigolais doucement, cette perspective m'amusant.

-Ah j'avais oublié.

Elle semblait de nouveau hésitant, sur le point de partir, la main sur la poignée.

Redevenue grave, je la hélais, la fixant.

-Bella ?

-Oui ?

-Promets-moi quelque chose à ton tour.

-Oui ?

-Ne t'aventure pas dans les bois toute seule.

Elle devait être surprise, vu la façon dont elle me dévisagea.

-Pourquoi ?

-Disons que je ne suis pas la créature la plus dangereuse des environs.

Je fus forcé à prendre conscience, que je ne pouvais pas toujours être là. Bella pouvait être blessé n'importe quand, et par des créatures qui souhaitait souffrance et mort. Je ne pouvais être constamment sur son dos, à la surveiller.

-D'accord.

-A demain.

Je soupirais. Frustré de devoir la laisser partir. Elle ouvrit la portière lentement, prolongeant mon supplice. La voir mettre presque autant de mauvaise volonté que moi à sortir de ma voiture m'était douloureux, tant je prenais conscience de notre attachement mutuel.

-Bella ?

Elle se retourna vers moi, alors que je me penchait vers elle, approchant mon visage du sien. Etre si près d'elle me faisait frissonner.

-Dors bien.

Je me reculais après quelques intense secondes, ou son visage fut la seule chose que je vis, et son odeur, la seule que je sentis. Je me forçais à reculer. Bella s'extirpa maladroitement de la voiture. Je la vis chanceler, et se rattraper à la carrosserie pour ne pas tomber. Sa maldresse naturelle, m'arracha un sourire. J'attendis qu'elle arrive tout aussi maadroitement jusqu'à la porte d'entrée, pour redémarrer.

J'étais à présent sur et certain de deux choses. J'aimais Bella, à ne plus pouvoir me passer d'elle. Et je désirais son sang, presque autant que sa présence.