Coucou tous le monde! Je vois que vous êtes nombreux à avoir aimé le précédent chapitre et bien sûr continuez à m'envoyer des reviews, c'est pas de refus 😊!
Désolée de mon absence si longue! Mais cette attente en valait la peine!
Comme vous avez pu le voir, Harry et Draco, âmes-sœurs dans leur état, se sont ostensiblement rapprochés et notre Survivant a bel et bien mûri. Certaines informations confirment bien ce qu'il imaginait mais est-ce seulement la face visible de l'iceberg? Est-il vraiment prêt à affronter le risque une nouvelle fois? À voir!
•Précédemment•
Harry réfléchissait à comment passer aux choses sérieuses et mettre sa revanche a exécution. Il allait devoir écrire à Lucius pour savoir ce qui s'est passé avec le dossier de Percy et lui donner des nouvelles sur son avancée avec Draco et découvrir avec l'aide de Severus un moyen de coincer Dumbledore. Son arrivée à l'école avait fait du bruit, mais il savait que sa révélation concernant sa décision de quitter le Quiddich allait vraiment faire un malheur.
Autant commencer doucement, mais sûrement.
Chapitre VII: Reprise à risques et Règlements de comptes.
Harry avait mal dormi, l'absence de Draco avec lui avait affecté sa qualité de sommeil. Il avait profité de son insomnie pour écrire à Lord Malfoy comme prévu jusqu'à tard dans la nuit, puis il posa un sortilège empêchant toute personne n'étant pas destinataire du courrier de le lire. Il était ensuite allé de bon matin à la volière porter sa lettre à un des hiboux appartenant à la famille de son compagnon, qui prit son envol après avoir reçu une friandise.
Il vit que la Grande Salle commençait à se remplir doucement, et alla s'asseoir à côté d'Hermione, qui avait repris ses habitudes de sorcière tirée à quatre épingles.
- Salut. dit-il d'une voix ensommeillée.
- Salut! fit-elle d'un ton assuré. Dis, où t'étais passé? Parce que tu as créé l'esclandre dans la salle commune en t'éclipsant de si bonne heure.
Après avoir vérifié que Ronald et sa sœur n'étaient pas dans les parages, il décida de parler de sa soirée agitée.
- Je ne trouvais pas le sommeil, Draco me manquait. J'imagine que sa nuit n'a pas dû être terrible, j'espère qu'il a bien dormi. Il en a besoin. se soucia-t-il en regardant discrètement vers la table des Serpentard.
- Je ne pense pas. Vous êtes liés donc si tu ressens de la fatigue, il en aura aussi. Donc il a dû également faire une nuit blanche. dit son amie en mordant dans une tartine.
- Et donc j'en ai profité pour écrire une lettre à Lucius pour avoir des infos concernant le dossier scolaire de Percy. Je suis parti du dortoir ce matin pour poster mon courrier au hibou Malfoy. Hedwige n'est pas assez discrète pour ce genre de missive. Voilà mon dangereux périple. se moqua Harry en roulant des yeux.
Hermione s'esclaffa puis ils se turent en voyant arriver une troupe de Griffondor énervés.
- Harry! Mais où tu étais passé? hurla Ron arrivant tête baissée vers lui. Tu sais qu'on t'as cherché partout?
- Je vois que ce que j'ai pu te dire hier n'est pas resté, n'est-ce pas? ricana amèrement le Survivant en continuant à déjeuner. Le fait que tu cries comme ça n'arrangera en rien les choses, et comme tu peux le voir je suis en vie. Alors arrête de te faire des films, je suis assez grand pour veiller sur moi-même. Merci de me laisser déjeuner tranquille.
- Tu étais où? demanda-t-il, insistant.
Harry et Hermione s'échangèrent rapidement un regard exaspéré.
- Je n'ai pas de compte sur te rendre, sur ce laisse-moi finir de manger. J'ai besoin de force pour les cours.
Mais alors que Ron s'apprêtait à en rajouter davantage, une voix mélodieuse et assez sarcastique résonna dans la salle.
- Alors Weasmoche, on réclame l'attention de son maître? On dirait qu'il te boude, aurais-tu cassé un vase? Méchant chien. se moqua méchamment Draco en prenant place à sa table.
Harry lança un regard moqueur à son compagnon, masquant son inquiétude mais ce dernier ne fût pas dupe. Il lui en retourna discrètement un autre signifiant qu'ils devaient se voir. Le Survivant sentit leur lien tendu, il était impératif pour lui qu'ils se voient le plus rapidement possible. Puis il revint à la dispute entre les deux ennemis.
- Parle pour toi, sale Mangemort! se défendit Ron en essayant de paraître menaçant. T'es qu'un pauvre suiveur, un faible!
- Tu ne l'es pas, peut-être? Tu as aidé à la victoire, je suis d'accord même si ça m'arrache le cœur de l'avouer, mais tu n'es pas un champion. Alors je pense que le faible ici, c'est toi. J'en ai la preuve sous les yeux, tu cherchais Potter comme un chiot cherchant sa mère. ricana l'aristocrate blond en commençant à manger.
Le rouquin était dans l'impasse, et décida de se tourner vers ceux qui savaient tenir tête au Serpentard, mais aucun des deux ne bougea, ce qui le mit dans une colère noire.
Comment osaient-ils? se demanda-t-il.
- Et vous, vous n'avez rien à dire peut-ê ...
Ron n'eut pas le temps de finir qu'Harry se leva brusquement avant de partir en direction de leur premier cours, ignorant les reproches que Ronald lui criait.
- J'avoue que le Malfoy d'autrefois ne m'avait pas manqué. rigola Hermione en arrivant à la hauteur de son ami.
- Il reprend son rôle, tu as bien entendu ce qu'ils ont dit dans le train. Toujours avoir un masque pour seulement montrer ce que tout le monde doit voir. Mais c'est vrai que cette façade ne m'avait pas manqué, loin de là. Bien que c'est drôle d'être simple spectateur.
Ils rejoignirent rapidement la salle des potions, où leur professeur les attendait avec grande impatience. Le niveau étant beaucoup plus élevé que la dernière fois, Severus Snape allait se faire un plaisir de dénigrer ceux qui ne portaient aucun intérêt à sa matière, ou tous ses élèves tout compte fait.
Une fois que tous les élèves étaient entrés dans la grande pièce, le Maître des Potions apparût directement devant son bureau si silencieusement que personne ne l'avait vu venir.
- Bonjour à vous. Maintenant que tout le monde est là... Je vais me faire un plaisir de définir... De nouvelles règles. dit-il avec son ton habituel. Je vais vous partager en binôme. Monsieur Potter... Avancez.
Harry s'avança, peu assuré face au maître des cachots qui arborait un sourire glacial. Le Severus qu'il avait connu pendant ces vacances avait disparu sous son masque de froideur.
- Bien, monsieur Malfoy, avancez. ordonna-t-il avec la même voix froide.
Draco vint à son tour vers son parrain, ne montrant aucune émotion. Une fois placé devant lui, il attendit.
- Cette année, j'ai décidé que vos binômes seront composés d'un Griffondor et... D'un Serpentard. annonça-t-il, ravi de voir les mines déconfites de la majorité des élèves de la Maison des rouges et or.
Des "c'est pas juste" et autres "n'importe quoi" provenant de leur côté raisonnèrent dans la salle de classe. Les verts et argent ne dirent rien, certains cachant leur indignation sous leur façade bien mise en place ou d'autres complètement indifférents de la situation.
Une fois le calme revenu, Snape termina d'achever les élèves trop expressifs à son goût.
- Évidemment... Cela sera valable.. Toute l'année.
Une énième vague de protestations déferla dans la pièce, ravissant le professeur qui se gardait bien de leur montrer son contentement.
- Monsieur Potter, vous serez donc avec monsieur Malfoy, prenez place.
Harry et Draco s'échangèrent un regard entendu puis rejoignirent leurs sièges, côte à côte.
Le Survivant ria en voyant presque tous ses camarades râler contre la décision de Snape, mais il savait que ce dernier allait bien faire un coup digne d'un serpent cette année.
- Au moins on a le privilège d'être ensemble, je remercierais Severus plus tard. dit son compagnon en souriant.
- Tout le monde sait que toi et moi nous ne nous entendions pas très bien à une époque. railla Harry en posant doucement sa main sur celle de son âme-sœur. Et heureusement que les autres pensent que c'est toujours le cas, car je savourerais chaque moment passé avec toi.
Draco sourit, et une légère teinte rougie orna ses joues. Il lui lança un regard rempli d'amour, que le brun lui renvoya suivi d'une œillade complice.
Une fois que le professeur ait fini de former les binômes qui pour la plupart ne s'appréciaient pas, il commença son cours.
- Bien, maintenant passons aux choses sérieuses. Vous allez préparer une potion de sommeil... Qui permettra de plonger quiconque la boit de tomber dans le coma... Bien que pour certains cela ne soit pas nécessaire, n'est-ce pas, Monsieur Weasley?
Sous les rires et le visage rouge de colère de Ronald, le cours commença.
S'ensuivit une longue série de plaintes et d'explosions suite à des potions ratées amenant les élèves au bord de la crise de nerfs ainsi que leur professeur. Le duo Malfoy-Potter s'en tirait bien mieux que d'autres. Leur potion était la plus réussie ainsi que celle du binôme Parkinson-Granger, qui leur valut vingt-cinq points chacun.
Le calvaire de beaucoup terminé, Draco s'autorisa quelques étirements, sans doute une mauvaise nuit.
- Tu as mal dormi? demanda Harry en rangeant ses affaires.
- Mmm... Oui. grinça-t-il en tendant son bras pour le défroisser. Heureusement que l'on a un trou d'une heure. Ce n'est pas que je n'aime pas Severus mais je pense que deux heures de potions c'est largement suffisant. Surtout qu'on l'a quatre heures chaque semaine cette année.
- Ouais j'avoue que c'est pas mal, j'ai pas eu non plus une bonne nuit, le lien j'imagine. dit le Survivant regarda son emploi du temps.
- Exact. On a pas eu l'occasion d'être ensemble cette nuit, alors le lien a été largement sollicité pour supporter la distance.
- Je vais voir s'il est possible de faire quelque chose pour que l'on soit plus proches le soir.
Severus vint vers eux alors que tous leurs camarades avaient quitté la salle, hormis Hermione et les fidèles amis de Draco qui l'attendait. Il leur fit comprendre d'un regard d'attendre avant de fermer la porte et de placer autour d'eux différents sorts de protection avant de revenir vers ses derniers élèves.
- Bien, j'imagine que vous n'avez pas passé une bonne nuit de sommeil n'est-ce pas? demanda-t-il en redevenant plus chaleureux.
- Oui en effet. éluda Harry en ignorant son dos douloureux.
- Catastrophique, oui. gronda le blond en continuant de s'étirer.
Le professeur regarda avec douceur son filleul et son compagnon, qui semblaient bien plus fatigués qu'ils ne le disaient.
- Je ferais en sorte de trouver un arrangement auprès de la directrice de maison des Griffondor pour que tu sois également préfet, Harry. Draco prendra ses fonctions après le premier contrôle de Métamorphoses. Minerva m'a fait comprendre qu'ils seraient très fréquents cette année.
Les deux jeunes hommes acquiescèrent avec enthousiasme, le remerciant de les avoir informé du programme intensif de McGonagall et de son aide avant de foncer hors de la salle, toujours attendus par leurs amis.
- Je crois qu'on aura pas de pause pour cette heure. On doit aller en divination. les informa Pansy en fusillant du regard son emploi du temps.
- Quoi? C'est une blague! s'écria Draco avant de penser que cela ne devait pas en être une en voyant Hermione fulminante de rage.
- Non mais qui nous a imposé cette chose ahurissante aussi tôt dans la journée? cria-t-elle.
Ils se regardèrent en haussant les épaules, puis partirent d'un pas lourd vers les derniers étages de la tour d'astronomie. Ils arrivèrent bien en retard, sous la lueur des bougies essayant de donner un peu de lumière à la pièce presque obscure. Ils montèrent sans bruit les marches où ils virent quelques tables sur les dernières estrades.
Le professeur Trelawney remarqua les derniers arrivants à son cours sans faire de commentaire mais en les fustigeant du regard avant de reprendre.
- Votre esprit doit être concentré sur la boule, son contenu... Elle doit être la seule chose qui compte à vos yeux, pour voir ce qu'elle voit.
Levant les yeux au ciel, Harry se plaça derrière Neville qui était intéressé par un livre de botanique avancé. Draco et les autres prirent place eux aussi avant de prendre les boules en cristal et les fixer sans but précis.
- Bien, vous, jeune homme... dit l'enseignante en montrant Ronald qui somnolait. Que voyez-vous? Que dit votre oracle?
Confus, comme tout le monde, il regarda la sphère dont le contenu s'agitait sans cesse.
- Ben, je vois... Rien. Je vois juste des formes danser, c'est tout.
- Mmm oui bien sûr... murmura-t-elle, mécontente. Et vous mon garçon?
Seamus secoua la tête, ayant la même réponse que son camarade. Trelawney tourna les talons, et regarda tous les autres élèves.
- Ouvrez votre esprit... Laissez les images qu'elles vous renvoient s'incruster dans votre tête pour vous permettre de les lire! Lisez!
Harry, rencontrant les yeux surdimensionnés par les loupes de sa professeure qui le fusillaient, commença à regarder avec indifférence sa boule, qu'il partageait avec Draco.
Quand soudain ils virent tous deux quelque chose prendre forme.
Un quartier sombre se dessinait malgré l'épaisseur de la brume, laissant apparaître deux personnes. L'un semblait petit, trapu, le nez allongé comme un rat. L'autre était vêtu d'une robe de sorcier grise et blanche, et semblait avoir de la barbe mais le brouillard dissimulait beaucoup trop de choses pour le reconnaître. Elles parlaient devant une petite maison, et la conversation semblait mouvementée.
Quand soudain la porte d'entrée s'ouvrit, laissant voir difficilement à cause de la lumière aveuglante du vestibule un homme brun avec des lunettes à peine perceptibles et une femme sans doute aux cheveux châtains à ses côtés. Les deux hommes se retournèrent et avancèrent dans leur direction, et en les laissant passer le pas de l'entrée, la femme laissait apercevoir un petit ventre rond.
Les deux compagnons se regardèrent, confus. Ils virent également Hermione afficher une drôle de tête.
- Mais qu'est-ce que c'était que ça? murmura l'aristocrate blond.
- Aucune idée. souffla le brun en regardant de nouveau la sphère cristalline sans voir autres chose apparaître. Mais j'ai reconnu un homme dans tout ça. Peter Pettigrow, sa tête de traître est toujours dans ma mémoire, elle.
- Harry, j'ai déjà l'impression d'avoir déjà vu cet endroit, cette maison. l'informa la jeune Griffondor en se creusant la mémoire.
Alors que les trois jeunes gens se détaillaient sans comprendre cette vision, Mme Trelawney décida de venir vers eux, attirant toute l'attention des autres élèves au passage.
- Vous semblez être confus, avez-vous vu quelque chose?
- Oui, dit alors Draco en remettant son masque inexpressif sur le visage.
- On a vu deux hommes se parler devant une maison, un homme devant être Peter Pettigrow et un autre en robe grise et blanche. Avec de la barbe. poursuivit Hermione.
- Et enfin un couple qui leur ouvre pour les inviter à entrer. J'ai l'impression de les avoir déjà vu quelque part, et Hermione m'a dit qu'elle semblait reconnaitre le quartier. Mais avec le brouillard de la boule, on ne distinguait pas grand chose. Ah si, la femme était enceinte, et l'homme portait de lunettes. termina Harry en regardant avec interrogation la professeure de divination.
Il vit l'air blafard de l'enseignante qui semblait vraiment mal en point.
- Professeur? demanda le Survivant, soucieux de ce brusque changement.
- Professeur Trelawney? s'inquiéta également Neville qui se retourna.
Cette dernière s'appuya sur la table où étaient Harry et Draco, puis d'un geste elle envoya la boule en cristal qui se brisa après avoir dégringolé les escaliers de l'estrade. Tous se levèrent en voyant la pauvre femme se ressaisit, et Harry la vit faire un bref soupir.
- Oh... Je... Je suis désolée, vraiment. Mais... Je ne me sens pas très bien. Rangez tout à sa place et... Sortez. murmura-t-elle en s'appuyant contre la rambarde.
Ils rangèrent le matériel, et alors qu'Harry et Hermione s'empressèrent de ramasser les bouts de la sphère brisée, mais le cri strident de Trelawney les fit sursauter et ils faillirent s'entailler les doigts.
- Non! Ne les ramassez pas! Ce... C'est... Ça porte malheur, c'est comme une malédiction! Je l'ai cassé, donc je dois ramasser les morceaux. Donc... Allez-vous en!
Ils la virent donc s'affairer a collecter les fragments de la sphère brisée et a les entreposer dans un coffre, confus, avant de sortir précipitamment où les attendaient leurs nouveaux camarades. Ils partirent de suite vers leur prochain cours de Métamorphoses.
- Que s'est-il passé avec cette fêlée? demanda Vincent en partageant un morceau de brioche avec Gregory.
- Elle nous a hurlé que si une personne ramassait les bouts d'une boule de cristal qu'une autre avait cassé, elle aurait une malédiction. Du grand n'importe quoi! Et je n'ai pas compris cette réaction. Elle semblait... Gênée avant de faire valdinguer cette stupide boule de divination. dit Hermione en soupirant de dédain.
- Oui. Elle qui est si précautionneuse envers ses affaires de prédiction. Tiens, en troisième année j'ai envoyé son fichu fond de thé par terre car elle y avait lu un destin "très très sombre". grinça Draco en imitant la voix tremblante du professeur. Je me suis fais incendier comme c'est pas permis.
Harry s'arrêta brusquement, empoignant doucement le poignet de son compagnon. Ce dernier ne comprit pas ce soudain arrêt, sa pa et lui demanda des yeux ce qui n'allait pas.
- Mais oui! Elle est toujours très attentive quand on utilise ses machins, alors que là elle a semblé assez... détachée. Comme si cette boule n'avait aucune importance. Je pense qu'elle l'a fait exprès. spécula-t-il en continuant sa route vers leur prochain cours. Et il faudrait revoir le souvenir du cours.
- Je pense que notre Directeur de Maison a une pensine personnelle, donc il ne refusera pas de nous aider si cela concerne Draco et son compagnon. affirma Gregory. Oui nous sommes au courant de son état elfique.
Les autres Serpentard acquiescèrent également, et Harry se sentit mieux. Au moins eux ne le jugerait pas.
- Bien, merci. Allons-y avant de réellement être en retard comme avec Trelawney.
Heureusement pour eux, le cours n'avait pas commencé, et les élèves étaient toujours devant la porte d'entrée.
- S'il vous plaît, un peu de calme! Suite à certains changements de l'éthique de Poudlard, je repartirais chaque Griffondor avec un Serpentard. Pour commencer les répartitions, monsieur Potter sera avec monsieur Malfoy. annonça le professeur McGonagall en montrant les deux élèves. Vous avez été l'exemple même de la division de Griffondor et Serpentard, alors vous serez celui de la coalition entre ces deux Maisons.
Ces derniers s'assirent donc sans demander leur reste, trop heureux d'être de nouveau ensemble. Leurs visages restèrent placides, pour ne pas montrer leur contentement.
S'ensuivirent les autres répartitions entre les rouge et or avec les vert et argent. Hermione était une nouvelle fois avec Pansy, Blaise et Vincent se retrouvèrent avec Dean et Neville. Weasley se retrouva avec Goyle, qui tirait une grimace de pur dégoût.
- Bien, vous serez ainsi jusqu'à la fin de l'année, et je compte sur vous pour la bonne entente de nos maisons. Bien commençons. Quelqu'un peut-il me dire ce qu'est un livre gardé?
Harry réfléchit rapidement, ayant déjà vu ces livres dans la réserve de l'école ainsi que chez les Malfoy.
- Monsieur Potter? demanda avec étonnement le professeur de métamorphoses.
- Un livre dit "gardé" est protégé par un sort pour permettre à la personne qui le possède de garder ce qu'il contient. Il décourage sa lecture, les vols, la dégradation de l'ouvrage, ou quiconque voudrait lui prodiguer une malédiction.
Hermione acquiesça, et Draco lui serra discrètement la main pour approbation. C'était bien la première fois qu'il participait au cours de son plein gré. Ce qui valu la réaction de surprise unanime de ses autres camarades Griffondor.
Fier, il les ignora en se concentrant sur le manuel devant lui.
- Oui, exactement monsieur Potter. Merci. Donc le livre gardé est protégé d'un sort empêchant ainsi toute personne autre que son propriétaire de lire son contenu et de bien d'autres choses. Et c'est ce sortilège que nous allons étudier. Tracez un cercle en partant de midi, suivez le sens des aiguilles d'une montre et arrêtez-vous également à midi puis abaissez votre baguette d'un coup sur le livre de votre choix en prononçant: Protego Liber. Mais attention, il y a un piège. Allez-y.
Harry regarda le manuel afin d'éviter le traquenard, et il pût compter sur son compagnon pour chercher avec lui. Il vit certains s'exercer à faire la manœuvre du sort, et d'autres le faire directement.
- Tiens, regarde. Il faut imposer une signature magique, et on peut être plusieurs à en poser si on veut. S'il n'y en a pas et qu'on pose quand même le sort, personne ne pourra l'ouvrir, même pas le propriétaire. murmura Draco en montrant la phrase écrite en plus petit.
- Ah oui! En même temps tu me diras que c'est logique. Et en plus il n'y a aucun moyen de l'annuler.
Ils imposèrent donc leur signature par la magie puis exécutèrent le sort.
- Protego Liber. dirent-ils d'un seul homme.
Leurs livres se refermèrent d'un coup brusque, prouvant ainsi que le sort était bien actif.
- Bien. Nous allons voir si vos métamorphoses sont réussies. Ouvrez donc vos livres.
Tous ouvrirent donc leurs ouvrages, et certains eurent la réaction escomptée. Des hurlements venant de pages prenant des visages humains ou de chimères se propagèrent dans toute la salle tandis que ceux des élèves de Serpentard ainsi que certains rouge et or n'eurent aucune réaction.
- Pff... Ils n'ont même pas réussi, et dire qu'elle est censée être la meilleure élève de la classe. pouffa Lavande Brown en regardant Hermione d'un air goguenard.
- Pour ceux qui n'ont pas eu le résultat des autres, échangez vos livres avec votre binôme, puis retentez l'expérience. ordonna McGonagall en passant dans les rangs avant de s'arrêter vers Neville et Vincent.
Après l'échange, ils rouvrirent les livres et eurent enfin le résultat assez bruyant de leur sort. Ils s'empressèrent donc de fermer les livres rapidement. Harry avait ses lunettes de travers, causé par un hurlement assez venteux et Draco était trempé, fixant son compagnon d'un œil qu'il voulait sûrement mauvais.
- Bien, maintenant que tout le monde a réussi en expérience, quelqu'un peut-il m'expliquer pourquoi les livres ensorcelés n'ont pas repoussé vos camarades la première fois? Monsieur Longdubas?
Ce dernier se leva avec aisance et non pas avec son ancienne gaucherie, ce qui surprit quelque peu certains des élèves présents.
- Le propriétaire qui a posé le sort ne subit pas ses effets, mais si une autre l'utilise il fonctionne. Il doit imposer une signature par la magie puis il peut ensuite placer le sort.
Il se rassit, fier d'avoir pu donner une explication claire sans bafouiller, sans que cela ne se voit sur son visage.
Ron regarda alors son livre ensorcelé, sans comprendre, puis il croisa le regard moqueur de Draco, puis sans s'y attendre celui d'Hermione.
- En effet. C'était le piège de cet exercice, et comme il n'y a aucun moyen de briser le sort, ceux qui ont ensorcelé leurs livres sans imposer de signature seront priés d'en racheter un autre. Le cours est terminé, pour la prochaine fois, je veux que vous étudiez les sujets "Comment devenir un animagi" et "La Métamorphose des animaux". Il y aura une interrogation sur ce sujet. Bonne journée.
L'heure du déjeuner avait sonné, donc pour Harry de se retrouver seul avec son compagnon pendant un bref moment. Il demanda donc à son amie de commencer sans lui avant d'enlever de nouveau Draco, sous l'œil amusé de ses camarades.
Ils allèrent donc dans une salle vide et posa les sorts de protections nécessaires pour éviter les oreilles malveillantes de traîner. Il prit ensuite l'aristocrate dans ses bras, humant le parfum délicat de ses cheveux.
- Tu m'as tellement manqué! murmura le blond dans son cou. J'ai cru que je n'allais pas tenir la distance plus longtemps.
- Tu parles, on n'était séparés que de quelques centimètres! s'esclaffa-t-il en plongeant son regard dans ses yeux de mercure en fusion.
- Même, c'était encore plus dur! Je n'en pouvais plus!
- Je dois dire que je voulais tellement t'avoir contre moi. murmura Harry d'une voix rauque.
Draco frissonna à ce ton avant de poser délicatement ses lèvres sur celles de son compagnon. Le baiser fut chaste, tendre.
Puis ils l'approfondirent en se collant l'un à l'autre. Harry souleva le corps svelte de l'elfe et le posa sur un bureau proche, avant de venir contre lui. Le visage de son âme-sœur était désormais à sa hauteur, voire même un peu plus haut. Ils n'avaient pas cessé leur baiser pendant ce temps.
Il passa ses mains dans ses cheveux de platine puis dans le creux de son cou et de son dos. Il frissonna et se déhancha sensuellement contre lui, voulant plus de caresses.
Harry continua donc d'effleurer de ses doigts le bas de ses reins, d'abord par dessus sa chemise puis directement sur sa peau qui se révéla bien plus douce qu'il ne l'avait imaginé. Il but de sa bouche les doux gémissements de son bien aimé langoureusement.
Ils se séparèrent, rouges, confus et essoufflés. Harry resta entre les bras de l'elfe, plantant ses yeux dans les siens. Draco sentait toujours les doigts l'effleurer comme une brise dans le bas du dos, et tentait de les sentir davantage.
Mais trop tôt à son goût, Harry replaça sa chemise correctement et posa ses mains contre ses hanches. Draco fut frustré de ne pas recevoir davantage de caresses, et se colla furieusement contre le brun, assaillant son cou pour embrasser férocement la partie déjà bien marbrée qu'il avait marqué. Il sentit son compagnon frémir, et posa ensuite sa tête sur son épaule, frustré mais heureux.
- Par la grande Mère, pourquoi doit-on attendre le mariage? J'en veux plus! demanda l'elfe, exaspéré de si peu d'intimité entre eux.
- Parce que tes hormones te gouvernent et que tu dis n'importe quoi pour que ton corps soit satisfait. railla Harry en admirant ses joues rosies. Mais je sais qu'au fond tu pense qu'il faut prendre son temps, pour se découvrir davantage et pouvoir dire quand tu seras sûr de tes sentiments ce que tu ressens envers moi. Et je suis sur la même longueur d'onde sue toi. Je veux te découvrir et savoir le moindre détail sur toi. Ce que tu aimes, ce que tu hais, ta couleur préférée, ton animal préféré, tes valeurs... Bref, tout. Et je serais ravi de partager avec toi ces détails, même les plus insignifiants. Voilà pourquoi je trouve ça bien que nous ne puissions pas aller plus loin, car on a la chance de pouvoir apprendre à se connaître, et notre chasteté nous permet de ne pas se faire pincer. Car même là on risque de se faire attraper.
Draco sourit en posant doucement sa main contre la joue de son compagnon et en se rapprochant pour lui donner un baiser sur le bout des lèvres. Il était heureux de ses mots, si bien que leur lien semblait chanter pout eux.
- Merci. Mes hormones sont catastrophiques en ce moment, elles me font tourner en bourrique. Et moi aussi je veux tout savoir sur toi, tout! On devrait y aller, les autres risquent de se faire de fausses idées.
Harry souleva son compagnon dans les airs puis après l'avoir posé sur le sol il eut droit à un "Crétin" joliment phrasé puis un baiser.
Ils rejoignirent leurs camarades qui avaient presque finis leurs repas et s'empressèrent de manger.
- Prenez votre temps, vous avez mis à peine cinq minutes à discuter. dit Hermione en jetant un coup d'œil à Pansy qui ricanait. Enfin je crois.
Vincent et Gregory peinèrent à se retenir de rire, et Blaise les regardait tous les deux avec un sourire vicieux.
Mais plus loin, Harry vit Ronald les dévisager en grimaçant de dégoût avant de se tourner vers Ginny qui semblait récalcitrante envers leur conversation. Puis cette dernière se leva et alla vers eux, ou plutôt vers lui. Draco, qui était en face de lui se figea en la voyant passer son bras sur son épaule.
Ginny prit une mine réjouie et n'hésita pas à exhiber sa poitrine devant lui.
- Coucou Harry! Je suis désolée pour le coup d'éclat que j'ai eu hier, tu me pardonnes? susurra-t-elle d'une voix doucereuse. Mais dis-moi, qu'est-ce qu'ils font à notre table? Hein les Serpents?
Elle ricana tout en rapprochant Harry d'elle, ce dernier eu soudainement un élan de colère spontanée en la repoussant, mais avec délicatesse. Elle n'en démordît pas pour autant et s'assit à côté de lui, en collant son bras contre elle. Ronald prit part au groupe, approché par Dean et Seamus.
- Ouais, dégagez les vipères. On veut pas de Mangemorts à la table des héros. ricana le rouquin en tapant dans la main de Dean.
- Haha, toi un héros? Tu me fais rire Weasmoche, parce qu'à t'écouter on dirait que tu es bien le seul à l'être, de héros. répliqua sérieusement Vincent en s'arrêtant de manger.
- Ron, Ginny, je vous enlève cinquante points pour avoir prononcé des propos discriminatoires envers des membres de notre école. retentit soudainement une voix familière.
Le préfet en chef de la maison rouge et or s'approcha du groupe bariolé d'un pas distinct et rapide.
- Dans le but de la coalition demandée par Poudlard afin que tout le monde puisse s'entendre pour des futurs meilleurs, les élèves actuels de l'école se doivent de construire des relations solides qui pourraient leur être utiles pour l'avenir. énuméra Percy en regardant son livret de préfet. Je ne peux que féliciter Hermione et Harry qui ont pu dépasser leurs préjugés et établir des liens entre les membres d'une autre Maison. Leur amitié peut être un facteur d'évolution, surtout si les deux ennemis que tous connaissent s'entendent mieux désormais.
Ces derniers acquiescèrent d'un seul homme, puis le préfet en chef des Griffondor s'arrêta à hauteur de sa sœur.
- Et voudrais-tu cesser de déshonorer notre famille avec ton attitude de coureuse, Ginerva? Je sais que Harry est le fameux Vainqueur de la grande guerre mais je ne pense pas qu'il apprécie ton comportement. cracha-t-il de manière vénéneuse. Franchement tu me fais honte.
Il repartit comme il fut venu, sous les yeux visiblement baigné de larmes de la jeune fille.
- Ginny, ton bras me fait mal. Lâche-le et laisse-moi tranquille. J'aimerais finir mon assiette si tu le permets. dit-il sèchement avant de reprendre son repas comme si de rien n'était. Si ce n'est que le titre de Survivant qui t'intéresse, alors laisse tomber.
Offusquée et furieuse que personne ne lui vienne en aide, elle partir en pleurant de la salle, après avoir craché son venin sur Ron, qui avait regagné sa place et fusillait son frère des yeux.
Les cours reprirent donc de plus belle pour le petit groupe, leur emploi du temps beaucoup plus rempli que ceux de leurs autres camarades.
Ils apprirent que le ministère avait mis en place une expérimentation qui permettait à ceux qui le désirait de passer les fameuses épreuves des ASPICS, à condition qu'ils soient de sixième année redoublante afin d'alléger les classes. Draco et Harry s'inscrivirent de suite, pensant chacun à leur avenir commun. S'ensuivirent donc les acolytes de l'aristocrate blond et Hermione, qui avait envie de terminer Poudlard une bonne fois pour toutes.
A la fin de la journée, ils étaient épuisés. Chacun remonta dans ses quartiers après s'être salué et promis de se revoir au dîner.
- C'est incroyable! En deux jours on a réussi à devenir amis avec les plus inaccessibles de Serpentard. Et puis franchement je les trouve beaucoup plus intéressants et passionnants. Même si j'ai toujours de bonnes discussions avec Luna et les sœurs Parvati. s'exclama Hermione en prenant le bras de son meilleur ami.
- Oui, tout est allé tellement vite, et ils sont très bien. Ils ne sont pas hypocrites au moins. Ils disent ce qu'ils pensent, et c'est plaisant. Je me sens égal à eux, normal. rit Harry en gravant les marches menant à leur maison.
- Au fait, tu penses qu'on va avoir des ennuis quand on va arriver à la salle commune? demanda-t-elle, inquiète.
- On va le savoir maintenant. dit-il simplement en se rapprochant du portrait ensorcelé, gardien de l'entrée de la tour. Magyar à pointes.
Le portrait montrait la fameuse grosse dame qui avait déjà un sérieux coup dans le nez. Harry secoua la tête, énervé.
- Oh mais c'est que (hic!) Vous êtes mignon, jeune homme (hic!) Violette serait enchantée de voir un si (hic!) beau garçon!
- Magyar à pointes! tonna alors Hermione en tapant du pied, excédée.
- Bon d'accord, entrez... T'façon j'vous aime pas! Hic!
- Merci! dirent-ils d'une seule voix.
Ils entrèrent puis ils virent certains Griffondor s'arrêter devant eux, puis presque tous. Hermione sortit par mesure de précaution mais Harry garda la sienne, ne comptant pas s'en servir.
Puis ils se retournèrent pour voir passer les membres de l'équipe de Quiddich, trempés et visiblement très remontés. Harry vit du coin de l'œil les jumeaux Weasley qui étaient assis sur les deux canapés devant la cheminée se tourner vers eux.
Ron arriva le dernier, le visage rougi par la colère, suivi de sa sœur qui n'était pas en meilleure forme.
- Fred, George, Harry! Vous pouvez m'expliquer pourquoi vous n'étiez pas sur le terrain avec nous pour l'entraînement? On a des matches qui commencent dans deux semaines!
Harry l'ignora et préféra monter se changer pour le dîner, mais Ron lui bloqua le passage avec un sort.
- C'est pas parce que tu es le Vainqueur que tu dois te comporter comme un petit prince pourri gâté! Tu as des responsabilités envers nous!
Harry sentit son flux de magie capricieux revenir peu à peu à la charge, et Hermione vit avec inquiétude apparaître des fissures sur les vitraux de la salle.
- Harry. Calmes-toi! murmura-t-elle en s'approchant de lui. Ronald arrête!
- Ouais, j'avais raison! Tu le bichonne parce qu'il est plus intéressant, maintenant? ricana méchamment le roux en s'approchant d'eux, désirant être menaçant. Le grand miraculé est désormais adulé par tous et par toutes, alors il a forcément besoin d'un chaperon! Mais alors tu rejettes ma sœur dans ce cas? Elle est pas assez bonne pour toi, Potter?
Un coup retentissant raisonna dans la salle en l'espace d'une seconde. Ronald se releva difficilement du coin où il avait été expédié, aidé de Lavande. Du sang coulait de sa lèvre fendue et de sa bouche. Harry frotta vigoureusement son poing légèrement meurtri.
Il alla directement vers son ancien ami désormais relégué au titre de traître à part entière, l'empoignant fermement par le col et le décolla du sol. Son visage devint bleu à cause du manque d'oxygène.
- Écoutes bien ce que je vais te dire, espèce de pauvre raclure, tout ce que tu dis ne fais pas de toi un bonhomme mais bien une mauviette. Tu t'en es pris à deux femmes ce soir, en particulier à ta sœur. Bordel mais c'est quoi qui tourne pas rond chez toi? T'es quoi, un proxénète? Pourquoi t'insiste tellement pour que je me case avec elle, j'ai pas envie de me taper une gamine, alors lâche l'affaire! Quant à la responsabilité envers l'équipe, tu es le capitaine, j'ai donné des directives à McGonagall qui te les a transmis pour que tu fasses les sélections. Je n'ai plus rien à voir avec ça!
Il relâcha un peu de leste et permit au rouquin de reprendre un peu d'air avant d'être suspendu dans les airs à nouveau.
- Je ne fais plus parti de l'équipe! Je veux me concentrer sur mes cours car j'ai demandé à participer aux ASPICS cette année. Je veux assurer mon avenir et ce n'est pas avec des gorilles primitifs dans ton genre que je vais avancer.
Sur ses mots, Harry fit un sort informulé et balança de nouveau le jeune homme a travers la pièce. Les autres élèves eurent du mal à se faire que leur attrapeur quittait leur équipe de Quiddich, qu'ils ne remarquèrent pas le vol plané de Ronald. Harry se tourna finalement vers tous les autres élèves réunis.
- Quant à ce surnom stupide de Vainqueur, ou de Celui-qui-a-réussi-à-terrasser-Voldemort ou un truc qui y ressemble, je ne veux plus l'entendre. Je ne suis pas le seul à avoir gagné cette guerre, mais tout le monde qui était du côté de la liberté du monde des sorciers. Ceux qui combattaient pour Voldemort voulaient la préservation des sang-purs, comme il leur avait promis, mais finalement la guerre leur coûtait plus qu'elle ne leur bénéficiait. Donc nous combattions tous pour une cause qui a failli nous conduire à notre perte. Mais maintenant que tout est terminé, vous continuez quand même à vous comporter comme des ennemis. Nous ne devons plus nous battre comme ça, car cela ne sert plus à rien. Oublions nos préjugés et essayons de redorer le blason de notre maison. Cette guerre est terminée grâce à vous, donc ce n'ai pas moi qui ai gagné, mais nous tous! Unissons tous les sorciers une bonne fois pour toutes!
Harry partit sans un mot de plus sous les applaudissements dans sa chambre pour se préparer, accompagné d'Hermione. Il ferma la porte de son dortoir après avoir quitté son amie, énervé de sa perte de contrôle.
Il se changea rapidement, puis se posa pour boire un peu d'eau après l'avoir vérifié par un sort de révélation de poison. Il se rafraîchit le visage et guérit sa main avec un onguent avant de redescendre. Il entendit des éclats de voix bien distincts et une baffe retentir.
Il vit son amie devant une porte dérobée, qui se tourna vers lui en lui disant de regarder par l'entrebâillement. Il fut surpris de voir Ginny, enfin habillée correctement comme une fille de son âge se disputer avec Ron. Elle lui redonna une nouvelle gifle, d'une grande violence et sa lèvre à peine guérie éclata de nouveau.
- Je serais dans l'équipe, je n'abandonnerais pas, mais ne compte plus sur moi pour vos plans foireux! Je ne veux plus te voir, ni toi ni maman! L'autre vieux con peut faire ce qu'il veut, moi je m'en lave les mains, mais ça ne sera plus mon problème! Je suis bien contente de savoir qu'il sait pour son compte, et j'espère qu'il vous coincera! CONNARD! Et tiens, fabrique-le toi-même, ton Ultima! hurla-t-elle en balançant la potion dans la cheminée.
- Non! hurla Ron de désespoir.
Les flammes devinrent alors violettes puis noires avant de reprendre leur couleur d'origine. Ils s'écartèrent de la porte rapidement avant de voir la jeune Weasley sortir rageusement de la pièce en claquant le pan de bois celui de la salle commune.
- Eh bien tant mieux, on a un problème en moins. dit Hermione en passant le portrait de la grosse dame suivi de son ami. Elle ne tentera plus de te draguer ou de t'empoisonner. Mais méfies-toi quand même.
- Je sais. Je me suis disputé avec son frère, donc elle doit sûrement couvrir ses arrières. C'est peut-être une mise en scène, ils sont de mèche tous les deux donc autant prendre des gants. Je veux envisager toutes les possibilités, et les éliminer une par une pour plus de sûreté. Je veux savoir de qui elle parlait, même si j'ai une petite idée.
Ils se mirent d'accord, puis arrivèrent à la grande salle où ils rejoignirent leurs amis. Ils mangèrent dans la bonne humeur, la nouvelle de la dispute des deux anciens du trio d'or s'était répandue comme une traînée de poudre.
Puis ils en arrivèrent au sujet de la dispute privée de Ginny et de son frère. Leur avis fut unanime.
- Méfies-toi. C'est sûrement un piège. dit Draco en serrant la main de son compagnon.
-C'est ce que je me suis dit. Je veux tout envisager, et éliminer le moindre risque. Je ne vais pas relâcher ma vigilance juste parce qu'une traîtresse a décidé de laisser tomber son plan quand elle pense qu'il sera avorté.
- Clair. dirent Vincent en mangeant son assiette. Au fait, ta démission du poste d'attrapeur a fait du bruit elle aussi. Notre maison est heureuse de cette nouvelle d'ailleurs.
- Ah ouais! Et de tous Griffondor que j'ai pu entendre dans les couloirs, beaucoup sont contre cette idée. Peut-être que Capitaine Simplet va encore utiliser son brillant cerveau pout oublier votre conversation. railla Théodore.
- J'aurais tellement aimé y être! ronchonna Pansy en tapant dans la main de Blaise et Gregory. Et en parlant de démission de Quiddich, notre Directeur ne semble pas ravi de la nouvelle.
Ils se tournèrent donc discrètement vers la table des professeurs avant de voir avec effarement Dumbledore jeter un regard sombre à la petite bande.
- Apparemment, il aurait été privé de nombreux privilèges juste pour qu'il parte. Le témoignage des aurors pendant la bataille finale a révélé qu'il n'a pas défendu les portes de l'école et qu'après la fin des hostilités seulement il est sorti pour s'attribuer toute la gloire. les informa Blaise en montrant une lettre de son père.
- Comment ça? demanda Harry, très surpris.
- Il t'avait envoyé à Sainte Mangouste avant de t'expédier sans vergogne chez tes Moldus. Voilà pourquoi tu n'en savais rien. Mais le ministère veut sa tête, quitte à passer par des chemins plus sombres. murmura Draco. Et ton coup d'éclat de la rentrée ne le rassure pas.
- Comme le fait de rejeter les pions qu'il t'envoies. Ou d'utiliser des sorts même pas encore enseignés. Ou encore ton coup de poing dans la tronche de ce sale rouquin, même si je ne suis pas contre. Il sait que tu es méfiant et que tu es sur tes gardes, il s'est rendu compte de tes agissements à Gringotts. Il a dit à Snape qu'il avait des choses importantes à faire à Londres, et on était dans le couloir. susurra Pansy. Il veut voir ce qu'il peut faire pour reprendre le contrôle de son pion qui aurait dû être mort.
Ils avaient tous raison. Il aurait sans doute des nouvelles de Dumbledore bientôt, et de Molly qui tenterait d'utiliser la carte du chantage affectif. Ginny avait jeté le poison, mais il devait rester sur ses gardes. Il devait s'assurer de la sécurité d'Hermione et surtout de celle de Draco, bien que les Serpentard étaient de vrais professionnels en la matière.
Ils regagnèrent leurs dortoirs respectifs, en se donnant rendez-vous pour le lendemain. Harry renforça la protection entourant son lit, imposant en supplément des autres sorts un de pétrification et d'une barrière spirituelle suivi de sa signature magique permettant à lui seul de désenchanter la personne qui tenterait de l'approcher physiquement ou par l'esprit.
Il se coucha et s'endormit bien vite, épuisé de sa journée.
Il était de nouveau dans ce bois ensoleillé, caché derrière un arbre. Il sentit la brise dans ses cheveux et sur son visage, l'apaisant immédiatement.
Il vit les deux amants se balader tranquillement, et il arriva bien cette fois à distinguer leurs visages. C'était Draco et lui, dans de magnifiques tenues elfiques brodés. Ils ne semblaient pas avoir changé, bien que son teint semblait plus mat, doré. Le lien semblait briller autour des deux amants, les enveloppant en serpentant contre eux et les rapprochant davantage.
Il admira l'elfe qui rayonnait de bonheur, ses cheveux platine brillants de santé étaient tissés en une longue tresse. Il tenait amoureusement la main de son âme-sœur, si bien qu'il en était jaloux. La rivière le séparait du couple, mais il n'y prêta guère attention.
Mais alors qu'il voulait bondir hors de sa cachette pour prendre le bel éphèbe dans ses bras, il vit quelqu'un qui était lui aussi sorti de derrière un arbre, à l'opposé de la rive. Corps plutôt svelte, cheveux platine et yeux mercure visibles de très loin. Puis il sentit ce lien familier entre eux qui ne demandait qu'une chose: Qu'ils se rapprochent. Harry n'en revenait pas.
- Draco?
