Un grand merci aux 18 personnes qui ont laissé une review pour le chapitre précédent. Je les apprécie beaucoup.
Pour répondre à une question posée par shapi, le classement M de la fiction est pleinement justifié.
Voici donc le septième chapitre.
Bonne lecture.
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Auteur : Sephora85. J'ai son autorisation pour traduire son histoire.
Titre original: The Lord and his lady
Titre en français : Le Lord et sa Lady
Traducteur : DiagonAlleyParis et c'est ma première traduction.
Disclamer : Les personnages de Harry Potter appartiennent à JKR.
Beta reader : Molly59 qui prend sur son précieux temps pour me relire et modifier mes éventuelles imperfections ; Un grand merci à elle. Je vous conseille d'aller jeter un petit coup d'œil sur sa toute dernière fic : « Tout, sauf un lâche ! ».
Note de l'auteur : Cette histoire tient compte des quatre premiers livres, une partie du cinquième mais ignore totalement les deux derniers tomes. Voldemort ressemble à celui du cinquième volet cinématographique. Ginny a des yeux verts et non pas marrons. Voldemort a gardé les yeux sombres de Tom Jedusor.
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LE LORD ET SA LADY
Chapitre 7 : Je suis sienne
Je me tiens au milieu du hall d'entrée du château de Serpentard et je guette tout bruit. Je me demande pourquoi Tom m'a fait venir. Pourquoi je porte une robe du soir qui semble avoir coûté plus que ce que mon père peut gagner en un an. A mon grand étonnement je suis calme. Naturellement, je suis excitée mais ce n'est pas de l'anxiété, un sentiment qui serait pourtant recommandé dans une telle situation. C'est plutôt une excitation plaisante comme on peut probablement ressentir avant un rendez-vous amoureux. Je commence à glousser. Un rendez-vous avec le plus diabolique sorcier du monde. Je deviens folle.
Soudainement, Tom se matérialise devant moi et je recule effrayée.
« Je vois que tu as fait ce que je t'ai demandé » dit-il calmement avec sa voix veloutée.
« Je suis presque morte de peur ! » lui dis-je pleine de reproche tout en le fixant.
Il me regarde, ses yeux sombres montrent l'étonnement que provoque en lui ce débordement. Je réalise qu'il n'est pas le type d'homme que l'on peut apostropher et que je suis peut être la première personne depuis des années à lui avoir autant manqué de respect. J'ai une boule dans la gorge, la peur monte peu à peu en moi. Je le regarde et m'excuse, je lui donne un sourire forcé.
« Tu devrais tenir ta langue, Ginny. Ce n'est pas bon pour une dame de ne pas réfléchir avant de parler » explique-t-il avant de tourner autour de moi en m'examinant de haut en bas.
« Je suis content de voir que j'ai choisi la robe parfaite pour toi. Tu ressembles à une dame » dit-il, admiratif. Je rougis et détourne mes yeux de lui. Voldemort me fait des compliments, ma vie est bizarre.
Je sens que mon visage bouge afin que je puisse de nouveau regarder Tom mais il ne me touche pas. Il utilise la magie pour attirer mon attention. Pourquoi ne me touche-t-il pas ?
« Pourquoi m'as-tu appelée ? » murmuré-je incertaine en regardant son visage pâle. Un sourire satisfait apparaît sur sa face mais ce n'est pas un sourire joyeux. C'est un sourire sans émotion.
« J'ai une surprise pour toi. J'ai pensé qu'il était temps pour toi de te montrer les bénéfices d'être mienne ». Ses yeux sombres parcourent mon corps et s'arrêtent sur mon visage et je peux voir dans ses orbes noires toute sa possessivité sans fin. Sienne. Je suis sienne.
Cela fait froid dans le dos, cela me donne la chair de poule et ma bouche est terriblement sèche. Je veux objecter, je veux dire que je ne suis la possession de personne, que je suis libre mais comment pourrais-je dire cela alors que je sais que c'est un mensonge. Je ne peux me mentir, comment pourrais-je lui mentir ? La gravité de la situation m'écrase et semble réduire ma capacité à respirer et tout ce que je peux faire c'est le dévisager avec mes yeux ronds.
Il s'approche de moi jusqu'à ce que nos visages ne soient plus séparés que par quelques centimètres et que je sente que je me noie dans ses yeux sombres ; « Tu es mienne, Ginny. Tu sais cela, n'est-ce pas ? » murmure Tom.
Je ferme mes yeux pendant un moment puis prenant une forte inspiration avant de le regarder de nouveau. « Oui » dis-je.
Je suis sienne, sienne, sienne. Pour toujours. Pour l'éternité.
Je sais que je ne pourrais jamais rompre le lien avec lui, jamais.
« Viens » dit-il, il me tend sa main pour la prendre. Je dépose la mienne, tremblante, dans la sienne. Comment pourrais-je le combattre, comment pourrais-je lui résister ?
« Je vais te montrer comment le monde pourrait être le tien, sera le tien dans le futur ».
Je le regarde confuse mais avant que je lui demande de quoi il parle, il transplane avec moi. Je tiens sa main et je ne comprends pas encore pourquoi son corps est chaud tandis que ses âme et cœur ne sont rien d'autre que des icebergs.
Quand j'ouvre mes yeux, je ne sais quoi dire, quoi penser. Je m'émerveille devant la vue qui s'offre à moi. Nous flottons au dessus de l'océan. Nous volons sans balai, nos seuls compagnons sont les étoiles et la lune.
L'instant d'après, nous sommes dans un désert, loin, très loin de tout être humain. C'est complètement silencieux et je regarde le firmament noir jonché de milliers d'étoiles. Mes yeux se posent sur Tom qui se tient à mes cotés tout en notant mes réactions, satisfait. Son visage pâle semble rayonner dans la noirceur.
Toute chose semble irréelle.
A cet instant, je réalise que c'est le plus paisible et heureux moment que j'ai vécu depuis longtemps. Je réalise que c'est seulement Tom et moi dans ce désert pour l'éternité et que je pourrais vivre avec ce lien. La noirceur nous couvre comme une chaude et réconfortante couverture. Le silence nous entoure dans sa beauté paisible. Personne n'est là excepté Tom et moi. Il n'y a pas de questions désagréables, pas de regards hostiles ou curieux, pas de soucis.
Je me baisse, j'enlève mes chaussures et je marche pieds nus dans le sable froid. Je me sens libre et heureuse. Le sable lisse glisse entre mes orteils et je ferme les yeux et savoure pleinement ce merveilleux moment de paix. Je crois que cela doit être ainsi au ciel, une paix et un silence absolus. Je sens que Tom se tient derrière moi, la chaleur rayonnante de son corps m'apaise. Je me retourne et le regarde.
« Il y a d'autres choses que j'aimerais te montrer » explique t-il. Je m'émerveille sur le fait que ses yeux ont la couleur de la plus noire des nuits, le reflet de son âme sombre. Il me prend la main et notre voyage continue.
Nous nous tenons sur une montagne dominant des kilomètres et des kilomètres de paysages neigeux. La neige luit dans l'obscurité, la neige blanche et la nuit noire, deux oppositions qui créent une vue merveilleuse. L'obscurité et la pureté. Tom et moi. C'est peut être pourquoi nous sommes attirés l'un vers l'autre. Peut être que chaque âme pure a besoin d'obscurité et peut être même que l'âme la plus noire nécessite quelque lumière.
L'instant d'après, nous sommes entourés d'eau, un cocon invisible de verre nous encercle, nous protège de l'océan. Nous bougeons lentement à travers l'eau sombre de la mer, les poissons passent comme si nous n'étions pas là. Je lève mes yeux et vois le clair de lune sur la surface de l'eau. Je pourrais rester là éternellement, simplement en m'émerveillant de l'atmosphère paisible mais Tom prend ma main et je transplane avec lui.
Nous sommes revenus dans le hall d'entrée du château et je le regarde, intimidée et avec confusion. Comment pourrais-je combattre un lien avec un sorcier qui a d'infinis pouvoirs ? Comment ?
Tom se tourne vers moi et me regarde dans les yeux. « Dis-moi, pourquoi voudrais-tu mourir si tu peux avoir le monde, si tu peux avoir tout ce que tu désires ? »
Mes yeux s'écarquillent et je reste bouche bée. « Comment sais-tu cela ? ».
Il rit jaune. « Drago est un misérable occlument. Il ne peut rien me cacher et je dois admettre que je n'étais pas content que lui et Severus aient essayé de me dissimuler cet incident ». Il est en colère et pendant un moment ses yeux semblent rougeoyer.
Je sens mon estomac se retourner à la pensée que d'autres ont été torturés en raison de ma faute. Je me sens horrible. « Que leur as-tu fait ? » murmuré-je anxieusement mais son petit sourire suffisant me dit quelque chose que je dois savoir. Ils ont dû souffrir parce que j'ai essayé d'en finir avec ma pitoyable vie.
« Ils ont eu la punition qu'ils méritaient. Je n'apprécie pas le mensonge » explique Tom, le timbre de sa voix est vide de toute émotion.
« Tu n'aurais pas dû les punir » dis-je misérablement.
Son expression s'assombrit et ses yeux sombres fixent les miens. « C'est ma décision. Maintenant, dis-moi, pourquoi as-tu fait cela ? » demande-t-il furieux et sa colère semble se dégager par vague à travers son corps, elle m'envahit et je recule.
Je ne veux pas lui dire, je ne sais pas comment lui expliquer cela. Comment ? Je le regarde avec mes grands yeux et je secoue la tête.
Je peux voir qu'il a sa baguette à sa main et je sens qu'il est vraiment fâché mais en même temps déçu. Il semble combattre l'envie de me lancer des endoloris jusqu'à ce que je lui donne les réponses voulues. Ma respiration s'accélère, la peur parcourt mon corps. Lentement sa prise sur sa baguette se desserre et son expression passe de la colère à l'apaisement.
Apparemment, cela lui coûte beaucoup en volonté et en force de ne pas pouvoir me punir, sa respiration est plus rapide que précédemment.
« Dis-moi pourquoi ? » ordonne t-il et cette fois je ne me moque plus. Je vais simplement lui dire ce qu'il veut entendre et si il n'aime pas ce qu'il entend, il pourra toujours me lancer des endoloris.
« Parce que je me hais moi-même, parce que je dois être une mauvaise personne sinon je n'aurais pas de connexion avec le sorcier le plus diabolique ! Je ne peux plus endurer tous ces regards, toutes ces questions. Je ne peux plus supporter tous ces articles sur moi dans La Gazette du Sorcier. Comment pourrais-je avoir une vie normale s'ils parlent de moi chaque jour, si ma famille se rappelle quotidiennement de l'incident du Ministère à cause d'eux ? Comment ? » dis-je, ma vision est brouillée par des larmes . Je sais que je ne devrais pas lui crier dessus car il m'aime pas ça et je n'aurais pas dû l'insulter en prononçant le mot diabolique mais peut être n'est ce pas une insulte pour lui.
Mon corps est secoué par mes sanglots et j'ai besoin de m'accrocher à quelque chose, à quelqu'un. Je pose ainsi ma tête sur sa poitrine et je mouille sa robe noire avec mes larmes.
Il ne bouge pas, probablement trop choqué par rapport à ma proximité, à ma décision de chercher consolation auprès de lui, à mon courage de le toucher et d'être dans ses bras.
Alors que je me demande s'il ne va pas me repousser ou me punir, un bras chaud m'entoure. A ce moment là, je sais que je suis en sécurité avec lui, il ne me blesse jamais parce qu'il est tout ce que j'ai et je suis tout ce qu'il a. Je sais que nous sommes reliés pour l'éternité mais à cet instant c'est bon pour moi, je peux l'accepter.
« La Gazette du Sorcier cessera de parler de toi » explique Tom calmement et j'arrête de respirer pendant un moment en entendant cette affirmation. Je le dévisage, j'ai un air anxieux sur mon visage.
« Tu ne vas rien faire au journaliste, n'est-ce pas ? » dis-je inquiète. Je ne veux pas être la cause de la mort de quelqu'un. Je ne pourrais pas vivre avec une telle connaissance.
« Non ». Je soupire de soulagement mais lorsqu'il continue avec un sourire cruel sur ses lèvres. « J'ai mes fidèles pour de telles tâches ». Je le fixe terrifiée. « Non, je ne le veux pas ».
« Ne t'inquiète pas, personne ne mourra » déclare-il calmement.
Cela ne m'apaise pas d'entendre cela car il y a beaucoup d'horribles choses qu'il pourrait faire au journaliste, choses sur lesquelles je ne veux même pas essayer de penser.
Je veux discuter avec lui mais il change de sujet. « J'ai entendu dire que Harry Potter montre quelques intérêts pour toi, qu'il souhaiterait être ton petit ami. Il y a également un autre garçon qui s'appelle Dean Thomas ». Sa voix est dangereusement calme et son regard est terriblement intense.
Je me demande comment il sait tout cela puis je me rappelle que les Serpentards ont un œil sur moi.
« Je ne suis pas sûre. D'ailleurs aucun d'eux ne me l'a demandé jusqu'ici ». Je mens mais je peux voir sur le visage de Tom qu'il peut voir clair en moi.
C'est bizarre, je suis encore dans ses bras et je trouve cela naturel.
« Je n'aurais pas été content d'entendre que tu avais accepté la proposition de l'un d'eux » dit-il mais je comprends la menace cachée. Il ne me blessera pas moi mais quiconque qui osera se mettre entre lui et moi. Il n'a pas à s'en faire. Je ne pourrais pas supporter la pensée d'être la raison de la mort d'une personne. Je ne pourrais jamais supporter le fait que le sang ait coulé à cause de moi.
Un sourire satisfait apparaît sur son visage, il a apparemment lu mes pensées.
« Pourquoi dois-je porter cette robe du soir ? ». Je lui demande cela pour éviter le sujet délicat.
« Tes autres vêtements ne sont pas appropriés pour une personne de ton statut ».
« Mon statut ? » Je demande mais je sais ce que cela signifie. Je sais cela, je sais cela…Je suis sienne.
« Un jour tu te tiendras à mes cotés, à coté du Seigneur des Ténèbres ».
Ma respiration devient irrégulière, je regarde ses yeux sombres.
« Un jour mais pas maintenant » dit-il avec sa voix feutrée.
Je ferme mes yeux et je peux presque déjà voir mon devenir droit devant moi. Je n'ai que quinze ans mais mon destin est déjà scellé.
« Tu dois retourner chez toi, sinon ta famille pourrait devenir suspicieuse ».
Je fais oui de la tête, lentement je m'éloigne de lui, je quitte ses bras.
Il me tend une autre rose noire, noire comme son âme, noire comme ses yeux, noire comme l'obscurité de la nuit que j'aime tant.
Je le regarde une dernière fois avant qu'il ne disparaisse de ma vue et une seconde plus tard je suis de retour dans ma petite chambre du Terrier, je porte encore cette merveilleuse robe du soir.
Je me déshabille et mets ma chemise de nuit. Je m'allonge sur mon lit. Mes yeux se portent vers la fenêtre et je regarde la nuit noire jusqu'à ce que mes yeux se ferment.
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Je me dépêche de descendre les escaliers pour aller à la cuisine, j'entends déjà le bruit du petit déjeuner. Je me suis réveillée tard en raison de ma rencontre avec Tom qui s'est tenue tard dans la nuit. J'ouvre la porte et je rentre dans la cuisine.
« Bonjour, ma chérie ! » Maman m'étreint et dépose des œufs brouillés dans mon assiette. Harry me regarde en souriant et je lui retourne un faible sourire puis mes yeux se détournent immédiatement. Je regarde mon père qui est en train de lire La Gazette du Sorcier avec une expression inquiète sur son visage. J'ai une grosse boule dans la gorge et je m'oblige à lui demander ce qu'il lit.
« Quelque chose d'intéressant dans La Gazette ? ». J'essaye d'être désinvolte. Mon père lève les yeux surpris et fait oui de la tête avec une expression sévère sur son visage.
« Un journaliste a été enlevé. Le Ministère suspecte Vous-Savez-Qui et ses fidèles ».
Mon univers s'écroule. Je peux difficilement respirer et je dois retenir les larmes qui me montent aux yeux. Tout cela est de ma faute, c'est de ma faute si quelqu'un est probablement torturé à cet instant pendant que je mange mes oeuf brouillés. Comme je me déteste moi-même !
Mes parents me regardent inquiets. « Ginny ma chérie, tu es toute pâle. Tu vas bien ? » me demande Maman.
« Tu n'as pas à t'inquiéter, tu es à l'abri de Vous-Savez-Qui. Poudlard a pris des mesures élevées en matière de sécurité et le Terrier est également bien protégé par des sorts puissants » m'explique Papa en me donnant un sourire encourageant.
Je veux crier et rire en même temps. Comme ils se trompent ! Ce n'est pas moi qui ai besoin de protection. Je suis en sécurité, plus en sécurité que quiconque d'autre dans le monde. Personne ne peut me nuire, personne ! Le Diable en personne est mon protecteur ! L'homme dont personne n'ose prononcer tout haut le nom est mon protecteur !
J'essaye de me calmer toute seule. « Je sais que je suis en sécurité » dis-je en murmurant. Je ne peux regarder leurs yeux inquiets. Je ne peux supporter leur inquiétude, leur pitié étant donné que c'est moi le danger !
Je m'oblige à avaler mes œufs brouillés et je me concentre pour ne pas tout renvoyer immédiatement.
Ron pose sa main sur mon épaule. « Eh Ginny, tu nous as ! Personne ne peut te nuire parce qu'ils savent que tu as six frères » dit-il avec un large sourire.
Je ne peux plus supporter cela une seconde de plus. Je ne peux pas supporter mon sentiment de culpabilité. Je me lève de ma chaise en leur donnant un faible sourire. « J'ai besoin d'air » expliqué-je et je quitte la cuisine et me dirige vers le jardin. Tout est recouvert de neige et c'est gelé. Je n'ai pas mis ma cape qui aurait pu me protéger du froid. Lentement je marche dans la neige, j'essaye de retenir les larmes qui veulent s'écouler.
J'entends des pas derrière moi mais je ne me retourne pas car je ne veux voir personne. Quelqu'un dépose une cape sur mon épaule et j'essaye de m'imaginer que c'est Tom. Cela me choque. « J'ai pensé que tu aimerais avoir de la compagnie » explique Harry incertain, il se tient à coté de moi. Je lève mes yeux vers lui et lui donne un sourire bien que tout ce que je veuille est qu'il me laisse seule.
« Merci, Harry ».
« Je sais comment c'est, lorsque tu as peur de Voldemort. Mais je te promets Ginny, qu'un jour je le détruirai et nous serons libérés de lui. Je vais le tuer et tout reviendra comme avant » dit Harry déterminé en prenant ma main dans la sienne.
Je veux lui dire, qu'il se trompe que je ne serai jamais libérée de lui et ce même s'il était mort. Je resterai connectée à lui. Si Tom mourait, je ressentirais un vide en moi comme si une partie de mon âme était manquante. L'idée que Tom pourrait être tué me remplit de tristesse et je sais que je ne veux pas qu'il meure. Je ne veux pas qu'Harry le tue.
Je sais que rien ne sera plus jamais comme avant. Je ne peux pas vivre sans Tom et je ne peux pas vivre avec Tom. Je suis piégée sans aucune chance de m'échapper. Je sais que je ne peux pas dire cela à Harry, c'est pourtant ce à quoi je pense réellement. Mais il ne comprendrait pas, il serait probablement en colère et blessé, c'est pourquoi je hoche la tête et fixe la neige.
« Je veux te demander quelque chose » murmure Harry timidement tout en me pressant gentiment les mains.
Misère. Misère. Pendant des années, j'ai rêvé de ce jour, le jour où Harry me dirait qu'il m'aime, qu'il veut être avec moi. C'était hier mais maintenant…
Je m'oblige à le regarder droit dans ses yeux verts pleins d'espoir et je me déteste moi-même.
« Je t'aime très fort, Ginny et j'aimerais te demander si tu accepterais d'être ma petite amie ».
Je sais qu'il n'y a qu'une seule réponse à cette question parce que Tom m'a expliqué clairement ce qu'il attendait de moi. Je pourrais me mentir à moi-même et me dire que je décline la proposition de Harry simplement parce que j'ai peur de la réaction de Tom mais ce n'est pas tout à fait cela. Je sais que je ne ressens plus la même chose vis-à-vis de Harry. Je ne pourrais jamais être avec lui.
« Je suis désolée, Harry mais tu es comme un frère pour moi. Je ne peux être avec toi » dis-je tristement en lui donnant un regard plein d'excuses.
Je vois la déconvenue sur son visage. « As-tu déjà quelqu'un ? J'ai remarqué ton collier ». Il essaye d'être fort mais je sens qu'il est triste.
Je hoche la tête avec hésitation. « Oui, il y a quelqu'un d'autre, Harry. Je regrette ».
Ce n'est pas un mensonge, Il y a quelqu'un. J'appartiens à quelqu'un. A Tom.
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J'espère que l'histoire continue à vous plaire. Si c'est le cas, merci de me laisser une petite review.
Chose promise, chose due. Un second chapitre sera publié cette semaine (samedi ou dimanche).
