Disclamer : Harry Potter appartient à JKR , mais cette histoire est à moi.
Bêta :Pulcotinette
NdA : Merci pour tout vos com's que j'ai pris plaisir à lire. Je suis désolée de ne pas pouvoir y répondre. Voici donc la suite et n'hésitez pas à me faire part de vos avis. Bonne lecture !
Chapitre 6
Harry n'avait jamais été aussi furieux de toute sa vie. Même quand son père lui a retiré sa guitare et a mis le feu à ses cahiers de musique le jour où il lui a parlé de son désir de quitter la maison pour devenir chanteur, Harry n'avait pas été aussi en colère. En sortant du restaurant, le jeune Potter se saisit de son portable et composa un numéro rageusement. Qu'avait-il fait de mal pour que cette sorcière le mette à la porte comme un mal propre, hein !? Il n'était tout de même pas la première personne au monde à arriver avec un peu de retard au travail, non ?! C'était complètement injuste de le licencier pour si peu !
Et Hermione ! Elle y avait pensé, cette morue insensible, hein ! Elle allait lui faire la peau si elle venait à apprendre qu'il s'était fait virer après seulement deux jours de travail. Et même si ce n'était pas de sa faute, mais celle de cette vilaine marâtre au cœur de pierre, Hermione allait certainement lui mettre toute la faute sur le dos et lui en vouloir pendant des lustres. Ensuite, elle n'allait plus lui adresser la parole pendant des jours. Brrr ! Harry ne pouvait pas laisser ça arriver. Il fallait qu'il arrange les choses avant que ça ne soit trop tard … Voilà pourquoi il martyrisait son pauvre portable. Après avoir composé le numéro, il porta le téléphone à son oreille. Son interlocuteur décrocha à la deuxième sonnerie.
_ Petit Cornedrue, que se passe-t-il ? Tu as des problèmes ? Un type louche t'a encore pris en filature ? Tu veux que je vienne lui régler son compte ou que je t'envoie plus d'argent ? demanda une voix inquiète à l'autre bout du fil.
_ Je vais bien, oncle Sirius, dit Harry le sourire aux lèvres. Personne ne me poursuit cette fois et je n'ai pas besoin d'argent.
Sirius était le seul à savoir que Harry était toujours en Angleterre.
_ Alors quoi ? Dis-moi tout, demanda l'homme avec empressement.
Le jeune homme oublia sur-le-champ ses problèmes à l'écoute de la voix de son oncle. Depuis la mort de sa mère dans un accident de voiture quand il avait six ans, Sirius qui avait toujours été très proche de lui, il avait en quelque sorte pris la place de celle-ci. C'est étrange à dire alors que l'homme n'avait rien d'efféminé ou de maniéré : en fait, Sirius était l'homme le plus viril et coureur de jupons que Harry n'ait jamais rencontré dans sa vie. Pourtant, si on venait à demander à Harry ce qu'il représentait pour lui, le jeune homme répondrait sans aucune hésitation : C'est ma deuxième maman ! Ce que Harry avait souvent fait quand il était plus jeune, et cela, jusqu'à ce que son père ait une petite discussion avec lui après qu'on lui ait demandé pour la centième fois, à une réunion parents/professeurs, où était passé son charmant compagnon de vie.
Pourquoi cette demande incongrue lui avait-elle été faite ? Eh bien, après la perte de sa femme Lily Potter, James, le père de Harry, était devenu une épave enfermée sur lui-même. Et ayant peur de ce que son ami de longue date aurait pu faire dans cet état, Sirius avait emménagé chez les Potter dans le but de s'occuper non seulement du fils, mais aussi du père. Et comme durant les semaines qui avaient suivi la mort de Lily, Sirius avait amené et récupéré Harry à l'école, des rumeurs infondées sur une supposée liaison entre les deux hommes avaient circulées dans le quartier et l'école. Surtout, que le petit Harry n'arrêtait pas de dire à qui voulait l'entendre, que Sirius était sa deuxième maman et qu'il vivait avec lui et son papa.
Durant cette période, James s'était enfermé dans la dépression et le travail, délaissant complètement son enfant. Heureusement pour Harry, Sirius avait été là pour lui. Il lui avait apporté l'amour, la tendresse et le réconfort que seule une mère pouvait donner. Et ce fut grâce à Sirius que Harry avait rencontré Neville, son premier et seul ami avant Hermione. C'était aussi à Sirius qu'il devait son amour pour la musique et son premier voyage au Japon. La distance que James avait mise entre son fils et lui durant les deux premiers mois qui avaient suivis la disparition de sa femme, avaient énormément attristé Harry. Mais la présence et l'amour de Sirius avaient permis de rendre cet éloignement plus supportable pour le jeune enfant.
Personne ne saura jamais si le comportement de James Potter aurait été le même dans les années à venir sans l'intervention d'un événement tragique qui avait failli faire perdre l'esprit au jeune père. En effet, un jour, durant une sortie scolaire, Harry avait disparu : épouvanté, James l'avait fait recherché jours et nuits pendant une semaine. Et après ces terribles jours d'intenses recherches, le jeune enfant avait été finalement retrouvé aux mains d'un couple de jeunes mariés qui ne pouvaient pas avoir d'enfant, et dont la beauté de Harry avait attiré la convoitise. Après cet épisode, James était redevenu le père aimant et proche qu'il était avant, la perspective soudaine de ne plus le revoir lui ayant remis les neurones en place. Mais seulement, cette histoire d'enlèvement avait tellement marqué Potter Sr, qu'il avait fini par enfermer Harry dans un cocon doré qui l'avait coupé du monde extérieur.
Harry avait ainsi fait ses classes chez lui, sous la surveillance d'une multitude de précepteurs tous triés au volet. La sécurité de son fils, qu'il avait peur de perdre tout comme sa femme, était devenue une véritable obsession pour James. Il en était même venu à interdire à celui-ci de mettre le nez dehors par crainte qu'il ne se fasse kidnapper une nouvelle fois. Même les voyages lui avaient été proscrits ; si Harry était parvenu à se rendre au Japon, ce fut uniquement, parce que Sirius et lui avaient supplié James pendant près de six mois avant qu'il n'accepte. Et à la seule condition qu'une troupe de gardes du corps, plus Sirius et lui, l'accompagnent ... Après que son père lui ait refusé de participer à un concours de jeune talent, Harry avait eu l'idée de fuguer. Suite à cela, et à une discussion avec son paternel sur la succession de la compagnie, l'idée d'aller étudier à l'étranger lui était venue en tête.
Il ne faut pas croire que Sirius avait été au courant des projets de fuite de Harry. Non. En fait, Harry avait en quelque sort manipulé son oncle pour y parvenir, et n'en avait éprouvé aucun remords. Sirius n'avait découvert la supercherie que quelques semaines après la fugue de son neveu. En effet, Harry avait supplié son oncle de plaider auprès de son père afin que celui-ci le laisse partir étudier au Japon. Harry avait fait en sorte de choisir la meilleure école du pays et même, du monde entier pour augmenter ses chances de convaincre James Potter. Sirius n'avait pas été très emballé par l'idée, mais comme à son habitude, il n'avait pas su résister au sourire de Harry.
Et à eux deux, ils étaient parvenus à avoir l'accord, toutefois réticent, de James après plusieurs semaines de suppliques et de dures négociations. Harry avait dû mettre en avant son statut de successeur de la compagnie et promettre à son père d'oublier ses rêves de chanteur au passage, mais James avait finalement accepté de le laisser partir. Bon, l'homme avait émis quelques conditions, comme la présence de Remus Lupin et plusieurs autres gardes du corps auprès de son enfant, ainsi qu'un rapport lui soit fait, une fois par semaine. Qu'il soit toujours accompagné par au moins deux gardes en permanence, même pour assister à ses cours ; mais l'important, c'était qu'il avait consenti à laisser Harry partir. L'accord de son père en poche, Harry avait convaincu Neville de prendre sa place pendant que lui se sauvait.
Son ami n'avait pas été très enthousiasmé par l'idée même s'il désirait plus que tout faire ses études dans cette école ; pourtant, une fois de plus le jeune Potter était parvenu à ses fins. Harry avait une certaine ressemblance avec Neville, pas de beaucoup, mais suffisante pour donner l'illusion avec un bon déguisement si on ne regardait pas de très près. Le jour de son départ pour le Japon, Harry avait profité que Neville soit venu lui dire au revoir pour faire l'échange avec lui.
On aurait pu croire qu'avec toutes ces mises en scène afin de pouvoir s'échapper, Harry avait pensé à un plan pour vivre dans le monde extérieur, en dehors de son manoir ; mais non. Si le jeune homme n'avait pas rencontré Hermione, qui sait ce qu'il serait advenu de lui !
La supercherie n'avait été découverte qu'une semaine après l'arrivée de Neville au Japon. Remus, le chef de la sécurité de Harry, en découvrant la tromperie, n'avait pas eu le courage de prévenir James Potter de la disparition de son unique et précieux fils. Lupin avait eu peur de ce que Potter Sr lui aurait fait en apprenant la nouvelle, c'est pourquoi il avait choisi d'appeler Sirius Black en premier. Et même si l'homme avait la réputation d'être un détraqué psychopathe quand il s'agissait de son neveu, les chances de survie de Remus après l'annonce de la fugue de Harry étaient beaucoup plus élevées qu'avec James Potter. Sirius n'avait mis que deux jours pour trouver la trace du disparu, avec l'aide de ses connexions plus ou moins douteuses. L'homme étant l'un des trois parrains de la mafia londonienne, cela ne lui avait pas posé beaucoup de problèmes pour situer Harry.
L'information en poche, Sirius s'était rendu chez Hermione afin de ramener son neveu au bercail, mais il s'était laissé avoir par les suppliques de celui-ci et son regard de chiot. Personne ne pouvait résister à ce regard, Sirius le premier. Il avait donc accepté d'aider Harry à maintenir la supercherie afin qu'il puisse réaliser son rêve, ce que lui n'avait jamais pu faire. Sirius aurait voulu que Harry reste vivre dans l'appartement d'Hermione, mais ce dernier avait refusé : il voulait profiter de sa toute récente liberté et montrer son indépendance en se trouvant lui-même un appartement.
Et encore une fois, Sirius avait cédé, mais il s'était tout de même arrangé pour lui dégotter son logement actuel sans qu'il ne le sache. Il avait aussi placé plusieurs de ses hommes dans les environs pour qu'ils gardent un œil sur lui en permanence. Harry avait reçu l'ordre d'appeler Sirius une fois par semaine pour lui donner de ses nouvelles, hors celui-ci l'avait déjà contacté en début de semaine ; voilà pourquoi, quand son neveu l'appela quatre jours après le coup de fil hebdomadaire, Sirius imagina le pire. Il se fit des films plus horribles les uns que les autres sur ce qui avait pu arriver à celui-ci.
_ Alors petit Cornedrue, si tout va bien, à quoi dois-je ce coup de fil soudain ?
_ Tu n'es pas content que je t'appelle ? demanda Harry d'une voix tristounette.
_ Mais non ! Tu sais bien que je suis toujours heureux de t'avoir au bout du fil. Tu es mon neveu préféré ! le rassura Sirius.
_ Vrai ?
_ Je te le jure. Alors que se passe-t-il ? demanda plus sereinement Sirius.
_ Je voudrais que tu me trouves l'adresse de quelqu'un. Dit Harry alors que sa colère lui revenait.
_ Donne-moi son nom et je te déniche ça. Dit Sirius immédiatement et sans poser de question.
Harry donna les informations demandées.
_ Pourquoi cherches-tu cette adresse ? Tu connais le propriétaire ? S'étonna Sirius après que Harry lui ait fourni le nom.
_ Pour rien. Trouve-la-moi simplement et oui, je le connais.
Sirius ne posa plus de question, et après cinq minutes de recherches, il donna les coordonnées demandées. Ensuite, les deux hommes parlèrent une dizaine de minutes de tout et de rien avant de se dire au revoir.
Suite à son coup de fil, Harry héla un taxi et donna l'adresse que son oncle venait de lui fournir au chauffeur. La voiture s'arrêta quelques minutes plus tard devant un immense immeuble d'un quartier chic de Londres. Après avoir réglé la note, Harry descendit du taxi et pénétra dans la bâtisse. Il alla se renseigner auprès du gardien de l'immeuble pour savoir à quel étage celui qu'il cherchait habitait. L'information obtenue avec une facilité déconcertante, Harry, sous les traits d'Angélique Milles, se dirigea vers les ascenseurs. L'attente ne fut pas très longue.
Angélique monta dans la cabine qui la déposa au dernier étage. Deux appartements se trouvaient à ce niveau. Ayant oublié lequel des deux était le bon, la jeune femme sonna à la première porte. Un homme d'un certain âge portant un chiffon de ménage dans une de ses mains, lui ouvrit la porte.
_ Oui, puis-je faire quelque chose pour vous, Mademoiselle ? demanda-t-il d'une voix aimable.
_ Désolée, je pense que je me suis trompé, lui répondit Angélique avec un charmant sourire.
L'homme lui dit que ce n'était rien et referma la porte alors qu'Angélique s'avançait vers l'autre appartement. Elle sonna à la porte, mais elle n'obtient aucune réponse. C'était étrange, car avant sa rencontre avec la sorcière sans cœur, une des employées lui avait appris en la voyant arriver, que le patron avait pris un jour de congé. Voilà pourquoi, la jeune femme s'acharna comme une dingue sur la sonnette. Mais alors qu'elle allait abandonner, la porte s'ouvrit avec une lenteur affligeante. Lorsqu'elle put voir l'intérieur de l'appartement, une voix qu'on aurait pu croire au bord d'un précipice, s'éleva :
_ Non ! Dieu, non ! Dites-moi que c'est un cauchemar ? Pria la voix avec ferveur alors que son propriétaire tentait vainement de refermer la porte.
Mais Angélique, bien plus rapide, se faufila à l'intérieur de l'appart avant que celle-ci ne soit fermée. Elle regarda d'un œil distrait la décoration avant de porter son regard sur l'homme qui se dressait devant elle, vêtu en tout et pour tout, que d'un simple pantalon de pyjama blanc. Ample et presque transparent, il descendait très bas sur ses hanches ; la forte lumière de l'après-midi dessinait ses courbes en une ombre gracieuse sur le mur. Le regard d'Angélique fut immédiatement captivé par le torse large, ferme et parfaitement musclé de l'homme, avant que son attention ne soit attirée par le beau tatouage qui longeait son flanc droit.
Celui-ci, qui partait du dessous de son aisselle jusqu'à la naissance de sa hanche, représentait un dragon vert et argent aux yeux de feu qui était enroulé autour d'une croix. Angélique fut aussitôt fascinée par cela, et sans pouvoir s'empêcher, elle avança sa main, la posa sur le flanc de l'homme, et se mit à parcourir lentement les contours du dragon avec ses longs et délicats doigts. L'homme émit un son que l'on aurait pu étrangement prendre pour un lent soupir de pur contentement, avant de repousser brusquement la main et de s'écrier :
_ Mais que faites-vous encore Miss Miles ? Et d'abord, que venez-vous faire chez moi et comment avez-vous su où je vivais ?
_ Vraiment magnifique, lui parvint une voix en extase. J'aimerais tellement avoir le même, ajouta la Miss avant de reprendre ce qu'elle faisait lorsqu'elle avait été interrompue.
_ Mais, allez-vous ôter votre main de là ! s'écria Draco d'une voix un peu tremblante et un peu cassée.
_ Non. S'entendit-il répondre avec effronterie et un haussement de sourire espiègle.
Quel culot tout de même ! pensa fortement Malfoy Jr. Pourtant, l'homme ne sut ni quoi dire ni quoi faire contre ça. Et si les choses continuaient sur cette voie, Draco était certain de perdre la raison avant la fin du mois et le retour de cette traitresse d'Hermione ... L'homme regretta amèrement de ne pas être un sorcier, car il aurait, depuis longtemps, maudit la jeune femme jusqu'à la septième génération. Foi de Malfoy !
